26 avril 2026, 13:40

TERROR

Interview Martin Stewart


Véritable légende du hardcore moderne, TERROR propose depuis plus de vingt ans une musique puissante, sans compromis mais aussi honnête, directe et ancrée dans le réel. Son dixième album, « Still Suffer » ne fait pas exception à la règle, avec des textes introspectifs sur la vie mouvementée du chanteur Scott Vogel, qui y fait de nombreuses confessions. Afin d'en savoir plus sur ce nouveau disque des Californiens, nous avons rencontré Martin Stewart, guitariste du groupe depuis 2006, qui a pu répondre à toutes nos questions sur cet album, qui fait déjà partie des meilleurs du style pour cette année.
 

Vous venez de sortir « Still Suffer » le 24 avril, et il s'agit de votre dixième album, et de l'un des albums les plus profonds que vous ayez sortis. Qu'attends-tu de cette nouvelle ère de TERROR ?
Martin Stewart​ : Eh bien, je m'attends à toujours plus de ce qu'on fait toujours. Plus de tournées, plus de concerts, et je déteste utiliser le mot "résurgence", mais il y a actuellement cette explosion qui se passe dans le hardcore, où il y a de nombreuses personnes beaucoup plus jeunes qui s'y impliquent. C'est magnifique à voir, et ça se passe dans le monde entier. Donc je suis très enthousiaste à propos de ça, et j'espère qu'on pourra intéresser cette génération plus jeune, et leur faire aimer TERROR et le nouvel album, voire peut-être les faire venir à des concerts !

C'est vrai qu'on voit beaucoup ça à Paris, où je vis. Il y a une ambiance différente en ce moment et c'est très positif ! Avec des groupes qui percent comme SPEED, SCOWL, DRAIN ou encore MALEVOLENCE, j'ai l'impression que c'est cool de faire partie de la scène hardcore actuellement !
Je suis totalement d'accord ! C'est un super moment actuellement. Bon, c'est une période vraiment merdique pour le reste du monde, mais un super moment si tu viens à des concerts de hardcore.

C'est peut-être justement à cause de la période qu'on vit actuellement que c'est le bon moment pour écouter du hardcore, face à la haine et à tout ce qui se passe de moche.
Oui, complètement. Cette musique, cette scène, et pour moi ce groupe, ça aide beaucoup. Ça aide à garder les pieds sur terre pour traverser tout ça.

J'ai 'impression que cet album apporte aussi peut-être un peu de réconfort. Il y a beaucoup de sentiments exprimés à travers celui-ci, de la réflexion autour de la déconstruction à la dépression, et des murs qu'on construit pour se protéger... L'authenticité a toujours été votre but, mais cette fois, ça semble très personnel. Comment vous êtes-vous sentis quand Scott vous a présenté ces paroles ?
Eh bien, je pense qu'on est tous alignés sur beaucoup de choses, et sur la manière dont on ressent la plupart des choses, et même plutôt de manière générale. Donc j'ai l'impression qu'on est tous à l'aise avec le fait d'être représentés par les paroles que Scott écrit. On peut tous s'y identifier. On a aussi tous nos propres ajouts sur certaines choses, et on peut écrire des paroles ça et là, donc c'est un effort plutôt collectif, mais canalisé par Scott, évidemment. Et c'est toujours sur quand tu t'exposes de cette manière, en étant si vulnérable face au reste du monde. Mais on se sent mieux après. C'est une expérience plutôt cathartique de sortir tout ça, et de réaliser que d'autres personnes vont écouter ça et s'y identifier, et que ça va les aider d'une certaine manière. Tu sais, ça va les aider à se sentir un peu mieux à propos des trucs qu'ils traversent, ou des traumatismes qu'ils ont vécus, ne serait-ce que par le fait de réaliser qu'il y a d'autres personnes dans le monde qui ont vécu la même chose et qui survivent malgré tout.

Sur la pochette, il y a la phrase « Forever doesn't change, you're damaged just like me. » (« le temps n'y change rien, vous êtes aussi abîmés que moi » en français, ndlr). J'ai l'impression que c'est un peu la clé pour comprendre cet album.
Oui, je pense que tu as raison. Et je pense que c'était un choix intentionnel de mettre ces paroles spécifiques juste là, sur la couverture de l'album, un peu comme un sous-texte du titre. Ça résume un peu qui nous sommes en tant que groupe, et l'expérience qu'on a tous eu avec la musique hardcore en général. C'est comme réaliser que, pour la plupart, tous ceux qui nous entourent et tous les amis qu'on s'est faits à travers tout ça, et tous les gens qu'on voit en concert en face de nous vivent la même chose. Tu sais, on se sent tous un peu perdus dans un monde tordu qui brûle, et on se retrouve dans ces petites salles de la scène underground, à regarder dans les yeux de gens qui ressentent généralement la même chose que nous, et qui sont aussi abîmés de manières très similaires. Donc on a ce terrain d'entente.

En plus on doit tous aussi se remettre du traumatisme du Covid, qui nous a coupé de la scène...
Oh oui, les fans et tous les groupes. C'était une période dingue, c'est sûr...

C'est peut-être pour ça que le hardcore et les musiques extrêmes de manière générale ont tendance à être plus directs concernant la santé mentale. On vit tous dans un monde au bord de la Troisième Guerre Mondiale, il y a l'ICE dans les rues aux Etats-Unis, et c'est une époque très étrange. Mais selon toi, qu'est-ce qui fait qu'il est très important de parler de santé mentale dans cette période ?
Eh bien c'est évidemment une décision très personnelle, que quelqu'un parle publiquement de sa santé mentale. Et je comprends que les gens aient leurs réserves pour faire ça, parce que c'est très dur d'être vulnérable avec qui que ce soit. Mais je pense que c'est très bénéfique, et ça m'a beaucoup aidé. Et je sais que ça a beaucoup aidé Scott, et tout le monde dans le groupe. C'est le fait d'extérioriser ces choses et réaliser ça, parce que c'est que ça peut être facile de s'isoler dans ces moments où tu te sens mal, et où tu crois que personne ne comprendrait ce que tu traverses. Et une fois que tu en parles à quelqu'un, ça change totalement ta perspective sur tout. Puis quand comme nous tu es dans un groupe, que tu en parles dans ta musique et que ta musique est lancée dans le monde, tu as des gens qui viennent te voir pour te dire « Mec, cette chanson m'a parlé, j'ai traversé exactement ça, et ça m'a aidé à aller mieux. » ! Je ne pense pas qu'il faille sans arrêt éjecter ses problèmes pour que tout le monde les écoute, mais je pense que c'est bénéfique de simplement en parler. De parler de sa santé mentale, de parler de comment on se sent par rapport à certaines choses, et tant qu'on fait en sorte de l'améliorer, ou de changer pour le meilleur plutôt que de juste se plaindre et se complaire dans la misère, et qu'on fait quelque chose pour améliorer sa situation, je pense que c'est très bénéfique.

Oui, puis ce n'est pas une session chez le psychologue non plus, tout n'est pas dit dans les paroles, juste assez pour comprendre.
Oui, exactement.

À quelle chanson de l'album t'identifies-tu le plus ?
J'y réfléchissais justement un peu plus tôt. Je ne sais pas si je m'y identifie le plus, mais la chanson-titre, ''Still Suffer'', m'a toujours parlé plus que les autres, depuis le début de l'écriture de l'album. J'étais très enthousiaste quand elle a commencé à être assemblée, puis quand elle était enregistrée et que je l'ai entendue mixée pour la première fois, j'ai trouvé qu'il y avait quelque chose de spécial dans cette chanson. J'étais très heureux de savoir que ce serait la première chanson qui sortirait comme single ! On a commencé à la jouer en live récemment, et ça l'a rendue encore 100 fois meilleure pour moi, parce que c'est toujours tellement agréable de sortir de nouvelles chansons, et de monter sur scène pour les jouer pour les gens. C'est vraiment ma chanson préférée de l'album ! J'aime vraiment beaucoup cette chanson.


Vous avez à nouveau travaillé avec Todd Jones pour cet album, après avoir enregistré « Pain Into Power » avec lui. Qu'est-ce que sa production ajoute au son de TERROR, selon toi ?
Oh, absolument tout ! C'était un des membres originaux, il était là au tout début et c'est juste génial d'avoir son point de vue sur les choses, surtout après qu'il a évolué au fil des années. Il était une personne plutôt différente quand TERROR a commencé, et il y a été les deux premières années. Puis il a eu un parcours dingue, avec tout ce qu'il a fait, et qu'il a accompli avec NAILS, et qu'il continue d'ailleurs à accomplir. Je pense qu'il est devenu meilleur musicalement, et qu'il apporte beaucoup sur tous les plans. C'est un excellent compositeur, et il a aussi beaucoup de colère en lui, ce qui alimente le feu. Donc la dynamique entre le TERROR moderne, qui nous sommes en tant que groupe, et qui compose celui-ci, et notre travail avec Todd est super. Pour moi, quand je prends du recul, sachant que les deux derniers albums ont été fait avec lui... Je sais que tout le monde dit que les dernières sorties sont toujours tes préférées parce que ça correspond à ce qui se passe sur le moment, et à ta perspective sur le groupe. On ne veut pas rester coincés dans le passé, et je ressens toujours ça, mais je le ressens encore plus en sachant que Todd était avec nous, et nous a aidés à faire deux albums que je trouve vraiment putain de cool, et deux très bons albums de hardcore remplis de colère.

Il s'agit de votre dixième album, avez-vous essayé de changer quelques détails, ou est-ce que vous avez approché l'album en vous disant de ne pas changer ce qui fonctionne ?
C'était un peu le juste milieu. Je peux t’exposer mon point de vue là-dessus. Je ne pense pas que quiconque se soit trop concentré sur l'une de ces deux solutions, on a juste fait ce qui nous semblait juste, et ce qui avait du sens sur le moment. Donc on n'a pas vraiment changé grand-chose, mais ce n'était pas vraiment intentionnel. Personne ne s'est posé pour dire « On doit continuer à faire comme d'habitude parce que c'est ce qu'on fait. ». Et personne n'a dit « On doit changer quelques trucs cette fois, parce qu'on stagne un peu trop, et TERROR est TERROR. » non plus. Je ne pense pas que ce soir très conscient comme ça sur le moment. C'est juste ce qui vient, et c'est venu de cette manière parce que c'est qui nous sommes en tant que personnes, c'est la musique qu'on aime et c'est ce que TERROR représente. Au final, c'est comme ça que ça finit par ressortir. Quand quelqu'un entend une chanson de TERROR, il sait que c'est notre chanson, tu vois ? C'est juste un produit qu'on a fait en étant nous-mêmes dans le groupe, et en correspondant à ce que le groupe est.

Concernant l'écriture, commencez-vous à partir des riffs, ou plutôt à partir des paroles ?
Eh bien pour tout te dire, chaque chanson et chaque album ont un peu de choses différentes. Parfois, c'est une parole qui lance les choses, et on écrit autour d'une idée spécifique. Généralement, c'est à partir de riffs écrits par l'un d'entre nous, puis parfois deux personnes ont deux chansons différentes qu'on assemble pour former une seule chanson. Puis parfois, quelqu'un écrit une chanson du début à la fin, et elle reste comme ça jusqu'à la fin. Tu sais, après avoir sorti dix albums studio, ça fait beaucoup de musique, même si les chansons de TERROR sont très courtes (rire) ! Et après tant d'années, plus de vingt ans maintenant, on finit par avoir testé toutes les façons de créer une chanson.


J'ai beaucoup aimé ''Beauty In The Losses'', parce qu'elle commence avec cette instru hip hop et du chant en espagnol, avant d'entrer dans une des plus belles chansons de l'album.
Oui, et on l'a faite avec Jay (Petagine, ndlr) de MINDFORCE aussi ! Jay est de New York, et il chante aussi dans un groupe appelé CRUSH YOUR SOUL. Et les deux groupes, CRUSH YOUR SOUL et TERROR sont très inspirés par le hip hop, donc la combinaison a un sens.

Comment ces idées de production viennent-elles en général ?
Je ne sais pas, je pense que la plupart des gars du groupe, moi inclus, avons toujours été autant inspirés par le hip hop que par le hardcore, le metal, etc. Ça a toujours été une grande partie de la plupart de nos vies, donc c'est toujours amusant de pouvoir incorporer ce genre de choses sur un album. Terry l'a fait souvent par le passé, et on s'est dit « Pourquoi pas ? ». Si on a l'opportunité de mélanger en quelque sorte ces choses pour faire quelque chose qui a du sens et qui sonne bien finalement, tant que ça nous semble cool, on y va ! Et pour le moment, on a toujours passé un bon moment à faire ce genre de choses. Et c'est particulièrement marrant quand tu écoutes un album en entier ! Je sais que beaucoup de monde ne le fait plus, et que le milieu musical est très concentré sur le streaming, et sur le fait de sortir une chanson par-ci par-là. Mais si tu es un peu plus vieux comme moi, et que tu te poses pour écouter un album du début à la fin, ça ajoute une dynamique vraiment cool de poser quelque chose comme ça là-dedans, un peu comme une respiration. Pour moi, ce que ça fait, c'est que ça rend ce qui vient après encore plus impactant, surtout si c'est une chanson plus heavy !

C'est vrai que j'ai eu ce ressenti aussi en écoutant l'album en entier. Et on voit effectivement un changement dans la manière dont sort la musique aujourd'hui.
Il faut que les gens recommencent à écouter la musique comme ça ! Aujourd'hui les EP sont plus populaires à cause de ça, les gens réalisent que le public a une attention de plus en plus courte, et commencent à sortir des choses plus courtes plutôt que de faire l'effort de créer un album entier que les gens ne vont pas écouter du début à la fin.

Peut-être que c'est pour ça que le hardcore a plus de succès maintenant, comme on l'évoquait plus tôt, vu que les albums ont souvent la longueur d'un EP !
Oui, carrément ! Même nous, mais TERROR a toujours été un peu comme ça, avec des chansons courtes et impactantes. Le premier album durait peut-être dix minutes, voire moins (rire) ! Mais j'apprécie ça, j'apprécie les chansons courtes, puissantes, rapides et impactantes, et les albums comme ça également, qui restent des albums pour autant.

Je pense que les mélanges de styles qui se font de plus en plus peut aussi être une piste d'explication de cette vague hardcore à laquelle on fait face. Les barrières entre les styles musicaux tombent, et tout le monde écoute tout ça en même temps.
Oui, et j'y pense beaucoup ! Ça peut sembler comme quelque chose de nouveau, comme si c'était ce mouvement qui se passe actuellement, mais quand je repense à quand j'étais ado, et que j'allais à des concerts, ça arrivait déjà pas mal à l'époque ! Il arrivait souvent que tu ailles à un concert de hardcore du genre de Youth Crew (un sous-genre du hardcore, ndlr) ou quelque chose comme ça, et tu avais un groupe qui jouait au milieu de la soirée qui sonnait carrément emo, mais ils étaient toujours plutôt acceptés dans le monde du hardcore, d'habitude grâce aux membres qui jouaient dans le groupe. Et on en revient à cette question éternelle : qu'est-ce qui définit le hardcore ? Est-ce que c'est le son ou bien les gens, ou quoi que ce soit d'autre ? Je me souviens d'une fois où je suis allé au Rev Showcase, où tous les groupes de Revelation Records jouaient, et il y avait BETTER THAN A THOUSAND, mais aussi SPARKMARKER, ou ce genre de groupe qui faisaient en gros du post hardcore, ou de l'emo, ou quelque chose comme ça. Puis tu avais un groupe comme SAVES THE DAY qui jouait toujours aux concerts de hardcore, et qui le font d'ailleurs toujours. Donc j'ai l'impression que ça a toujours été présent, mais ça semble être plus gros maintenant, plus étendu. Aujourd'hui tu auras un groupe emo qui va jouer, puis un groupe de hardcore traditionnel, suivi d'un groupe de beatdown, et un groupe de death metal pur et dur va clore la soirée... Et ils ont tous le même impact sur tout le monde, ce qui est cool !

C'est vrai que même à Paris on a vu en mars 2025 un concert récemment avec KNOCKED LOOSE, BASEMENT, HARM'S WAY et PEST CONTROL, et ça marchait super bien !
Oui tu as le parfait exemple, là ! Tu as un groupe de hardcore qui sonne comme du thrash metal, PEST CONTROL, puis on connait tous KNOCKED LOOSE et BASEMENT, qui ne sauraient être plus éloignés en termes de son, et tu as HARM'S WAY quelque part au milieu... C'est vraiment cool !


Pour revenir à l'album, j'ai adoré la chanson ''Fear The Panic'', car j'y entends une lueur d'espoir. Avez-vous travaillé ce morceau différemment à cause de son sens au sein de l'album ?
Je ne sais pas, probablement. Je pense que chaque chanson a été travaillée différemment, et j'aime beaucoup cette chanson. J'adore à quel point elle est menée par la basse, et elle a un tel groove, on dirait que ça rebondit un peu, il y a ce style un peu rebondissant du hardcore new-yorkais, là-dedans ! Et au niveau des paroles, elle est vraiment puissante pour moi. Je pense que ça parle beaucoup de notre époque. C'est une chanson très fun qui a vraiment du sens, et je pense qu'on va certainement finir par la jouer dans un contexte de concert. J'ai hâte de voir comment les gens vont y réagir en personne ! Je pense que c'est une super chanson, et j'aime vraiment les paroles. J'aime les paroles de tout l'album, mais je vois pourquoi cette chanson ressort pour toi, parce qu'elle le fait aussi pour moi.

C'est le cas de beaucoup de chansons de cet album, pour moi. Notamment ''Deconstruct It'', qui évoque les murs qu'on a tous tendance à construire autour de nous quand on ne va pas bien...
Ouais, j'ai tendance à le faire, mais j'essaie d'éviter. Je l'ai carrément fait toute ma vie, et maintenant, à mon âge, j'arrive à le voir. Je ne dis pas que j'ai réussi à le régler à 100 %, d'ailleurs je ne pense pas que qui que ce soit réussisse à se réparer à 100%, peu importe la quantité de travail sur soi. Mais j'en suis conscient, et je fais de mon mieux pour éviter de faire ce genre de chose à nouveau, et pour être un peu plus ouvert.

Et on en revient d'ailleurs à la phrase « forever doesn't change, you're damaged just like me » dont on parlait plus tôt !
Oui, complètement !

Quelle chanson de l'album correspondrait le mieux à ton humeur aujourd'hui ?
Je pense que le morceau-titre, ''Still Suffer'' est ma chanson du moment. Elle me motive vraiment à fond, et je me sens vraiment bien aujourd'hui ! Je suis super content que l'album sorte, et qu'on s'apprête à partir sur une tournée pour l'occasion avec des groupes qu'on aime. Puis juste après ça, on va revenir en Europe pour la première fois avec ce nouvel album ! Et on a joué ce morceau en live, qui me fait vraiment me donner à fond. Je pense que toute ma manière de vivre en ce moment est dans ce morceau, donc c'est vraiment celui pour moi à cet instant précis !

L'album se termine avec des messages vocaux pour Scott et pour le groupe de la part de la moitié de la scène hardcore, pour vous dire à quel point ils vous aiment, et ce que vous représentez pour eux. J'imagine que ce sont de vrais messages vocaux, car ils sonnent trop personnels pour ne pas être spontanés !
Oui, carrément ! On a contacté pas mal de monde qu'on connaît. Mon frère aîné est d'ailleurs inclus quelque part là-dedans, il y a fait un petit message. C'était vraiment un exercice sympa à faire. Bien sûr, comme tu l'as dit, c'est très personnel, et pas mal de monde ne comprendra pas forcément le contexte de ce que les gens disent, mais je ne sais pas, c'est juste un truc cool. C'est vraiment sympa de l'avoir là, c'est une outro un peu douce, très amusante, et c'est cool d'inclure nos amis ! On a cherché un moyen de faire ça, et j'ai l'impression que c'était la manière parfaite de le faire. C'est la meilleure manière d'avoir de nombreux invités sans vraiment inclure qui que ce soit sur une chanson. Je suis content que ça se soit fait ! C'était l'idée de Scott, et ça rend super bien. On essaie toujours de faire des trucs cool comme ça, afin d'alléger tout ça, et comme on l'a dit plus tôt, si ça marche, on continue de le faire. Je pense que quand on joue du hardcore tous les jours, qu'on a dix albums et pas mal d'EP, on a pas mal de musique sous la ceinture, et après avoir joué plus de 20 ans de musique hardcore, c'est vraiment sympa de faire un truc un peu différent pour changer un peu. Et c'est quelque chose de drôle au milieu de quelque chose de très sérieux, c'était très rafraîchissant de faire ça !


Comment t'es-tu senti quand tu as entendu tous ces messages pour la première fois ?
Ça m'a vraiment motivé. J'étais vraiment mort de rire la plupart du temps ! Je trouve que ça rend vraiment bien, et je ne l'avais pas entendu avant que ça ne soit mis en musique comme ça, donc je ne savais pas vraiment comment ça allait rendre jusqu'à ce que j'entende le produit fini. Quand je l'ai entendu, je me suis dit « Oh, c'est super ! J'adore ça ! ».

Tu disais un peu plus tôt que vous alliez revenir en Europe bientôt, avez-vous des concerts en France prévus que tu aimerais mettre en avant ?
Oui, nous avons quelques concerts en France. Depuis vingt ans que je suis dans le groupe, on est toujours venus en Europe en été, parce que vous avez une très belle saison des festivals, avec tous ces festivals en extérieur ! J'ai été vraiment sacrément chanceux de vivre ça tous les ans ces vingt dernières années, donc oui, nous allons revenir ! On sera là fin juillet jusqu'à août, et quelques festivals seront en France. A vrai dire le premier concert de la tournée est en France, au MozHell Festival, puis on reviendra au Sylak Open Air, où on a déjà joué ! Et puis tout le monde connaît le Hellfest, on a vraiment eu tellement de chance d'y jouer plusieurs fois ! C'est un des meilleurs festivals que je n’aie jamais vécus ! On ne sera pas là cette année, mais j'espère vraiment qu'on y reviendra. On a joué d'autres concerts dans le coin, et on a eu une super expérience avec les équipes et le public, et on nous a fait jouer dans des clubs différents. On a vraiment une super relation avec notre tourneur ! Mais j'ai vraiment eu beaucoup de chance de venir plusieurs fois au Hellfest pour voir des groupes comme METALLICA, IRON MAIDEN... J'écoute beaucoup de metal, et la dernière fois, j'ai pu voir MÜTIILATION, qui est un groupe de black metal français, et je crois que c'était un des seuls concerts de leur histoire ! C'est aussi ce qui est génial avec ce festival : ils ont le pouvoir d'avoir des groupes qui ne feront pas forcément d'autres concerts, donc je peux voir plein de groupes cool, et vivre ma fantaisie de métalleux là-bas ! On me permet d'y aller, de jouer un concert cool avec des potes, et de voir des groupes comme METALLICA, mais aussi beaucoup de groupes que je ne vois pas souvent, notamment sous la Temple. Du coup, je fais mon concert, je me change, et je passe le reste de la journée sur cette scène à regarder des groupes que j'aime (rire) !

Blogger : Jed Mosley
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