1 avril 2016, 6:49

NASHVILLE PUSSY

+ WORRY BLAST @ Alençon (La Luciole)

Un concert de NASHVILLE PUSSY c'est torride, musclé, vif... 100% rock'n'roll quoi. À Alençon, troisième dates en Normandie, après Rouen et Saint-Lô, le groupe américain, à la croisée du hard rock et du rock sudiste, formé autour de Blaine Cartwright (guitare, chant) et de Ruyters Suys (guitare) a envoyé du lourd.



​Faute d'avoir vendu assez de tickets, les organisateurs de la date ornaise de la tournée 2016 des NASHVILLE PUSSY ont déplacé le set dans le club de La Luciole. Pas le confort de la grande salle pour moi... Autant dire que pour les photos, c'est pas le top : lights cheap, musiciens à 20 cm de l'objectif avec le risque de se manger un coup de manche de guitare et furieux qui te donnent des coups dans les côtes toutes les deux secondes. Pour le spectacle en revanche, c'est mieux... 100 fois mieux même.



 

Place aux jeunots de WORRY BLAST pour chauffer le club et les 250 personnes rassemblées (c'est peu quand même pour un groupe du talent des Nashville…). WORRY BLAST c'est le groupe rock'n'roll valaisan du moment. Les gars ont commencé leur carrière en 2011 et depuis, écumes les scènes de Suisse et de l'étranger et a sorti en 2013 l'album « Break ».



Ces petits Suisses (facile, facile...) sont un peu les nouveaux AIRBOURNE (Mat Petrucci, le chanteur, a même la gueule béante de l’album « Black Dog Barking » tatouée sur le bras... ) et leur rock'n'roll, biberonné aux riffs acérés d'AC/DC, va fédérer les aficionados dès les premières notes de "Raised By Rock'n'Roll". Une preuve ? Les titres "Born To Lose", "It Seems Like Rock'n'Roll" ou encore "At Daggers Drawn" ont collé le premier rang au plafond ! Mentions spéciales au tonitruant "Family Business" qui a conclu les débats sans ménagement et au lead Allan Claret qui a assuré comme un chef ! WORRY BLAST est à revoir vite.

Les dernières note d’un tube du grand LYNYRD retentissent dans le club au moment où les quatre pistoleros de NASHVILLE PUSSY passent par le public pour atteindre la petite scène. Après un rapide salut à l’assemblée, Blaine attaque un "Come on, Come on" des familles ! Bonnie Buitrago (basse) et Rob Hulsman (batterie) sont déjà synchros. Le public tangue sous les coups de boutoir de Ruyter et hurle des « Come on, Come on Come on, Fuck Yeah ! » à gorge déployée. Puis, le quatuor embraye avec le vif "Rub It To Death", enchaîné au standard "I'm So High", avant d’enfoncer le clou avec le puissant "Pillbilly Blues". Entre les couplets, Blaine balance son pied de micro avant de le rattraper de justesse par le fil...



Le club est brûlant comme la braise d’un barbecue estival. Bonnie transpire à grosses goûtes. Pour se désaltérer Bonnie boit de l’eau, Blaine de la bière et Ruyter du Jack ! Un gars un peu éméché s'accroche désespérément au micro de Ruyter au risque de lui péter les dents de devant. Blaine est obligé d'intervenir poliment pour que ses copains l'emmènent derrière se coucher ! Véridique. Après un léger temps mort, NASHVILLE PUSSY relance la machine de plus belle. "Up The Dosage", "Wrong Side Of a Gun", "Go Motherfucker Go", mon préféré, ou "Everybody's Fault But Mine" font mouche. Même, le plus pop "Why Why Why" fait un carton.

Lorsque NASHVILLE PUSSY tire sa révérence, le public reste prostré, le temps de récupérer. Ruyter descend alors dans la fosse pour signer des autographes et faire des selfies avec ses fans. Hormis quelques petits problèmes avec un ampli récalcitrant, les NASHVILLE PUSSY ont fait passer un grand frisson rock‘n’roll sur Alençon.


Blogger : Jean-Baptiste Quentin
Au sujet de l'auteur
Jean-Baptiste Quentin
Jean-Baptiste Quentin, dit Jibé, a été biberonné pendant le lycée à la presse hard rock naissante (Enfer Magazine, Metal Attack...). Il est passionné des musiques metal depuis que sa tante lui a offert "Machine Head", de qui vous savez, pour ses huit ans. Photojournaliste tout terrain (PQR et agence de communication), Jibé écume depuis 25 ans les salles de répétition et de concerts de la Normandie, au service du rock sous toutes ses formes, pour la presse locale, des fanzines et webzines. Appareil photo en bandoulière et carnet de notes à la main, il apporte sa pierre à la diffusion du rock. Un parcours ponctué par un investissement comme blogueur de HARD FORCE, toujours sur la brèche !
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