17 juin 2016, 15:03

HELLFEST OPEN AIR 2016

@ Clisson - J-1 & Jour 1


© Hard Force - Fred Moocher


« J’ai troqué mes santiags et mon cuir un peu zone contre une paire de dockside et un vieux ciré jaune » chantait Renaud ; pour ma part cette année j’ai troqué mes objectifs et mon appareil photo contre une feuille de papier et un bon vieux stylo (non, non… Je suis simplement devant mon ordinateur à taper sur le clavier). Bref, tout ça pour dire que pour cette édition 2016, au lieu de rapporter des photos du Hellfest, je rapporte mes souvenirs, mon expérience personnelle, mon point de vue et toutes les images que j’ai gardées précieusement en moi. Je suis donc allé vivre mon Hellfest comme n’importe quel festivalier, apprécier au mieux les concerts, l’ambiance, les rencontres… Dans l’enceinte du festival, et non pas tranquillement assis au point VIP, un verre à la main, regardant les concerts sur les écrans. Ceci est donc mon humble témoignage, ma modeste contribution, sachant bien qu’articles et reportages sur l'événement clissonnais fleurissent un peu partout sur papier ou sur internet et que, tous les ans, on redit toujours un peu la même chose… Mais pour celles et ceux qui y étaient, l’expérience est tellement unique qu’on ne peut s’empêcher de revivre et prolonger un peu cet événement fabuleux (le meilleur moment de l’année pour beaucoup, moi y compris), à travers les photos, mais aussi les écrits des uns et des autres.
 

Et puis le Hellfest, ce n’est pas "seulement" trois jours de folie et de concerts en tous genres : on le suit et on s’y prépare un peu toute l’année à travers les multiples rumeurs, les annonces de groupes à l’affiche, la recherche de gîtes ou d’hôtels au plus proche (pas forcément évident !), la mise en ligne du running-order, les prochaines nouveautés du site, les soirées Hellfest un peu partout à travers la France et les nombreux à-côtés.

La semaine précédant le festival, les réseaux sociaux commencent à s’affoler et les discussions vont bon train : revente de billet au dernier moment ou, au contraire, dernière tentative pour trouver le précieux sésame, inquiétudes sur la météo, chacun(e) partageant aussi son propre programme des groupes à voir, ses souvenirs des éditions précédentes… Le mot d’ordre général est « il me tarde ! ». Il faut dire que l’engouement envers le Hellfest – qui, à l’instar d’un Wacken, est bien parti pour être désormais sold-out pour toutes les éditions à venir – est énorme, ce qui paraît logique au vu de la programmation, toujours riche (il n'y a qu’à voir le nombre de groupes à l’affiche, impressionnant !) et variée. Et puis maintenant, on se dit presque « peu importe qui y jouera : de toute façon, je vais au Hellfest, point ! ». Sachant pertinemment qu’il y aura toujours des dizaines et des dizaines de groupes au goût de chacun. C’est devenu le pèlerinage annuel obligé pour beaucoup de metalheads français, européens et mondiaux, puisque le festival attire régulièrement des fans de la planète entière… C’est dire son impact et son importance.

Un an sur deux, le Hellfest tombe soit pendant la coupe du monde ou durant le championnat d’Europe de football, alors pour les amateurs de ce sport et de metal, il faut trancher, notamment pendant les matches de l’équipe de France (on se souvient de Bruce Dickinson annonçant le résultat de France-Suisse il y a deux ans tout au long du concert d'IRON MAIDEN) ! D’autant plus que cette année, l’Euro se joue en France avec déjà des incidents très violents entre supporters, le tout dans un climat social très tendu, encore en état d’urgence et au lendemain de violentes intempéries… Bref, un contexte très particulier qu’il sera important de prendre en compte pour les milliers de personnes qui vont faire le déplacement dès le mercredi ou le jeudi.

Jeudi 16 juin, J-1 :

Un rituel bien connu : remplissage des voitures façon Tetris, sélection musicale pour le trajet… Et fin prêts pour le départ en matinée de Toulouse avec les potes ! Grosse averse sur la route menant à Clisson, on se dit alors que cette année il va falloir prévoir les bottes et le ciré ! Mais au vu des prévisions météo contradictoires selon les différents sites spécialisés, il est difficile d’y voir clair. En consultant internet, j’apprends aussi qu’énormément de pluie est tombée dans la nuit, nécessitant l’intervention de tractopelles pour évacuer le trop-plein de boue et pour disséminer des copeaux de bois un peu partout afin d’éponger l’humidité. Heureusement, le Hellfest est organisé, très bien même, et semble paré à affronter les impondérables climatiques. Néanmoins, pour ceux qui vont au camping, le doute subsiste ! Dans tous les cas, on fera avec, ce n’est pas la pluie et le froid annoncés qui vont nous arrêter !
 


Arrivée sur place : séparation des équipes allant au camping et à l’hôtel pour poser nos affaires, puis rassemblement pour la pose des bracelets et boire les premières bières au Hellcity Square, la petite ville du Hellfest ! Premier constat : le chaos attendu n’est pas au rendez-vous, pas de pluie ni de boue et l’ambiance est excellente. Comme des enfants, nous sommes émerveillés devant la nouvelle rue inaugurée cette année avec le Hellgate’s Tavern, un bar magnifique orné de multiples détails, dont un très beau et immense dessin de Lemmy sur la façade (premier hommage visible). Face au bar, une palissade tapissée de vieilles affiches de concert avec un grand obus planté crachant de la fumée… Une fois de plus, le travail effectué pour la déco est phénoménal, c’est vraiment impressionnant. On croise même Ben Barbaud avec son blouson de "Président" à la Sons of Anarchy (et le titre est bien réel) accompagné de David "D-day Nashvegas", responsable de la sécurité (voir l’interview réalisée en 2013). Le président du Hellfest reste un bon moment pour s’imprégner de l’ambiance, serrer des mains, faire quelques photos, échanger quelques mots avec les festivaliers et recevoir déjà pas mal de compliments ! Certains prennent déjà leur pass-3 jours pour l’an prochain (5 000 sont déjà en vente sur place à bas prix), d’autres rechargent leur cashless… Première anomalie constatée (un des points noirs du Hellfest, selon ma propre expérience, j’y reviendrai en détail plus loin), mais en ma faveur : ma carte est créditée de 20 € de plus que le solde restant de l’an passé ! Dans ce sens-là, ça me dérange pas forcément. Un des "désoiffeurs" qui nous sert notre première bière nous confie aussi avoir constaté quelques aberrations : solde créditeur de 37,50 € à un festivalier, puis plus que de quelques centimes après une simple bière… Visiblement, le système est pas très fiable. Le temps de croiser déjà pas mal de connaissances, et on rentre faire le plein de sommeil : d’expérience, on sait qu’on va en avoir besoin pour les trois jours à venir !



Vendredi 17 juin :

N’y voyez aucune allusion déplacée, mais la queue était énorme devant la cathédrale, afin de passer les portes de l’enfer pour ce premier jour ! Néanmoins, ça avance vite et cette fois, ça y est, le Hellfest 2016 est parti, on est dans la place ! Pour bien m’imprégner de l’atmosphère si particulière qui règne en ces lieux sacrés, je décide de commencer par faire un tour en commençant par un repérage des Mainstages : sur la 1 (celle de droite) se produit DELAIN devant déjà pas mal de monde malgré l’heure matinale (à peine plus de 11 heures), et encore beaucoup de festivaliers coincés dans l’immense file d’attente ou arrivant petit à petit au camping. Une pluie fine commence à tomber, mais rien de méchant. Je continue ma visite et retrouve le site à peu près comme je l’avais laissé l’an passé, toujours aussi beau et bien décoré. Le gros changement se situant principalement au niveau de la Warzone, j’y pars de ce pas constater les gros bouleversements de cette partie-là avec la scène déplacée et des aménagements plus que conséquents : une enceinte de murs en tôle rouillée avec fils barbelés et miradors, un look entre univers carcéral et camp de concentration… Heureusement, le "Guantanamo-Auschwitz style" n’est que décor et l’ambiance y est autrement plus festive !


L’arrivée se fait entre d’immenses poteaux au-dessus desquels est pendu par de grosses chaînes un non moins énorme "H" du Hellfest : du très lourd. Il y a même de grandes marches pour apprécier les concerts en hauteur, une zone de restauration avec de la pelouse synthétique très confortable pour pouvoir s’étendre et un balcon surplombant la zone. Que dire si ce n’est que c’est bien pensé, bien réalisé, et que tout semble fait, une fois de plus, pour le confort des festivaliers. En remontant sous l’arche "Warzone", il trône là, fier, immense, majestueux. Lemmy est parmi nous avec une statue monumentale (deuxième hommage visible), véritable mausolée qui honore de façon prestigieuse la mémoire du grand Ian Fraser Kilmister. À l’intérieur, derrière une grille, sont exposés telles des reliques ses santiags (les vraies) et son chapeau. Des pièces, des mots, des préservatifs, des clopes, une bière MOTÖRHEAD sont glissés à l’intérieur en guise d’offrandes et pour se recueillir. Émouvant...

Juste après la warzone, le skatepark a été déplacé et se trouve donc à l’entrée du bois à côté de nouveaux bars au design encore ahurissant en forme d’immenses tonneaux. La grande roue est toujours en place, de même que l’immense tête de mort à bandana, bref, Je ne vais pas détailler toute la déco du site mais c’est beau, gros et grandiose... Toujours un cran au-dessus de l’édition précédente et unique pour un festival de cette ampleur, certainement le plus beau au monde.
Je retourne devant les Mainstages (la 2 cette fois), pour voir une grande partie d’AUDREY HORNE : très convaincant. Je ne connais que très peu ce groupe (qui tient son nom d’un des personnages de la série Twin Peaks), mais il va falloir que je m’y mette, je pense ! On a beau écouter du metal depuis une trentaine d’années, il reste toujours des lacunes, notamment au niveau des formations les plus récentes. Mais c’est ce qui est bien dans notre univers musical si vaste : il y a une telle richesse de groupes si différents les uns des autres, qu’il y a toujours de quoi faire de belles découvertes, année après année. Et le Hellfest, pour les plus curieux, est en soi un excellent moyen de découvrir en live de nouveaux groupes, avec les six scènes proposées par le festival (de ce côté-là, rien ne change).



© Hard Force - Fred Moocher


Le programme en mains, plié sur le running-order du jour, avec les groupes à ne pas rater entourés, mais en laissant place à l’improvisation pour se laisser porter, selon les amis rencontrés et les conseils, soit sous la Valley, sous la Temple ou encore l'Altar. C’est d’ailleurs parfois un vrai dilemme, et même un crève-cœur, avec des groupes que l’on aimerait voir, mais jouant en même temps ! Il faut donc faire des choix parmi ces "clashs", et aussi s’octroyer des pauses, car le festival c’est non-stop de 10h30 à 2 heures du matin trois jours durant ! Mais je le dis encore, ces choix parfois cornéliens sont un vrai luxe : un buffet à volonté parmi lequel on pioche ce qu’on veut, on goûte au début du concert d’untel pour finir sur celui d’un autre, puis pour nos favoris, c’est le concert en entier… Chacun se fait son Hellfest à la carte et, en divisant le prix du pass 3 jours par le nombre de groupes vus, on s’y retrouve amplement !

En ce qui me concerne, après avoir goûté à DELAIN et AUDREY HORNE, je me retrouve à 12h15 sous la Temple pour voir CRUACHAN en entier, formation irlandaise cultissime encore jamais vue ! Comme pour beaucoup de groupes, le son va en s’améliorant au fur et à mesure de leur concert (les "balances" pour régler le son étant souvent très courtes avec la profusion et l’enchaînement des artistes), car les instruments traditionnels, la flûte notamment, auront du mal à se faire entendre. CRUACHAN fait partie des précurseurs du folk-metal, je suis heureux d’avoir pu enfin les voir, d’autant plus qu’ils sont très en forme et le public, bien réceptif !

Pause repas et je retourne sous la Temple assister à un concert très attendu pour ma part (et encore un groupe qui vient s’ajouter à mon long tableau de chasse !), celui de SOLEFALD, dont je reste surtout un inconditionnel du fabuleux premier album, « The Linear Scaffold » (chef-d’œuvre absolu), sorti il y a déjà près de vingt ans, en 1997. Le groupe va d’ailleurs en jouer deux extraits à mon plus grand bonheur ! Durant leur prestation, un peintre fera une splendide toile, dévoilant à la fin le logo SOLEFALD en enlevant de longues bandes adhésives : un spectacle captivant, rajoutant au caractère hautement artistique de cet "avant-garde metal" qui semble ne connaître aucune limite ! Magique.



© Hard Force - Leonor Ananké


De loin, en attendant ANTHRAX, je regarde un peu la prestation de MASS HYSTERIA qui va mettre le feu et créer les immenses circle-pits tant attendus. Je ne suis pas fan du groupe et de son discours politique qui me semble trop populiste et un peu trop "anti-tout", mais reste ouvert et prêt à changer d’avis si je me laisse emporter par leur musique. Bon, ce ne sera pas le cas (chacun ses goûts, après tout), mais je leur reconnais le mérite d’être un excellent groupe de scène et de très bons performers sachant entraîner les foules. Et au vu de la réaction assez énorme du public, beaucoup sont là pour eux et prennent visiblement leur pied ! Le pari semble donc réussi, ensuite les spécialistes plus branchés MASS HYSTERIA vous en diront plus sur leur performance du jour que moi.

Je n’avais plus vu ANTHRAX depuis 1993 (au Dynamo Open Air Festival), et encore jamais avec Joey Belladonna, c’est donc une des priorités du jour, d'autant plus que le dernier album, « For All Kings », est vraiment très bon et les nouveaux morceaux passent très bien le cap de la scène. Mais évidemment, tout le monde attend les classiques "Caught In a Mosh", "Time" ou encore leur fameuse reprise du "Antisocial" de qui vous savez pour chanter en chœur avec eux ! Les milliers de personnes entassées contre les barrières feront le plein d’énergie avec juste derrière eux, un gros circle-mosh-pit et autres crowd-surfing de rigueur pour ressentir pleinement la virile camaraderie du Hellfest et s’éclater un maximum !
Malgré un son très brouillon, ANTHRAX s’en sort très bien.



© Hard Force - Leonor Ananké


Après avoir pris soin de recharger mon pichet et de tester les urinoirs (quelle amélioration depuis l’an passé là aussi, oui, le Hellfest est un festival "propre", toutes proportions gardées), je me dis quand même que ça ne doit pas être évident pour les filles, vu les longues files d’attente… Je me laisse entraîner sous la Temple pour la 3e fois de la journée afin d’assister au concert d’INQUISITION, groupe de black-metal colombien qui m’est totalement inconnu, malgré sa double décennie d’existence. Dans le genre, une prestation de qualité avec des vocaux "grognés" assez particuliers ! Je ne pourrais pas en dire beaucoup plus, j’avoue humblement que la fatigue (probablement due à un enchaînement de pichets de bière trop rapprochés, qui sait ?!) commence à se faire sentir… Même s’il n’est que 19 heures !

Je suis mes camarades au concert suivant pour THE MELVINS sous la Valley : grosse énergie, excellent son, cette fois, mais un style pour moi trop décousu. Malgré ça, je suis content d’y être allé, car dès les premières notes je reconnais un de mes morceaux favoris d’Alice Cooper repris ce soir : "Halo Of Flies" ! Ces gars-là ont du goût, assurément. Du coup, ça me sort de ma léthargie et me rebooste pour aller m’enquiller la sainte trilogie "VOLBEATDROPKICK MURPHYSRAMMSTEIN" pour laquelle je suis surtout là ce soir !
Un triple enchaînement qui justifiait pleinement à mes yeux le déplacement au Hellfest 2016 !

Oui, LE groupe que j’attendais le plus, rapport à mes goûts et ce que j’écoute toutes les semaines depuis plus de trois ans maintenant, c’était bien VOLBEAT. Pour moi (je dis bien et j’insiste : "pour moi"), avec GHOST, il s’agit du meilleur groupe apparu ces dernières années avec un style musical revigorant et des albums de folie. Le dernier en date, « Seal The Deal And Let’s Boogie », sorti il y a une quinzaine de jours, m’a pourtant laissé une impression mitigée : pour ceux qui les connaissent bien, beaucoup de morceaux sonnent "déjà entendus" et puis le son heavy des guitares laisse place à des riffs moins metal et plus punk-rock. Malgré ça, l’album reste tout de même bon, rempli de morceaux de qualité, mais leur évolution musicale va pour moi trop en s’adoucissant (c’était déjà le cas avec le précédent, mais je l’avais tout de même adoré, comme quoi… les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas !). Mais je sais qu’en live, dans tous les cas, VOLBEAT reste un très gros client et je les attends de pied ferme ! Le concert démarre avec le nouveau "The Devil’s Bleeding Crown" qui se fond à merveille avec l’ancien répertoire, puis on retrouve leurs titres emblématiques : "Sad Man’s Tongue", "Lola Montez", "Hallelujah Goat"… Musicalement, VOLBEAT en live, ça le fait, néanmoins la communion avec le public, peu réceptif passé les premiers rangs, n’est pas au rendez-vous. Parmi les gens qui regardent sagement en tapant du pied et en dodelinant de la tête, moi qui m’éclate à fond, je me sens un peu seul ! Et puis aussi, petit show, quand on le compare à celui qu’ils ont donné récemment au Rock Am Ring (trouvable facilement sur internet en vidéo). C’était ma grosse attente, mais je reste un peu sur ma faim, loin d’être déçu en tout cas. À revoir en tête d’affiche sur une des dates de leur prochaine tournée, c’est certain.



© Hard Force - Leonor Ananké


VOLBEAT termine, il est 22 heures et il ne fait toujours pas nuit ! Besoin de munitions, on va recharger en bières avant le début des DROPKICK MURPHYS ; bien mal nous en a pris tant la foule, immense et compacte, a investi les devants des Mainstages et bien au-delà... impossible de revenir en arrière assister au concert : beaucoup trop de monde, ça en devient étouffant. On suit alors la prestation (excellente, au demeurant) des Bostoniens sur les écrans, qui nous gratifient d’un nouveau morceau issu du prochain album à paraître en fin d’année. La veille, ils jouaient au Rio Loco, festival de musiques du monde, au bord de la Garonne dans notre ville rose, ce soir le public est plus metal et rock ! Très bon, mais là aussi, à revoir dans d’autres conditions, car un peu rageant de suivre un concert sur écran alors qu’on n’est pas si loin des Mainstages, mais c’est comme ça. En fait, tout le monde s’est placé pour pouvoir suivre RAMMSTEIN. Avec environ 60 000 personnes, même si certains sont à d’autres endroits au même moment, beaucoup voulaient voir le gros show attendu des Allemands… Et ils ne vont pas être déçus.

Il faut dire que RAMMSTEIN ratisse large, et il ne faut pas être nécessairement un métalleux pour l'apprécier et avoir envie de suivre son concert. La grande majorité du public est donc maintenant entassée à son maximum, il est très difficile de bouger, encore moins de se déplacer pour être un peu mieux placé. Le show est bien là, énorme et millimétré, avec un gros gros son, évidemment, de la pyrotechnie et des lights de fou, et les habituels gimmicks/attractions du spectacle : le claviériste maltraité par Lindemann, les masques crachant du feu, les ailes métalliques… On a eu droit à tout, rien à redire. Après, pour moi, RAMMSTEIN tient plus du show que du véritable concert, là est toute la nuance, et ne laisse place à aucune improvisation : si on les revoit sur une des prochaines dates, on assistera à quasiment la même chose. Ce n’est pas forcément négatif, car c’est leur truc à eux et ça marche du feu de Dieu (il n'y a qu’à voir comment ils attirent les foules), mais pour juger de la performance de tel ou tel musicien et de voir s’il prenait plaisir sur scène… C’est impossible à dire. RAMMSTEIN, c’est plus une machine que des êtres humains jouant de leurs instruments, en résumé ! On voulait en prendre plein les yeux et les oreilles (ça faisait quand même un moment qu’ils étaient attendus au Hellfest), le pari est réussi. Mais quelle galère ensuite pour partir, alors j’imagine les parents qui viennent avec leurs enfants ou ceux en chaise roulante… Saturation totale du site qui va se vider très lentement.
Nous allons souffler en écoutant OFFSPRING de très loin, réunir les troupes et rentrer dormir pour attaquer la suite dès le lendemain matin ! Mais là encore, comme l’an passé, c’est l’entonnoir et on n’avance pas pour sortir : lorsque tout est quasiment fini, pourquoi ne pas faire sortir les gens par les entrées les plus larges, à savoir sous la cathédrale ? Heureusement, il ne faut que quelques minutes à la sécurité pour autoriser les gens à sortir par l’entrée… Et tout rentre dans l’ordre. Fourbus, éreintés, fatigués (et il y a encore deux jours à tenir), mais globalement plus que satisfaits de cette première journée. Même la météo a été dans l’ensemble plutôt clémente malgré quelques petites averses...

Jour 2



© Hard Force - Simon Pillard
Blogger : Ludovic Fabre
Au sujet de l'auteur
Ludovic Fabre
Ancien collaborateur de Christophe Droit dans l'émission "Altirock" (de 1989 à 1999), Ludovic Fabre, alias "Maître Ludo", s'est ensuite fait connaitre en tant qu'animateur radio avec sa propre émission "Nocturnal Tears" (de 1995 à 2010), ainsi que pour sa collaboration, douze années durant, au sein du magazine Metallian. Toujours aussi passionné, il se consacre aujourd'hui à la photographie pour HARD FORCE, ainsi qu'à la rédaction de live-reports et de chroniques d'albums.
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