5 juin 2026, 23:59

HEAVY WEEK-END Jour 1

@ Nancy (Zénith)

Blogger : MathRiff
par MathRiff


Le Heavy Week-End : pour sa troisième édition, le festival metal du Grand Est a posé de nouveau sa scène dans le magnifique Zénith du Grand Nancy, entouré et surplombé par sa forêt !
Au programme : un joli bouquet de groupes allant de SAVATAGE à TRIVIUM, en passant par GOJIRA et ELECTRIC CALLBOY, pour ne citer qu'eux.

17h30 : l'heure des premiers coups de grosse caisse et des premiers riffs qui résonnent sous un généreux soleil.
Le groupe DOMINIUM, emmené par Dr Dead et ses zombies musiciens, a l'insigne honneur de lancer les festivités des trois prochains jours.
Et cela commence sur de très bonnes bases. Le public commence doucement mais sûrement à envahir les lieux. Les échanges - en français s'il vous plaît ! et en anglais, bien sûr - mettent les festivaliers en jambes.
"The Dead Don't Die" enflamme, au sens propre du terme, le site à grands renforts de pyrotechnie. La ferveur du public grandit au fur et à mesure du show et ne baisse à aucun moment en intensité.
DOMINIUM rappelle au passage qu'il sortira son nouvel album, « The Night Is Calling », le 3 juillet prochain.
Une chose est indiscutable : le succès est au rendez-vous de ce set de neuf chansons. La reprise metal de "Thriller" de Michael Jackson, que le groupe inaugure ce jour-là, accompagnée de nombreux crowdsurfers, en est un parfait exemple.
Avant de s'éclipser, le groupe nous donne rendez-vous le 24 novembre prochain à Paris.


18h30 : entrée en scène de Tobias Sammet's AVANTASIA.
"Creepshow" ouvre un spectacle qui s'annonce d'emblée haut en couleur et riche en effets scéniques, à l'instar de cette tournée "Here Be Dragons". Le public répond présent dès les premières notes en chantant à gorge déployée sur fond de doubles grosses caisses, de riffs et de solos mélodiques repris par la foule. "Reach Out For The Light", accompagné par Kenny Leckremo, est un véritable régal : le mélange de leurs voix fonctionne à merveille. Rien qu'en observant la scène, aucun doute : l'ensemble des artistes et musiciens qui constitue cette "troupe" prend un plaisir évident. C'est beau à voir... et particulièrement contagieux.

Comme le chanteur le dit lui-même, il n'est pas un homme de grands discours. Ça tombe bien : le temps passe vite quand on s'amuse. L'enchaînement des morceaux ne souffre d'aucun temps mort. Il faut dire qu'à quasiment chaque titre, selon le principe original d'AVANTASIA, un invité vient rejoindre la fête sur scène (Bob Catley, Tommy Karevik, Ronnie Atkins, Herbie Langhans ou encore Chiara Tricarico) et imprime sa touche personnelle à l'ensemble.
AVANTASIA, avec ses allures de supergroup, a manifestement conquis son auditoire, lourdement massé devant la scène ce soir. Les échanges et la communion avec le public sont magnifiques tout au long des neuf titres interprétés.
Un très bon moment !


20h : SAVATAGE
Le groupe culte floridien retrouve le public français après son retour déjà mémorable au Hellfest 2025, date de sa prestation la plus récente en France, étape ici de son actuel "Prelude To Madness European Tour".
Le show commence de la plus belle des manières avec le riff heavy particulièrement accrocheur de "Dead Winter Dead".
Et à en juger la réaction enthousiaste du public devant la scène, je ne suis visiblement pas le seul à avoir furieusement envie de taper du pied, sensation qui ne disparaîtra pas une seule seconde durant tout le set.
"Jesus Saves" résonne sous le magnifique coucher de soleil nancéien, offrant une atmosphère toute particulière. Les solos y contribuent grandement, même si l'ensemble du groupe sonne lui aussi avec perfection.

Les chansons s'enchaînent : "Lights Out", "Handful Of Rain" ou encore "Edge Of Thorns".
Mention spéciale au magnifique duo de guitares entre Chris Caffery et Al Pitrelli sur "Strange Wings", un régal !
La performance déborde d'émotion, notamment pendant "Believe", avec la participation de Jon Oliva dans un piano-voix particulièrement touchant que l'on savoure encore plus sur écran géant.
La prestation est chirurgicale et d'une qualité remarquable. SAVATAGE a clairement répondu aux attentes du public nancéien et, pour ma part, cette découverte live s'est révélée être l'un des moments les plus succulents de cette première journée.
A l'issue de ce concert de 13 titres clôturé par le fameux "Hall Of The Mountain King", il est facile de comprendre ce statut très à part qu'occupe SAVATAGE dans le coeur des fans de metal.


22h : l'arrivée des gros tanks dans l'arène.
Accompagnés de SABATON, ils font rugir les fans pour cette fin de première journée. La chaleur était déjà au rendez-vous, mais la température ne va cesser alors de grimper.
Le concert débute avec "Ghost Division". La pyrotechnie installée sur scène et aux extrémités de la fosse, ainsi que les explosions, nous plongent instantanément dans l'ambiance de champ de bataille si chère au groupe suédois. Une mise en scène parfaitement adaptée à l'univers du groupe. La différence, c'est qu'ici tout se déroule dans la bonne humeur et loin des drames, porté par une ambiance d'exultation, des riffs efficaces et une batterie qui cogne fort comme il faut.
Et ces décors ! Dignes des plus beaux musées militaires !

Voir le batteur, perché au sommet d'un tank britannique - un Mark IV, autant être précis -, martyriser ses fûts en phase avec les guitares et la basse, entre explosions et visuels diffusés sur les écrans géants, compose un tableau particulièrement réussi. Même si Joakim, comme à son habitude, se planque derrière ses célèbres lunettes de soleil, lui et ses camarades déroulent sans concession avec toute l'intensité qu'une tête d'affiche se doit d'apporter.
Le public suit parfaitement le rythme. Le chanteur n'hésite d'ailleurs pas à qualifier les Français de meilleur public devant lequel ils ont joué récemment.
Même si, selon moi, le son est nettement moins précis et incisif que celui de SAVATAGE.
Mention spéciale avant "Christmas Truce", lorsque le bassiste Pär Sundström prononce un beau discours, dans lequel il rappelle qu'il faut toujours croire en ses rêves.
Derrière lui, les milliers de lumières des téléphones du Zénith offrent un spectacle sublime.

A l'image de cette tournée épique, les morceaux s'enchaînent comme autant de tableaux, accompagnés de costumes : "The Attack Of The Dead Men", "Stormtroopers" ou encore "The Last Stand".
SABATON fait partie de ces groupes qui oeuvrent pour que le heavy metal rassemble toutes les générations. A l'image, non loin de moi, de ce père et sa fille dansant et chantant ensemble pendant tout le concert. C'est beau à voir.
Tout comme ce show qui, malgré une thématique guerrière qui pourrait rebuter, vu le contexte mondial, dégage une énergie fédératrice. Ce n'est certainement pas la superbe Marseillaise reprise par le public nancéien à l'arrivée de Napoléon sur scène qui contredira cette impression. Moins de groupes, plus de musique, le concept du Heavy Week-End laisse les groupes délivrer des sets copieux : SABATON frisera la vingtaine de titres interprétés. Royal !
Rendez-vous demain pour une deuxième journée à la tonalité musicale très différente...
 

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