3 septembre 2019, 23:49

Duff McKagan + Shooter Jennings

@ Paris (Trabendo)

En cette rentrée des classes, le bassiste des GUNS N’ ROSES, Duff McKagan, est à Paris pour défendre son nouvel et second album solo intitulé « Tenderness ». C’est au Trabendo que tout va se jouer avec son ami, son brother, son producteur Shooter Jennings et son groupe qui l’accompagnent sur cette tournée. A noter que Jennings fait la première partie country/rock sudiste de McKagan. Véritable étuve, les fans du bassiste étant là depuis midi, tout démarre à 21 heures pour un concert "Roller Coaster", d'une durée d'1h25, tant sur le plan émotionnel que musical. Duff le fera remarquer d’ailleurs durant le spectacle country-rock-blues et un tout petit peu hard rock/punk. Le groupe qui l’accompagne est un killer à lui tout seul. La section rythmique est terrible : Aubrey Richmond, une chanteuse violoniste accompagne Duff, le guitariste, qui se partage avec son lap steel et Jennings derrière ses claviers, est un vrai chef d’orchestre.

Rocker charismatique, McKagan avec sa guitare acoustique et sa sangle MOTÖRHEAD ouvre avec "You Ain’t The First" des GUNS N’ ROSES. Le feeling country de la chanson est en adéquation complète avec l’atmosphère à venir de la soirée. Duff et le groupe vont privilégier le dernier album sur la setlist. Vont s’enchaîner "Breaking Rocks", un titre sur l'expérience de la route du bassiste, les hits déjà connus du public (des premiers rangs en tout cas) avec le mélancolique "Tenderness" et le puissant, émotionnellement parlant, "Chip Away". Il y aura aussi le titre "Feel" et une première reprise, "Wasted Heart" de son projet LOADED à la sauce « Tenderness ». Il dédicacera un titre à son épouse et ses 20 ans de mariage avec elle. Il soulignera même qu’elle l’a sauvé pendant ses années addictives sombres. L’honnêteté et les sentiments exprimés par McKagan sur ces titres sont impressionnants et sincères. On est loin du côté froid Stadium Rock ! S’ensuit une version de "River Of Deceit" de MAD SEASON, groupe de grunge formé en 1995 qui n’a sorti qu’un album sur lequel Layne Stayley d'ALICE IN CHAINS chantait et dans lequel Duff a joué en 2015. La chanson est upgradée par l’équipe de Jennings ! Duff prend maintenant une guitare électrique pour une version endiablée à sa sauce de "Dust N’Bones" de l’album « Use Your Illusion I » d’Axl Rose and Co. C’est le feu dans la salle, il faut le dire !

Retour dans une ambiance Nashville avec "Last September", "It’s Not Too Late" et "Falling Down". Duff est un frontman redoutable. Il part ensuite sur une blague, une compo qu’il écrirait à l’instant "Paris, We Love You" avec ses accords de do et de sol majeur, accompagné du groupe. Jennings alterne entre ses claviers et les guitares. Deux autres titres puissants du dernier album sont interprétés : "Cold Outside", son solo de violon et sa super pedal steel, avec une petite dédicace au "You Can't Put Your Arms Around a Memory" de Johnny Thunders, présent sur « The Spaghetti Incident? » des Gunners, et "Parkland", un titre en hommage aux tueries de masse aux USA. Retour énergétique avec une reprise des THE CLASH et son "Clampdown". On n’efface pas ses racines punk comme ça et McKagan a toujours cette colère positive "No Futur" en lui (avec un peu plus de maturité et d’argent aussi).

Le chanteur blond l’annonce, il n’y aura pas de rappel, le groupe fera un set jusqu’au bout. Place à un troisième titre des GUNS avec "Dead Horse" et Aubrey Richmond au chant. Pas de basse pour Duff mais sa guitare électrique d’allure Telecaster noire et blanche. C’est le feu dans la salle, encore ! Un dernier titre du dernier album, le funky folk "Don’t Look Behind You" et quel titre ! Les cuivres de l’album sont remplacés par des lignes de violons et de claviers sur le final. Un moment énormissime. La fin approche, une version du "Deepest Shade" de Mark Lanegan avec une partie où Duff n’est qu’au micro. Il présente son groupe qui est ovationné. Une belle soirée calme en montagnes russes ! A noter que Duff a appris 2 nouveaux mots en français aidé de ses fans : "bassiste" et "batteur". Fin.

Blogger : Laurent Karila
Au sujet de l'auteur
Laurent Karila
Psychiatre spécialisé dans les addictions, ayant lui-même une addiction positive au metal depuis 1984. Auteur d'ouvrages spécialisés en médecine des addictions et d'ouvrages grand public ("On ne pense qu'à ça", "Une histoire de poudre", "ACCRO!" aux éditions Flammarion). Auteur des textes des albums de SATAN JOKERS ("AddictionS", "Psychiatric" et "Sex Opera") et d'autres groupes... Organisateur de Metal Diner chez son ami Olivier Andreani ("Le Cosi", Paris 5). Une nouvelle passion liée à l'écriture : chroniquer des albums avec une touche psycho-metalrock - Enjoy it, Children of Metal. Interviewer des artistes est aussi un plaisir (le face à face est mon activité quotidienne).
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