28 mai 2023, 23:59

KREIZ Y FEST 2023

@ Glomel (Etang du Korong - Jour 2)

.../... Nous voilà donc partis pour la seconde partie du KREIZ Y FEST après une très bonne première journée...

C'est sur la petite scène que nous débutons ce dimanche à 13h45 avec PULVERDAMPF, un groupe punk centre-breton. C'est un retour au source avec du punk-rock "traditionnel" et des paroles en français. Les musiciens reprennent les codes du genre, que ce soit dans les sonorités ou les textes, et ils le font bien. A découvrir pour les amateurs du style musical !


C’est ensuite TRANZAT qui inaugure la grande scène. Malgré son imagerie qui joue sur l’humour, les Brestois ne sont pas vraiment là pour rigoler musicalement. Ca s’amuse sur scène, ça raconte un peu n’importe quoi (notamment avec un guitariste particulièrement expressif !) tout en jouant un set carré. Un show décalé dans la bonne humeur sans rogner sur la qualité !


Pause douceur teintée de black metal pour la suite avec BLACK CHAMBER ORCHESTRA. Le groupe mélange à la fois un chant très lyrique, des sonorités black et un peu de musique électronique. Il y a une bonne base et je suis assez curieuse de voir ce que ça peut donner dans quelques temps en ayant affiné le projet (le groupe est encore assez jeune) !


Côté fréquentation, c’est assez similaire à la veille, pas plein mais assez bien rempli. On a la chance de bénéficier d’une deuxième journée avec un grand soleil. Pour ceux qui ont pris l’option camping (un camping en "dur" qui avait un partenariat avec le festival pour pouvoir proposer un tarif quasiment symbolique aux festivaliers) ont d’ailleurs pu bénéficier d’un petit déjeuner avec l’option presque les pieds dans l’eau grâce à l’étang du Korong. Une vraie parenthèse vacances pour ce week-end de la Pentecôte.


C’est avec LADIES BALLBREAKER que les festivités continuent. Un groupe de reprises d'AC/DC 100% féminin... mais pas que ! Ces dames ne proposent pas de la cover bête et méchante, mais nous partagent leur amour pour le groupe légendaire avec humour et en apportant indéniablement leur touche à la prestation et ça marche extrêmement bien. Tous les titres sont repris en chœur par le public et on ne voit pas le set passer. Si j’ai parfois un peu peur avec les tribute-bands, elles ont réussi à me faire apprécier pleinement l’exercice.


Sur la lancée des tribute-bands, on passe à WE LOVE YOU ALL sur la petite scène. Un hommage à BLACK SABBATH cette fois, le groupe est très dynamique et nous propose aussi bien par la musique que par l’aspect visuel un retour en Angleterre au début des années 70. Ca donne envie de bouger et là encore, ils réussissent à apporter leur touche personnelle à l’exercice.


Fin de la parenthèse des groupes de reprises et retour sur la grande scène pour KNUCKLE HEAD. Tout comme HORSKH la veille, il s’agissait d’un des groupes qui m’avaient décidée à venir au festival et sans grande surprise je ne suis pas du tout déçue. La dark-country du duo (mélange de country/blues et sonorités plus heavy) nous emmène en balade avec eux dans les fins fonds des Etats-Unis. L’alchimie entre Jack et Jock fait toujours autant plaisir à voir et ils parviennent pas leurs présences scéniques respectives à nous faire oublier qu’ils ne sont que deux. Le public ne s’y trompe pas et la grande générosité du duo aura conquis de nouveaux fans ce jour là, à n’en pas douter.
Là encore comme presque tous les autres artistes, les festivaliers auront le plaisir de pouvoir les rencontrer à l’espace merch après le concert. Cette configuration qui permet une grande proximité entre public et groupe est d’ailleurs un gros point positif pour le festival.


Gros changement d’ambiance avec JOURS PÂLES. Le quintet a la bonne idée de chanter en français, ce qui – à mon sens – apporte toujours une vraie différence / un plus (à vous de choisir !) Le chanteur semble complètement habité par sa musique et le bassiste est particulièrement expressif. Si ACOD était la caution black metal du vendredi, JOURS PALES a définitivement pris le relai pour le samedi avec cependant un côté beaucoup plus mélodique.


Après LOUDBLAST et Stéphane Buriez en parrain du vendredi, place aux RAMONEURS DE MENHIRS et Loran pour le samedi. Les années passent et la musique des punks bretons ne change pas ! La bombarde et le biniou emplissent tout l’espace pour le fest-noz punk sur fond de chant en breton. Le message reste le même après toutes ces années. La formation est ravie de jouer à domicile dans un petit festival et nous le fait bien savoir. Dans le public, c’est ambiance kermesse géante et débordement de bonne humeur. Pas de grosse surprise, mais c’est exactement ce à quoi on s’attendait et c’est pour cette raison que l'on était venus !


C’est déjà l’heure du dernier passage sur la petite scène. Je n’ai pas vu le set de FAUXX dans son intégralité, souhaitant être bien placée pour SHAÂRGHOT après. FAUXX c’est un duo batteur/chanteur, DJ. C'est en quelques sortes une chappe de son très sombre avec beaucoup d’electro, des lights extrêmement marquées et la musique a un aspect hybride qui nous amène particulièrement bien sur la fin de soirée avec l’indus du dernier groupe. C’est à mon avis une des prestations pour laquelle la petite scène est bien calibrée.

Dans la liste des groupes responsables de ce séjour en Bretagne, on retrouve indéniablement les Parisiens SHAÂRGHOT. Pour ceux qui n’auraient pas encore croisé le chemin de ces derniers, SHAÂRGHOT est plus qu’un groupe de musique, c’est un projet complet avec un story-telling construit autour d’un univers apocalyptique où les musiciens disparaissent derrière leurs personnages. Difficile de ne pas être plongés complètement dans leur musique, et à en juger par le nombre de tee-shirts croisés dans la journée, leur fan-base ne cesse de grandir et c’est bien mérité.

Le metal indus du groupe est bien dosé avec des musiciens qui ont tous une belle présence scénique, ce qui leur permet de ne pas être écrasés par celle du chanteur qui occupe toute la scène (et régulièrement le pit-photo et les premiers rangs). De l’indus/EBM comme on l’aime qui nous montre qu’il nous reste des poches d’énergie après les deux jours ! Le public est encore bien compact et ça se déchaîne dans la fosse. C’est un vrai show que nous propose SHAÂRGHOT, parfaitement maîtrisé et qui nous met une bonne claque pour finir le festival en beauté !

C’est ainsi que se termine cette première édition du KREIZ’Y FEST. Si l’on ne savait pas à quoi s’attendre dans le cadre d’une première édition de cet événement, on a été très agréablement surpris par une organisation extrêmement bien rôdée, une impression partagée par bon nombre de festivaliers. On a l'impression d'être dans un festival qui a déjà plusieurs années d'existence et d'expérience derrière lui. On notera cependant que la sécurité n’avait pas l’air d’être très habituée aux slammeurs, ce qui a pu donner deux/trois surprises à l’atterrissage.

Dans un contexte où de plus en plus de festivaliers cherchent de petits festivals à taille humaine (voire familiale), je ne peux que vous conseiller de garder ce nom en tête et de jeter un coup d’œil à la programmation pour aller y faire un tour l’année prochaine.


Photos © Steph Mass

Blogger : Carole Pandora
Au sujet de l'auteur
Carole Pandora
Ses autres publications
Cookies et autres traceurs

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de Cookies ou autres traceurs pour mémoriser vos recherches ou pour réaliser des statistiques de visites.
En savoir plus sur les cookies : mentions légales

OK