11 novembre 2021, 18:30

DJIIN

"Meandering Soul"

Album : Meandering Soul

Depuis ses origines au début des années 90, le stoner n’en finit plus de se développer et d’explorer de nouveaux espaces musicaux. DJIIN fait partie de ces explorateurs. Né en août 2015, le groupe explore un univers peuplé de génies et autres créatures de l'invisible issus des croyances et traditions sémitiques. Rétro aux Influences allant du rock progressif des années 70 au krautrock, en passant par le doom et le heavy metal période BLACK SABBATH, mais aussi d’autres plus modernes, la musique de DJIIN se base sur le métissage musical entre sonorités traditionnelles orientales et occidentales. Sa musique développe un univers personnel, atypique et envoûtant. Si le quatuor est composé d’un guitariste, d’un bassiste et d’un batteur, le quatrième membre est une chanteuse-harpiste à la voix rauque, percutante et charismatique dont le chant ressemble à des incantations vocales. Le résultat est composé de riffs puissants et saturés, des rythmes tordus, des mélodies psychédéliques et propose un rendu transcendant qui est une véritable invitation au voyage. L’usage peu commun de la harpe électrique permet l’introduction de sonorités uniques qui surprennent et renforcent l’univers ritualiste et mystique du groupe.

C’est le 13 septembre que DJIIN commence à lever le voile sur « Meandering Soul » avec un premier clip pour "Black Circus", la chanson qui ouvre l’album. Basé sur la guitare, c’est sur une rythmique lente et sombre qui n’est pas sans rappeler les DOORS que le disque débute. Rapidement, la guitare laisse place à la basse et le rythme se fait plus lourd et inquiétant. C’est dans ce contexte que l’on découvre la voix puissante de Chloé Panhaleux qui, sur un cri, libère le morceau. Si le rythme s’accélère, le chant se fait complainte avant que la chanson ne se termine comme elle a commencé, sur un rythme lent et une pulsation donnant l’impression d’un cœur torturé qui, épuisé par la souffrance, lâche prise et rend l’âme. Après l’univers d’une forêt brumeuse et angoissante, nous sommes transportés au sommet d’une colline qui domine la vallée. Sur un arpège mélancolique joué par le guitariste Tom Pénaguin, la chanson "The Void" est le second single extrait de cet album. Sur un break, le rythme se fait plus lent, le chant redevient incantation et se développe crescendo pour se terminer dans un cri de souffrance. Sur "Red Desert", l'un des trois titres de 8 minutes, la batterie d'Allan Guyaumard rythme la déambulation d’une personne perdue au beau milieu d’un désert, accablée par la chaleur. Comme sur les morceaux précédents le rythme s’accélère pour déboucher sur une partie instrumentale soutenue par la basse de Charlélie Pailhès permettant à la guitare et la harpe de se répondre dans une course poursuite où c’est à celui qui jouera le plus vite.
"The Warmth of Death" commence sur un chant à capella de Chloé Panheux, avant d’être rejoint par un chœur masculin. La mélodie qui commence avec des intonations médiévales se développe rapidement sur un mid-tempo jazzy. Avec "White Valley", le tempo se fait clairement plus énergique et enchaîne sur "WaxDoll", dynamique et entraînant, qui s'achève sur le thème d’introduction de "Black Circus".

Avec « Meandering Soul », DJIIN signe un superbe album avec lequel il atteint une maturité musicale qui lui permet d’affirmer sa personnalité dans un genre largement exploré et où il est difficile de sortir du lot. « Meandering Soul » est un des albums de stoner de l’année à ne pas manquer.

Blogger : Bruno Cuvelier
Au sujet de l'auteur
Bruno Cuvelier
Son intérêt pour le hard rock est né en 1980 avec "Back In Black". Rapidement, il cultive un vif intérêt pour le heavy metal et ses ramifications qui l’amèneront à devenir fan de METALLICA jusqu'au "Black Album". Anti-conformiste et novateur, le groupe représente à ses yeux une excellente synthèse de tous les styles de metal qui foisonnent à cette époque. En parallèle, c'est aussi la découverte des salles de concert et des festivals qui le passionne. L'arrivée d'Anneke van Giersbergen au sein de THE GATHERING en 1995 marquera une étape importante dans son parcours, puisqu'il suit leurs carrières respectives depuis lors. En 2014, il crée une communauté internationale de fans avant que leur retour sur scène en juin 2018 ne l'amène à rejoindre HARD FORCE. Occasionnellement animateur radio, il aime voyager et faire partager sa passion pour la musique.
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