3 mai 2020, 17:30

QUEENSRŸCHE

• Explication de textes : "Operation: Mindcrime"


Le 3 mai 1988 sortait « Operation: Mindcrime », troisième album de QUEENSRŸCHE qui signait là non seulement la pierre angulaire de sa discographie mais également un chef-d'œuvre du hard rock au sens large. Concept album de haute volée, opera metal, il a permis au groupe de Seattle d'accéder à la première division – au moins pendant quelques années. Après GHOST, METALLICA, PEARL JAM, GUNS N' ROSES et SLAYER, procédons à la dissection de ses textes.
 

Si QUEENSRŸCHE avait été un groupe de rock et non pas de metal progressif, sans doute son « Operation: Mindcrime » aurait-il gagné sa place aux côtés des monumentaux concept albums que sont « The Wall » de PINK FLOYD, « Tommy » des WHO ou, à moindre degré en termes de reconnaissance commerciale et artistique, « 2112 » de RUSH. Mais voilà, le style musical du groupe de Seattle l'a d'office cantonné au monde du hard rock et personne en dehors de ce cercle fermé n'en aura finalement entendu parler. Faut-il s'en plaindre ? Pas forcément… ​Si les qualités intrinsèques d'un album ne se jugent heureusement pas à l'aulne de ses ventes, « Operation: Mindcrime » sera plutôt long à décoller et il lui faudra attendre 1991 et la tournée "Empire", au cours de laquelle le quintet l'interprétera en intégralité, pour qu'il dépasse le 1 million d'exemplaires écoulés. Et ce à une époque où de nombreuses réalisations nettement moins inspirées sont plusieurs fois platine.

Considéré comme un groupe "intello", sans que cela soit péjoratif, depuis « Rage For Order », sa deuxième réalisation parue en 1986, c'est un pas de géant que franchit la formation reine, composée alors du chanteur Geoff Tate, des guitaristes Chris DeGarmo et Michael Wilton, du bassiste Eddie Jackson et du batteur Scott Rockenfield. Car on tient là non seulement son album le plus ambitieux mais également la pierre angulaire de sa discographie, un véritable chef-d'œuvre, qui, 32 ans après sa sortie, demeure parfaitement d'actualité, que ça soit musicalement, au niveau des compositions, de l'écriture ou de la réalisation signée Peter Collins (BON JOVI, SUICIDAL TENDENCIES…).

La force de cet "opera metal", c'est de proposer des compositions parfaites, concises et jamais boursouflées comme le fait souvent craindre le nom même de "concept album", sur lesquelles se greffe un scénario digne d'un bon film. Car « Operation: Mindcrime » est un long métrage musical. Qui, pour pallier l'absence d'images, offre des interludes entre les morceaux, bruits extérieurs, dialogues… Le concept de cette rubrique étant de se pencher uniquement sur la signification des textes, je vous laisse le soin de (re)découvrir cet album majeur.

Politique, corruption (les deux ne marchent-ils pas de pair ?), inégalités sociales, dégénérescence de la société, propagande, mouvement révolutionnaire, contre-culture, endoctrinement, hypocrisie, manipulation des masses, religion, capitalisme, complot, lavage de cerveau, drogue, sexe… Geoff Tate, le chanteur, qui avait partagé jusque-là l'écriture des textes avec DeGarmo, s'est lancé un véritable défi et a effectué un travail de titan, tout en montrant un certain penchant pour la subversion. Il racontera à Metal Hammer qu'il a dû travailler au corps les membres du groupe qui, dans un premier temps, n'étaient pas enthousiasmés par ses idées. Mais une fois que Chris a été convaincu, les autres ont suivi. Ce qui a inspiré cette histoire ? Les relations qu'il entretenait à l'époque avec des militants politiques canadiens. « Je ne faisais pas partie de leur organisation mais je côtoyais régulièrement certains d'entre eux et ils parlaient beaucoup. Surtout après quelques verres, expliquera-t-il à Metal Hammer. C'est amusant, quand tu es musicien, certains discutent plus librement avec toi. »

On notera au passage que l'histoire rappelle un peu celle du roman Un Crime dans la tête (The Manchurian Candidate, auquel Corey Taylor fait référence dans "Wait And Bleed" de SLIPKNOT), adapté au cinéma en 1962 avec Frank "Crooner" Sinatra dans le rôle principal. L'histoire d'un soldat américain capturé par les Chinois et soumis à un lavage de cerveau qui revient chez lui conditionné pour assassiner le Président des Etats-Unis. Le film, réactualisé, a fait l'objet d'un remake en 2004 avec Denzel Washington.

Découvrons donc l'histoire – antichronologique – de Nikki, junkie désabusé et ivre de changement qui va croiser la route du Dr. X… 
 

"I Remember Now"
Un hôpital. Une infirmière entre dans une chambre et demande à un patient pourquoi il n'est pas encore couché alors que l'heure du couvre-feu est passée. En tendant l'oreille, on entend la radio où un présentateur annonce que les assassinats d'hommes politiques et de chefs religieux qui avaient lieu depuis plusieurs mois se sont arrêtés du jour au lendemain et qu'un suspect, dont l'identité n'a pas été divulguée, est actuellement détenu dans un hôpital. Elle lui administre alors une dose de tranquillisant avant de quitter la chambre, non sans un surprenant : « Fais de beaux rêves, connard »
« Je me souviens maintenant. / Je me souviens comment tout a commencé. / Je ne me souviens pas d'hier / Je me souviens juste que j'ai fait ce qu'ils m'ont dit » murmure alors ce dernier, Nikki, avant de sombrer dans le sommeil. Flashback…

"Anarchy X"
Une intro sous forme de bref instrumental au cours de laquelle Nikki fait la connaissance du Dr. X à l’occasion d’un rassemblement. « Sommes-nous libres ? Sommes-nous égaux ? Ce pays est en plein changement / Il n’est plus pour tout le monde ! Il est réservé à certains ! » exulte le Dr. X dans le lointain. Nikki est ferré.

"Revolution Calling"
Deuxième des trois singles tirés de l’album, après "Eyes Of A Stranger" mais avant "I Don't Believe In Love", "Revolution Calling" nous présente Nikki. Qui, devant sa télé, remet de plus en plus en question le système américain et raconte sa rencontre avec le Dr. X, « l'homme qui a le remède », qui lui a expliqué sa vision d’un monde nouveau qui correspond à sa soif d’idéal. « Avant, je faisais confiance aux médias pour me dire la vérité, pour nous dire la vérité / Mais à présent je vois les pots-de-vin partout où je regarde / A qui faire confiance quand on est entouré d’escrocs ? »
Au passage, il s'en prend aussi aux télévangélistes qu’il qualifie de « prêcheurs véreux » (ces derniers inspireront de nombreux groupes – METALLICA avec "Leper Messiah", Ozzy avec "Miracle Man", SUICIDAL TENDENCIES avec "Send Me Your Money"…). « Avant, je croyais que seul l'American way était bien / Mais à présent que le saint dollar gouverne la vie de tout le monde / Il faut gagner un million, peu importe qui meurt… ».
Des paroles toujours autant d’actualité trois décennies plus tard. Un appel à la révolution. 
 


"Operation: Mindcrime"
Après avoir découvert Nikki, faisons la connaissance du Dr. X qui veut créer un monde meilleur en se débarrassant de façon violente de ceux qui, selon lui, sont un obstacle à sa vision. Il fait alors subir un lavage de cerveau à Nikki pour en faire son bras armé qui assassinera les leaders politiques et religieux à remplacer. Nom de code de ce mouvement secret : "Operation: mindcrime", le mot de passe pour accéder à l'esprit drogué de Nikki – à qui il fournit sa dose quotidienne d'héroïne que vient lui administrer Sœur Mary – étant "mindcrime" (crime de l'esprit), mot qui est prononcé au téléphone. Fixe, le téléphone – en 1988, il n'y a pas de smartphone…
Si Nikki semble vouer une admiration certaine au Dr. X qui vient de donner un sens à sa vie, cette présentation à la première personne montre un personnage démagogue et manipulateur qui a le plus profond mépris pour le jeune homme et sa dépendance à la drogue mais qui saura en tirer le meilleur parti puisqu'elle le rend facilement manipulable. « Un tueur à gages pour l'organisation / Quand tu ne pouvais pas aller à l'école / Tu te prostituais pour te payer le coiffeur / Ouais, tu avais l'air vraiment cool / Tu es un camé, tu te piquais / Pas de regrets, tu n'as pas d'objectifs / Tu n'as plus rien à apprendre… »

"Speak"
Nikki présente sa mission. « La religion est fautive / Je suis le nouveau messie / L'ange de la mort avec un flingue / Dangereux dans mon silence / Mortel pour la cause que je défends / Parlez-moi / De la douleur que vous éprouvez / Dites le mot (révolution) / Ce mot nous représente tous ». Il se dit prêt à tout pour atteindre son but et annonce clairement ses intentions. « Les riches contrôlent le gouvernement, les médias, la loi / Pour que les choses changent, alors tout le monde doit savoir / Eradiquons les fascistes / La révolution s'amplifiera. » Avant de poursuivre : « Le système nous dit que nous sommes tous égaux devant la loi / Mais la réalité, c'est ce qui se passe dans la rue, les faibles et les pauvres tomberont / Bouleversons l'équilibre du pouvoir et arrachons leur couronne / Eduquez les masses / Nous incendierons la Maison Blanche… ». Un incontestable côté "Gilet Jaune"…
 


"Spreading The Disease"
Après avoir fait la connaissance de Nikki et du Dr. X, on découvre la troisième protagoniste principale, Mary, qui travaille elle aussi pour ce dernier. Après s'être enfuie de chez elle à 16 ans, elle a trouvé « un boulot à Times Square en travaillant dans des spectacles sado-maso ». Jusqu’à ce qu’elle rencontre le Père William « qui l’a sauvée de la rue » et l’a convertie. Mais tout se paye. « Elle est devenue Sœur Mary, ses yeux sont froids comme la glace / Il la prend une fois par semaine sur l'autel, comme un sacrifice ». C'est dans un club d'Amsterdam que Geoff Tate imaginera le personnage en voyant une jeune femme, habillée en nonne, danser sur de la techno. « Elle serrait un ours en peluche dans ses bras et semblait hypnotisée par sa tristesse, dira-t-il à Classic RockCette image m'a fait forte impression et elle est devenue notre Sœur Mary. »

Parce qu'il est question de religion, mais aussi de sexe, beaucoup pensent que le titre (propager la maladie) fait référence au sida. Alors que, comme il 'expliquera à l'époque, il s'agit d'une analogie pour parler de la façon dont les gens sont manipulés par les puissants. « La religion et le sexe sont des jeux de pouvoir / Manipulez les gens pour l’argent qu’ils paient / Qu’ils vendent du sexe ou Dieu / Les numéros de leur carte de crédit se ressemblent / Les politiciens disent non à la drogue / Pendant que nous finançons des guerres en Amérique du Sud / Ils combattent le feu avec des paroles vides de sens / Et les banques s’engraissent / Et les pauvres restent pauvres / Et les riches s’enrichissent / Et les flics reçoivent des pots-de-vin pour détourner les yeux / Alors que le 1% gouverne l’Amérique ». Ce fameux "1%" représentant la part la plus riche de la population qui dirige les USA…

"The Mission"
Nikki retrouve Sœur Mary dans une église après avoir abattu une ou plusieurs cibles – tout au long de l'album, les meurtres restent suggérés. Cette dernière lui administre sa dose d'héroïne, comme décidé par le Dr. X, et lui parle de sa foi pour l'aider à absoudre ses péchés. Manipulé psychologiquement, il est convaincu du bien-fondé de sa mission qui, dit-il, « change le monde, et j'en suis fier »« Nikki allume un cierge pour chaque personne qu'il a abattue. Et à la fin de la chanson, la pièce est remplie de cierges allumés » précisera à l'époque Chris DeGarmo au détour d'une interview pour que les fans visualisent encore mieux la scène…

"Suite Sister Mary"
LE morceau phare de l'album et certainement le titre le plus ambitieux jamais enregistré par QUEENSRŸCHE voit Nikki et Sœur Mary réunis. D'où le "dialogue" entre Tate et Pamela Moore qui prête sa voix à la jeune femme. Le Dr. X, qui veut tester sa fidélité, lui a demandé de la tuer car, dit-il, « elle représente un danger » et de se débarrasser également du Père William. S'il ne se fait pas prier (c'est le cas de le dire) pour ce dernier (« L'eau bénite est devenue rouge / En mourant il m'a remercié / Je l'ai regardé se vider de son sang »), il ne veut pas éliminer celle qu'il aime et désire mais qu'il n'a jamais osé toucher en raison de sa prétendue pureté (« Ne m'offre pas ta foi, j'ai tout ce dont j'ai besoin ici / Ma foi se tend contre la couture de mon pantalon / (…) Ta précieuse croix n'est plus / Elle m'a fait attendre si longtemps pour ce que tu donnais à tout le monde »), tout en sachant que Mary n'est « rien d'autre qu'une putain pour le mouvement / Ils t'ont fait payer le salut de ton âme en te faisant culpabiliser ».
Mary se donne alors à lui mais les années passées à subir les violences physiques et psychologiques des hommes la font vaciller. « Les mains qui transpirent qui me brûlent comme du feu / Brûlent mes cuisses, écartées en rite sacrificiel / L'autel sacré brûle ma chair une fois encore ce soir… » chante-t-elle. Nikki, qui réalise enfin qu'ils sont manipulés depuis le début par le Dr. X, lui propose de s'enfuir avec lui, non sans avoir au préalable affronté et éliminé ce dernier. « Je dois allumer un dernier cierge » dit-il…
 


"The Needle Lies"
Quand Nikki se rend chez le Dr. X pour lui annoncer qu'il veut tout arrêter et retrouver sa liberté, ce dernier lui répond qu'il ne peut pas s'en aller avant d'éclater de rire. Car il sait qu'accro à l'héroïne qu'il prenait soin de lui fournir par l'intermédiaire de Mary, Nikki est prisonnier de sa dépendance. « Avec un couteau, Nikki se grave sur l'avant-bras : "The needle lies" (l'aiguille ment) pour ne jamais oublier » commentera DeGarmo à l'occasion des interviews données à l'époque. Il s'enfuit alors sous la pluie, « Trempé et délirant / L'aiguille m'appelle sans cesse / Pour que j'aie du sang sur les mains pour toujours / J'ai gravé mon remède avec un couteau / Maintenant, à chaque fois que je suis faible / Les mots crient depuis mon bras / Ne fais jamais confiance à une aiguille, elle ment… » Au passage, voilà une chanson antidrogue…

"Electric Requiem"
Intermède. « Il y a quelqu'un ? » demande Nikki qui est revenu chercher Mary dont il découvre le corps sans vie. On apprendra avec Mindcrime At The Moore, CD/DVD live enregistré sur trois jours à Seattle en octobre 2006, que, dégoûtée des hommes qui ont abusé d'elle pendant toute sa vie, Mary, qui se croyait amoureuse de Nikki, s'est suicidée. 

"Breaking The Silence"
Nikki n'a désormais plus rien ni personne à qui se raccrocher. Il comprend que l'on s'est servi de lui et que la vie sans Mary n'a plus aucun sens. « Je ne sais plus où regarder / Plus aucune flamme ne brûle dans mon cœur / (…) Maintenant que tu es partie, j'ai perdu tout ce que j'avais / Rien de ce que nous partagions ne veut plus rien dire / Si tu n'es plus à mes côtés / Je ne peux pas vivre sans toi »… Nikki erre dans les rues à la recherche du visage de Mary en criant son nom.
 


"I Don’t Believe In Love"
Quand la police, qui le soupçonne d'avoir assassiné Mary, arrête Nikki, elle trouve sur lui l'arme qui a servi aux multiples meurtres perpétrés au cours des derniers mois. On peut imaginer que le jeune homme, incohérent et les bras constellés de marques de piqûres, parle de manipulation, d'un mouvement secret révolutionnaire et dit qu'il ne croit pas à l'amour. Quelle crédibilité peut avoir un junkie en plein délire ? « Finis les cauchemars, je les ai tous faits / Depuis le jour de ma naissance, ils ont hanté chacun de mes gestes / Chaque main ouverte est là pour te bousculer / (…) Elle a changé les choses / Elle avait une façon / De faire en sorte que chaque nuit semblait aussi claire que le jour / Maintenant je marche dans les ombres / Je ne vois jamais la lumière / Elle doit avoir menti parce qu'elle n'a jamais dit au revoir… »

En 1990, le single sera nominé aux Grammy Awards dans la catégorie "Meilleure prestation metal" mais devra s'incliner devant l'implacable "One" de METALLICA…
 


"Waiting For 22"
Un interlude sous forme d'un bref instrumental au cours duquel, dans Video: Mindcrime sorti en 1989, Nikki revoit Mary, son passé de prostituée et imagine ses derniers instants…


"Eyes Of A Stranger"
Accusé de plusieurs meurtres, Nikki est interné dans un hôpital pour suivre une cure de désintoxication en attendant d'être jugé. Insomniaque, en proie au délire, il essaie de comprendre comment il a pu en arriver là. Il se regarde dans le miroir et voit un inconnu. « Est-ce tout ce qui reste de la vie qui m'attend ? / Des souvenirs de camisole de force, planer sous sédatifs / Pas de happy end comme on me l'avait promis / Il doit bien y avoir quelque chose qui reste pour moi ». Le morceau termine avec Nikki qui dit : « Je me souviens à présent »… Le "charme" est rompu, la boucle est bouclée.

En France, QUEENSRŸCHE, alors managé par Q Prime, viendra défendre « Operation/ Mindcrime » une première fois le 31 octobre 1998 au Zénith de Paris en première partie du "Damage Justice Tour" de METALLICA. Sur les 10 morceaux joués ce soir-là, 8 sont tirés de leur concept album.

En 1989, le groupe sortira Video: Mindcrime, une VHS sur laquelle il interprète l'intégralité des chansons de l'album, reliées entre elles par des séquences tournées avec des acteurs. Le précurseur, en quelque sorte, de Operation: LIVEcrime, coffret CD/vidéo (ou cassette/vidéo), qui sera disponible deux ans plus tard. Il sera réalisé par Wayne Isham (METALLICA, DEF LEPPARD…) qui filmera les trois concerts du groupe à Madison, dans le Wisconsin, où les musiciens se produisent devant des écran de 5 m de haut sur 7 m de large où sont projetés les "intermèdes".

En octobre 2006, QUEENSRŸCHE immortalisera, en audio et vidéo, ses trois prestations au Moore, une salle de Seattle, à l'occasion de la tournée "Operation: Mindcrime II". Car le quintet a sorti une suite à son chef-d'œuvre. Après avoir purgé une peine de 18 ans de prison, Nikki part sur les traces du Dr. X pour se venger. Cette fois, ce sera Ronnie James Dio qui prêtera sa voix à ce dernier. On apprendra en 2012, après le départ de Tate, que la neuvième réalisation du groupe a été enregistrée dans un climat de tensions extrêmes entre le chanteur et le reste du groupe. Mais là n'est pas le propos. On peut retrouver ces deux concerts réunis sur Mindcrime At The Moore, un CD/double DVD ou Blu-ray sorti en juillet 2007.
 


​Les autres explications de textes :
GHOST : « Opus Eponymous »
METALLICA : « Master Of Puppets »
PEARL JAM : « Ten »
GUNS N’ ROSES : « Appetite For Destruction »
SLAYER : « Decade Of Aggression »

Blogger : Laurence Faure
Au sujet de l'auteur
Laurence Faure
Le hard rock, Laurence est tombée dedans il y a déjà pas mal d'années. Mais partant du principe que «Si c'est trop fort, c'est que t'es trop vieux» et qu'elle écoute toujours la musique sur 11, elle pense être la preuve vivante que le metal à haute dose est une véritable fontaine de jouvence. Ou alors elle est sourde, mais laissez-la rêver… Après avoir “religieusement” lu la presse française de la grande époque, Laurence rejoint Hard Rock Magazine en tant que journaliste et secrétaire de rédaction, avant d'en devenir brièvement rédac' chef. Débarquée et résolue à changer de milieu, LF œuvre désormais dans la presse spécialisée (sports mécaniques), mais comme il n'y a vraiment que le metal qui fait battre son petit cœur, quand HARD FORCE lui a proposé de rejoindre le team fin 2013, elle est arrivée “fast as a shark”.
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2 commentaires

User : Mistral13
Mistral13
le 04 mai 2020 à 15:06
Très belle et assez complète analyse de ce monument, qui reste 32 ans plus tard toujours aussi prenant et incroyablement moderne. Merci
J'ai dû l'écouter plus de 150 fois, et toujours avec autant de plaisir. Tout y est parfait, de la première à la dernière note, le moindre intermède, tout est tellement bien ficelé... Quels musiciens, et cette voix !
Cela fait maintenant 40 ans que j'écoute de la musique "Metal" ( merci au "Killers" de Iron Maiden pour m'avoir mis le pied à l'étriller ), mais si je ne devais garder qu'un seul album des 2500 que j'ai c'est "Operation : mindcrime" que je conserverais, sans problème. Un must intemporel.
User : Michaël Lucasson
Michaël Lucasson
le 05 mai 2020 à 00:00
Merci pour cet article. Je pense que cet album est mon album préféré. Ça serait chouette d'en faire un vrai spectacle style opéra rock. J'ai eu la chance d'avoir été présent au zénith en...1988 et je les ai découvert à cette occasion. Mais à l'époque j'étais un jeune fan fou furieux de Metallica et la prestation de Queensryche ne m'avait pas enthousiasmée plus que ça. Mais maintenant tout a changé. Est-ce la maturité ? I remember now...
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