La jeune formation américaine n’a pas à proprement parler d’histoire : ses membres ne proviennent pas de groupes mondialement connus qui nous mettraient à tous l’eau à la bouche et sa discographie est plutôt succincte (un seul album au nom de « Medusa » sorti en 2017 et un EP totalement instrumental, « Spontaneous Generation », pondu juste l’année d’avant : c'est maigre !). Rien au niveau d’une improbable tournée européenne ou japonaise non plus…
Le vide !
Du coup, impossibilité pour votre humble chroniqueur de broder autour et, conséquence fâcheuse, obligation de rédiger un article au format assez court... A moins que vous vouliez que j’en profite pour vous parler du dernier plat raté que j’ai cuisiné (une variante américaine des œufs au plat : il faut monter les blancs en neige, faire une jolie montagne avec et poser le jaune en son centre, le tout saupoudré de paprika à passer au four pour un résultat assez dégueulasse en vérité !) ou de mon dernier concert de bar assez mauvais aussi (un duo de guitaristes corréziens jouant sur des horribles playbacks "maison" des reprises que tous les groupes de reprises de la terre font déjà, qui n’ont toujours pas compris que tenter d’imiter les versions originales est juste une entreprise vouée à l’échec. Et que chanter haut dans les aigus, quand de nature cela s’avère impossible, peut se révéler dangereux pour son intégrité masculine et surtout pour les oreilles des spectateurs...).
Évidemment, ce genre de propos hors sujet qui vise uniquement à remplir des lignes n’est absolument pas mon genre, vous vous en doutez. Aussi, j’éviterai de vous faire perdre votre temps avec ces artifices de journalistes dénués de scrupules !
Passons sur cette aparté qui a mine de rien pris la moitié de la chronique en toute discrétion (ma spécialité !), on peut constater à travers le death progressif de UNCURED un excellent niveau technique ainsi qu’une belle ouverture d’esprit à différents courants, que ce soit une question de culture générale avec le hardcore ("Choke") et le djent ("Eradicate") ou une question de références historiques avec à nouveau l’utilisation de la gamme espagnole ("Conquistador").
Bref UNCURED a des choses à dire possède un champ d’expression assez large pour s’exprimer. Un relatif confort qui lui permet par exemple d’oser incorporer dans un semblant de DREAM THEATER ("Death Valley") des vrais bouts de death bien gras dedans. Pour que ce soit totalement génial, il manquerait sur cet album un enrichissement de nappes de synthés futuristes et pour varier encore plus le propos un petit instrumental du même acabit de "Dethfunk" présent sur leur premier EP ou du style de "Stygian Pit" sur leur premier album.
Ça en fait en tout cas une formation à découvrir de toute urgence.