
Le vendredi 13 mars, le groupe de heavy shoegaze français MASCARA sortait son tout premier album « Going Postal ». Rempli d’un shoegaze qui n’a déjà plus grand-chose à envier à ses initiateurs états-uniens, l’album évoque, avec justesse et maturité, les angoisses ressenties face au chaos grandissant et à l’effondrement progressif du monde. Quelques heures avant leur release-party au Point Éphémère le 1er mai dernier, nous avons discuté avec Valentin Beaucourt (chant, guitare) et Guillaume Guirao (guitare) pour approfondir les thématiques abordées dans l’album.
À l’écoute de votre album, on entend une forte inspiration de DEFTONES. Pour vous, où se situe la limite entre la copie et l’hommage ?
Guillaume Guirao : Comme tu l’as dit, DEFTONES est une grande influence pour nous cinq. Bien qu’on vienne de styles différents, c’est le groupe qui nous a rassemblés parce qu’il recoupe plein de styles et d’influences différentes donc, forcément, ça nous touche. Je pense que c’est une référence pour nous et qu’on essaie de l’incorporer dans un ensemble. On y pense parce qu’on adore la musique de DEFTONES mais on essaie de faire notre propre musique sans aller dans l’imitation. C’est un groupe hyper influent parce qu’il y a tout, mais surtout, il y a tout ce qui nous touche : de la sensibilité, un côté heavy, un côté metal, etc. Quand on veut faire de la musique avec de la mélancolie et des grosses guitares, je pense que DEFTONES est l’un des référents, même si ça n’est pas le seul. Notre son s’en rapproche un peu mais on n’est pas du tout dans la copie. Les morceaux sont dans nos cœurs et c’est l’une de nos influences mais on n’a pas envie de faire du DEFTONES.
Valentin Beaucourt : On a beaucoup baigné dans la musique de DEFTONES pendant des années. Le résultat, c’est que, quand on fait de la musique de façon authentique et sans réfléchir, c’est ce qui sort : c’est en nous et ça nous plaît. Pour autant, je chante à ma façon sans recopier un Chino (Moreno, chanteur de DEFTONES, ndlr) parce que je n’ai pas du tout la même voix ni la même façon de m’exprimer. On ne gueule pas dans MASCARA, on chante. La ressemblance vient beaucoup des guitares et de ce qu’il y a autour mais on n’y a jamais réfléchi. Quand on a commencé le groupe en 2019, on s’est basé sur ce qui nous rassemblait en se disant : « On fera toujours la musique qu’on aime faire sans se forcer à quoi que ce soit. ».
Guillaume Guirao : Il y a aussi un hommage très fort parce qu’on s’appelle MASCARA, comme l’un des titres de DEFTONES, mais on se le réapproprie parce qu’on a une histoire avec ce titre. Je pense que le mot « hommage » est vraiment le bon pour définir ce qu’on fait. Inconsciemment, on se met peut-être aussi dans un certain créneau. Dans la musique, j’aime beaucoup quand un groupe choisit le nom d’un titre d’un autre groupe en guise de nom et j’aime ce côté « hommage » qui dit d’où on vient sans dire où on ira plus tard.
Dans les sources d’inspiration de l’album, vous évoquez notamment un monde qui s’effondre et dont la chute provoque du désespoir. Que pensez-vous qu’il restera après cet effondrement ?
Guillaume Guirao : Si on parle d’art et d’intelligence artificielle, si tout s’effondre et qu’on brûle les data centers, peut-être qu’on reviendra à quelque chose de plus humain, au moins dans la musique. Pour le reste, si on rentre dans la politique, il faudra sûrement s’organiser, mettre l’humain au cœur de tout et effacer les inégalités, même si c’est dur. Il restera les gens, l’art (parce qu’il restera toujours l’art) et c’est déjà pas mal (rires).
Valentin Beaucourt : Dans l’album, on se demande beaucoup comment conserver une lueur d’espoir dans le chaos.
Guillaume Guirao : Je pense que c’est aussi ce qui est cool quand on fait de la musique et qu’on sort un disque : il sort et on espère qu’il sera toujours là, qu’il va survivre et que les gens le verront. Enfin, on dit ça mais ça change parce qu’on n’apprend pas trop de nos erreurs du passé (rires).
Ça dépend qui...
Guillaume Guirao : En tout cas, pas ceux qui ont du pouvoir. J’espère que ça donnera quelque chose de bien meilleur mais ça sera aux gens de le construire. Je pense que, si on efface pas mal de choses qui font que les hommes se détestent entre eux, peut-être que les gens se supporteront un peu plus. Mais c’est dur. L’être humain est complexe mais je pense qu’on peut tous se réunir sur des idées globales et s’accorder sur ce dont on n’a pas envie. Il y aura toujours des choses qui n’iront pas mais là, il n’y a rien qui va (rires). Il faut garder espoir.
Ça se ressent aussi dans votre musique, il reste un peu d’espoir...
Valentin Beaucourt : Totalement. Il y a ce chaos, peut-être un peu bruitiste, mais aussi quelque chose d’un peu plus léger avec la mélancolie et les mélodies qui vont chercher la lumière. C’est retranscrit dans la musique et dans les paroles.
Ça marche particulièrement bien avec le contraste entre "Nova Ardor" et "Marrow" : il est très puissant et m’a complètement cueillie.
Guillaume Guirao : C’était le but en proposant "Nova Ardor" en premier et "Marrow" juste après pour montrer l’étendue de notre palette sonore. On essaie de montrer ce qu’on sait faire et on a envie de le faire davantage. On veut parfois tout mettre dans un même titre alors que la solution serait de séparer un peu nos envies. C’est pour ça que dans le deuxième album, on ira encore plus loin pour tester d’autres choses.

Vous avez déjà des idées pour le deuxième album ?
Guillaume Guirao : On a déjà des bases de morceaux.
Valentin Beaucourt : On commence déjà à préparer la suite pour rebondir assez vite. Avoir fait cet album et avoir pris du recul nous a permis de nous rendre compte que c’est ce qu’on a envie de faire maintenant. Quand on l’a composé, on était quatre et maintenant, on est cinq à le défendre sur scène. Vincent (Juvillier, ndlr) qui est aux samples pourrait faire partie intégrante de la composition. Ça nous permettrait de développer un côté plus électronique qu’on peut déjà ressentir dans l’album avec ces différents mouvements un peu plus ambient qui sont faits à 100 % sur ordinateur. La composition à cinq devrait ajouter quelque chose.
Guillaume Guirao : Notre objectif est d’avancer rapidement sans aller trop vite parce que cet album nous motive. Quand on sort un projet, on se demande ce qui est bien, ce qu’on veut garder, quelle direction on veut prendre, etc. Actuellement, on sait déjà où on veut aller. On est tous dans le même état d’esprit sur ce qu’on veut garder et développer. On a la motivation mais je ne sais pas trop quand on le fera.
Valentin Beaucourt : On va aussi vivre en tant que groupe et partir en tournée à cinq très bientôt. Peut-être que l’enchaînement des concerts nous donnera aussi des idées sur ce qui fonctionne ou non. J’ai hâte, je suis très excité par la suite et on a très envie d’avancer.
Parmi les titres de l’album, il y en a un qui est plus énigmatique que les autres : le titre "N_E_S_N_S_J_W". Que signifie-t-il ? Et pourquoi choisir un titre en forme d’initiales / acronyme ?
Valentin Beaucourt : C’est la première lettre des mots que je chante dans le refrain qui est assez fort mais peut-être un peu trop long (rires). On a toujours aimé ça. Sur le troisième EP, on avait aussi un nom un peu compliqué dans ce style. On aime bien ça parce que c’est visuel et ça intrigue. On reçoit beaucoup de messages qui nous en demandent la signification mais j’aime bien. Je trouve ça visuel sans que ça aille trop loin puisque ce sont les paroles du morceau.
Guillaume Guirao : C’est pour « No exit sign / No sky / Just worse ».
Dans l’album, on entend à plusieurs reprises des extraits sonores. Dans "Dream", l’extrait devient de plus en plus distinct et parle d’un visage idéalisé et dans "Withdrawal", on entend une voix raconter à une autre personne que d’autres leur ont promis la liberté. D’où viennent ces extraits ?
Guillaume Guirao : Pour "Dream", c’est un extrait d’un film que j’adore, « La Jetée » de Chris Marker. C’est un court-métrage en roman photo avec une bande-son et une voix off. Il est vraiment super et a inspiré Terry Gilliam pour le film « L’armée des 12 singes ». C’est un film d’anticipation dans un contexte de guerre mondiale. Les adversaires peuvent lire dans les pensées et les rêves des gens. Ils veulent retrouver quelque chose et rentrent dans la tête du personnage principal. On voyage avec lui, dans sa jeunesse, quand il rencontre des personnages, notamment une femme, et le film raconte la quête du bonheur. La voix off parle d’un souvenir d’enfance à Orly, le dimanche, quand on voit les avions décoller. J’ai trouvé ce moment très puissant donc j’avais envie de l’intégrer dans un morceau. Pour les interludes, on avait vraiment envie de se rapprocher de l’impression qu’on a quand on regarde la télé et qu’on a la tête ailleurs, quand on entend un son sans savoir à quoi il se rattache parce qu’on est concentré.e sur ses propres pensées. Pour moi, ce film est un chef-d’œuvre et j’avais très envie d’intégrer cet extrait dans l’album.
Valentin Beaucourt : Pour "Withdrawal", j’avais écrit un texte que je n’imaginais pas être chanté et qui parle de politique, de racisme, d’homophobie, de transphobie, etc. Je trouvais qu’il finalisait très bien l’album donc je l’ai modifié pour qu’on ait l’impression qu’il est prononcé par une machine. Je voulais l’utiliser comme un poème plutôt que comme un texte chanté. Il conclut l’album mais il ouvre le concert de ce soir. On a va jouer le set qu’on aura pour la tournée, qu’on a un peu retravaillé. Il établit un climat particulier et c’était ce que je voulais pour finir l’album. J’aime bien commencer les concerts avec. C’est simplement un texte que j’ai écrit et qui a été retranscrit sur un ordinateur.

Vous êtes un groupe composé de cinq garçons et vous venez de sortir un album qui parle de vos émotions et vos angoisses. Dans un contexte où on attend principalement des hommes qu’ils fassent preuve de virilité et ne montrent pas leurs émotions, comment vous situez-vous ?
Guillaume Guirao : On ne se pose même pas la question. On n’a jamais été dans ce truc, on n’est pas là pour prouver une forme de virilité.
Valentin Beaucourt : Ça ne fait pas du tout partie de nous.
Guillaume Guirao : On ne se demande absolument pas si on a l’air assez virils ou si on devrait aller à la salle pour être plus costauds sur scène, etc. Ça nous passe complètement au-dessus de la tête. L’être humain, c’est pas un physique. C’est fait d’émotions et c’est ce qu’on a envie de montrer. Dans la vraie vie, c’est parfois dur de se mettre à découvert et je pense que c’est encore plus difficile pour Valentin qui est au chant mais, s’il y a bien un moyen plus facile de le faire, c’est la musique.
Valentin Beaucourt : On n’est pas du tout là-dedans, au contraire.
Guillaume Guirao : On est même anti-masculiniste. J’espère que cette vision est dépassée. En tout cas, on le voit de plus en plus dans la musique. Certains groupes qu’on écoute critiquent vraiment cette vision.
Valentin Beaucourt : Parler de nos émotions et de notre anxiété est aussi une façon de rassembler. On n’a pas du tout cette envie de cacher nos émotions pour paraître plus fort. Pas du tout.
Guillaume Guirao : Ça ne correspond pas du tout à nos valeurs. De toute manière, ce sont les nouvelles générations qui feront la différence et c’est à nous et aux nouveaux artistes de faire en sorte que ça ne soit plus possible de voir des gens comme ça sur scène. Même sans parler forcément de virilité, on ne veut plus entendre de gens qui disent de la merde sur scène. Je pense que la nouvelle génération est bien plus détachée, mais je n’en sais rien. Le monde est divisé donc certaines personnes se feront facilement convaincre que c’est la bonne voie et elles iront dans cette direction mais j’ai quand même l’espoir que l’humanité aille vers le mieux. Le fait qu’on voie davantage de femmes, d’hommes trans et de femmes trans dans les scènes hardcore et metal montre bien que les gens se réapproprient le style à leur manière et qu’on en a fini avec les étiquettes qu’il faut suivre précisément pour chaque genre de musique.
Valentin Beaucourt : On est encore dans l’envie d’y croire et la recherche d’une lueur.
L’écriture de l’album s’est faite en deux ans et l’enregistrement s’est déroulé sur une semaine. Est-ce que vous pouvez m’en dire davantage ?
Valentin Beaucourt : On était prêts. D’ailleurs, on était en studio il y a un an tout pile.
Guillaume Guirao : On prend deux ans pour faire les morceaux donc on va en studio quand on sait qu’ils sont prêts.
Valentin Beaucourt : Et qu’on a bossé dur et qu’on peut enchaîner.
Guillaume Guirao : Et puis, il ne faut pas se leurrer, ça coûte de l’argent donc on n’a pas un timing très large. Peut-être qu’on est allé vite parce qu’on a l’habitude de travailler avec Clément (Decrock, avec qui le groupe a enregistré l’album au Boss Hog Studio, ndlr) qui a enregistré tous nos anciens projets donc la communication va plus vite parce qu’on se connaît. On y passe une semaine parce qu’on arrive en étant prêts, chacun sait ce qu’il a à faire. Parfois, j’aimerais bien avoir le budget pour rester plusieurs semaines. On a toujours marché comme ça : on a toujours optimisé le temps passé en studio. La contrepartie, c’est qu’on passe plus de temps à composer les morceaux alors que, si on va en studio en ayant seulement des bases, on peut prendre davantage de temps mais c’est une autre configuration.
Valentin Beaucourt : Il y a aussi beaucoup de paramètres différents dans la composition. On l’a faite à quatre et on voulait que tout le monde soit content donc ça prend aussi du temps. Par exemple, on a mis du temps à finaliser "Marrow". On compose pour qu’on collabore tous ensemble et, tant que tout le monde n’est pas content, on continue.
Guillaume Guirao : Ça prend du temps de se convaincre les uns les autres (rires). Il faut se convaincre et se faire confiance, c’est comme ça qu’on aime fonctionner. C’est notre vision de ce qu’est un groupe.

Le 19 février au Point Éphémère se tenait la soirée Bust Hardcore Night. Vous étiez le seul groupe de la soirée à proposer une musique calme, ce qui permettait de ménager une pause. Pourquoi avoir joué à cette date très orientée sur un style qui n’est pas le vôtre ?
Guillaume Guirao : SPLIT sortait son EP et faisait sa release-party. On partage les studios du Point Éphémère avec eux et on a sympathisé. Ils nous avaient demandé de jouer...
Valentin Beaucourt : Pour apporter un peu de nuance à cette soirée (rires).
Guillaume Guirao : Donc on a accepté avec plaisir parce qu’on aime beaucoup la scène hardcore. On a beaucoup d’amis qui en font partie et c’était une évidence de jouer avec eux. Ils nous ont gentiment proposé et on a dit oui sans se dire qu’on serait les plus calmes. C’était un super concert et j’espère que les gens ont apprécié notre musique, même s’ils venaient surtout pour du hardcore.
Valentin Beaucourt : On a eu plein de bons retours ce soir-là. On sait qui on est et on l’assume.
Guillaume Guirao : C’est cool avec notre groupe parce qu’on n’est pas hardcore mais certains riffs de guitare s’en rapprochent. On va bientôt partir en tournée avec THIS WILL DESTROY YOU, un groupe de post-rock instrumental avec des passages très explosifs et notre musique sera probablement plus lourde que la leur. C’est génial pour nous parce qu’on peut tout aussi bien jouer avec THIS WILL DESTROY YOU que dans une soirée hardcore avec KIBOSH, SPLIT et INSURGENT.
Valentin Beaucourt : C’est plaisant de pouvoir se permettre ça, c’est ce qu’on aime donc c’est parfait.
Vous avez sorti un clip pour annoncer la release-party de ce soir. Il se passe beaucoup de choses dans cette vidéo : télé-réalité, extrait de JT, météo, dans un style très vintage. Est-ce que c’est une forme de nostalgie ou une façon de vous décentrer par rapport à notre époque pour poser un regard décalé sur elle ?
Guillaume Guirao : On en a un peu marre de la promo classique des concerts en forme de vidéos live. Ça me saoule donc j’avais envie de quelque chose d’un peu plus marrant et de fait-maison pour MASCARA. C’était un plaisir de le faire. On avait envie d’aller à contre-courant des promos habituelles qui sont très léchées, en slow motion, etc. J’en ai marre de voir ça. J’aime bien ce côté un peu marrant, je trouvais ça drôle de mettre chaque groupe en avant avec une chaîne de télé ou un programme. J’ai eu l’idée et j’ai adoré la réaliser.
Valentin Beaucourt : C’était vraiment pour promouvoir la soirée avec un côté un peu nostalgique. On est des enfants de la fin des années 80 – début des années 90, de l’époque du zapping à la télé.
Guillaume Guirao : On avait envie de quelque chose qu’on bidouille, qu’on fait à la maison, etc. On a filmé des séquences sur fond vert sur mon lieu de travail. C’était très amusant à faire mais ça demande du temps.
Ça vous a pris combien de temps environ ?
Valentin Beaucourt : Ça a été très intense, tu n’as pas arrêté.
Guillaume Guirao : On s’est mis dessus avec ma copine qui est graphic designer. Elle faisait les logos des chaînes de télé pendant que je lui disais comment faire.
Valentin Beaucourt : Ça a été fait en six jours : on l’a tourné un mardi et ça sortait le lundi suivant.
Vous semblez vous projeter loin dans votre carrière : label étranger, esthétique très travaillée, déjà pas mal d’années d’activité, une prochaine tournée européenne, etc. Jusqu’où vous projetez-vous en termes de scène sur laquelle vous aimeriez jouer, de public que vous aimeriez atteindre, de groupe avec qui vous aimeriez partager la scène, etc. ?
Valentin Beaucourt : Pour l’instant, il y a beaucoup de débrouille. THIS WILL DESTROY YOU sont des copains et la tournée s’est préparée comme ça. On discute d’une potentielle tournée avec nos potes de NOTHING qu’on connaît depuis longtemps. On a toujours été un peu sous l’aile de Nicky Palermo (chanteur et guitariste de NOTHING, ndlr). Aujourd’hui, on est un groupe français et 85 % de nos écoutes viennent des États-Unis donc aller là-bas aurait beaucoup de sens. Pas maintenant mais on sait qu’on a un public qui nous écoute et on a aussi l’envie de tourner là-bas en tant que groupe français. La tournée européenne est aussi une belle opportunité parce qu’on doit faire ce travail en Europe.
Guillaume Guirao : On doit faire du live et défendre l’album. On aimerait beaucoup faire des festivals, surtout les festivals français comme le Rock in Bourlon, mais aussi des festivals européens. C’est aussi à nous de montrer ce qu’on sait faire en live. Le but est surtout de défendre l’album et d’en faire un autre, de se développer et de toucher un public plus large. Je ne sais pas si on a vraiment des plans sur la comète. On veut surtout faire de la musique et la jouer en live.
Valentin Beaucourt : Et être fiers de ce qu’on fait. On s’est toujours dit qu’on voulait être contents de nous et être fiers de ce qu’on sort. Le reste n’est que du bonus. On est contents que l’album commence à faire son chemin et on reste concentrés sur qui on est et ce qu’on veut faire donc on verra bien la suite.