4 mars 2026, 23:59

HEAVEN SHALL BURN + THE HALO EFFECT + THE BLACK DAHLIA MURDER + FROZEN SOUL

@ Paris (Elysée Montmartre)


Nouvelle soirée Garmonbozia, nouvel enchaînement de groupes aussi extrêmes que cultes ! Ce soir, pour accompagner les Allemands de HEAVEN SHALL BURN, nous avons le droit à un plateau de luxe. THE HALO EFFECT, le supergroupe d'anciens IN FLAMES qu'on ne présente plus, THE BLACK DAHLIA MURDER dans sa nouvelle configuration et les Texans de FROZEN SOUL se joignent à la fête ! Alors après un échauffement rapide de nos cervicales, on se prépare à accueillir tous ces groupes de dingue, et à prendre un maximum de plaisir dans la fosse !

C'est devant un public un peu clairsemé qu'arrive FROZEN SOUL sur scène. Le groupe de death metal ne bénéficie que d'une surface assez réduire de la scène, mais compte en utiliser la pleine capacité, s'étendant en ligne à l'avant de celle-ci. Devant un backdrop idéalement placé pour cacher la batterie du groupe suivant, Chad Green arpente les quelques mètres qui lui sont attribués tout en haranguant la foule. On observe les premiers timides pogos, mais surtout on surprend les headbangs qui apparaissent ça et là, témoins de l'efficacité du death metal du combo. Les morceaux s'enchaînent dans une atmosphère détendue et fraternelle, et FROZEN SOUL nous offre même quelques nouveaux titres extraits de « No Place Of Warmth », leur troisième album à paraître en mai. Une demi-heure et un torticolis plus tard, on est pleinement convaincus que FROZEN SOUL est le signe d'un vrai renouveau du death metal pour les années 2020, et on ne loupera leur prochain passage pour rien au monde !


Les légendes de THE BLACK DAHLIA MURDER prennent la suite et mettent rapidement les choses au clair : on n'est pas là pour être trop sérieux ! Le chanteur Brian Eschbach, remplaçant feu Trevor Scott Strnad, porte en effet un béret rouge du plus bel effet, provoquant un rire général de la foule qui se masse de plus en plus devant les barrières. Le groupe de death metal mélodique n'est cependant venu QUE pour déconner, et lance les hostilités avec ''What A Terrible Night To Have A Curse'', l'un des hits du groupe ! Immédiatement conquis, le public s'approche encore plus, et est accueilli par autant de nouveautés extraites de « Servitude » que de classiques, come ''Nightbringers'', ''A Vulgar Picture'' ou ''Everything Went Black'', jouées avec une dextérité et une facilité presque insolentes. Le groupe américain ne manque pas une occasion de caler une petite blague entre deux morceaux, mais musicalement on est sur du très très lourd, et on se surprend à déjà prendre rendez-vous chez l'ostéopathe le lendemain sur Doctolib. Seule petite ombre au tableau : comme THE BLACK DAHLIA MURDER passe très tôt, le set est très court (environ 30 minutes), et le groupe manque d'espace pour s'exprimer. Espérons que leur prochain passage se fera en tête d'affiche pour bénéficier des meilleures conditions pour rappeler à quel point ce groupe est un des piliers de la scène death metal mélodique !


Et c'est au tour de THE HALO EFFECT de monter sur scène ! Le groupe, formé uniquement d'anciens membres d'IN FLAMES (dont Mikael Stanne, qui est également dans DARK TRANQUILLITY), est très attendu ce soir. Les lumières deviennent vertes, et les Suédois envahissent la scène, avec un jeu de scène très professionnel, ayant cette fois la place de se mouvoir et de courir partout pour Mikael Stanne. Le son est chirurgical, et les titres des deux albums du combo, « Days Of The Lost » et « March Of The Unheard » s'enchaînent de manière très équilibrée. Très en forme, THE HALO EFFECT lancent les premiers grands pogos de la soirée (ceux-ci étaient plus timides en première partie de soirée) et la quantité de cornes pointées vers le ciel montre la ferveur des fans présents, plus déchaînés que jamais ! Niclas Engelin, Peter Iwers et Patrik Jensen caracolent sur toute la scène et arrosent les premiers rangs de médiators, et le show nous laisse une belle impression de cohésion sur scène et dans le public, avant d'accueillir la tête d'affiche de la soirée. Un très beau set !


Les chefs de file du metalcore à l'ancienne, HEAVEN SHALL BURN, sont très attendus ce soir comme le démontre l'ovation à l'arrivée de Maik Weichert, Alexander Dietz, Eric Bischoff, Marcus Bischoff et Christian Bass sur scène. Très en forme, ils lancent les hostilités avec un premier extrait de « Heimat », leur dernier album, et font débouler le puissant ''War Is The Father Of All'' sur le public parisien. Réponse immédiate du public qui se met à bouger au rythme du pogo, et suit à la lettre les instructions du charismatique Marcus Bischoff, qui joue beaucoup avec les effets de lumière pour apparaître comme un frontman aussi monstrueux que sa voix est puissante ! La discographie du groupe est très bien représentée par une setlist plutôt équilibrée (laissant tout de même la part belle à l'excellent « Heimat ») : ''Voice Of The Voiceless'', ''Godiva'', ''Armia''... Tous les classiques modernes du groupe allemand y passent, pour le plus grand plaisir des connaisseurs. On est tout de même surpris de la présente en milieu de set du hit absolu ''Endzeit'', qu'on aurait plus vu en clôture. Ce choix aura pour conséquence de voir les fans ne connaissant que ce morceau partir pour ne pas louper leur métro ou pour éviter les bouchons. Qu'à cela ne tienne ! Le public restant est prêt à se donner deux fois plus pour faire honneur aux textes engagés de HEAVEN SHALL BURN !


A peine ''Endzeit'' terminé, Maik Weichert lance la traditionnelle reprise de ''Black Tears'' de EDGE OF SANITY, qui ouvrira un florilège de titres plus efficaces les uns que les autres : ''Übermacht'', ''The Martyr's Blood'' et ''Thoughts And Prayers'' seront en effet joués à la suite, faisant monter encore plus la température d'un Elysée Montmartre déjà chauffé à blanc, qui en redemande après la sortie de scène du groupe. Bien entendu, HEAVEN SHALL BURN revient pour un rappel, avec un nouvel extrait de « Antigone », le surpuissant ''The Weapon They Fear'' ! Marcus Bischoff nous laisse ensuite le choix entre un morceau rapide mais récent ou un morceau plus lent mais plus classique. Quelle question ! Le public français choisit évidemment le morceau rapide ! Et c'est donc sur ''A Whisper From Above'' que se termine le concert magistral de HEAVEN SHALL BURN, rythmé par les circle pits et les applaudissements conquis d'un public peut-être par moments clairsemé mais aussi heureux d'être là qu'énergique, et le groupe nous le rend bien. Pendant de longs au revoirs, le quintet vient remercier le public d'avoir été là, et leur offre tout ce qu'il est possible de trouver sur scène, des médiators aux setlists en passant par les baguettes, et viennent serrer les mains des premiers rangs, les yeux pleins de reconnaissance et de joie. Une conclusion aussi belle que le concert auquel on vient d'assister !
 

Blogger : Jed Mosley
Au sujet de l'auteur
Jed Mosley
Ses autres publications
Cookies et autres traceurs

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de Cookies ou autres traceurs pour mémoriser vos recherches ou pour réaliser des statistiques de visites.
En savoir plus sur les cookies : mentions légales

OK