19 mai 2021, 19:33

LEVARA

Interview Jules Galli

LEVARA, le trio californien qui connait un succès grandissant avec, entre autre, son single "Automatic", a sorti le 14 mai son tout premier album qui apporte un souffle nouveau dans l’univers du rock mélodique. Cependant, cette naissance discographique vient tout récemment de prendre un aspect particulier après l’annonce inattendue de l’éviction de son fondateur Trev Lukather (fils de Steve Lukather, guitariste du groupe TOTO) et ajoute une sacrée ombre au tableau. Nous nous sommes entretenus avec le chanteur Jules Galli, Français de souche, mais expatrié au pays de l’oncle Sam, qui a poursuivi son rêve américain et qui nous partage sa vision du groupe, le travail accompli, son parcours et la fierté de livrer un album rempli de chansons porteuses d’une énergie communicative et positive.

Bonjour Jules, merci de nous accorder un peu de ton temps, comment vas-tu ? Il semblerait que la situation sanitaire outre-Atlantique s’améliore de manière significative...
Salut ! Ça va très bien, c’est encore un petit peu tôt ici, mais ça va. Je suis au sud de Los Angeles et les choses s’améliorent globalement aux Etats-Unis, mais ça dépend aussi des états, un peu comme dans les différents pays d’Europe. Mais au Texas, dans le Tennessee ou en Floride, c’est comme si tout était normal ; en revanche, en Californie, c’est un peu plus strict, mais ça commence à s’ouvrir avec l’arrivée des vaccins. D’un point de vue personnel, tout va bien : je suis en pleine forme et il y a une certaine joie de vivre ici, donc on espère que ça va continuer comme ça.

Avant de parler de l’album qui vient tout juste de sortir la semaine dernière, abordons brièvement la situation interne du groupe. Trev Lukather vient d’annoncer qu’il avait été évincé de LEVARA par le biais d'un communiqué officiel sur les réseaux sociaux. Peux-tu nous faire part de ton ressenti et peut-être apporter des éléments supplémentaires afin de mieux comprendre cette décision qui a surpris tout le monde ?
Ce que je peux dire, c’est que cette situation est bien dommage. Je ne vais pas vraiment en dire plus que le communiqué qu’on a mis en ligne, mais en tout cas cette situation ne nous est d’aucun bénéfice, vraiment pas du tout, ni pour Josh et moi. Certains pensent qu’on en a profité pour avantager d’autres personnes, mais ce n’est absolument pas le cas, au contraire. C’est vraiment dommage. Mais je suis content que l’album soit sorti, parce que ce n’était pas gagné d’avance. Ça a été difficile de le terminer dans cette ambiance, l’accouchement a été laborieux. On a fait du mieux qu’on a pu mais maintenant, les chansons sont là. On en est fiers et on va continuer de faire de notre mieux. Et je souhaite à Trev le meilleur pour la suite.

Il est peut-être trop tôt pour aborder la question de son successeur mais avez-vous déjà une idée des prétendants qui pourraient reprendre le poste laissé vacant ?
Pour le moment, on n’a pas fait d’annonce, on n’a pas grand-chose à dire, mais ce n’est pas la partie la plus difficile dans cette histoire. On est soutenu par notre maison de disques, Mascot Records. On a beaucoup de possibilités et de solutions, on a pas mal de choix à ce niveau-là, mais il est encore trop tôt pour savoir réellement comment ça va se passer par la suite, donc on attend de voir.

Avec ce qui vient de se passer au sein du groupe, est-ce que certaines chansons résonnent différemment pour toi ? Du côté des paroles, j’entends. Je pense à "Ever Enough", "Can’t Get Over" ou "Allow" qui parlent de pardon, de relations difficiles ou de sentiment de non-reconnaissance ?
Je pense que les meilleures chansons, celles que j’écris en tout cas, sont celles qui peuvent évoluer au fil d’une vie et être interprétées différemment en fonction des situations. Ce n’est pas leur but au départ; mais on peut tout a fait les comprendre à travers la situation actuelle qui gravite autour du groupe. Mais pour être honnête ça fait un moment que je ne les ai pas entendues. On les a tellement écoutées, on a tellement travaillé dessus que je les ai mises un peu de côté. Mais j’adore quand une chanson peut évoluer et résonner différemment pour chaque personne. Certaines ont évolué à mes yeux, comme la chanson "Chameleon" par exemple. Quand l’idée de cette chanson est venue et que j’ai commencé à écrire les paroles, je ne pensais pas qu’au final ça deviendrait une chanson si positive. C’était plutôt une chanson où tu as envie de te cacher, de t’isoler, comme si tu étais un caméléon qui se rend invisible à la vue des autres et qu’on n’arrive plus à distinguer dans la foule. Mais vu que les paroles sont assez ouvertes et que la musique est assez positive, au final, cette chanson n’est pas triste. Et avec la vidéo qui l’accompagne, on a réalisé que les gens qui la regardaient la trouvaient motivante. En tant qu’auteur, ça m’apporte beaucoup de fierté, que des chansons puissent trouver une autre vie que celle qu’on avait pensée au départ.

LEVARA et l’association d’un guitariste américain, un expatrié français et un batteur anglais. Cette différence de culture, d’origines a-t-elle été un élément supplémentaire qui a enrichi les compositions ?
Oui, je pense. On est tous très différents. On vient de différentes cultures. On parle une langue différente et en tant que parolier, j’ai une autre approche. Je n’ai jamais écrit de chansons quand j’étais encore en France. Je chantais, mais je n’écrivais pas, donc j’ai vraiment commencé à écrire quand je suis arrivé aux Etats-Unis. J’apprenais l’anglais et j’ai commencé à écrire en anglais. J’ai gardé une certaine rythmique des mots à la française, mais avec des paroles anglaises et les deux autres musiciens pourraient te le confirmer, ça rend quelque chose d’unique quand ensuite on le mixe avec le rock mélodique typé années 80 de Trev et Josh qui est un véritable couteau suisse à la batterie. Il sait tout faire, il vient d’un monde très versatile : il adore le rock, le metal, il apporte une énergie qui te colle au mur, même quand il te joue un rythme simple. Il a toujours cette énergie débordante issue de ses influences personnelles et qui se retrouve dans notre musique. Ça donne une fusion de plein d’éléments différents, de personnalités différentes et c’est un élément unique pour nous. Après, c’est comme dans toutes relations, il y a des moments d’incompréhension, mais je ne suis pas sûr que ce soit en lien avec nos différentes origines ou cultures. On a tous une vie de famille différente et une éducation propre à chacun.

Los Angeles est le berceau de votre musique, mais également celle du rock FM des années 80. Pour toi, ça ne pouvait pas se passer autre part, c’était une évidence ?
Oui, je le pense sincèrement. Ça s’est fait naturellement, les planètes étaient alignées. Il y a tellement de musiciens ici, on a fini par se rencontrer tous les trois et ça a marché, comme si c’était écrit à l’avance. On n'a rien forcé, ça s’est fait tout simplement.

LEVARA a sorti à ce jour cinq singles. Les sites de streaming mettent depuis quelques années les singles au centre des écoutes et découvertes, comme un retour aux premières années du 45 tours. Comment vois-tu ce changement dans la manière de "consommer" la musique et de mettre un peu les albums au second plan ?
Personnellement, ça ne m’interpelle pas vraiment, du moment que la musique est disponible et que les gens peuvent l’écouter facilement. C’est le plus important. La raison pour laquelle on a sorti cinq singles est directement liée à la pandémie : la sortie de l’album a été repoussée deux fois, notre tournée également, on a donc dû trouver un autre moyen de maintenir la lumière sur le groupe et de promouvoir au mieux la sortie qui allait arriver. On a la chance d’avoir un label qui croit en nous et qui voit le potentiel de nos vidéos. Il faut de plus en plus de visuel aujourd’hui. On ajoute une autre dimension aux chansons qu’on a écrites, comme pour "Chameleon" qui a apporté un vrai plus. Il faut s’adapter, avec le temps, les époques changent et si tu ne t’adaptes pas, tu crèves. Pour moi, ce n’est que le début. Je n’ai pas vraiment d’éléments de comparaison avec l’ancien monde de la musique. Je suis juste très heureux d’être là et d’avoir un album qui soit sorti. Oui, les singles étaient majoritaires dans les années 60, avec des stars comme James Brown, par exemple. C’était surtout des singles à l’époque et après ils ont fait des albums quand on est entré dans l’âge d’or des disques et aujourd’hui ça évolue une nouvelle fois. On verra où ça nous mènera et comment se déroulera le prochain chapitre de l'histoire de la musique. Personnellement, j’aime bien les singles. Ça permet de ne pas avoir trop de pression à faire un album 100% cohérent où il faut que les titres soient tous pareils. J’aime la versatilité chez les artistes - en tout cas ceux que j’écoute le sont - et j’ai l’impression parfois que les albums contraignent un peu les artistes, leur désir d’être variés, d’être spontanés. Avec les singles, tu peux faire des trucs différents d’un titre à l’autre et suivre tes envies du moment.


Parle-nous du dernier titre de l’album "No One Above You". Y livres-tu ta vision de la spiritualité ? Comment gères-tu ta vie au quotidien. Es-tu réfléchi en général, agis-tu de manière à suivre un état d’esprit bénéfique à ton entourage ? Je pense également à "Heaven Knows"...
Je suis quelqu’un de spirituel, oui. Je me sens connecté avec une forme de puissance au-dessus de nous, après tu peux appeler ça Dieu, l’univers, la destinée ou encore des anges gardiens. En tout cas, la spiritualité fait partie de ma vie. Ce qui est bien, c’est que "No One Above You" a été écrite comme une chanson d’amour et de dévotion totale pour une personne. Donc, au départ, ce n’était pas tourné vers une représentation divine, mais on peut tout à fait l’interpréter de cette façon-là. Et c’est cool qu’il y ait cette autre facette. Je suis très content qu’on puisse la comprendre comme ça et si on pouvait tous être connectés à un monde un peu plus spirituel, on serait sûrement plus heureux, en harmonie avec les autres et le monde naturel qui nous entoure. J’apporte une grande importance à l’écologie et au respect de la nature : c’est une forme de connexion également qui me rend heureux et c’est très important d’évoluer dans ce sens aujourd’hui.

De manière générale, les titres étaient-ils composés d’abord avec les instruments, puis tu adaptais ensuite des paroles dessus ou avanciez-vous en même temps entre musique et paroles. Y-a-t’il eu des paroles qui ont été le point de départ de certaines chansons ?
Ça dépendait des titres. De manière générale, ça commençait avec une guitare. Trev est très créatif, il est toujours en train de composer de nouvelles chansons, un riff, un refrain voire une démo complète à la guitare. Après, mon rôle est de rajouter les paroles et les mélodies de chant et ça a toujours bien marché entre nous deux comme ça. Ça nous arrivait d’écrire ensemble dans la même pièce, mais on pouvait également travailler à distance. Il m’envoyait des idées à la guitare par mail comme sur "Ever Enough" où j’ai écrit les paroles de mon côté. Pour "Chameleon" c’était différent, on l’a écrite directement en studio. Je lisais un livre, j’en ai toujours plusieurs car ça peut toujours aider à l’écriture et trouver de nouvelles idées, et j’ai pensé à "chameleon, a million ways to hide..." et j’ai trouvé l’idée très intéressante. Cette chanson a donc commencé d’abord avec des paroles qui développaient une idée, un concept et ensuite on l’a mise en musique. Pour "Allow"... - et ce qui est fou avec cette chanson, c’est que ça a commencé avec des phrases que j’écrivais et qui n’étaient même pas destinées à devenir des paroles - c’était juste une idée, un peu comme un mantra, une méditation que je mettais par écrit, une déclaration spirituelle personnelle. Mais une fois en studio tous les trois, Trev qui avait un riff sous la main a pris connaissance de ce que j’avais écrit et en dix minutes, le morceau était en place. Tout était parfait, l’union des textes et des mélodies de guitare a coulé de source et c’était l’un des moments les plus magiques. Des mots et une musique qui au départ ont été pensés et créés séparément, se sont liés avec une simplicité incroyable.
 


Raconte-nous ton parcours musical, comment en es-tu arrivé ici, à promouvoir un album avec un impact international ?
C’est un peu fou, c’est un rêve qui s’est réalisé. Depuis que je suis tout petit, je voulais vivre aux Etats-Unis. J’avais cinq ans quand j’ai découvert un concert de Johnny Halliday et ça m’a explosé la tête. Je me suis dit « c’est ce que je veux faire, je veux faire comme lui ». Je ne l’ai pas vraiment choisi, je pense que ça a été choisi pour moi, j’ai toujours voulu, cru et senti que j’allais y arriver, même si je viens du Beaujolais en France (rires) et que je parlais uniquement français. Mais tout s'est mis en place pour que je puisse arriver là où j’en suis aujourd’hui. J’ai beaucoup travaillé pour y arriver, je n’ai jamais abandonné. C’est la première fois qu’on me pose la question, c’est un peu déstabilisant, j’ai l’impression d’être narcissique (rires). Mais ça me touche beaucoup de pouvoir en parler, d’être là avec toi et de pouvoir en parler. J’ai appris à chanter très jeune grâce à la chorale dans laquelle j’étais en France et ma prof de musique à l'école voyait que je m’éclatais à chanter comme les filles en voix de tête, en soprano. J’ai toujours eu une voix assez haute. À la fin d’un cours, elle m’a pris à part. Moi, je pensais qu’elle allait m’engueuler, car je faisais un peu ce que je voulais (rires) et au lieu de ça, elle m’a demandé si j’étais intéressé par des cours particuliers à la maison. J’avais sept ans. Elle m’a apporté une formation classique et quelques années après, j’ai pu auditionner pour le Conservatoire de Lyon. J’ai été pris et j’ai pu atteindre un niveau supérieur avec une discipline, une rigueur... ce qui d’ailleurs n’était pas très marrant pour un gosse comme moi qui écoutait Usher, 50 Cent et Bob Marley et que l’on fait entrer dans une église gothique pour interpréter un concerto classique. Mais je suis très heureux et fier d’avoir fait ça, ça fait partie de moi pour toujours. Si seulement je pouvais revivre ces moments-là et me focaliser sur le solfège et toutes les choses qui me faisaient chier à l’époque, je serais sûrement encore meilleur aujourd’hui. Après, à quinze ans j’ai déménagé aux Etats-Unis, mais je n’étais pas à fond dans la musique, c’était plus le sport et les filles (rires), j’apprenais l’anglais principalement et puis un jour j’ai rencontré un camarade de natation avec qui je suis devenu ami et il faisait partie d’un groupe de rock. Il était guitariste et chanteur et j’allais le voir en concert avec son groupe et j’ai trouvé ça tellement cool. J’ai commencé à écrire des paroles avec lui et c’est le premier musicien avec lequel j’ai commencé à écrire en anglais, tout en continuant à apprendre la langue. Je n’y connaissais rien. Je ne faisais juste qu'écrire paroles sur paroles et je m’endormais le soir en écoutant mes artistes préférés du moment, et la musique continuait toute la nuit pendant que je dormais et au final ça a du s’imprimer dans mon cerveau (rires). On a fait quelques concerts ensemble, c’était des chansons de merde (rires). On était tout jeunes, mais j’y ai cru dès le début, j’étais super motivé. Je suis allé ensuite à New York pour faire des études d’architecture, mais j’ai vite décidé qu’il fallait que je suive mon souhait d’être chanteur. Donc, j’ai arrêté mes études, je suis retourné à Miami, j’ai trouvé des musiciens, on a monté un groupe, on faisait des concerts. On a fait quelques démos et je pensais que, là aussi, ça allait marcher tout de suite mais non, pas encore. Je suis resté motivé, un peu comme une idée folle. Un jour, j’ai rencontré quelqu’un, un Français, qui est devenu par la suite mon mentor en quelque sorte et qui m’a dit : « Tes musiciens sont nuls, mais toi tu as quelque chose. Tu es bon, tu pourrais y arriver mais pas ici, pas à Miami. Il faut que tu ailles à Los Angeles ». J’avais 18 ans, je ne connaissais personne là-bas, mais il m’a dit d’économiser, de faire ma valise et de me casser de Miami. Je l’ai fait et les choses se sont déroulées assez simplement. J’ai rapidement rencontré Josh et Trev. Et quand on s’est retrouvé en studio avec le groupe, cette idée, cette illusion que j’avais en moi depuis tellement longtemps a fini par se concrétiser. Et me voilà entouré de Steve Perry de JOURNEY : là, ça m’a presque fait peur. J’étais intimidé et excité. Je suis en studio, signé sur un label, entouré de très bons musiciens et là, je me suis dit que j’avais eu raison d’y croire. Je n’étais pas si fou que ça et si je devais mourir demain, je serais alors heureux d’avoir accompli ce en quoi je croyais. Je souhaite à tout le monde de vivre la même chose. Il faut croire que tout était bien aligné dès le départ, c’était en moi depuis mon plus jeune âge. J’ai su très tôt ce que je voulais faire et je pense que j’ai eu beaucoup de chance aussi d’avoir des parents qui m’ont supporté, soutenu et motivé à aller au bout de mes idées.


​Avec une approche assez rock mélodique mais avec une touche moderne et teinté d’éléments electro, LEVARA souhaitait donner un coup de jeune au rock des années 80/90. Et l’un des représentants les plus connu n’est autre que Steve Lukather de TOTO. Vous a-t-il rendu visite en studio, vous a-t-il donné quelques avis ou conseils ?
Non, il n’est pas passé au studio. Il devait être en tournée, je pense ou dans une autre ville pour un concert, mais il n’a pas eu d’impact direct sur l’enregistrement de l’album lui-même. En revanche, quand on a fait notre tournée avec TOTO, on s’est tous les trois imprégnés de cette expérience extraordinaire. Il nous donnait quelques conseils de temps en temps et le simple fait d’être avec eux, on a profité de chaque instant. Cette relation nous a amenés à travailler avec leur manager, qui a cru en nous. Il nous a obtenu un rendez-vous avec un label pour faire notre album. Donc, au final, l’impact de Steve Lukather est clairement présent dans le début de notre carrière.

Lorsque tu étais jeune, de quel groupe étais-tu fan ? Quel impact ça a eu sur toi ?
Ça a toujours été Michael Jackson. Pour moi, personne ne lui arrive à la cheville en tant qu’artiste. En studio, il m’a toujours impressionné. Il y a eu Johnny Halliday également, grâce à qui tout a commencé. C’est le chanteur qui a apporté la musique américaine en France et quand je suis arrivé aux Etats-Unis, je me suis rendu compte que beaucoup de ses chansons étaient à la base des chansons américaines. Alors que moi, je ne connaissais que la version française, j’étais souvent étonné de découvrir les originales. Au final, c’est un peu comme si la boucle était bouclée. En plus, ici, à Los Angeles où il habitait ces dernières années... Donc, il a toujours eu cette image d’un parrain que je n’ai jamais rencontré, mais qui m’accompagnait intérieurement. Et il y a aussi -M-. J’adorerais faire de la musique avec lui : c’est un artiste phénoménal. Il collabore à de nombreux projets, fait plein de trucs différents. Il m’a beaucoup inspiré quand j’avais douze, treize ans, quand ma voix a commencé à muer. J’écoutais beaucoup son album live « En Tête à Tête » qui est extraordinaire et vu qu’il mixe beaucoup sa voix et qu’il utilise beaucoup sa voix de tête, je me suis dit que je pouvais conserver mon registre haut en chantant ses chansons. Et en plus, c’est un chanteur qui ne force pas sa voix. Il ne pousse pas, il ne gueule pas, mais il a ce truc qu’on ne trouve nulle part en France. J’espère au moins un jour le rencontrer et le remercier pour ça. Il m’a donné confiance en ma voix.

Blogger : Benjamin Delacoux
Au sujet de l'auteur
Benjamin Delacoux
Guitariste/chanteur depuis 1991, passionné de musique, entré dans les médias à partir de 2013, grand amateur de metal en tous genres, Benjamin Delacoux a rejoint l'équipe de HARD FORCE après avoir été l'invité du programme "meet & greet" avec UGLY KID JOE dans MetalXS. Depuis, il est sur tous les fronts, dans les pits photo avec ses boîtiers, en face à face en interview avec les musiciens, et à l'antenne de Heavy1, dont l'émission MYBAND consacrée aux groupes indépendants et autoproduits.
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