Le printemps arrive enfin et avec lui, son lot de musique énergique et good-vibes comme on en a bien besoin. Et quoi de mieux pour ouvrir le bal des musiques ensoleillées que le premier EP du quartet 100 % féminin PUSSY MIEL ? Les six titres sont arrivés dans vos oreilles le 13 mars, pour échauffer vos nuques et vos cordes vocales.
Les influences punk, grunge et stoner du groupe se mêlent à merveille dans l’EP, l’une renouvelant les autres et vice versa. Le résultat est un mélange qui tire sur le garage-rock par moments, rappelant à la fois MADAM et SEX SHOP MUSHROOMS. Les guitares d’Amandine Volpi (chant-lead, guitare) et Laura Dupuy (guitare, chœurs) saturent dès "Don’t Know" dont le fuzz nous surprend pour mieux nous séduire, tandis que la basse de Margot Rozies (basse) et la batterie d’Inès Doyhamboure (batterie, chœurs) lancent un rythme féroce et un groove sur lequel il fait bon remuer les hanches. "COVID" laisse entrevoir la rage qui habite le groupe, le refrain se transformant en cri que chacun.e peut reprendre en se souvenant de cette période si curieuse qu’était le confinement. "Wasted" teinte quant à lui cette rage d’un désespoir à partager en chœur lors d’un concert et "Délivré" se chante en français pour crier la joie d’être libre et se donner la force d’affronter les démons qu’on avait repoussés jusqu’alors.
Le seul mauvais côté des EPs, c’est qu’ils ne durent pas assez longtemps. La preuve en est avec « Bee Raged » qui dure un peu moins de vingt minutes et dont la rage, l’énergie et la joie de vivre décoiffent en bonne et due forme. Le groupe chante alternativement en français et en anglais et se pare d’une direction artistique orientée autour des abeilles et de leur organisation matriarcale dont il serait bon de s’inspirer davantage. On a déjà hâte d’entendre la suite des chansons de PUSSY MIEL qui, comme « Bee Raged », devra s’écouter sans modération.