15 septembre 2019, 17:31

Phil Campbell

• Interview

Phil Campbell, que l’on ne présente plus, viendra jouer avec THE BASTARD SONS en France à partir de ce 15 septembre au Raismes Fest mais aussi dans 7 villes jusqu'au 28 septembre. L'ex-guitariste de MOTÖRHEAD nous parle de cette tournée, de son album solo et de sa vie d’artiste accompli.


Comment est ta vie musicale maintenant avec tes fils et ton groupe PHIL CAMPBELL AND THE BASTARD SONS ?
Elle est bien ! Nous sommes très occupés, nous faisons beaucoup de concerts. Nous foulons plein de scènes. Neil Starr, le chanteur, n’est pas mon fils mais il fait partie de la famille (rires). Nous allons sortir un album l’année prochaine. Nous avons quelques bonnes idées que nous allons exploiter et plein de choses se profilent à l’horizon. Nous avons ces concerts en France, au Royaume-Uni, en Allemagne. Ça va être cool !

C’est quoi ta vie en tournée ?
Faire des bons concerts avant tout. Le style sex, drugs and rock'n'roll, c’est fini ! Je me couche tôt après un concert, je rentre à l’hôtel et décompresse totalement. Mes fils se couchent plus tard mais tout est raisonnable. La journée ou les jours off, on peut se faire des trucs cool comme visiter des musées. J’adore l’art, tu sais.  

Que devons-nous attendre des 8 concerts en France dont le Raismes Fest ce 15 septembre ?
Nous allons jouer des titres de « Old Lions Still Roar », mon nouvel album solo qui sort le 27 octobre prochain, des BASTARDS SONS, de MOTÖRHEAD, des inédits peut-être. Notre set-list dépend vraiment de ce que les promoteurs veulent et du temps qu’ils nous laissent. Par exemple, quand nous avons ouvert pour Slash, nous avons joué 45 minutes. On mixe les choses en fonction du temps imparti, il y a des titres que nous jouons toujours mais pas dans le même ordre, en fonction des soirs. Un concert de 90 minutes est vraiment mieux (rires).

Te souviens-tu de la première fois où tu as joué à Paris ?
Dans les années 80, je pense. (Il réfléchit) Je me souviens du concert à Lille où je me suis cassé la cheville il y a quelques années. C’était dur mais fort ! Nous avons joué au Zénith, au Bataclan je pense. Avec MOTÖRHEAD, nous sommes passés dans un tout petit club, il y a très longtemps à Paris, je crois.

As-tu bu des coups avec Mikkey Dee dans son bar parisien ?
Ah oui ! Je ne vois plus beaucoup Mikkey car il est occupé avec SCORPIONS. Je suis content pour lui. Je n’aurais pas pu intégrer un groupe établi. Je suis guitariste et compositeur. Pour les batteurs, c’est plus facile d’intégrer d’autres groupes. Il s’éclate dans SCORPIONS.

« Old Lions Still Roar », ton album solo, sort prochainement. Tu nous en dis un mot ?
Cela fait plusieurs années que j’y travaille. Depuis 1999 en fait ! Tout s’est fait progressivement et naturellement. Il y a plein d’invités. J’ai écrit les chansons d’abord et pensé qui pourrait chanter dessus ensuite. J’ai envoyé les chansons aux personnes concernées pour avis et savoir si elles acceptaient de participer au projet. Toutes ont dit que c’était cool ! Certains sont venus enregistrer au studio, d’autres ont reçu les fichiers par e-mail et me les ont renvoyés, une fois finis. Il a fallu s’organiser mais au final, le projet est super et j’espère sincèrement que les gens vont apprécier cet album. Il y a Mick Mars (MÖTLEY CRÜE) à la guitare et Dee Snider au chant, par exemple, sur "These Old Boots", le premier single.
 

« J’aime voir le public heureux, sourire et leur renvoyer ces sourires. Il faut que ce soit heavy aussi. »


Si Lemmy était encore de ce monde, quel type de chanson aurais-tu écrit pour lui ?
J’aurais fait un titre totalement différent, à la Johnny Cash probablement.

Mon fils m’a posé cette question. Te souviens-tu de la première fois où tu as rencontré Lemmy ?
Oui, j’avais 12 ans. Il m’a signé un autographe après un concert à Cardiff. Il jouait de la basse avec HAWKWIND.  

Quels genres de nouveaux groupes de metal apprécies-tu ?
Honnêtement, je suis tellement occupé avec mes projets que je n’en écoute pas trop. Cela dépend de ce que tu entends par nouveau. Quand j’écoute de la musique, je préfère écouter des trucs que j’écoutais quand j’étais jeune.

Quel est ton meilleur souvenir de carrière ?
Franchement, je ne sais pas. Il y en a des tonnes. Ce qui est important pour moi, c’est de monter sur scène le soir et de donner le meilleur concert possible. J’aime voir le public heureux, sourire et leur renvoyer ces sourires. Il faut que ce soit heavy aussi !

Tu fais quoi à côté de ta vie de musicien ?
Je me relaxe, je lis des livres. Je promène mes chiens. Je collectionne de l’art. Je passe beaucoup de temps avec mon épouse, on fait plein de trucs ensemble. Rien de sex, drugs and rock’n roll (rires), rien de vraiment fou !

Quelles sont tes addictions positives ?
(Sans hésiter) Les guitares et les montres !

Un dernier mot pour tes fans français avant cette tournée ?
Ne soyez pas bourrés trop vite ! Soyez en forme pour les futurs concerts en France. Nous allons jouer de nouveaux titres. C’est vraiment un plaisir de jouer dans votre pays, il y a des super retours de votre part et vous êtes un super public !


Retrouvez toutes les dates de Phil Campbell And THE BASTARD SONS dans l'agenda.


Blogger : Laurent Karila
Au sujet de l'auteur
Laurent Karila
Psychiatre spécialisé dans les addictions, ayant lui-même une addiction positive au metal depuis 1984. Auteur d'ouvrages spécialisés en médecine des addictions et d'ouvrages grand public ("On ne pense qu'à ça", "Une histoire de poudre", "ACCRO!" aux éditions Flammarion). Auteur des textes des albums de SATAN JOKERS ("AddictionS", "Psychiatric" et "Sex Opera") et d'autres groupes... Organisateur de Metal Diner chez son ami Olivier Andreani ("Le Cosi", Paris 5). Une nouvelle passion liée à l'écriture : chroniquer des albums avec une touche psycho-metalrock - Enjoy it, Children of Metal. Interviewer des artistes est aussi un plaisir (le face à face est mon activité quotidienne).
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