24 juin 2026, 17:46

KANINE

Interview Jason & Alex


En 2022, les Alsaciens KANINE déboulent sur la scène metal extrême sans crier gare en livrant le violentissime et bien nommé « Karnage ». Quatre ans plus tard et après des dates en Angleterre, en Allemagne ou plus près de nous au Muscadeath, ils sont de retour pour faire déferler leur « Khaos » sur nous. Cet album voit évoluer le son typé brutal-death slam des débuts vers des influences deathcore sans concession tout en s’enrichissant de nombreuses autres inspirations bienvenues. Lançons-nous dans une "étude de K" avec Alex (guitare) et Jay (voix).
 

KANINE c’est un projet récent n’est-ce pas ? Quand vous aviez sorti « Karnage » en 2022, cela ne faisait pas longtemps que vous jouiez ensemble non ?
Alex : Alors même si on se connaissait depuis plus longtemps, la création du groupe remonte à 2020 oui. On s’est dit que c’était une bonne idée de se lancer au moment du COVID (rires).
Jay : On n'a donc pas pu tourner mais on a pris ce temps pour composer.
Alex : On a créé un studio dans la cave de notre guitariste et on s’est chauffés comme ça.

Je crois que depuis, il y a eu des évolutions dans votre line-up, donc qui sont les membres de KANINE aujourd’hui ?
Alex : Oui, notre premier bassiste est parti pour ouvrir son restaurant. On est toujours en contact, mais dans la vie c’est difficile d’avoir deux passions qui coûtent très cher et qui rapportent très peu. (rires) A la base, Gab qui était guitariste et instigateur du projet a commencé en tant que batteur parce qu’il sait le faire mais il déteste ça. Yannick nous a donc rejoint à la batterie en 2023 et ensuite Flo et Lucas ont emboîté le pas. Techniquement on est six: Lucas à la basse, Yannick à la batterie, Jay au chant et Gab, Flo et moi à la guitare. Pour l’anecdote, notre bassiste actuel n’avait jamais touché une basse de sa vie quand on a envisagé de le recruter. C’était un pote à nous, qu’on connait depuis très longtemps et sur un coup de tête on lui a proposé de nous rejoindre. Notre ancien bassiste lui a appris les morceaux et au bout de 6 mois il en connaissait déjà la moitié ! On a fait le pari des affinités avec Lucas avant tout et ça a marché ! 

Incroyable ! Et par ailleurs, vous avez trois guitares actuellement ?
Alex : Alors oui il y a trois guitaristes dans le groupe, mais c’est là que le twist arrive: Flo trouve mentalement très difficile de faire du live parce que c’est quelqu’un de très stressé et qu’il fait de grosses crises d’anxiété et Gab souffre également de cette anxiété extrême. Ils ont du mal à jouer sur scène alors qu’ils adorent composer. Gab a réussi à surmonter ça pour partir en Angleterre deux fois et faire une tournée en Europe avec nous, mais les longues distances lui font peur. Maintenant je ne t’apprends rien: la musique et tout ce qui est lié à la santé mentale, quand il s’agit des tournées, ça peut vite être un enfer. Donc de manière générale, je suis le seul guitariste sur scène la plupart du temps parce que je n’ai pas de problème avec ça, je suis un vrai labrador très sociable (rires). Mais pour la release party le 18 avril, Gab sera avec nous parce que c’est à la maison et qu’il n’y a pas de route. 

A l’écoute de ce nouvel album, votre style a glissé d’une étiquette très "brutal slam death" vers une grosse dominante deathcore, même s’il y a des nuances aussi, est-ce que c’est un choix ou le fruit de la combinaison de vos influences diverses ?
Jay : Je pense que je suis celui qui a porté cette tendance. Je disais toujours à Alex qu’autant sur le premier album c’était normal qu’on se soit cherchés et qu’on ait amené quelque chose d’assez nouveau, autant je veux qu’en live on propose quelque chose qui fasse bouger un peu plus. Au niveau compos, on recherche que les guitares offrent un son plus orienté vers le live que vers le studio. Il y a beaucoup de chansons du premier album qui, je trouve, ne marchent pas en live.
Alex : J’aimerais nuancer quelque chose. Pour Jason, un concert réussi c’est un concert où les gens se mettent sur la gueule de A à Z, mais tu ne peux pas avoir ça à chaque fois et c’est pas parce que les gens regardent et écoutent un morceau sans se mettre des high kicks dans la gueule qu’ils ne l’apprécient pas pour autant. C’est de l’art vivant. Personnellement, j’adore le deathcore et quand je vais à des concerts, je ne vais pas dans le pit parce que j’ai la flemme totale ! Et ça ne veut pas dire que j’ai fait des mauvais concerts. Le son qu’on a fait dans ‘Karnage’ fonctionne, l’album a plu, maintenant c’est sûr que si t’as envie de faire bouger les gens tu fais du slam ou du hardcore, mais le slam n’a pas de propension à grossir à mort et aujourd’hui si tu ne fais que du hardcore, c’est vu et revu depuis mille fois. Dans notre nouvel album, il y a une recherche d’autre chose. Je dirais que c’est à 70% du deathcore 30% d’autres trucs, que ce soit du beatdown, du hardcore…

Il y a même sur le morceau "Skin Walker" quelque chose d’autre encore...
Alex : C’est le morceau justement un peu chelou et ça fait respirer globalement au milieu de tout le reste.
Jay : Alors que perso c’est le truc que je déteste le plus je t’avoue. Le côté mélo etc… je suis quelqu’un d’ultra violent dans la musique mais pour autant j’accepte ça parce qu’il y a un public qui va être en demande et effectivement ça aère un album.

Sur "Skin Walker", tu te rebelles à ta façon: le riff est assez typé metalcore et tu poses dessus des screams aigus très orientés black metal, tu as calculé ça ?
Jay : En fait, je ne veux pas faire du chant clair. Et comme tu l’as dit, ce passage est un peu metalcore, alors la seule façon que j’ai trouvée pour poser ma voix, c’était en scream. Cette compo j’ai eu du mal, mais je l’ai faite quand même ! (rires)
Alex : Un album ça doit respirer. Si t’es à fond tout le temps, je ne dis pas que c’est pas bien, mais tu n’as pas de nuances. Le deathcore est un genre très clivant. Tu dois avoir une partie qui a de la gueule et qui fait que le gros break qui va arriver après va être encore plus violent ou pas. Si tu fais respirer, tu peux revenir avec quelque chose qui donnera la sensation d’être encore plus violent. Pour moi c’est important tout ça.

C’est ce qui se passe d’ailleurs quand on sort du très mélodique "Skin Walker" aux accents metalcore pour entrer dans "Khaos" en suivant...
Alex : Exactement !
Jay : Dans un album, si tu fais toujours la même chose, tu écoutes un titre et ça te résume tout l’album. Nous on veut un peu faire varier l’écoute, faire des mélanges qui peuvent paraître “what the fuck” parce que le but c’est d'amener sur des montagnes russes. Ensuite, chacun a mis sa touche dans chaque compo donc ça donne aussi des résultats différents. Je me retrouve plus dans “Salade de Phalanges” ou “Sharp Teeth”, Gabriel dans “Anxiety” et on a tous notre affinité… Yannick est plus fan de hardcore là où Flo est plus death metal. 

« Khaos » c’est le deuxième album et à la lumière de ce qu’on vient de se dire, pensez-vous que vous vous rapprochez de la recette de VOTRE son ?
Alex : Je ne saurais dire ça...
Jay : Pour tout te dire on parle déjà du troisième album et on est entre de se dire “peut-être qu’on fera autre chose encore”. Si on fait toujours la même chose ça devient ennuyant, on ne veut pas faire du copier / coller ni lasser les gens. Peut-être qu’on irait vers encore plus deathcore mais avec moins de nuances. Mais ça restera du KANINE quand même, avec des gros bass drops…

Dans les codes du deathcore, l’humour et l’utilisation de reférences sont très présents. Vous avez à la fois la maîtrise technique et cette capacité à ne pas sembler vous prendre au sérieux, c’est recherché ?
Alex : C’est LA ligne directrice !
Jay : Justement on en parlait avec Alex: la difficulté c’est que beaucoup de gens sont dans la caricature, avec un groupe qui devient plus un “groupe rigolo” qu’un vrai projet musical. C’est très dur de ne pas tomber là-dedans.
Alex : Il y a une ligne à tenir. Si j’écoutais Jason, on ne ferait que des conneries. Mais l’image que tu dois refléter aujourd’hui, et je peux t’en parler parce que je m’occupe des réseaux sociaux, de la vidéo et tout, c’est “Viens, on est cons, on est potes”. Jason c’est mon plus vieil ami, on a fait les quatre cents coups ensemble depuis bientôt vingt ans et je sais pour autant que des groupes comme GUTALAX c’est marrant et tout, mais ce n’est pas l’image que tu dois donner avec le deathcore. On fait des trucs que des potes feraient, sans faire dans la caricature qui vise à faire rire. Quand ils se sont pointés en me disant “viens Alex, on fait un son sur les cochons d’Inde”, c’est un défi de mettre en place tout ça ! (rires)
Jay : Et que ça ne soit pas cringe aussi !
Alex : Les paroles sont extrêmement drôles. Elles ont été écrites par Lucas, notre bassiste, qui s’est chauffé là-dessus, parce qu’il faut quand même trouver quoi dire sur les cochons d’Inde, on ne va pas se mentir. C’est une grosse ref à Southpark. On peut écrire sur des thèmes qui sont cons, comme sur le premier album où on est probablement le seul groupe de deathcore à avoir écrit sur le jeu vidéo Counter-Strike. Là on a aussi écrit sur Naruto, dont Flo est un gros gros fan.
Jay : "Salade de phalanges" reprend beaucoup de sons "memes" aussi !
Alex : Voilà, donc il faut garder la fine ligne entre le fait que c’est drôle et que ça reste carré derrière. On n’est pas là pour rigoler non plus, professionnellement parlant.

On parlait de l’écriture des paroles, peux-tu m’en parler Jay, tu interprètes des textes que tu n’écris pas, c’est bien ça ?
Jay : Exactement. Je suis dyslexique et j’ai beaucoup de mal à apprendre les paroles, surtout que je ne suis pas à l’aise en anglais de base. Je n’ai pas le choix que de chanter en anglais parce que c’est stylé pour du metal, même si on garde une petite touche française dans les textes parce que c’est stylé aussi, mais ce sont Lucas et Alex qui écrivent les paroles. Je fais le placement en yaourt, ils s’adaptent à ça pour écrire les paroles et ensuite je réenregistre avec ce qu’ils ont écrit. C’est très dur. Alex m’écrivait les paroles en phonétique pour ‘Karnage’. Petit à petit, j’arrive de plus en plus à capter les mots mais globalement c’est très dur pour moi d’apprendre tout l’album, ça me prend des semaines.
Alex : Au-delà de la dyslexie, il y en plus la difficulté de ne pas totalement comprendre ce que tu chantes. Ton cerveau doit faire du par cœur parce qu’il n’est pas capable de créer la phrase tout seul. C’est vraiment très difficile.

Est-ce que tu donnes aussi une orientation sur l’intention derrière tes idées de placements, pour qu’ils t’écrivent les textes en fonction ?
Jay : C’est moi qui amène la plupart des thèmes, avant même qu’on crée une musique, pas vrai Alex ?
Alex : Oui c’est ça et puis toi et moi on se connaît depuis tellement longtemps que j’arrive à capter le mood. C’est ça l’idée: où va-t-on mettre les accents, comment va-t-on amener telle voix… ? C’est aussi ça qui fait que le processus est très long et qu’on ne peut pas faire comme d’autres groupes qui s’enferment en studio d’enregistrement et qui ont tout enregistré au bout d’une semaine. Nous c’est plus long, plus fastidieux… Je parle bien anglais, je peux tenir une discussion pendant des heures et je peux donc “pondre” des paroles facilement on va dire, je porte moins d’attention au sens que Lucas, pour moi les paroles doivent servir la chanson et pas l’inverse. Le deathcore n’est pas un style où tu mets les lyrics en avant, on n’est pas là pour ça et on reste des Français qui réfléchissons en français et je sais que certaines syntaxes que je crée ne sont pas totalement correctes. On est plus connectés à l’ambiance du moment… Le morceau qui nous a le plus fait chier avec les paroles, c’est “Damaged” où les quarante premières secondes du morceau nous ont pris une semaine d’enregistrement pour trouver les placements et les paroles. Et pourtant aujourd’hui cette piste, unanimement, on l’adore ! Niveau thème, il ne vient pas de Jason mais de moi et c’est pour ça qu’il est relativement triste, mais il correspond bien à Jason qui est souvent coincé avec sa propre image de lui-même, ce côté un peu fataliste, d’où la phrase “I am locked inside” et le fait d’être bloqué avec soi-même.


On parlait tout à l’heure de faire varier les intensités entre vos morceaux, est-ce que c’est aussi un paramètre que vous avez eu en tête au moment d’assembler l’album ?
Alex : Même si je ne dirais pas qu’il y a un fil rouge vu que les paroles ne se suivent pas et n’ont pas forcément de lien entre elles, nous avons réfléchi à une cohérence globale effectivement.
Jay : On a un peu copié le premier album en se disant qu’on mettait l’instru à la fin et que le morceau juste avant devait être comme un feu d’artifice. Pour le coup, “Salade de Phalanges”, c’est exactement ce qu’il se passe. C’est vraiment comme ça qu’on voit les choses: au milieu c’est un peu aéré comme tu disais, avec “Skin Walker” et la fin en feu d’artifice avant de clôturer sur un soupçon de douceur avec "Anxiety".

Avec "Salade de Phalanges", vous qui êtes pas mal suivis à l’étranger, vous vouliez apporter la "French touch" dans le deathcore ? (rires)
Alex : Carrément, c’est même plus facile pour nous à l’étranger qu’en France, j’ai l’impression ! (rires) Déjà la plupart des non-francophones vont s’interroger sur la signification du titre.
Jay : Beaucoup d’auditeurs ignorent que nous sommes français, on a même eu un commentaire qui disait “Ils parlent français mais je ne crois pas qu’ils sont français” c’était drôle. On nous a même pris pour des Russes !

Vous vous produisez pas mal à l’étranger, votre booker, Time Frame Booking, y contribue pas mal non ?
Alex : Au départ, on bossait avec un pote qui est le chanteur de STILLBIRTH et qui s’occupe du Deathfest et du Dortmund Deathfest et puis nous avons fait connaissance avec cet autre contact avec qui on a fait une tournée en Angleterre en août l’année dernière, puis il nous a proposé quelques dates à travers notre premier booker et puis de fil en aiguille on est passé chez lui. Il fait ça depuis des années, il affiche le même niveau d’ambition que nous et on espère augmenter la quantité de concert, sachant qu’il a effectivement des contacts absolument partout et qu’il fait déjà tourner des groupes comme SIGNS OF THE SWARM ou FILTH.

Pour le moment, vous ne vivez pas de votre musique, on est bien d’accord ?
Jay : Oui !
Alex : Techniquement, il y a UNE personne qui est payée dans l’équipe, c’est notre ingé son, mais c’est un pote donc ils nous fait un prix. C’est un débutant, il est encore à l’école d’ingé son et il n’a que 21 ans, mais ça lui permet de partir avec nous en tournée en Angleterre, en tournée européenne et il va même partir avec nous en Australie si tout se passe bien. Depuis le début, on a privilégié la bonne entente avec lui, on lui a fait confiance pour des dates dans des salles réputées difficiles au niveau réglages du son, il a assuré donc on lui a proposé de continuer et aujourd’hui, il a sa propre table de mixage grâce aux cachets qu’il a gagné avec KANINE et on en est très fiers. On a de la chance parce qu’on fait de bons concerts et notre merch se vend bien, mais on réinvestit tout cet argent dans le projet pour qu’il avance le plus vite possible.

En conséquence, vous assurez une grande partie des choses par vous-mêmes je crois. Par exemple, où avez-vous fait votre enregistrement ?
Alex : On enregistre tout par nous-mêmes à la maison et ensuite on envoie le mix / mastering à faire par un Italien, Simone Pietroforte. Sinon ça nous coûterait trop cher !
Jay : Surtout avec moi qui suis dyslexique ! Je pense que je ne pourrai jamais enregistrer en studio à cause de ça.

Vous gérez aussi vous-mêmes votre image non ?
Alex : Oui, pour les réseaux sociaux et tout ce qui sera hors clips, c’est moi qui m’en occupe. Vidéos, reels, montages… c’est du 100% maison.


​Qui s’est occupé du clip de "Sharp Teeth" ?
Alex : Brice Hincker, de Mulhouse. Les idées du clip partent de nous mais ça a été un sacré retournement de situation, si tu veux bien expliquer Jason ?
Jay : On avait une autre idée de clip à la base avec un mec qui se fait un peu torturer etc… c’était violent ! Comme la musique était violente, on voulait quelque chose dans le même esprit mais Gabriel est super sensible quand il s’agit de la violence, du gore etc… ça l’a tracassé mais il se retenait. Arrivés à la veille du tournage, à 23h30, il m’appelle et il me dit "ce clip c’est pas possible pour moi, c’est trop violent".
Alex : A 23h30, la veille...
Jay : Voilà, donc on s’est tous posés sur discord et on a cherché une nouvelle idée pour le lendemain 9h ! Et c’est de là qu’est parti ce scénario de créer un groupe deathcore en kidnapping et ça a marché heureusement !
Alex : Le clip est drôle mais sur le coup ça a été le stress absolu ! Jason et moi avons grandi dans la culture du cinéma d’horreur, du gore et comme ça colle à notre style, on pourrait faire mille fois pire dans le gore. Ce serait dans l’esthétique en plus de tourner ça comme des séries Z à la "Braindead" ou "Evil Dead"... c’est un kiff qu’on aurait eu tous les deux de tourner un clip vraiment grotesque…
Jay : Des trucs un peu débile et un peu gore à la fois. Pour “Salade de Phalanges”, on a mis un peu de sang quand même, une langue coupée…
Alex : ça reste assez soft, mais très con !

Ce clip aussi vous l’avez fait avec Brice Hincker ? Vous privilégiez cette sorte d’entourage artistique ?
Alex : C’est plus simple de travailler avec des gens qui nous connaissent bien…
Jay : Et surtout s’ils sont proches !
Alex : Oui, Brice habite vers chez nous. Les premiers clips avaient été réalisés par Danny (Louzon - NDLR), le chanteur d’HURAKAN, et en termes de praticité, rapprocher quelqu’un de chez nous ça limite les frais, en plus de permettre de changer de "mood". Avec Brice, le feeling est bon, il comprend qu’on est cons, ça matche ! (rires) On lui a parlé de tourner le clip de “Attack on Guinea Pigs” avec des marionnettes de nous et comme Gab n’aime pas le sang, on le remplacerait par des fils rouges. Je pense que ça va être un clip chiant à tourner, mais Brice est chaud ! Depuis qu’il a tourné pour “808” qui a très bien marché, il a toujours su comprendre les idées farfelues de Jason. Après on vient toujours avec l’idée, le décor, ça aide et vu qu’on a ce côté “bande de potes”, ça rend les choses plus simples. Même pour "Sharp Teeth" qui a généré un gros coup de stress, on a fait le tournage en rigolant, c’était cool et ce qui en ressort aussi. C’est la mentalité de notre groupe: essayer d’avancer, de grossir, y compris sur la scène internationale, tout en gardant notre état d’esprit !

Blogger : Carole Cerdan
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Carole Cerdan
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