22 septembre 2012, 11:36

LED ZEPPELIN : Conférence de presse (Londres) • 21 septembre 2012

 
 
Jeudi 16h. Appel de la rédaction. "Naiko, tu es dispo demain, à l'aube ?
Hésitation. 
"Départ Eurostar à 8h43, Projo du film "Celebration Day" de LED ZEPPELIN et... et... conférence de presse avec les trois membres originels : Robert PlantJimmy Page et John Paul Jones
Faut que tu te décides, maintenant ! 
TOUT DE SUITE !
Gasp ! 
Une prise de décision en 20 secondes, le temps que l'information gagne les neurones, fasse l'aller-retour avec mes jambes qui subitement tremblent. 
"Sir, yes, sir !"

Vendredi, 13h30, les trois légendes sont attablées devant moi (et accessoirement une poignée de journalistes du monde entier, mais je suis seul au monde !). 
Voici la conférence de presse dans son intégralité, telle qu'elle s'est déroulée hier après-midi à Londres. Dans quelques jours, je vous raconterai l'envers du décor de ce voyage-express et mes premières impressions du film. Et maintenant, enjoy la bonne parole de ces gentlemen du rock !
 
 
 
Quel est votre plus grand souvenir de ce soir de décembre 2007 ?
Jones : « Mon plus grand souvenir… voir le bout du tunnel. C’est génial. Tout s’est parfaitement déroulé, mais la fin du concert était aussi un soulagement.»
Plant : «Pour ma part… Je trouve ça assez terrible de parler de soulagement, car j’aime bien ça, et ce n’est pas quelque chose de reprochable. En réalité, l’idée de me trouver là où je suis dans ma vie, et de retourner au milieu de cette musique était une expérience spectaculaire ; je l’ai ainsi approchée d’un angle différent, et le fait de l’avoir vécue de cette manière ne relevait en fait pas spécialement du miracle. C’était très amusant.»
Page : «Ouais. Mon plus grand souvenir et de monter les marches jusqu’à la scène, et de les redescendre à la fin. Tout le reste s’est déroulé très rapidement en réalité. A ce moment-là, je savais que nous venions de réaliser ce que nous voulions faire, qui était d’y aller, jouer et montrer aux gens qui ne connaissaient peut-être pas très bien LED ZEPPELIN le pourquoi du comment nous sommes ce que nous sommes. En plus de tout cela, nous nous sommes énormément amusé, cette nuit-là, et avons fait plaisir à beaucoup de monde».
 
Vous avez commencé le concert avec «Good Times Bad Times». Y-a-t-il une raison particulière à ce choix. Résumerait-il finalement la carrière de LED ZEPPELIN ?
Jones : «C’est la première chanson du premier album, non ? Ça nous paraissait être la meilleure façon de débuter le concert ; en revanche, j’avais oublié à quel point le premier riff était compliqué… Après coup, j’ai regretté cette décision ! Je pense que nous nous en sommes bien tirés. Ça nous semblait être une bonne et vibrante manière de débuter la soirée.»
Plant : «C’est un titre assez représentatif de l'univers de LED ZEPPELIN. C’est plus un «tube» qu’une chanson qui aurait pu être davantage développée. C’est pourquoi, c’était un bon lancement : bon et concis, sans compter le grand final de la chanson. Jimmy et moi nous sommes regardé et attendus sur l’outro, ça fait guitare, puis voix, pour retour sur la guitare, c’est quelque chose qui l’intéressait beaucoup à l’époque. Et d’entendre Jason gémir derrière nous… Il chantait avec tout son cœur. »
Page : «Il y a sûrement eu beaucoup de pronostics sur quelle chanson nous allions choisir pour débuter le concert… C’était surement la dernière des options à laquelle les gens auraient pu penser. C’était assez inopiné, ils ont dû se dire : «S'ils commencent avec ça, mais que va-t-il bien pouvoir se passer ensuite ?». »
 
Arrive-t-il que vous vous retrouviez pour parler de certains souvenirs des années 70 qui vous ont marqué ?
Plant : «Le truc c’est que nous ne nous voyons plus beaucoup aujourd’hui, mais nous venons de passer environ une heure à parler de ce genre de choses, et dès que nous commençons, il y a toujours de petits sous-entendus qui viennent se glisser ici ou là. C’est ce qui se produit quand tu as passé beaucoup de temps avec certaines personnes… de vieux souvenirs refont surface et tu te dis : «Whoa, il aurait mieux fallu l’oublier celui-là !». Des exemples de ce genre, nous en avons beaucoup.»
 

 

 

 
(Question de Philippe Manoeuvre) Avez-vous été satisfaits du jeu de Jason Bonham?
Page : «Jason a été phénoménal et ce, depuis les toutes premières répétitions dans l’O2 (ndlr : la salle de concert). Il était incroyable, de par son état d’esprit, son enthousiasme et sa connaissance de l’univers de ZEPPELIN… C’était magnifique d’avoir pu travailler avec lui compte tenu du temps que nous avions, et réaliser un set convenable en établissant une réelle connexion musicale. C’était excellent. Personne d’autre n’aurait pu le faire». 
Plant : «Nous avions déjà joué ensemble, à son mariage. Malheureusement, il avait décidé d’aller se coucher pendant les festivités. Parce que j’étais un ami de longue date de la famille, j’ai dû aller dans sa chambre le tirer de son lit !
(à Page) Vous vous rappelez de ça ?
 
Quel regard portez-vous sur les paroles de "Stairway to Heaven" aujourd'hui ? Jimmy (Page) et Robert (Plant), vous aviez des opinions divergentes à ce propos…
Plant : «Hmm, j’ai un peu de mal avec certaines phrases qui relatent des périodes précises du passé. Pour ce qui est de la musicalité et de la construction, c’est supérieur à tout. Mais je n’ai pas forcément ressenti la même chose, en ce qui concerne les paroles, plus tard dans ma vie, au fur et à mesure que les années passaient. Peut-être suis-je toujours en train de me demander ce que je voulais dire à l’époque… Comme tout le monde !»
 
Pourquoi avoir attendu 5 ans pour sortir de magnifique DVD ?
Jones : «5 ans, ça fait 5 minutes à l’échelle de ZEPPELIN».
 
 
 
Quelle a été la première chanson que vous ayez joué lors de votre première répétition ? 
Page : «Je crois que c’était «Train Kept-A-Rollin’», mais nous avons joué plus que ça à cette première répétition. C’était comment ? C’était absolument dément pour chacun de nous. C’est exactement ça.
Plant : «Nous n’avions rien de nouveau (morceau) à jouer, non ?»
Page : «Pas vraiment non, nous faisions ce que nous voulions. Mais l’intensité qui s’en dégageait… La communion de nous quatre, si je puis dire. Ça a été très intense dès le début. La première chose que nous avons joué… Jason a dit que nous avions fait «Houses of the Holy» dans les premières chansons, mais il n’en était pas persuadé… C’était sûrement parce qu’elle allait être une des chansons les plus difficiles à jouer, pour chacun de nous. Ça aurait été un bon échauffement en somme, pour s’y mettre directement. Je crois que nous voulions débuter par celle-là.
Jones : «Jason était génial. Au fur et à mesure que nous parcourions les chansons du répertoire et que les set-lists changeaient, nous nous arrangions pour terminer les titres d’une certaine façon de manière à être raccord avec ce qui allait suivre. Nous jouions un titre et nous nous demandions : «Hmm, comment se termine-t-elle celle-là ?» - Nous regardions Jason qui nous disait : «En 1971 vous la terminiez comme ça, et en 1973 comme ça, etc…». Il a une mémoire quasiment encyclopédique, c’était un réel compliment.»
Plant : «Il détient de bons bootlegs. De bons trucs de BEATLES aussi. C’est une mine d’informations. J’ignore quel groupe il va intégrer à l'avenir… Mais il assure vraiment.»

Y-a-t-il eu un moment pendant le concert de 2007, ou un moment depuis cet évènement, où vous vous êtes dit : «C’était génial, j’aimerais bien le faire à nouveau !» ? Et si c’était le cas, qu’est-ce qu’il vous en a empêchés ?
Page : «Puis-je vous poser une question ? Avez-vous tous été voir le film ? Avez-vous aimé ? Bon, alors nous avons fait notre boulot.»

Quand vous regardez les musiciens, stars d’aujourd’hui, vous dites-vous qu’à votre époque, c’était quand même plus marrant ?
Page : «En ce qui concerne la création de musique et la poursuite d’une carrière sans tomber dans tous les pièges que l’on vous tend aujourd’hui, absolument. Nous n’avions aucune ligne de conduite à suivre ou quoi que ce soit. Nous devions créer de la musique et la promouvoir en donnant des concerts. C’était un processus beaucoup plus simple, et beaucoup plus positif pour les musiciens».
Plant : «A l’époque, il n’y avait pas de vision d’ensemble sur ce que tu faisais de ta carrière, etc… Nous, comme tous les autres groupes qui ont débuté avec nous, personne ne s’attendait à devoir faire plus que… ce que nous faisions déjà. Même s'il s’agissait encore d’enregistrer des disques, on ne parlait pas de ça [en parlant de la conférence de presse] et de ressembler à une bande de sélectionneurs de football en train de donner une interview à la fin d’un match. Les gens que nous rencontrions sur la route étaient plus ou moins… Des brigands en fait. Nous ne faisions que nous amuser, et le concept de se pencher sur une carrière et que l’on te demande de revenir sur ce que tu as dit : «Crois-tu que tu pourrais le refaire ?»… Le truc à propos de ce que nous étions lors de notre apogée, et c’était notre seul but dans notre vie créative, est que nous étions constamment en train de créer. Il y a une heure de cela, nous étions en train de parler de comment est-ce qu'on pourrait se retrouver avec une nouvelle forme de musique ne serait-ce qu’en en modifiant quelques lignes. A l’époque on ne se posait pas la question : «Et qu’est-ce que t’en penses maintenant ?». Ce qui m’inquiétait, c’était de savoir ou non si j’avais fait mes devoirs de français.»
Jones : «Euh... J’ai oublié la question. Je suis dans la lune.»
 
 
 
Y-a-t-il eu un moment durant le concert où vous vous êtes dit : « Ça y est, nous y sommes !» ?
Page : «Ouais, la première chanson. Sans vouloir être… Ouais, la première chanson.»
 
En toute supposition, en reprenant le concept des petites vignettes portraits du DVD «The Song Remains the Same», à quoi est ce qu’elles ressembleraient en 2012 ? 
Page : «Le concert entier en était une, vraiment.»
Plant : «Je crois que le fait de descendre la Tamise en bateau l’était déjà. En arrivant à l’O2 en bateau, j’ai vu Arthur vous attendre, il y avait trois princesses… »
Jones : «Il y a quoi dans ton thé ?»
 
Mon impression, c'est que vous avez offert ici la version live ultime des chansons de LED ZEPPELIN. Est-ce ce que vous ressentez ?
Page : «Les versions de chansons que nous avions faites en, disons 1969, ont changé et muté le temps que nous parvenions à 1973 ou 1975. La musique était tout le temps en train de changer. En répétitions pour l’O2, elles comportaient de très subtiles différences, et même parfois de très grandes en ce qui concerne la texture et l’énergie qu’elles détiennent. Mais en ce qui concerne [le jour du concert] si on prend en compte que nous n’avions qu’une performance à donner, ouais, je pense que nous avons réalisé des versions plutôt définitives de toutes ces chansons… En tout cas, mieux que ce qu’un cover band aurait fait !
Jones : «Je pense que la technologie a aussi aidé d’une certaine manière. Beaucoup de micros, de caméras, tout paraissait et sonnait de manière fantastique.»

Comment avez-vous célébré cet évènement en descendant de scène, il y avait-il un contraste avec la vieille époque ?
Plant :
«Je crois que nous nous sommes juste pris dans les bras les uns des autres en lâchant un grand «Pchhhh» de soulagement. Tout le monde nous regardait, histoire de voir ce qui allait se passer. Ça exige énormément de faire tout ça. Il y avait un réel sentiment de camaraderie, l’aboutissement d’une véritable aventure. Comme Jimmy était en train de dire, c’était quasiment insensé que nous n’ayons fait aucun concert pour se rôder ou quoi que ce soit. C’était ça l’échauffement ! C’est d’ailleurs une bonne façon de faire les choses, mais elle comporte aussi ses inconvénients.
Page : «Ensuite, il y a eu une énorme fête… avec beaucoup de célébrités. Ça devait être bien, alors que nous étions en train de planer à l’ether.»
Plant : «Vous pouvez vous en procurer 24h/24 au Marathon sur Chalk Farm Road.»


Arriviez-vous à distinguer des visages dans le public à l’O2 ? Avez-vous aperçu Paul McCartney ou Dave Grohl ?
Page :
«Non, je ne me rappelle de personne, à part nous, en train de communiquer avec le public. On m’a dit qu’il y avait trois générations de Presleys dans la salle, c’est quand même quelque chose. Les mecs d’OASIS, parmis d’autres. Mais nous ne pouvions distinguer personne.»
Plant : «Ils étaient dans la catégorie VIP.»
Jones : «Si ils n’étaient pas au premier rang, nous ne pouvions pas les voir.»

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il y a une sorte de magie qui s’opère quand vous jouez ensemble. Retrouvez-vous cette même alchimie chez de nouveaux groupes ?
Jones :
«Une grande partie de la musique pop d’aujourd’hui. Les groupes de nos jours ont l’air extrêmement motivés. Tout le monde se met au devant de la scène avec un micro et joue d’une manière très directe, ce que nous n’avons jamais fait. Nous étions plus à travailler ensemble avec une multitude d'accompagnements instrumentaux. En revanche, (notre démarche) c’est quelque chose que personne ne semble pratiquer aujourd’hui. Ça me surprend, mais ça n’a plus l’air de se faire ainsi. De mon point de vue, je ne peux pas vraiment citer de noms.»

Plant : «Je crois que nous nous sommes fait évincer par les COCKNEY REJECTS en 1977 pour avoir duré un peu trop longtemps. Je suis assez emballé par MUMFORD & SONS, parce qu’ils construisent, ils sont pessimistes et optimistes, et ils peuvent pratiquement retourner un public entier, ce qui est fantastique. Il y a aussi pas mal de bon DJs et d’autres choses de ce genre en ce moment, ce qui est très bien.»

Qu’attendez-vous de ce film ? C'est la transmission d'un héritage ou une simple partie de plaisir ?
Page :
«En allant directement à la fin de votre question, oui, il va faire partie de notre héritage, parce que c’est ce que nous avions entrepris de faire sur une journée. En revanche, ce qui doit être souligné ici, c'est que lorsque nous avons envisagé de jouer à l’O2, il n'y avait pas d'intention initiale d'y tourner un DVD, ou un film ou quoi que ce soit. C’est juste qu'avec tout le matériel déployé derrière nous et l'excellent travail que Dick Carruthers était en train de faire, il nous est paru évident de l’enregistrer. De plus, ne l’oublions pas, nous n’avons fait qu’un concert, nous ne savions pas si nous allions assister à un festival de fautes et de pains, mais au moins nous avions la possibilité l’enregistrer, même si c’était pour le garder dans notre collection personnelle, pour notre propre divertissement. Ce n’était pas l’idée première d’en faire un DVD… Mais c’est ce que c’est désormais, et je suis heureux de voir que cela vous plaît à tous.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


La performance a-t-elle été modifié en studio ?
Plant : «On ne va pas vous le dire ! Espèce d’insolent ! Nous étions parfaits ! 
Je crois qu’ils ont dû modifier la ligne de chant à la fin de «Kashmir» en toute honnêteté, parce que j’ai manqué d’air. »
Page : «Si il y a eu quelques retouches, il s’agirait du strict minimum comparé à ce que d’autres peuvent faire. Le concert était tel qu’il est. Il n’y a eu que de petites choses à rectifier, parce que nous avons bien assuré du premier coup.»


Qu’est-ce que le blues et le rock ’n’roll signifie pour vous aujourd’hui, comparé à il y a 30 ou 40 ?
Page :
«En ce qui concerne les tout débuts du blues et du rock ’n’ roll/rockabilly de mes années adolescentes, je peux toujours l’écouter et prendre un plaisir fou, encore aujourd’hui. En revanche, depuis cette époque, je pense que chacun de nous a développé des goûts plus ou moins éclectiques. Mais évidemment, et en ce qui me concerne, c’est la musique que j’écoutais quand j’avais 12 ou 13 ans qui m’a séduit… Et elle a fait un bon boulot.»
Plant : «En parlant de blues, de country blues… Un nombre conséquent de portes s’est ouvert ces 40 dernières années, permettant l’accès à des chanteurs comme King Solomon Hill, et d’autres gars fantastiques du Delta qui n’ont peut-être fait que 4 ou 5 disques, mais qui ont totalement posé les bases pour les autres. Willie Brown, à propos de qui Robert Johnson chante dans «CrossRoad Blues», je crois qu’il n’a enregistré que 5 ou 6 disques et il était bon, mais c’était le jeu, un nombre incalculable de musique était aussi jouée à côté du blues. Robert Johnson jouait de tout. Les références à ces vieux musiciens sont comme une maison spirituelle pour moi. Encore aujourd’hui je suis toujours ému par ce qu’ils ont vécu, leurs aspirations et ce qu’était leur monde. C’est vraiment intouchable, car comme nous, ils venaient d’un autre temps. Nous sommes aussi d'une autre époque, comme vous avez pu le voir ce matin [dans le film]. Donc le blues et le rock ’n’ roll pour moi, c’est toujours une part de ce qui me fait vivre aujourd’hui.»


John, souhaites tu terminer avec un commentaire là-dessus ?
Jones : «Le blues et le rock ’n’ roll est une part de ce qui le fait vivre aujourd’hui… J’adore aussi.»


(remerciements à Hugo Tessier pour sa contribution essentielle).

 

 

Blogger : Naiko J. Franklin
Au sujet de l'auteur
Naiko J. Franklin
Naiko est né à une époque où DEEP PURPLE chantait « Mistreated » et BLACK SABBATH, « Sabbra Cadabra ». Ses biberons étaient dopés au PINK FLOYD, au LED ZEPPELIN, voire URIAH HEEP. Pourtant, c’est à Londres, au début des années 90, que s’est nouée sa véritable rencontre avec le metal, autour de groupes comme KORN, TYPE O NEGATIVE, MOONSPELL, MY DYING BRIDE ou CRADLE OF FILTH. C’est toujours à Londres, à la même époque, qu’il prit une petite part au lancement du mythique Big Cheese, aux côtés d’Eugene – qui dirige toujours le magazine. Après bien des détours, à la fin de 2011, lorsqu’il fut lassé du conflit israélo-palestinien, de la politique française, des femmes à poil et même des chiens écrasés, HARD FORCE lui permit enfin de renouer avec sa passion profonde.
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