24 mai 2024, 23:59

FREAK FREQUENZ FESTIVAL

@ Nantes (Jour 1 - Le Ferrailleur)

A mon plus grand regret, je n’avais pu aller à la première édition du FREAK FREQUENZ en octobre 2023 et c’est donc avec grand plaisir que j’ai appris que ce petit festival spécialisé indus-electro-metal revenait plus vite que prévu les 24 et 25 mai. L’occasion rêvée de faire un tour à Nantes et retourner au Ferrailleur !

Organisé par Black Speech Productions et Devilicious Couture, le FREAK FREQUENZ proposait une deuxième édition toute aussi alléchante que la première avec HORSKH et PSYCLON NINE en têtes d’affiche ! De vraies pépites pour les amateurs du genre. Il faut bien le dire, s’il y a des concerts de musique industrielles par ci par là, c’est rare en France d’avoir des dates spécialisées de ce type et encore plus sous forme de ''petit'' festival où on peut en prendre une grosse dose d’un coup ! De quoi justifier l’aller-retour en TGV depuis Paris (c'est entre vous et moi mais j’en ai profité pour rendre visite à ma grand-mère, même si cette dernière n’a bizarrement pas grossi les rangs du public !).

Un grand soleil, la possibilité de boire un verre en bord de Loire dans un transat avant le début des concerts, que demander de mieux ? C’est OG.EZ.OR qui ouvrait le bal. Les Nantais jouaient donc à domicile et l’accueil s’en est ressenti : chaleureux et avec une fréquentation qui n’avait rien à envier aux groupes de tête d’affiche. Sans surprise OG.EZ.OR c’est de l’industriel (au cas où à ce stade vous ayez encore un doute sur le thème du festival) mais dans un univers cyber influencé par la science-fiction : amateurs d’accessoires verts néon, vous y trouverez votre bonheur avec une mention spéciale pour les cordes de basse ! Une belle entrée en matière, l’ambiance y est avec une prestation soignée qui colle parfaitement avec les thèmes du groupe, un bon mélange entre parties plus calmes, atmosphériques et plus énervées histoire de faire un bon échauffement pour ce qui sera la soirée la plus dansante du week-end. Je n’avais encore jamais eu l’occasion de voir OG.EZ.OR en live mais je compte bien remettre ça dès que ce sera possible ! On notera aussi l’énergie de Sylvain le guitariste, également membre actif de Black Speech Production qui s’est certainement dit qu’organiser un festival et y jouer serait finalement tout à fait faisable !

Une respiration sur les bords de Loire plus tard et c’est parti pour V2A. Malgré leurs presque 25 ans d’existence, les Anglais avaient jusqu’à présent eu le mauvais goût de ne pas venir se produire en France. Leur présence à l’affiche était donc à ce titre particulièrement appréciable. C’est sous la forme d’un trio qu’ils décident de nous délivrer leur indus post-apocalyptique inspiré de l’univers de Mad Max. Ils sont visiblement très contents d’être présents (et resteront d’ailleurs comme la plupart des groupes tout le week-end pour profiter des autres concerts), et il faut le reconnaître, le live met en valeur leurs compositions. C’est dansant, les hymnes se reprennent facilement en chœur et le groupe a une bonne communication avec le public (à coup de drapeaux à agiter, spray chromé pour les premiers rangs...). Exit les passages plus atmosphériques qui pouvaient emprunter à la synthwave de OG.EZ.OR, ici c’est plutôt de l’indus aux relents de punk et d’aggrotech le tout avec un frontman (Drone) et une frontwoman (Mechanized) qui se répondent et le jeu entre les deux voix donne un peu de profondeur. Je dois dire que ça donne envie de voir ce que ça donne dans un configuration plus complète sur scène !


On passe ensuite à HORSKH, la tête d’affiche de la soirée. Soyons honnête je ne sais pas si l’objectivité a depuis longtemps disparue, ou s’il s’agit tout simplement d’un constat, HORSKH en live c’est une valeur sûre. Y a-t-il vraiment besoin d’en dire plus ? Dans le doute je vais vous éclairer... C’est donc l’association d’une musique viscérale, violente qui vous donne envie de danser et c’est extrêmement efficace en live (au cas où, je précise ici qu’on parle bien évidemment toujours de metal-indus mais en version plus grunge et presque cathartique). Pas un temps mort, les morceaux s’enchaînent sans accorder un instant de répit au public : un wall-of-death par ci, un circle-pit par là... Si Brioux coincé derrière la batterie se charge d’une rythmique toute en douceur (attention, sarcasme), Bastien au chant et Jordan à la guitare, programmation et seconde voix, se chargent de prendre possession du reste de la scène et d'envoyer des trésors d’énergie à la figure de l'assistance. Son dernier album, « Body », sorti en janvier confirme bien l’évolution du groupe et on ne peut qu’être curieux de voir ce qu’il pourrait nous réserver ! D’ailleurs, le public suit et nombreux sont ceux qui arboraient les couleurs du groupe dès le début de la soirée. Là encore, comme pour les derniers concerts du trio auxquels j’ai pu assister, l’accueil est excellent et bien que lessivés, on en aurait bien repris encore un peu !

Mais il faut garder encore un peu d’énergie car après HORSKH place à l’after... Si certains décident de profiter de la pause pour rentrer chez eux reprendre des forces et se reposer avant la deuxième soirée, il reste un nombre fort honorable de téméraires pour le show de BAK XIII, un joyeux mélange d’indus (on allait quand même pas déroger aussi vite au thème !), avec de l’électro, des passages plus pop et bien sûr un petit côté punk. Si sur le papier on se dit qu’il y a ''à boire et à manger'' et que c’est potentiellement indigeste, le mix est bien fait et servi par un chanteur très expressif. Le but assumé est de nous faire danser en assurant un show teinté tantôt de grotesque avec les mimiques du frontman, mais aussi de plus de subtilité distillée savamment par ci par là. En bref, ça danse dans la bonne humeur tout en gardant un côté sombre.

Les plus courageux restent pour le DJ-set de Lady Kaos, pour ma part, le trajet se fait sentir et c’est retour dans mon lit histoire de pouvoir assumer le lendemain ! Une excellente première journée qui a rempli toutes ses promesses. Petit bémol cependant, la concurrence d’autres festivals dans la région le même week-end qui n’a malheureusement pas aidé la fréquentation du FREAK FREQUENZ...
 

Blogger : Carole Pandora
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Carole Pandora
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