12 avril 2026, 18:36

DISCOZERO

"It Was Capitalism All Along"

Album : It Was Capitalism All Along

Le soleil revient, c’est un temps idéal pour écouter du rock et pour se laisser charmer par des mélodies groovy. À croire que DISCOZERO avait prévu le coup en sortant son premier album « It Was Capitalism All Along » le 10 avril. Ou comment crier contre un système qui nous oppresse encore et toujours, mais dans la joie et le partage.

Tout commence par "Joy & Fire" : une sirène d’alarme retentit, comme pour nous prévenir de la force du son qui s’apprête à frapper nos tympans. Le quartet formé par Matthieu Miègeville (chant), Nicolas Foucaud (guitare, percussions, chœurs), Katia Jacob (basse, claviers, chœurs) et Zacharie Mizzi (batterie, percussions, chœurs) déverse un torrent sonore tout en riffs, saturation et rythmes rapides. Le grunge n’est jamais loin non plus, dans ce grésillement de la guitare qui nous saisit dès le début de "And Again" et berce chacun des huit titres de son aspect brut de décoffrage.

L’influence du hardcore de TURNSTILE est perceptible dans les lignes de chant tandis que la tension d’IDLES se ressent dans la montée en pression de chaque titre. Le rock de DISCOZERO sature, il crie avec sincérité et énergie hardcore dans "Get It! Get It! Get It!" et nous tient en haleine avec une tension palpable dans le rythme inarrêtable de "Coffee. Drive."

Pour autant, le groupe sait aussi ménager une ambiance plus tamisée et tendrement sombre dans "Forgive Forward" dont la voix suave, les chœurs et les accords de guitare flirtent avec la soul. C’est avant que "Mary & Jesse &" nous emporte définitivement dans une histoire d’amour qui ne peut aboutir. L’histoire du duo semble tragique sans qu’on comprenne vraiment pourquoi. C’est la basse qui achève de nous convaincre avec une ligne assassine qui ne se calme que quand les voix racontent la solitude des deux personnages.

DISCOZERO se caractérise par un groove aussi puissant que celui du disco et un refus des normes. Les chansons du groupe naviguent d’une ambiance à une autre : entre l’envie de crier et celle de se laisser porter, il y a celle de se réunir pour chanter et créer un espace loin des contraintes du capitalisme.

Blogger : Ivane Payen
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