23 avril 2018, 10:01

STRYPER

• "God Damn Evil"

Album : God Damn Evil

Tout est écrit dans le titre du nouvel album de STRYPER : « God Damn Evil ». En direct du purgatoire, les Californiens nous reviennent avec cette nouvelle confession heavy métallique avec Perry Richardson (ex-FIREHOUSE) à la basse et au style capillaire de Dee Snider période « Stay Hungry ». La direction artistique est toujours bien heavy et mélodique avec des surprises sonores sur certains titres à consonance mystique (Jésus, le diable, les démons, l’enfer, le paradis, le bien, le mal...).
Les guerriers saints, lamés noir et jaune, nous la jouent un peu plus sombre mais toujours très accessible. "Take It To The Cross" ouvre l’album et est scotchant avec ses sonorités hyperheavy et son refrain thrashy où Michael Sweet, le chanteur et guitariste, hurle comme un crucifié. "Sorry" est déjà un classique du groupe. Le refrain aigu de "Lost" avec son intro punkoïde est surprenant – Rob Halford du début des années 1980, sors de ce corps ! – ainsi que les bridges harmoniques des guitares d’Oz Fox et de Sweet, à la sauce NWOBHM.

Le titre éponyme est un hit heavy metal, une prière pour tous les fans de cette musique sur les couplets et un refrain ultra efficace et simple mais on adore ça. Le break est même construit pour faire chanter le public ! "Own Up" est dans le même style bien heavy rentre dedans et fait du bien.
Le tandem rythmique biaxial, à savoir basse-batterie et duel/duo de guitares est puissant. "You Don’t Even Know Me" est un mid-tempo assez original pour STRYPER dans sa structure. "The Valley" est heavy, épique avec un refrain larger than life dans une cathédrale du metal.
Michael Sweet n’a pas peur des démons visiblement ! Les solos sont partagés avec des tonnes de wah wah. "Sea Of Thieves" n’est pas indispensable. "Beautiful" est un retour aux débuts du groupe et aurait cartonné à l’époque des vidéo clips de heavy mélodique à la fin des années 1980. Idem pour "Can’t Live Without Your Love" qui est... (question à 2 millions de Dong – monnaie vietnamienne car je suis en transit pour Saïgon lorsque j’écris ces lignes), une ballade mid-tempo un peu musclée. Un dernier titre avec le diable en thématique et un combat avec Jésus. La rythmique est speed, énervée. Ça crie heavy !

Les STRYPER sont de vrais professionnels de la recette heavy metal mélodique avec une dynamique old-school remise au goût du jour et une exploration de nouvelles contrées musicales. Il y a du très bon dans « God Damn Evil » avec du un peu moins efficace sur trois titres déjà vus (entendus). Toutefois, cet album est un bon cru pour les fans du groupe et pour les amateurs du genre. God bless the Sweet Brothers, Oz and Perry. Amen ! 

Blogger : Laurent Karila
Au sujet de l'auteur
Laurent Karila
Psychiatre spécialisé dans les addictions, ayant lui-même une addiction positive au metal depuis 1984. Auteur d'ouvrages spécialisés en médecine des addictions et d'ouvrages grand public ("On ne pense qu'à ça", "Une histoire de poudre", "ACCRO!" aux éditions Flammarion). Auteur des textes des albums de SATAN JOKERS ("AddictionS", "Psychiatric" et "Sex Opera") et d'autres groupes... Organisateur de Metal Diner chez son ami Olivier Andreani ("Le Cosi", Paris 5). Une nouvelle passion liée à l'écriture : chroniquer des albums avec une touche psycho-metalrock - Enjoy it, Children of Metal. Interviewer des artistes est aussi un plaisir (le face à face est mon activité quotidienne).
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