13 février 2026, 10:00

DIRTY RODEO

"At Least We Try"

Album : At Least We Try

Promenez-vous dans les rues d’une ville. N’importe laquelle. Regardez autour de vous, les bâtiments, les espaces verts, les gens. Soudain, au milieu d’eux, apparaît un être humain à tête de raptor. C’est un peu l’effet du nouvel album de DIRTY RODEO : quelque chose de curieux et insolite qui permet de réfléchir à l’incongruité du monde qui nous entoure. L’album « At Least We Try », est sorti le 13 février, et il pourrait bien être votre nouvel empêcheur de tourner en rond.

Le post-hardcore de DIRTY RODEO réveille, il est agressif et crie contre l’injustice du monde. Formé de deux frères, Alex (chant, guitare) et Polo (chant, batterie), le groupe s’est d’abord tourné vers le punk, comme le laisse entendre le premier single "Paralyzed". Après plusieurs succès dont un concert au Zénith de Limoges et un aux Inouïs du Printemps de Bourges, un album et deux EPs, le duo compose un album marqué par les doutes et les difficultés. Celles qui rongent, qui phagocytent et nous envahissent peu à peu avant qu’un cri de rage ne les fasse fuir.

La frustration et le besoin de changer le monde tel que nous le connaissons sont omniprésents sur cet album. Après "Waiting For The Sun" qui exprime l’attente d’un signal pour initier un mouvement salvateur dans un style qui n’est pas sans rappeler la fougue de TURNSTILE, on poursuit le voyage avec une batterie dont les fûts ont presque l’air malmenés tellement les coups sont rapides, une guitare qui jamais ne se tait et deux voix qui sont faites pour crier en chœur. Pour les oreilles qui ne seraient pas amatrices du post-hardcore chargé d’espoir, attendez d’arriver à "Give Me A Sign" et "Did I Love You Too Much" sur lequel le chant se fait, par moments, plus poignant, presque désespéré, cherchant plus volontiers du côté de BIRDS IN ROW. En guise de conclusion, le groupe propose une collaboration avec le multi-instrumentiste Aki Agora : claviers et machines s’associent alors à la guitare et la batterie pour un titre instrumental sur lequel la tension monte tout en poésie avant de s’éteindre lentement, sans faire de vague.

« At Least We Try » est un condensé d’énergie, de colère et d’émotion brute qui va de l’envie de changer l’ordre établi à la tristesse qui suit une rupture, le tout porté par un espoir omniprésent et l’envie de faire toujours mieux.

Blogger : Ivane Payen
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