26 avril 2019, 21:11

ROLLERBALL

• "Lost In Space" [Réédition]

Blogger : Crapulax
par Crapulax
Album : Lost In Space [Réédition]

Amateurs de rock burné un brin stoner sur les bords, peut-être êtes-vous passés à côté de ce trésor inestimable caché quelque part dans l’immense désert australien ? Petite séance de rattrapage à l’occasion de la réédition de l’album pour fêter ses 20 ans d’existence...

ROLLERBALL a été formé à Queensland en 1998 et doit son nom au film mythique de science-fiction réalisé en 1975 avec James Caan en vedette (inoubliable dans le western El Dorado aux côtés du grand John Wayne et de Robert Mitchum ou dans le rôle de l’écrivain Paul Sheldon de Misery !). Comme les SCORPIONS à cette époque pour la sortie de l’album « In Trance », ROLLERBALL a délibérément emprunté la même police de caractère pour « Lost In Space » quelques années plus tard en 1999… Mais pas que. Certains titres s’en inspirent également.

En revanche, pour le nom de l’album, l’histoire ne dit pas s’il est également inspiré du navet cinématographique du même nom qui venait de sortir à cette époque, tiré d’une veille série TV des années 60, et qui a eu l’honneur d’être nominé dans le prix du plus mauvais remake des Razzie Awards de 1999 (pour la petite anecdote, 3 films ont fini ex-aæquo : Chapeau Melon et Bottes de Cuir, la copie conforme de Psychose plan par plan de Gus Van Sant nommée Psycho et Godzilla avec notre Jean Reno national).

Petite aparté cinématographique clos (c'était le quart d'heure éducatif sponsorisé par l'Education Nationale et la Ligue des Journalistes qui écrivent pour ne rien dire), après un début tiré sans surprise des dialogues du film, le groupe enclenche direct le mode turbo sur le surpuissant "Jonothan E", nous laissant deviner que la machine ROLLERBALL roule avec un tigre dans le moteur, le genre V8 à balancer la purée dès qu’on effleure par mégarde la pédale d’accélérateur. Avec le titre éponyme qui s’ensuit, on sent poindre une petite influence Sully Ema (GODSMACK) au niveau du timbre de voix. Tout y est ! Cette voix faite pour le rock. Le son des guitares énorme, la distorsion bien grasse. Sans oublier l'intensité des rythmiques (le direct dans ta face "Eye Of The Storm"). Avec l’introduction de "Lake Of Life", on revient brièvement aux fondamentaux d’AC/DC, déviant sur un blues rock bien mordant ("24 Hours") pas piqué des hannetons. En fin d’album, le stoner "Gane’s Theme" nous rappelle que ROLLERBALL sait aussi se montrer planant de la plus belle des manières.

De loin le meilleur album de la discographie des Australiens, « Lost In Space » se révèle à la vérité être une sacrée leçon de rock.

Blogger : Crapulax
Au sujet de l'auteur
Crapulax
Véritable touche-à-tout venant du metal underground : ancien animateur radio de l'émission TRANSAM ROAD (1989/1995), rédacteur de fanzines (CREME D'ANDOUILLE), ex-chanteur et guitariste rythmique au sein du groupe de Post-Hardcore SCREAMING SHORES (2006/2011). Également artiste graphique : affiches de concerts, jaquettes de démos, logos, caricatures de stars du Metal et divers comics (SEXUAL TENDENCIES, PAPY METAL, NEOBLASPHEMATEURS).
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