Lundi 17 novembre 2025. La froideur de cette morne saison se fait ressentir très particulièrement aujourd'hui et pour cause, les Toulousains OROB nous lâchent leur dernier méfait, « Golden Tears Of Love And Sorrow », EP de son état.
Après avoir annexé la sympathique Brasserie Auros en mai dernier (en compagnie des Tarnais TERRE RARE et des, désormais, célèbres POINT MORT), OROB revient à nos oreilles avec ses sombres compositions.
La courte intro, "Annonciation", nous met directement dans le jus. Ses sonorités inquiétantes sur fond d'incantations dignes de la franc maçonn... d'une messe noire créent déjà une atmosphère oppressante.
"Sun, Borrowed" prends la relève avec un petit arpège machiavélique suivi d'une double pédale apocalyptique. Le chant clair est déroutant au premier abord, mais ne vous méprenez pas, le growl arrive très rapidement dans votre visage avec un déferlement de guitares bien black metal. On sent que c'est pas La Croisière s'Amuse là.
Le belliqueux "Sulfur Baptism" délivre ses premières notes. On monte d'un cran dans la violence et dans l'ambiance pas détendue. La voix claire se mélange aux vociférations pour un rendu dérangeant et mélodieux à la fois. Troisième piste pour un revirement sonore total. "Mediation On Hope" nous entraîne vers une facette plus expérimentale avec ses sonorités électroniques et envoûtantes. En fermant les yeux on pourrait atteindre une forme de lâcher prise. Toutefois ne lâchez pas trop non plus, vous risqueriez d'y laissser les dents, et le dentiste, ça coûte une blinde, car la fin s'intensifie pour nous préparer à la gifle suivante, "Inverter".
La double pédale est de nouveau de sortie sur fond d'arpèges de mauvaise augure. Le chant black s'ensuit pour bien nous rappeler qu'on n'est pas sur du Chantal Goya. Le refrain en voix claire accentue la profondeur et cette ambiance de désespoir émane de ce titre.
Efficace et expéditif comme une croisade de Godefroy, cet EP saura ravir les amateurs de metal extrême, par sa profondeur et la diversité de ces titres.