2 février 2020, 18:45

James Hetfield

• La musique à tout prix


© Christian Ballard | HARD FORCE


Comme vous le savez certainement, le 30 janvier marquait la première apparition publique de Papa Het depuis son entrée en cure de désintoxication en septembre dernier, qui a entraîné l'annulation des concerts de METALLICA en Nouvelle-Zélande et en Australie. Et même si le cadre n'était pas à proprement parler musical, puisqu'il assistait à la cérémonie d'ouverture de "Reclaimed Rust: The James Hetfield Collection" au Petersen Automotive Museum, il a répondu, 45 minutes durant, aux questions du directeur exécutif de ce musée de l'automobile situé à Los Angeles. Voici quelques-unes de ses réponses.

Concernant la date de sortie du prochain album studio de METALLICA : « Excellente question. Nous n'en avons pas la moindre idée. Là, je suis au Petersen Museum (rires) et je ne sais pas ce qui va se passer ensuite. C'est ça qui est magnifique. Nous discuterons de ce qui est le mieux pour nous. Nous ne savons pas ce qui nous attend. Et nous aimons tout particulièrement la peur de l'inconnu – un peu – et être juste suffisamment effrayés pour nous sentir vivants. »

Mais il a également parlé de ses débuts de musicien, quand il a commencé la guitare et s'est mis à chanter. « Je voulais faire partie d'un groupe. Je savais que ça se ferait. Et j'ai tout fait pour que cela se concrétise. J'ai commencé par jouer avec quelques amis du coin dans un groupe qui s'appelait OBSESSION. On faisait des reprises aux fêtes d'école. Après avoir déménagé, j'ai traîné avec des mecs qui étaient un peu meilleurs que moi. Je savais que c'était ça que je voulais faire, à importe quel prix.
Dans les années 80, à L.A., tous les guitaristes voulaient jouer comme Eddie Van Halen, et il y avait des
millions de guitaristes. Tous les groupes cherchaient un chanteur. Alors j'ai vendu ma guitare et mon ampli, j'ai acheté une sono et un micro et j'ai décidé de devenir chanteur. C'était mon objectif suivant. Quand j'ai rencontré Lars [Ulrich], je lui ai dit : "Je ne joue plus de guitare. Je chante." Et il m'a répondu : "Alors on va chercher un guitariste." Et puis comme on ne trouvait personne qui joue de la guitare comme on voulait, je me suis remis à la guitare. Du coup, on a cherché un chanteur. Mais comme on ne trouvait personne qui nous convienne, j'ai chanté en attendant que l'on mette la main notre oiseau rare... Par pure nécessité. Il le fallait. C'était un défi pour moi mais je l'ai relevé et j'ai été très soutenu. Beaucoup de gens nous ont dit : "C'est cool. Vous n'avez pas besoin d'un frontman qui court partout. Tu devrais continuer." C'est ce que l'on a fait. Les gens m'ont donné assez confiance ne moi pour que je continue. »

Vous pouvez suivre l'intégralité des 45 mn d'interview (non traduite) ci-dessous. Même si vous ne pratiquez pas la langue de James, cela fait vraiment plaisir de le voir aussi souriant et détendu, en attendant de le retrouver sur scène, évidemment. Côté concerts, après une courte tournée en Amérique du Sud en mars-avril, les musiciens se concentreront sur 5 grands festivals sur deux jours aux USA dont ils assureront la tête d'affiche les vendredi et samedi à deux reprises, à chaque fois avec une setlist différente. Soit 10 setlists différentes. 
 


Faute de pouvoir se rendre en personne à l'exposition qui fermera ses portes en octobre, un petit tour d'horizon des 10 voitures d'exception offertes par James au musée. Tellement mieux que des Majorette ou des Hot Wheels…
 


Au sujet de l'auteur
Laurence Faure
Le hard rock, Laurence est tombée dedans il y a déjà pas mal d'années. Mais partant du principe que «Si c'est trop fort, c'est que t'es trop vieux» et qu'elle écoute toujours la musique sur 11, elle pense être la preuve vivante que le metal à haute dose est une véritable fontaine de jouvence. Ou alors elle est sourde, mais laissez-la rêver… Après avoir “religieusement” lu la presse française de la grande époque, Laurence rejoint Hard Rock Magazine en tant que journaliste et secrétaire de rédaction, avant d'en devenir brièvement rédac' chef. Débarquée et résolue à changer de milieu, LF œuvre désormais dans la presse spécialisée (sports mécaniques), mais comme il n'y a vraiment que le metal qui fait battre son petit cœur, quand HARD FORCE lui a proposé de rejoindre le team fin 2013, elle est arrivée “fast as a shark”.
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