28 juillet 2018, 14:25

DOKKEN

• Interview Don Dokken

DOKKEN a sorti en avril un CD/DVD et Blu-ray intitulé « Return To The East Live 2016 » avec le line-up classique composé du guitariste George Lynch, Don Dokken au chant, du bassiste Jeff Pilson et "Wild" Mick Brown pour la batterie. Ces quatre garçons ont joué un concert aux Etats-Unis en septembre 2016 avant de se lancer dans une série de six concerts intitulée "Unleashed In The East". Cet événement a marqué la première fois en 21 ans que ce line-up se retrouvait sur scène. Don Dokken nous en parle mais aussi de ses futurs projets et même de sa retraite… un jour !


Hello Don. Vous venez juste de publier un album live avec disponible également en DVD et blu-ray avec les members originaux de DOKKEN. Peux-tu nous en dire un mot ?
C’est quelque chose de bien. Tout le monde sait que nous étions au Japon l’année dernière pour quelques dates. Ça s’est bien passé. Je ne sais pas ce que je peux dire de plus !

Comment s’est passée cette tournée japonaise et pourquoi si peu de dates ?
C’était prévu comme ça. C’était bien, fun. Nous avons pris plaisir à le faire. Nous n’avions pas joué tous ensemble depuis plus de 20 ans. Nous l’avons fait. C’était une reformation exceptionnelle. Il y a celui que j’ai maintenant avec Jon Levin et les autres membres. Nous allons retourner au Japon avec cette formation de DOKKEN.

Peux-tu nous parler de ce nouveau titre, "It’s Another Day" ?
La maison de disques nous a demandé un titre original dans l’esprit DOKKEN un peu old-school. George Lynch et Jeff Pilson ont écrit la musique et je me suis chargé des paroles et des mélodies. Tout simplement.

As-tu écrit justement d’autres titres avec les membres originels ?
Clairement non. La maison de disques nous a demandé de faire un album studio avec George, Jeff et Mick Brown. J’ai refusé.

Peux-tu me parler du choix de cette superbe version acoustique de "Will The Sun Rise" ?
Je ne sais pas vraiment pourquoi nous avons fait ce choix en particulier. Il était prévu des titres studio en acoustique. Nous apprécions cette chanson et elle a de belles mélodies. Nous avons pris une chanson que j’avais écrite et qui parle de la chaleur, du réchauffement climatique, des gens qui peuvent se tuer. C’est toujours un sujet d’actualité aux USA mais aussi dans le monde. J’ai finalement pensé que c’était bien de la remettre en course cette chanson. Une nouvelle fois !

Travailles-tu sur un nouvel album de DOKKEN ?
Oui, nous avons 13 chansons. Nous sommes en tournée actuellement. Le mois prochain, nous sommes off et nous allons donc enregistrer ce nouvel album. Une sortie serait envisageable en septembre prochain. Nous allons continuer à tourner avant.

Quelle sera la direction musicale ?
Rétro. Ce sera dans l’esprit de l’album « Tooth And Nail » (1984). Du bon heavy rock.

Un titre ?
Pas encore.

Comment travailles-tu pour un album de DOKKEN ?
Habituellement, je pense à une histoire et j’écris quelque chose de poétique. Je mets ensuite cette poésie en chanson. Jon Levin, le guitariste, écrit de la musique. Je peux en écrire aussi et je termine par les paroles. La musique est toujours écrite en premier, c’est le plus simple. Les paroles sont la partie compliquée du processus. Tu sais, après 30 ans, il faut savoir te renouveler pour ne pas toujours parler des mêmes histoires.

Quels sont les titres du prochain album ?
Je ne les ai pas en tête honnêtement. Ils sont tous dans mon ordinateur. Nous les diffuserons rapidement.

Vous êtes donc actuellement en tournée alors ?
Oui, jusqu’en janvier 2019. La semaine prochaine, nous jouons et nous viendrons en Europe en août. Nous allons faire le Wacken Open Air puis un gros festival en Suède. Nous irons en Chine ensuite puis retour aux USA pour un gros festival de bikers.

Aurons-nous la chance de vous voir en France ?
Je l’espère. En tout cas, je cherche toujours une maison dans votre beau pays !

Y aura t-il un nouvel album solo de Don Dokken un jour ?
Non, je ne pense pas. Après, je ne sais pas ce qui peut arriver. J’écris des chansons en permanence. Cela dépend de mon humeur. Des fois, je me réveille, je veux écrire des chansons bien rock. D’autres fois, ce sont des ballades. En ce moment, je suis concentré sur de grosses chansons bien heavy et cool.

Produis-tu toujours des groupes ? As-tu le souvenir d'une super expérience avec un groupe en particulier ?
Oui, je continue. J’ai produit certains groupes comme XYZ. J’ai beaucoup aimé travailler avec Jack Russell, l’ancien chanteur de GREAT WHITE. C’était cool de bosser avec lui. Je comprends sa musique. Je peux être vraiment objectif. J’ai un regard différent sur les titres et c’est un travail cérébral différent. J’ai beaucoup appris de Michael Wagener qui est un super producteur et un très bon ami. Il a travaillé sur les trois premiers albums de DOKKEN.

Le label Frontiers vous a demandé de faire plutôt des albums à la sauce années 80 lorsque vous avez signé chez eux ?
Non, pas vraiment mais ils voulaient le son DOKKEN connu. Je n’ai plus de contrat pour le moment. « Lightning Strikes » ressemble au DOKKEN des débuts. Le prochain sera dans l’esprit des premiers albums, comme je te le disais.

Avec qui aimerais-tu enregistrer un jour ?
J’adorerais chanter une chanson avec Klaus Meine de SCORPIONS, j’adorerais chanter une chanson avec Glenn Hughes, j’adorerais chanter avec plein de gens, peut-être un jour ferais-je un album de ce type.
 

« Pour mon livre… Il n’y aura pas que des histoires rock'n'roll. »


As-tu déjà pensé à écrire une autobiographie ?
Oui, je commence à l’écrire. Tu sais, il y a plein de choses à faire en une journée : écrire un livre, écrire des chansons, prévoir la tournée ou tourner, cuisiner, jardiner, bricoler dans la maison. Il y a vraiment plein de choses à faire. Pour mon livre, il y aura des histoires intéressantes. Je parlerai de mon enfance, Il n’y aura pas que des histoires rock’n’roll. Ce ne sera pas une histoire de rock-star. Ce sera un livre sur ma vie : d’où je viens, qu’est-ce qui m’a inspiré dans la vie et pour la musique, comment je suis chanceux de faire de la musique pour vivre. C’est vraiment une grande chance, tu sais !

L’été dernier, lorsque nous nous sommes rencontrés, tu me disais apprécier la France. As-tu trouvé une maison comme tu le souhaitais ?
Oui, j’apprécie vraiment la France. Je cherche toujours une maison. Mais en ce moment, j’en ai une au Nouveau-Mexique avec un grand terrain. Je bosse dessus. J’y suis actuellement, d’ailleurs !

Justement, as-tu un souvenir sympa de la France avec ton groupe ?
Bien sûr, je me souviens d’avoir joué dans différentes villes en France avec AC/DC (NDJ : en 1988). C’était énorme ! J’adore la France, j’espère y trouver un manoir dans une belle campagne. Mais proche d’un aéroport (rires) !

As-tu une ou deux histoires drôles portant sur ta carrière ?
(Il hésite) Je pense que toute ma carrière est une histoire drôle. (rires)

Quel est ton groupe favori des années 80 qui tourne encore ?
 (Sans hésiter)  Pour les années 1980, SCORPIONS

Qu’écoutes-tu en ce moment ?
J’écoute plutôt des groupes inconnus, non signés, qui sont en train de tout faire pour monter. C’est très intéressant. Ils sont jeunes. C’est plutot du rock, pas du heavy metal. Je ne fais pas de heavy metal, ce n’est pas le bon terme. Pour moi, le heavy metal, c’est METALLICA, SLAYER, ce genre de groupes. J’aime aussi toutes les musiques, notamment la musique classique.

Ta chanson favorite des années 1980 ?
"Rock You Like A Hurricane" de SCORPIONS.

Des années 1990 ?
"Man In The Box" d’ALICE IN CHAINS. Elle est fabuleuse.

Des années 2000 ?
Il y en a plein.

Ta chanson préférée de la semaine dernière ?
Je n’en sais rien. Je n’ai pas écouté la radio

Don, que penses-tu de toutes ces tournées d’adieu ?
Franchement, je trouve ça bien et complètement normal. Regarde, Klaus Meine a 70 ans maintenant. Les SCORPIONS ont commencé en 1965, tu te rends compte ??! C’est un groupe des années 1960-70-80. Une tournée d’adieu est amplement justifiée. Tu ne peux plus tourner à l’infini, c’est impossible. J’espère pouvoir jouer de la musique jusqu’à 80 ans. Enfin, si je peux le faire.

Tu ne veux pas prendre ta retraite ?
Si, bien sûr.

Que prévois-tu pour ta retraite ?
Toujours écrire de la musique. Travailler sur mon terrain, sur mes plantes, mes arbres. Profiter de la campagne. Je veux aussi voyager et découvrir plein de choses nouvelles comme la Chine, par exemple, et ses temples. Je veux aussi être relax à la maison, avec mes chiens. J’adore lire aussi, je pourrais lire plus. Des e-books ou des livres papier. Autour de la spiritualité. En attendant, j’espère que les fans apprécieront le nouveau DVD. C’est vraiment un bon moment à passer. Il y a plein de musique, plein de plans backstage. J’espère que nous viendrons jouer en France, cela fait longtemps. Merci pour cette interview, je vais m’occuper de mes arbres maintenant !...


Blogger : Laurent Karila
Au sujet de l'auteur
Laurent Karila
Psychiatre spécialisé dans les addictions, ayant lui-même une addiction positive au metal depuis 1984. Auteur d'ouvrages spécialisés en médecine des addictions et d'ouvrages grand public ("On ne pense qu'à ça", "Une histoire de poudre", "ACCRO!" aux éditions Flammarion). Auteur des textes des albums de SATAN JOKERS ("AddictionS", "Psychiatric" et "Sex Opera") et d'autres groupes... Organisateur de Metal Diner chez son ami Olivier Andreani ("Le Cosi", Paris 5). Une nouvelle passion liée à l'écriture : chroniquer des albums avec une touche psycho-metalrock - Enjoy it, Children of Metal. Interviewer des artistes est aussi un plaisir (le face à face est mon activité quotidienne).
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