12 mai 2012, 11:06

Billet d'humeur : pourquoi je boycotte METALLICA ce soir...

 

 

James Hetfield au concert de Volbeat - Bataclan, Paris, 10 novembre 2011

 

 

La question me travaille depuis une grosse semaine et elle m’a fait passer par tous les états d’esprit. Aller ou ne pas aller voir Metallica au Stade de France ?
 
Quand la date parisienne a été annoncée, puis démentie et enfin fermement confirmée pour le 12 mai, la ficelle m’a semblé un peu grosse. La presse généraliste faisait alors des papiers sur Cliff Burnstein et la manière par laquelle le manager de Metallica (mais aussi des Red Hot) maximisait les revenus de ses têtes d’affiches. Les tournées planifiées pour 2013 avaient été avancées d’un an, en prévision d’un effondrement possible de la zone euro, dans la logique tellement ricaine et élégante de « take the money and run ». En matière de Metal également, il existe des marchés émergents qui présentent un meilleur retour sur investissement que notre vieux continent. Et voilà le vieux barbu de Q Prime transformé en oracle de la finance mondiale... Si vous ne me croyez pas, vérifiez les sources : ici, par exemple. Ca vient du Wall Street Journal.

Les 20 ans du Black Album : un prétexte (il est sorti en 1991). Le fait de jouer cet album complet : un gimmick. Le Stade de France : une hérésie.
 
Et pourtant, je suis un fan de Metallica, précisément depuis la sortie du "Black Album". Je ne compte plus les fois où je les ai vu jouer. Trois ou quatre fois à Bercy, Wembley, Milton Keynes et Earl’s Court (UK). J’en oublie peut-être, même si à chaque fois, je me suis pris des coups de pied au cul monumentaux. J’aime à égalité presque tous les albums de Metallica, de "Kill’em All" à "Death Magnetic", même si "Metallica" (le vrai nom du Black) et "Saint Anger" me semblent un ton en dessous (oui j’adooooore "Load" et "Re-load", ça vous pose un problème ?). Malgré cela, parmi les morceaux du "Black Album", il y en a un que je me damnerais pour entendre live, c’est "My Friend of Misery" - c’est ce qui a failli me décider à me rendre au Stade de France, ça et la perspective d’y retrouver un pote que je n’ai pas vu depuis l’époque où, étudiants à Londres, nous reprenions ‘Tallica dans des garages… Rien ne me réveille mieux, en cas de besoin, qu’un bon petit "Bellz" ou un "Master" version studio qui résonne dans l’aurore blafarde. Je suis un fan de Metallica et je regrette de ne pas l’avoir été depuis l’origine : je regrette de ne pas les avoir vu il y a 30 ans dans une salle minuscule. Je regrette de n’avoir jamais vu Cliff.
 
François de The Four Horsemen @ Motocultor 2011
Mais demain, en me levant, je ne crois pas que je regretterai d’avoir manqué Metallica au Stade de France.
J’aurai certainement eu une pensée pour tous mes potes qui pourront dire «J’y étais !», comme François, le bassiste-chanteur des Four Horsemen (Tribute Band).
J’aurai peut-être un peu mal au crâne, je n’aurai peut-être plus de voix, je serai peut-être fatigué, courbatu, j’aurai peut-être pris une claque monumentale : au moment même où James, Lars, Kirk et Robert monteront sur scène, dans moins de deux heures, maintenant, Memories Of A Deadman commencera son set, dans le pub juste en bas de chez moi…
 
 
 
 
 
 
 
 
Memories Of A Dead Man : http://www.memoriesofadeadman.com
 
 
Blogger : Naiko J. Franklin
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