1 septembre 2014, 22:55

NIGHT RANGER : "High Road"

Album : High Road

Le California Ranger de la Nuit est de retour avec « High Road ». L’Artwork de l’album est une sorte de synthèse d’éléments ayant figuré sur d’autres albums du groupe. A ce jour, le groupe multiplatiné et polydoré, aux 17 millions d’albums vendus et aux hits les plus connus que sont « Rock In America », « Don’t Tell Me That You Love Me » et « Sister Christian », nous sert une production "Back To The Roots" remplie d’émotions super positives pleines d’énergie, et Rock ’n' Roll "Kick Ass", selon Jake Blades le bassiste chanteur. Leur formule « chansons très structurées avec superbes mélodies vocales, supers harmonies, grosses lignes de guitares et de claviers, grosse prod' » est efficace à souhait et ne décevra en rien les amateurs du style.

L’album démarre sur « High Road », un titre classic hard rock radio friendly, B.O. parfaite d’un Road Trip en voiture en plein été sur la côte ouest des USA. Les arrangements sont d’une perfection absolue et Brad Gillis en envoie avec son vibrato sur la partie du solo.
« Knock Knock Never Stop », avec son chant partagé entre Jack Blades et Kelly Keagy, est du pur hard rock rappelant ce que faisait NIGHT RANGER sur les albums « Dawn Patrol » ou « Midnight Madness ». Tous les ingrédients de la chanson 80’s sont revisités avec une production moderne. « Rollin’ On » poursuit le travail, rappelant un peu DAMN YANKEES ou le travail du groupe sur l’album « Seven ». Poussez le volume à fond sur cette chanson, vous ne serez pas déçu(e). La dualité clavier/guitares est superbe, le solo en outro aussi !
L’autre versant musical du groupe est aussi abordé avec une ballade classique intitulée « Don’t Live Here Anymore » avec le solo d’orgue Hammond d’Eric Levy et ses accents à la DEEP PURPLE. « I’m Coming Home » est du pur NIGHT RANGER des grandes années. La paire Hoekstra (guitariste pour "Rock of Ages", TRANS SIBERIAN ORCHESTRA et maintenant pour WHITESNAKE)/Gillis assure méchamment. « X Generation », c’est du old school avec une approche moderne, le texte est bourré de clichés mais la structure de la chanson est en acier trempé. 

Tout groupe "Adult Oriented Rock/Hard FM/Hair Metal" se doit d’avoir sa chanson à la « Only For You Only ». Cela fonctionnait à l’époque des « More Than Words » (EXTREME), « Heaven » (WARRANT) et « Bed Of Roses » (BON JOVI), je ne sais pas trop maintenant… « Brothers » est un autre titre de la même trempe mais à dominante acoustique avec pleins d’harmonies vocales, un piano un peu honky tonk et un refrain hyper efficace bourré de soul et d’esprit à la BEATLES. Vraiment cool à écouter ce titre !

« Hang On » démarre avec des guitares wah wah et se poursuit en mid-tempo classic rock avec de très belles harmonies vocales. Le solo de guitare est frénétique, les lignes de guitares doublées aussi.
Retour aux affaires ! « St. Bartholomew » est un gros titre de heavy rock hair metal avec tout ce qu’il faut pour vous faire headbanguer et/ou taper du pied. La voix de Jack Blades est soutenue par de grosses lignes de guitare et de clavier. Le refrain vous ravive des souvenirs, rappelant EXTREME de l’époque « Pornograffiti » avec un soupçon d’agressivité en plus. Là encore, le duo Gillis/Hoekstra détonne.
L’album s’achève sur une belle pièce instrumentale acoustique qui met en avant le talent technique (qui n’est plus à prouver) des guitaristes de NIGHT RANGER et celui d’écriture de chansons mélangeant des éléments classic rock, classiques, et hispanisants. NIGHT RANGER perd Joel Hoekstra parti rejoindre David Coverdale and Co mais je ne doute pas un instant du casting de la prochaine recrue à la six cordes.

« High Road », c’est du NIGHT RANGER de très bon cru. Ce n’est certainement pas leur meilleur album mais vous pouvez aisément le ranger à côté des meilleurs disques du groupe. « Somewhere In California » leur 10ème album studio, avait remis le groupe à son top,  « High Road » confirme haut la main les choses.
Dans ma play list : « High Road », « Knock Knock Never Stop », « Rollin’ On », « St. Bartholomew », « I’m Coming Home », « Brothers », « X Generation », « L.A No Name ».

Blogger : Laurent Karila
Au sujet de l'auteur
Laurent Karila
Psychiatre spécialisé dans les addictions, ayant lui-même une addiction positive au metal depuis 1984. Auteur d'ouvrages spécialisés en médecine des addictions et d'ouvrages grand public ("On ne pense qu'à ça", "Une histoire de poudre", "ACCRO!" aux éditions Flammarion). Auteur des textes des albums de SATAN JOKERS ("AddictionS", "Psychiatric" et "Sex Opera") et d'autres groupes... Organisateur de Metal Diner chez son ami Olivier Andreani ("Le Cosi", Paris 5). Une nouvelle passion liée à l'écriture : chroniquer des albums avec une touche psycho-metalrock - Enjoy it, Children of Metal. Interviewer des artistes est aussi un plaisir (le face à face est mon activité quotidienne).
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