
Véritable géant du rock alternatif outre Atlantique, SHINEDOWN enchaîne les albums et les tournées à un rythme effréné depuis maintenant 25 ans, traversant vents et marées, moments difficiles et triomphes. Le groupe, mené par le chanteur Brent Smith a sorti son huitième album, aptement nommé « Ei8ht », le 29 mai dernier, allant à contre courant du milieu musical et proposant pas moins de 18 chansons à ses fans, entre pop-country et rock énervé. Nous avons pu discuter avec Brent Smith à l'occasion de cette sortie afin qu'il nous livre les secrets de cet album, mais aussi ses observations sur le monde qui nous entoure, thème central de ce nouveau disque.
« Ei8ht » est sorti le 29 mai dernier, et comme indiqué dans le titre il s'agit de votre huitième album. Comment ressens-tu cette réalisation, comparée aux sept précédentes ?
Brent Smith : Eh bien, personne ne m'avait demandé comme ça, directement, comment je la ressens. Je pense que je ressens un peu de soulagement qu'on ait réussi à le faire, en particulier parce qu'il nous a pris un an et demi. Je pense que j'ai rendu tout le monde fou pendant toute sa conception, car je voulais m'assurer qu'on présentait bien les chansons, car je savais ce que serait le disque une fois qu'il serait annoncé. On n'a pas vraiment de manuel d'instructions dans ce groupe, donc je pense que l'année dernière, quand on sortait les singles, les gens se demandaient ce qu'on faisait, et ce que c'était. Ils nous demandaient « Pourquoi vous faites ça comme ça ? », et j'avais un peu cette mentalité de me dire « Parce qu'on peut, c'est pour ça qu'on le fait. » On ne voulait pas faire attendre les gens plus longtemps avant qu'ils ne puissent écouter de nouvelles chansons, avant l'annonce de l'album. Et la préparation de la tournée "Dance, Kid, Dance" était quelque chose qu'on savait être le premier acte, le second étant l'album, l'annonce de l'album et le processus de tournée entier pour cette année. On essayait de faire en sorte que tout le monde dans le groupe ne se sente pas dépassé, mais on est un groupe depuis 25 ans, et les trois derniers albums ont été produits, mixés et gérés par un membre du groupe, Monsieur Eric Bass (bassiste du groupe, comme son nom l'indique, ndlr)... Il ne le dira pas à propos de lui-même, mais je le dirais à propos de lui : si quelqu'un dans ce groupe est nécessaire, c'est Eric Bass ! Moi, Zach (Myers, guitare, ndlr) et Barry (Kerch, batterie, ndlr), on a vraiment gagné la loterie des groupes en l'ayant comme ami, comme frère et comme camarade au sein du groupe. Il est peut-être la plus grande partie de cette équation. Il est un facteur essentiel dans tout ça, parce qu'il a des compétences vraiment incroyables, qui sont rares chez un membre de groupe. De pouvoir arriver à obtenir des sons comme il le fait... On a vraiment beaucoup de chance de ce côté-là ! Mais en gros, je suis enthousiaste sur tous les aspects. C'est beaucoup de travail pour en arriver là, et je pense qu'on se concentre désormais principalement en dehors de l'Amérique du Nord, où on a joué majoritairement récemment. On se considère comme un groupe international, mais on a beaucoup de terrain à couvrir, parce qu'on n'est pas revenus depuis un moment, et on le comprend, mais on ne voulait pas faire de demi-mesure sur la production. On arrive avec toutes les fioritures, et on a passé beaucoup de temps sur cet album ! Et je pense qu'autre chose qui fait que je suis confiant, c'est que les gens pensaient qu'on sortirait un album de 10 ou 11 chansons, et quand on a annoncé qu'il y en aurait 18, ça a rendu beaucoup de monde heureux ! Mais tout était en fait équilibré, et il y avait une méthode derrière. Maintenant, nous y voilà !
C'est vrai que cet aspect nous a surpris, à une époque où les gens ont une capacité d'attention de plus en plus courte ! D'ailleurs tu en parles un peu dans ''Dance, Kid, Dance'', mais vous voilà avec 18 chansons et un album de 64 minutes ! Est-ce que vous teniez à ce que les gens vivent la narration complète d'un album, et son sens complet ?
Oui, parce que nous sommes un groupe qui fait des albums. C'était justement tout le truc l'année dernière. Les gens se demandaient « Qu'est-ce que vous faites ? Vous n'êtes qu'un groupe qui fait des singles, maintenant ? » parce qu'on gardait l'album pour cette année, avec l'annonce et tout ce qui l'accompagnait. Tout est toujours construit autour d'un album pour nous, donc aucune de ces chansons ne sont sorties sans contexte, elles font toutes partie d'un plus grand ouvrage. Mais, tu sais, la différence dans cet album, c'est que les quelques derniers disques ont tous été des pièces conceptuelles, et celui-ci est un album traditionnel, sur lequel les 18 chansons appartiennent au même corps de travail, mais représentent différentes histoires. Chacune de ces chansons a sa propre individualité. Mais encore une fois, elles appartiennent au même ouvrage. Et, tu sais, on a toujours fait des albums, et considéré l'écriture pour faire des albums. Nous ne sommes pas un groupe "orienté vers les singles". On choisit juste de mettre les gens au courant de ce projet à des moments différents.

On a remarqué que beaucoup de vos paroles, surtout sur l'album précédent, mais aussi sur celui-ci, ont tendance à commenter le monde qui nous entoure, et la société actuelle, sans pour autant choisir un camp, surtout sur ''Killing Fields'' ou ''Dance, Kid, Dance'' par exemple. Comment vois-tu le monde qui nous entoure aujourd'hui, et quel conseil peux-tu nous donner pour réfléchir à notre propre manière d'y réagir ?
Je pense qu'on ne peut pas perdre de vue le fait que nous sommes tous là sur cette planète, à l'occuper ensemble, peu importe ce que quiconque dit. Je pense que si quelqu'un va sauver qui que ce soit, ou si on peut tous se sauver les uns les autres, on doit travailler ensemble, et travailler à trouver un compromis. Mais je vais être honnête avec toi, chacun a son jour, tu vois ? Chacun a son rendez-vous avec le destin. Donc plus tu vis dans cette idéologie d'une fin inévitable, plus ça va affecter la sorte de vie que tu vas mener. Je sais que certaines personnes peuvent regarder ça d'un autre œil, à se dire « Tout le monde n'est pas toi, et n'a pas les moyens que tu as, ou ne vit pas là où tu as vécu. », mais rien ne m'a été offert. J'ai grandi malgré beaucoup de circonstances différentes. Mes parents étaient les deux meilleures personnes du monde, mais on se disputait beaucoup. Je n'étais pas un enfant facile à élever, mais ils m'ont appris une valeur et le sens de ne pas se plaindre, et de travailler très dur pour aider son prochain, et ses proches. Je pense qu'en tant qu'êtres humains, les réseaux sociaux ne nous aident en rien. Il y a eu une époque où tout le monde n'avait pas une planche qui fait du son, et tu peux choisir de le voir ou non, mais j'encourage les gens à sortir et à vivre leurs vies, à lever les yeux de leur téléphone, et à regarder ce que l'univers nous a offert. Parce que si tu recherches la haine et la dévastation, tu vas la trouver, mais si tu essaies de trouver la beauté et le triomphe dans le monde, ils sont là aussi ! Ça dépend juste de comment tu le regardes. Donc le commentaire social et la musique qu'on écrit, ce sont de vraies expériences de vie. Ce sont des gens que j'ai rencontrés, des scénarios dans lesquels nous avons été et des situations auxquelles nous avons dû faire face en tant qu'individus. J'écris ce que je vis vraiment. En tout cas , j'essaie. J'essaie d'être aussi authentique que possible dans le groupe, et je pense que c'est une des choses que notre public dirait de nous, qu'ils soient là depuis le début, ou qu'ils nous découvrent seulement maintenant. Je veux toujours que les gens puissent surmonter leur adversité. Mais je pense que c'est difficile à cette époque, quand tout le monde a une plateforme, et quand tout le monde est en colère. Tout le monde veut crier, et personne ne veut vraiment parler. Et sans rentrer dans un débat plus grand, je vois les choses comme ça : dans le pays auquel j'appartiens, que je sache, le peuple choisit d'élire ses représentants, parce qu'ils représentent le peuple, à travers les votes. Si on ne les aime pas, on vote contre eux. Mais tu sais, ici ces derniers temps, c'est comme jouer au craps. C'est comme lancer une pièce, on ne sait pas ce qu'on aura à chaque fois. Les deux côtés ont des problèmes, et je ne pense pas qu'on puisse faire rentrer le génie dans sa bouteille dans certaines de ces situations. Mais quelle est l'alternative ? Abandonner ? On ne peut pas abandonner. Et la seule chose qui, je le sais, nous sauvera, ou nous donnera au moins de la sérénité, c'est le pouvoir de la musique et le pouvoir des chansons. La seule chose que je connaisse qui puisse vraiment rassembler les gens, c'est la musique. A littéralement chaque concert auquel tu vas, ou chaque rassemblement où il y a une forme d'art qui est représentée, et à laquelle on donne aux gens sa créativité ou son talent pour améliorer leur vie, ou les soulager du stress auquel ils sont sujets sur le moment, pour leur offrir de la sérénité, la paix intérieure, les faire rire, les faire pleurer, ou leur donner confiance en eux... C'est une énorme responsabilité que nous avons, et nous en sommes très conscients. Tout ce qu'on essaie de faire, c'est de rassembler les gens. Nous n'essayons pas de les diviser, mais chacun a son opinion aujourd'hui, aussi. J'ai appris que dans la culture dans laquelle on vit, pas seulement ici en Amérique, mais dans le monde entier, il y a beaucoup de gens cyniques. Et si tu recherches ce genre de haine, ce n'est pas dure à trouver. Je pense que le défi, c'est de se tourner vers quelqu'un et d'être dans l'état d'esprit de vouloir le sauver, de lui demander pourquoi il est si en colère, et de peut-être trouver un moyen de l'aider à se soulager, et à surpasser ça. En tout cas, pour moi personnellement, la seule chose que je connais qui ait été capable de donner un peu de paix et d'encouragement, c'est la musique.
C'est quelque chose que j'aime aussi beaucoup dans cet album, ce côté introspectif, qu'on retrouve notamment sur ''Searchlight'', une de mes préférées de l'album. Je crois que tu as eu un parcours assez similaire à celui de la chanson, car tu as quitté ton foyer très jeune pour commencer à jouer de la musique. Quel serait ton conseil pour les personnes qui créent leur propre chemin sans projecteurs leur indiquant la voie ?
Je me souviens que ''Searchlight'' est née de nombreuses conversations que j'ai eues avec mon fils. Il a eu 18 ans l'année dernière, et il devient un jeune homme. C'était intéressant. Entre ses 16 et ses 18 ans, nos conversations ensemble ont changé drastiquement, et on a eu des conversations philosophiques, lors desquelles il me demandait des choses sur la vie et son but. Je me souviens très bien de ce jour où il m'a demandé « Papa, selon toi, quel est le sens de la vie ? » Et je lui ai dit qu'il fallait la vivre. Tu vas chercher quel chemin prendre, et tu seras attiré par une direction. Mais il ne faut pas avoir peur si le chemin change, ou si tu décides de faire quelque chose d'autre. Le truc, c'est qu'on cherche tous un projecteur, et cette lumière peut changer de direction n'importe quand dans la vie. Il ne faut pas avoir peut de ces changements, c'est ce que je voudrais dire aux jeunes générations. J'ai 48 ans, et j'essaie encore de savoir quoi faire, et je ne sais pas si on trouve son but véritable un jour. C'est le but de ce chemin, de continuer à chercher. Donc je dirais à chacun de ne pas avoir peur de chercher, et d'y aller.
Un autre morceau que j'ai beaucoup apprécié était ''Burning Down The Disco'', parce qu'on y retrouve ce son particulier qu'a SHINEDOWN, et qu'on reconnaît de ''Devil'' ou ''Diamond Eyes''. J'ai l'impression que ça a à voir avec la manière particulière qu'Eric a de produire. Ça sonne presque simple, mais on devine la quantité de travail derrière, et un nombre de pistes qu'on a du mal à imaginer ! Comment décrirais-tu sa manière de produire, comparée à d'autres producteurs ?
Eh bien, c'est Eric Bass. Il comprend tous les aspects techniques de l'enregistrement sur bande, donc analogique, mais aussi de l'enregistrement numérique, que ce soit sur Logic ou Pro Tools, ou n'importe quel logiciel. Il sait comprendre tous les logiciels. Mais c'est aussi un musicien très compétent, c'est à dire que sa mère était instructrice vocale, et professeure de chant. Il a donc l'oreille absolu, ce qui peut parfois le rendre fou. Il sait jouer de nombreux instruments, mais aussi écrire des partitions pour un orchestre, par exemple. Qu'il y ait 6 instruments ou 106, il sait écrire la partition. Ce sont ses compétences, mais c'est aussi un membre du groupe, et il fait partie intégrante de SHINEDOWN, mais sait aussi enlever sa casquette de membre et mettre celle de producteur. Il sait aussi retirer la casquette de producteur et devenir l'ingénieur du son, ou le mixeur, qui sont trois choses très différentes en dehors de sa participation au groupe. Tout ça fait partie du travail pour lui. Il fait tout de manière très inhabituelle, parce que la plupart du temps, un producteur ne fait que produire, et ils ont souvent des ingénieurs du son avec qui ils travaillent, puis une fois l'enregistrement terminé, ils l'envoient à quelqu'un pour mixer le son. Les mixeurs sont 9 fois sur 10 juste mixeurs. C'est leur boulot. Les gens leurs amènent plein de choses différentes, ils le mettent sur le logiciel avec lequel ils sont à l'aise, et ils font leur truc. Ce qui se passe, cependant, c'est qu'ils ont tendance à faire un peu la même chose, peu importe ce qui leur est envoyé. Tu utilises la courbe du son, puis tu vas utiliser les samples, les ratios de compression, les effets, et ce genre de choses. Avec Eric, c'est différent à chaque fois, parce qu'il produit et mixe en cours de route, pendant qu'il règle certains trucs, il pense à une autre chanson, et il fait un peu ces trois choses à la fois. Il ne sépare pas vraiment les choses, en se disant « OK, je vais faire toutes les pistes, écrire toutes les chansons, enregistrer tout, puis ensuite mixer... ». Il ne fait pas les choses comme ça, il fait ça au fil de l'eau, et je pense que c'est pour ça qu'on a un son particulier qui sonne différemment de tous les autres. Il y a une expression qu'on utilise dans l'industrie, qui est "band in a can" (groupe préfabriqué, en quelque sorte ndlr). Ce n'est pas censé être péjoratif, mais ça évoque beaucoup de ces groupes qui sonnent pareil parce qu'ils utilisent les cinq mêmes samples de batterie que tout le monde utilise, les mêmes ratios de compression sur les guitares heavy, etc. Ils sonnent tous un peu pareil. Est-ce que ça sonne bien ? Bien sûr ! Mais tout sonne pareil, tu vois ? Et Eric ne fait pas ça.
J'ai aussi beaucoup aimé ''Bear With Me'', parce qu'elle mène à de nombreuses questions que je me suis posées. Selon toi, si des artistes ou des poètes comme William Blake ou Shakespeare se lançaient aujourd'hui, est-ce qu'on les remarquerait au milieu de la foule à cette époque où tout le monde a un public ?
Oui, je pense que si Shakespeare vivait à notre époque, il serait des centaines de milliards de fois plus gros que Mr. Beast (rire) ! En tout cas je l'espère ! Et bien entendu, ce n'est pas pour faire ombrage à Mr. Beast, parce qu'il est très fort, et que mes fils ont grandi avec ses vidéos, je donne juste cet exemple pour rigoler (rire) ! Mais je vois ce que tu veux dire, quand je dis « where are the poets gone » (« où sont passés les poètes », ndlr), et ce genre de choses. Il y a des poètes modernes aussi, mais je pense que quelqu'un comme Shakespeare ferait avec ce qu'il y a aujourd'hui. Il prendrait sûrement un moment pour savoir ce qu'il se passe bien sûr, mais il s'y mettrait, je pense aussi. Peut-être même qu'il écrirait une pièce là-dessus ! Mais j'y demande aussi où sont passé les titans qui ont mis la foudre en bouteille, qui nous ont laissés livrés à nous-mêmes. La question est donc « Qui sont les poètes de notre époque moderne, qui vont se lever, et lever la main ? ». J'ai parlé de ça à quelqu'un il y a quelques jours dans le même genre de conversation, et on m'a demandé « Ne serais-tu pas ce poète ? ». Je ne vais pas lever la main en cette capacité, le public devra lever la main et dire que c'est ce qu'on est. Et si on nous reconnaît comme tels, j'espère que les gens savent qu'on prend ça extrêmement au sérieux. Je dis souvent que peu importe le style de musique qu'on joue, ou le style qu'on a, si les gens viennent nous voir, ça veut dire qu'on enrichit leur vie, et qu'ils vont dépenser leur argent durement gagner pour faire en sorte que le jour où on passe dans leur ville, ils feront tout ce qu'ils ont en leur pouvoir pour venir nous voir pendant cette heure et demi ou ces deux heures, parce qu'on apporte de la joie dans leur vie. C'est donc une lourde responsabilité !

Vous allez jouer au Zénith de Paris le 31 octobre 2026, et enfin proposer le show complet de SHINEDOWN en Europe. La France a toujours été un peu lente pour vous voir grandir, mais on vous verra enfin dans une arène cette fois-ci ! Que peut-on attendre, comparé aux tournées précédentes, et selon toi quel a été le point de bascule en France ?
Je vais être honnête avec toi... Les agents avec lesquels on travaillaient disaient, pour certains, qu'on devrait jouer dans des salles plus petite. Et maintenant, je me suis dit qu'on allait y aller à fond ! La raison, c'était pour vous amener un concert plus étoffé, car tout le monde a vu les concerts de la tournée "Dance, Kid, Dance" aux Etats-Unis sur YouTube. On ne pourra pas amener exactement ce show à cause de la taille de la scène et de ce genre de choses, mais on va emmener tous les éléments qui ont fait ce show. Mais pour ça, il nous faut une salle d'une taille suffisante. On a donc décidé d'accorder une grande confiance au public français pour ça, et selon les producteurs, le concert se vend bien. Mais l'impact de l'album va bien entendu y amener plus d'attention, ainsi que l'interview que nous sommes en train de faire. On ne peut pas laisser penser au public qu'on l'a oublié, et on espère qu'il ne nous a pas oubliés non plus. Mais pour nous, c'était plus un positionnement où on nous disait de jouer dans des endroits plus petits parce qu'on était moins connus, et on n'a pas pu emmener jusqu'à maintenant le spectacle qu'on voulait emmener. Donc on va y aller à fond, tourner dans de plus grandes salles, et vous proposer le spectacle que vous méritez !
Quelle chanson de l'album correspondrait le mieux à ton humeur aujourd'hui ?
Mon humeur ? Il y en a 18 donc il faut que je réfléchisse (rire) ! Je me concentre beaucoup en ce moment sur les deux clips qui se préparent à être filmés dans les jours qui viennent, qui sont ceux de ''Young Again'' et ''Dizzy'', donc je dirais un mélange des deux, car les deux sont dans mon esprit en ce moment. Peut-être un peu plus ''Young Again'' aujourd'hui, d'ailleurs. J'adore cette chanson. Elle est très nostalgique pour moi, mais elle est aussi pour les générations plus jeunes. On leur donne quelque chose à espérer, dans le sens où ils vont trouver de la nostalgie dans leur vie aussi. L'intégralité de cette chanson est sur le fait de grandir, mais de ne pas perdre l'enfant intérieur que l'on a en nous non plus. Ça parle de rester attaché à son enfance, et de s'en souvenir avec affection. Je dis souvent aux gens que c'est probablement pour ça que j'ai voulu créer un groupe, et travailler dans la musique. Parce qu'être dans SHINEDOWN, c'est comme être en CE2 pour toujours !
