24 février 2018, 14:26

CORROSION OF CONFORMITY

• "No Cross No Crown"

Album : No Cross No Crown

Voilà un album qui était attendu au tournant. Vous pensez ! Celui du retour de Pepper Keenan dans le giron du meilleur combo de Raleigh (Caroline du Nord), j'ai nommé CORROSION OF CONFORMITY ! 13 ans que l'on n'avait plus entendu cela ! Il faut dire qu'entre-temps, tonton Keenan a eu du pain sur la planche avec ses compères de DOWN... Qu'à cela ne tienne, c'est remonté comme une pendule suisse que le groupe revient dans sa formation mythique, celle qui a accouché des désormais classiques « Deliverance » (1994) et « Wiseblood » (1996). D'aucuns me diront que la discographie de C.O.C. (autant les appeler par leur petit nom !) compte bien d'autres chefs-d'oeuvre enregistrés avec des musiciens différents, à commencer par le terrible « Blind » (1991) sur lequel l'épicé blondinet ne chantait qu'un titre (et quel titre !), "Vote With a Bullet". Certes. Mais c'est ma chronique et j'écris ce que je veux !

Passons sur les aléas qui ont amené le retour du fils prodigue au sein de C.O.C. (avec en point d'orgue un juteux contrat de la part de Nuclear Blast !), et penchons-nous plutôt sur ce « No Cross No Crown », produit une nouvelle fois par l'indéboulonnable John Custer.
Sans trop surprendre, ce disque marque un important retour en arrière pour les quatre pistoleros. Finies les digressions punkoïdes de l'éponyme « Corrosion Of Conformity » (2012), finies aussi les jams un brin foutraques et limite free jazz de « IX » (2014). Certes, ces éléments qui ont de tous temps constitué l'ossature de la musique de C.O.C. sont toujours présents sur « No Cross No Crown », mais ils se font ici plus discrets, dilués qu'ils sont dans un album bien plus cohérent et accrocheur. Là où l'ex-trio signait avec les deux albums pré-cités des oeuvres qui auraient tout aussi bien pu sortir dans les 70's tant leur prise de son "sur le vif" était rugueuse et ses expérimentations nombreuses, le groupe profite du come-back de Keenan, au bagage bien plus mainstream que celui de Mullin, Dean et Weatherman, pour revenir à un metal définitivement ancré dans les 90's... celui de « Wiseblood » !

Tant pis pour les amateurs de la facette la plus audacieuse de CORROSION OF CONFORMITY, mais force est de constater que ce line-up sait toujours aussi bien faire parler la poudre quand il s'agit de pondre des petites merveilles de groove aux incursions de guitares inspirées. À ce titre, "Wolf Named Crow" pourrait bien remplacer "Albatross" dans le coeur de ses fans les plus acharnés ! Le côté "plein sud" si cher au sieur Keenan est lui aussi de retour avec "Little Man", sur laquelle plâne l'ombre d'un certain LYNYRD SKYNYRD. Attention ! Le vrai, hein ! Pas celui qui se fourvoit depuis au moins 15 ans dans un cirque tout juste bon à attirer les mamans des dernières supportrices de BON JOVI ! Fallait que ça sorte...
Les harmonies de "Forgive Me" nous rappellent combien les membres de C.O.C. admirent THIN LIZZY, tandis que la lourdeur toute "sabbathienne" de "The Luddite" (qui ouvre l'album), "E.L.M." ou "A Quest to Believe" est là pour démontrer que Pepper, Reed, Mike et Woody, s'ils ont toujours revendiqué des influences rock, n'en restent pas moins les représentants d'un metal du meilleur cru. Leurs innombrables suiveurs, regroupés sous l'appellation "stoner", peuvent en témoigner...

Bien sûr, « No Cross No Crown » n'est pas sans comporter quelques longueurs (on pense à "Old Disaster"), surtout qu'il contient de nombreux intermèdes, mais il n'empêche que retrouver C.O.C. là où on l'avait laissé avec « In The Arms of God », ça fait un bien fou ! L'une des meilleures surprises de ce début 2018...

Blogger : KillMunster
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KillMunster
KillMunster est né avec le metal dans le sang. La légende raconte que quand Deep Purple s'est mis à rechercher un remplaçant à Ian Gillan, le groupe, impressionné par son premier cri, faillit l'embaucher. Avant finalement de se reporter sur David Coverdale, un poil plus expérimenté. Par la suite, il peaufina son éducation grâce à ses Brothers of Metal et, entre deux visionnages d'épisodes de la série "Goldorak", un héros très "métal" lui aussi, il s’époumona sur Motörhead, Lynyrd Skynyrd, Black Sabbath et de nombreux autres ténors des magiques années 70. Pour lui, les années 80 passèrent à la vitesse de l'éclair, et plus précisément de celui ornant la pochette d'un célèbre album de Metallica (une pierre angulaire du rock dur à ses yeux) avant d'arriver dans les années 90 et d'offrir ses esgourdes à de drôles de chevelus arrivant tout droit de Seattle. Nous voilà maintenant en 2016 (oui, le temps passe vite !), KillMunster, désormais heureux membre de Hard Force, livre ses impressions sur le plus grand portail metal de l'Hexagone. Aboutissement logique d'une passion longuement cultivée...
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2 commentaires

User : UncleFester
UncleFester
le 26 févr. 2018 à 08:30
le C.O.C. est de retour dans la basse cour :D
User : Toto El Baxxozorus
Toto El Baxxozorus
le 26 févr. 2018 à 16:43
Et il envoi sévère
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