7 avril 2026, 21:12

SOLENCE

Interview Markus Videsäter

Blogger : Tom Binet
par Tom Binet


Fin novembre, les Suédois SOLENCE étaient de passage à l’Élysée Montmartre pour une date unique en France en première partie de NOTHING MORE, peu de temps après la sortie de leur cinquième album, « Angels Calling ». L'occasion d'évoquer, avec le chanteur Markus Videsäter, cette nouvelle pépite de metal moderne teintée d’électro, l'efficacité du groupe au moment de composer ou encore son enfance au sein d'une famille de musiciens...
 

Qu'est-ce qui te rend le plus fier à propos de l'album et tout le processus d'écriture ?
Markus Videsäter : Je crois que c'est simplement le son et ce que l'on ressent en l'écoutant. Je n'écoute pas trop ma propre musique, mais quand cet album est sorti, je l’ai réécouté un grand nombre de fois. Je suis fier de ce qu'il représente pour nous. C'est très cool de voir tous nos fans donner leur avis depuis sa sortie et la manière dont il est accueilli en live.

Justement, quel a été l'accueil réservé à ces nouveaux morceaux en concert ?
L'album n'est pas sorti depuis si longtemps, mais les gens chantent les paroles en chœur, en particulier sur "Where Were You... ?". C'est assez fou.

C'est votre cinquième album en seulement six ans, ce qui est assez impressionnant. Peut-on dire que vous aviez beaucoup de choses à raconter ? Y a-t-il un message particulier derrière cet album ?
Pour nous, cet album est une question de motivation, il parle de vivre sans regrets. "Angels Calling" est une chanson qui te pousse à faire ce que tu souhaites avant que les anges ne te rappellent à eux, c'est-à-dire que tu meures. Donc le message, c'est : « Prends du plaisir » et « Ne donne pas d'importance à ce que les gens pensent ». Voilà ce qu'on essaie de dire aux gens.

Vous êtes un groupe depuis un certain temps désormais. Comment continuez-vous à évoluer dans le temps ?
Je crois que cette fois, notre ambition était de combiner tout ce que l'on a fait lors des albums précédents. Tout ce que l'on a aimé au fur et à mesure : les refrains qui frappent fort, les breakdowns... Chaque chanson a un breakdown dans cet album. On voulait qu'il soit l'expérience SOLENCE ultime avec des morceaux courts, énergiques, vifs...

Lorsque vous débutez l'écriture d'un nouvel album, le précédent représente-t-il une sorte de point de départ, ou plutôt quelque chose dont vous cherchez à vous détacher ?
On ne réfléchit pas vraiment comme ça. Pour moi, il s'agit simplement de me lever le matin, avoir une idée pour écrire une nouvelle chanson et quand j'en suis satisfait, elle va sur l'album et on passe à la suivante. Ce qui fait l'identité du son de SOLENCE, c'est que nous écrivons la musique.

Pour parler de l'album, si je devais choisir ma préférée, je dirais "MESS". Est-ce que tu peux m'en dire un peu plus concernant sa place au sein de l'album ?
Moi aussi mec, c'est génial ! C'est probablement l'une des chansons les plus groovy que l'on ait jamais écrite, je l'aime tellement. David (Strääf, guitariste du groupe, NDLR) m'a simplement envoyé la track et j'ai commencé à improviser dessus, à décrire la manière dont chacun cherche en permanence une issue ou quelqu'un à qui en vouloir pour tout. C'était une belle chanson à écrire. Ça s'est passé très vite, on l’a finie en trois jours. Parfois, un morceau nous prend trois ou six semaines, d'autres fois quelques jours.

À part "MESS", y a-t-il une autre chanson qui ait une place à part dans ton cœur ?
Toutes, honnêtement, mais peut-être encore plus "All Of The Pain Must Go" et "Angels Calling". D'un point de vue personnel, j’ai l'impression que ce sont les plus complètes et les plus proches de moi. Ou bien c’est simplement parce que ce sont celles dont je suis le plus fier, je ne sais pas trop.

Si on devait définir votre style, on parlerait certainement de metal moderne, notamment avec l'introduction de sons électro. Est-ce que c'est dans l'air du temps d'ajouter certains éléments extérieurs comme cela ?
Nous avons un claviériste qui joue en live. C'est une question intéressante qui émane de la communauté metal. Pour nous, il n'y a pas d'autre option que d'avoir un gars qui doit jouer du clavier. C'est naturel, de la même manière qu'on a des guitares ou une batterie. Je crois que sur ce sujet du style ou des instruments, les gens réfléchissent trop. Je pense simplement que les artistes devraient proposer la musique qui leur plaît, quelle qu'elle soit.

J'ai lu que vous aviez l'habitude de composer chanson par chanson. Peux-tu me décrire votre fonctionnement ? Et conservez-vous le même ordre au sein de l'album, qui serait alors une sorte de voyage dans votre processus d'écriture ?
Ce serait cool, n'est-ce pas ? Mais non, il n'y a pas vraiment d'ordre. On essaie simplement de faire la meilleure musique possible et dès qu'on a dix chansons, cela fait un album. On travaille tous ensemble, mais également séparément. Je m'occupe de l'écriture et de la production des voix, David de l'écriture des pistes... Chacun a en quelque sorte ses éléments à apporter dans les chansons.

Comment décidez-vous des sujets que vous souhaitez aborder et de la manière de les aborder dans vos paroles ?
Cela vient juste naturellement, ce n'est pas quelque chose de décidé en amont. Tant qu'il s'agit de quelque chose de personnel et de puissant, c'est très bien. On essaie de ne pas trop se prendre la tête, mais plutôt de se laisser porter par le processus.

Quand vous composez, avez-vous déjà en tête la manière dont le public va écouter votre musique ?
C'est un peu 50/50. Je dirais que notre principal objectif est de rester dans l'émotion, connectés à notre art. Même si, bien sûr, on peut avoir cet aspect en tête en se projetant sur ce que cela donnera en live.

Vous avez tous grandi au sein de familles de musiciens. Quel est ton premier souvenir lié à la musique ? Cela a-t-il plutôt été une forme de pression pour toi dans ta carrière ou une aide ?
En tout cas, certainement pas une pression. Tout ce qui nous est arrivé a semblé naturel à chacun d'entre nous. Pour être honnête, je ne me suis jamais posé la question. Mais ce qui est sûr, c'est que cela m'a aidé chaque jour, en particulier à mes débuts dans le monde de la musique. Ça n'a pas de prix car c'est inscrit dans mes gênes, dans mes capacités auditives. Mes parents m'y ont sensibilisé très jeune, c'est une bénédiction d'avoir un tel héritage. Pour ce qui est de mon premier souvenir musical, c'est certainement danser sur Ricky Martin à l'âge de trois ans.
 

Blogger : Tom Binet
Au sujet de l'auteur
Tom Binet
Ses autres publications
Cookies et autres traceurs

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de Cookies ou autres traceurs pour mémoriser vos recherches ou pour réaliser des statistiques de visites.
En savoir plus sur les cookies : mentions légales

OK