8 mars 2026, 14:27

BLACKRAIN

"Orphans Of The Light"

Album : Orphans Of The Light

Après la parenthèse « Hot Rock Time Machine » (2024), réenregistrement d’anciens morceaux, il était temps pour BLACKRAIN de se remettre à la composition, le dernier recueil de chansons originales remontant au très bon « Untamed » (2022).
A l’écoute de cet « Orphans Of Light », sorti il y a une semaine, l’attente en valait la peine. La sortie de plusieurs clips ces derniers mois nous avait déjà mis la puce à l’oreille, pour deux raisons. D’abord, les titres ainsi présentés en avant-première se montraient très inspirés et efficaces, dans la lignée de ce que sait faire le groupe, mais avec un petit grain de changement. Ensuite, les vidéos illustraient bien le fait que la formation alpine reste ambitieuse, et bataille toujours pour accéder au niveau supérieur.

Il n’est sans doute pas innocent que le nouveau disque débute par un morceau intitulé "Dreams" (c’est lui aussi qui ouvrait le concert parisien au Trianon il y a quelques jours), à la fois ample, hyper-mélodique, un rien nostalgique. Le chemin est tracé, le reste de l’album déroule.
Le rapide "Come On" poursuit sur la lancée, avant que "Orphans Of The Light", la chanson, ne vienne souligner, avec ses chœurs ravageurs, que BLACKRAIN veut désormais jouer dans la cour des grands. A n’en point douter un futur standard de scène, tout comme le "Unleash The Fury" qui suit, où la guitare du dernier arrivé, Jerem G, brille de mille feux.
"Méandres De L’Instinct", par son titre et son refrain en français, permet à la formation de marquer son territoire. C’est la première fois qu’elle recourt à la langue de Molière mais désormais, les musiciens entendent bien ne plus se limiter dans leurs désirs créatifs, semble-t-il. Cette escapade linguistique tient non seulement fort bien la rampe, mais elle se révèle un temps fort en live. Bonne initiative !

Après l’hymne glam "Disagree" (lui aussi joué sur scène), « Orphans Of The Light » ralentit un tout petit peu la cadence. BLACKRAIN a manifestement voulu utiliser toutes ses idées, livrant au final une oeuvre copieuse de plus d’une heure au compteur, ce qui est sans doute un peu trop. Un long solo de guitare comme "Resurrection", ça peut passer sur scène, mais on ne voit pas trop l’intérêt en studio.
Heureusement, pour un "Twist Of A Knife" moyen, voici que déboule l'excellent "Chasing A Feeling", au refrain qui demeure longtemps en tête, suivi de deux derniers missiles, "Club Crazy Night" et "Farewell".
Une fin de disque sur les chapeaux de roue, qui prouve que malgré sa longévité (un quart de siècle désormais), BLACKRAIN a encore beaucoup de choses à dire.
Reste désormais aux quatre musiciens à propager la bonne parole sur scène.

Blogger : Michel Valentin
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Michel Valentin
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