9 avril 2018, 17:19

THE DEAD DAISIES

• "Burn It Down"

Album : Burn It Down

Les DEAD DAISIES sont de retour avec leur nouvel album studio, le quatrième du nom, « Burn It Down ». Outre le rythme soutenu "tournée-studio-tournée", ces gars sont de vrais workaholics avec leurs différents projets. Marco Mendoza vient de sortir un nouvel album solo. Tichy, le cogneur de futs, s’en est allé, Deen Castronovo (ex-JOURNEY) est présent avec tout son talent de batteur mais également vocal. On connaît son travail avec Doug Aldrich dans REVOLUTION SAINTS, par exemple. Fini ses problèmes d’addiction à la meth. Plus de "Breaking Bad", le batteur est sobre depuis un certain temps. Le guitariste, quant à lui, joue un peu partout et John Corabi, The Voice, vient de sortir un album live reprenant son travail fait sur l’album éponyme de MÖTLEY CRÜE au milieu des années 1990.

Les DEAD DAISIES, avec cet album brûlant, poursuivent leur excellent travail de compositions bien heavy rock, classic rock, catchy et old-school avec le producteur et compositeur Marti Fredericksen au CV bien rempli (AEROSMITH, SCORPIONS, entre autres). L’album s’ouvre avec un super titre qui est un fabuleux cocktail à la AEROSMITH, MÖTLEY CRÜE et UNION. "Resurrected" : une chanson idéale pour ouvrir les concerts. Une anatomie parfaite pour un premier single. Un talent d’écriture musicale, mélodique... une fin zeppelinienne ! Du bonheur pour le cortex auditif. 

Que vous dire de "Rise Up" et de son riff entraînant ? Mendoza et Castronovo forment une section rythmique solide et groovy, Aldrich fait hurler sa guitare sur les riffs de Lowy et la voix caractéristique de Corabi est le grain de caviar sur le sommet de la mise en bouche. C’est du classique mais ultra efficace ! "What Goes Around" débute par un gros riff et une ligne de basse qui assassine. Le refrain est catchy et la construction sonore est totalement 70's avec une prod’ d’aujourd’hui. "Dead and Gone" est un hit hard rock comme il faut et comme il s’en faisait à la grande époque de MTV et du hair metal. Ça fait headbanger, taper du pied, bouger le rachis et convulser. Un refrain de stade, des lignes de guitares bien crunchy, un vrai spectre AC/DCien plane sur ce titre. Tous les ingrédients des chansons des années 80 sont réunis.

"Can’t Take It With You" est plus sombre dans sa structure et dans son architecture globale tout en gardant une identité propre au style THE DEAD DAISIES. "Leave Me Alone" est hard rock avec un esprit rhythm’n’blues. C’est old-school, entraînant et ça envoie grave et sans aucune concession. AEROSMITH aurait rêvé de jouer cette chanson ! Le morceau éponyme est bluesy à la GREAT WHITE avec cette basse ronflante et ces lignes de guitare attirantes. "Burn It Down" est mid-tempo avec une empreinte 70's très marquée. Un final très fort. Il y a aussi la fausse ballade "Judgement Day" avec son teint acoustique et son envolée rythmique heavy à l’accordage bas et ses rappels acoustiques, Castronovo joue avec ses fûts et son tambourin. "Set Me Free" est la vraie ballade bien bluesy et mélancolique avec l’empreinte de Nashville (où le groupe a enregistré) et ses tonalités caractéristiques. Un album des DEAD DAISIES sans reprise, ce n’est pas possible. C’est marqué dans leur ADN. Le groupe se réapproprie avec brio "Bitch" des ROLLING STONES avec un Corabi brillant de mille feux.  

Avec « Burn It Down », les DEAD DAISIES nous offrent un tour de force musclé, heavy (bien plus que le précédent album) avec des guitares hurlantes, une basse pulvérisant tout sur son passage, une tornade de tambours battants et une voix brute, forte et caractéristique. Evoquant le meilleur du rock des années 70, du hard rock des années 80, THE DEAD DAISIES est devenu un groupe avec une identité forte, leader dans son domaine et dans le paysage musical du classic heavy rock en 2018. Un tournant dans leur carrière ?

Blogger : Laurent Karila
Au sujet de l'auteur
Laurent Karila
Psychiatre spécialisé dans les addictions, ayant lui-même une addiction positive au metal depuis 1984. Auteur d'ouvrages spécialisés en médecine des addictions et d'ouvrages grand public ("On ne pense qu'à ça", "Une histoire de poudre", "ACCRO!" aux éditions Flammarion). Auteur des textes des albums de SATAN JOKERS ("AddictionS", "Psychiatric" et "Sex Opera") et d'autres groupes... Organisateur de Metal Diner chez son ami Olivier Andreani ("Le Cosi", Paris 5). Une nouvelle passion liée à l'écriture : chroniquer des albums avec une touche psycho-metalrock - Enjoy it, Children of Metal. Interviewer des artistes est aussi un plaisir (le face à face est mon activité quotidienne).
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