15 mai 2019, 18:05

Le HeavyPsychoDivan

• Ralf Scheepers (PRIMAL FEAR)


© Ludovic Fabre - HARD FORCE

 

Ralf Scheepers, le chanteur de PRIMAL FEAR, s’est allongé sur mon divan virtuel... Il nous parle de plein de choses.
 

Peux-tu nous raconter un souvenir marquant de ton enfance ou de ton adolescence ?
Il y en a beaucoup !

Le plus fort pour toi, alors ?
Quand j’étais enfant, j’aimais le vent et jouer avec des cerf-volants. Un jour, j’étais avec des amis, je jouais avec. Il y avait une zone en pleine construction avec de grands trous. Mon dragon, où appelle le comme tu veux, s’est embourbé là-dedans. Je suis allé le chercher dans ce trou et mes amis ne m’ont plus trouvé (rires). J’aurais pu me retrouver coincé dedans mais heureusement, il n’y a eu aucun accident. C’est un souvenir qui m’a marqué.

Quel âge avais-tu ?
9 ans, je pense.  

Comment te décrirais-tu en quelques mots ?
Difficile comme question. Je dirais que je suis quelqu’un plein d’émotions, strict dans les buts à atteindre. Je peux être quelqu’un de vrai si j’ai quelqu’un de vrai en face de moi ! Je suis fiable et droit. La santé, c’est important pour moi, comme faire attention à mon alimentation. Je m’entraîne beaucoup en salle de sport, c’est important pour moi.

Que penses-tu de la présence des drogues et de l’alcool dans le milieu de la musique ?
Cela détruit les gens mais je te mentirais si je te disais que je n’ai jamais essayé. Je bois de temps en temps ici et là. Des fois, un peu trop mais heureusement, je ne me suis jamais perdu dans des consommations dangereuses d’alcool, addictives. Si je consomme beaucoup trop un jour lors d’une soirée, je fais un break pendant plusieurs semaines. Je pense être protégé des addictions. Définitivement, je préfère tout miser sur la bonne santé. J’ai essayé des trucs mais j’ai vite su que cela n’allait pas être bon pour mon corps, mon cerveau. J’ai choisi un autre chemin, un chemin opposé car je devais être quelqu’un de responsable envers ma famille et mes fans.

Tu as des enfants ?
Oui, j’ai un fils 

Quelles passions as-tu en dehors de la musique ?
J’aime regarder les étoiles, j'aime le sport. Je fais beaucoup de musculation en salle. Je n’exagère pas trop même s'il y a des moments où j’en fais un peu plus que prévu. J’ai moins le temps lorsque nous sommes en tournée. Je ne fais pas de musculation pendant les tournées car je focalise ma concentration sur chaque soir de concert. Je ne veux pas disperser mon énergie entre le sport et les concerts.

C’est quoi une journée typique de Ralf Scheepers en tournée ?
Je me repose, je récupère de la veille. Je me lève tard. Quand la tournée est enclenchée, après 2 ou 3 semaines, que tu veilles tard après le show, que tu restes un peu avec les gars du groupe, il est déjà 4 ou 5 heures du matin et tu vas te coucher à l’hôtel ou dans le bus de tournée. Tu essaies alors de trouver le sommeil, lorsque le bus roule, tu te réveilles vers 13-14 heures. Petit déjeuner décalé, balances et show.

Si tu n’étais pas un musicien, tu serais… ?
J’aurais une vie plus régulière. Comme ça a été le cas il y a longtemps, en parallèle de ma carrière musicale. Jusqu’au jour où j’ai dû faire un choix et j’ai choisi la musique. Des fois, je me dis que ce n’était peut être pas la bonne décision mais j’ai suivi ma passion. En tout cas, ce n’est pas pour l’argent ! Si je n’étais pas musicien, j’aurais un job stable et une vie familiale stable.

Ce serait quoi ton fantasme le plus fou ? Il n’est pas forcément sexuel…
(rires) Ce serait voler seul dans le ciel. C’est un truc dont je rêve depuis l’enfance. Cela doit être absolument formidable, une super sensation. Je ne l’ai jamais fait bien sûr. Avec un deltaplane, un parapente, un ULM… Voir les montagnes, les vallées… Peut-être un jour.

Tu as carte blanche 24 heures pour diriger l’Allemagne. Que fais-tu ?
(rires) Tu ne peux pas changer les personnes en si peu de temps. Il faudrait 24 ans au moins (rires). C’est un peu la merde dans le monde. Difficile. En tant que musicien, on va dans différents pays, on propose aux gens des spectacles, de la détente. Cela n’a rien à voir avec la politique, ni la guerre. Si j’avais le pouvoir de diriger les choses pendant 24 heures, je travaillerais sur la paix mais il y aurait de nombreux lobbys qui lutteraient contre, je pense. Tout est difficile et la politique est un jeu pourri.

Un message pour les fans ?
Ne laissez pas les mauvaises nouvelles vous couler, nous sommes tous sur le même bateau. Personne ne doit nous faire changer nos buts dans la vie. Continuez à faire ce que vous aviez décidé de faire. Soyez libres, écoutez de la musique, soyez fous !

Blogger : Laurent Karila
Au sujet de l'auteur
Laurent Karila
Psychiatre spécialisé dans les addictions, ayant lui-même une addiction positive au metal depuis 1984. Auteur d'ouvrages spécialisés en médecine des addictions et d'ouvrages grand public ("On ne pense qu'à ça", "Une histoire de poudre", "ACCRO!" aux éditions Flammarion). Auteur des textes des albums de SATAN JOKERS ("AddictionS", "Psychiatric" et "Sex Opera") et d'autres groupes... Organisateur de Metal Diner chez son ami Olivier Andreani ("Le Cosi", Paris 5). Une nouvelle passion liée à l'écriture : chroniquer des albums avec une touche psycho-metalrock - Enjoy it, Children of Metal. Interviewer des artistes est aussi un plaisir (le face à face est mon activité quotidienne).
Ses autres publications

1 commentaire

User : JM Courtois
JM Courtois
le 16 mai 2019 à 11:43
excellente rubrique ! merci !
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