
Belgique une fois… de plus !
Cette année, c’est accompagnés de 4 valeureux compagnons que je me rends en territoire Belge et plus précisément à Dessel, afin d’assister à une édition qui semble de prime abord quelque peu classique mais néanmoins sympathique du dénommé Graspop Metal Meeting, 29e du nom !
Oui, 29 ans déjà pour ce festival fondé en 1996 et faisant aujourd’hui partie des événements de musique extrême en Europe les plus fréquentés avec une population avoisinant les 220 000 visiteurs au total !
Nous nous y étions rendu il y a deux ans pour l’édition 2024 où nous avions essuyé la colère des dieux, notamment celle de Danaé, qui semblait carrément avoir tiré la chasse de ses appartement privés…
Cette fois-ci, il semblerait que ce soit Râ qui se mêle à la partie, tenté de battre son record du plus grand nombre de litres de sueurs écoulés. On s’apercevra par la suite qu’en réalité, il était partout, y compris au Hellfest.
Donc, après avoir passé la première étape qui consiste à parcourir les 8 heures de route nous séparant de notre lit bien douillet, nous voici arrivés à Dessel, province d’Anvers, berceau du Graspop Metal Meeting.
Cette année nous tentons le camping The Crypt, créé dès l’édition 2025. Après la galère d’il y a deux ans au Boneyard, nous misons sur un lieu légèrement plus excentré et identifié comme "plus reposant" que le camping principal, monnayant 35 euros par personne pour la durée complète du festival. Le site internet du Graspop nous indique un parking dédié accessible à pied, ce qui renforce notre choix. Il s’avérera que le parking en question n’est pas spécialement dédié à The Crypt, mais le fait que le camping soit détaché de l’infield nous rapproche des véhicules, environ 15 minutes de marche. Bon à prendre surtout quand le poids des années commence à se faire sentir et que tu embarques la moitié de ta baraque sous ta tente. Bah ouais, on a plus 20 ans… Et si toi tu les as, et bien tu te rappelleras de ces paroles plus tard.
Sur les lieux, The Crypt offre un terrain plat, des sanitaires en quantité suffisantes et qui resteront bien entretenues durant les 5 jours, un mini market faisant office d’épicerie, une zone semi-couverte équipée de tables pour se poser et déjeuner, et aussi un guichet permettant de recharger son cashless et de récupérer son bracelet festivalier !
La première impression carrément positive nous réconcilie avec le fantôme de l’édition 2024 !
Installation du bivouac réalisée sous une météo estivale, il est temps de poser les bases d’un festival réussi. Tout objectif nécessite un plan d’action solide et efficient et en l’occurrence celui-ci débute par… l’apéro ! Cette petite binch au soleil couchant avec les copains ramène un écho de vacances, annonçant le début d’une belle aventure.

Jour 1 - Jeudi 18 juin
Réveil au top pour le premier jour !
A l’image de ce qu’on nous a vendu, le camping est resté calme toute la nuit. Certes aucun concert n’était programmé le mercredi, mais le warm-up du Classic Rock Café promet toujours son quota de joyeux lurons et de viande saoule. Et malgré ça, rien a troublé notre nuit !
Notre premier concert débutant à 13h15, nous prenons notre temps au petit déjeuner et profitons des commodités. Les douches sont facturées 1 skullie, qui reste la monnaie du festival. Un skullie équivaut à 3.90 euros en les achetant sur site. Ce coût diminue à 3.60 euros si on recharge son cashless avant le festival. Quoiqu’il en soit, chaque douche coûte… Mais les toilettes restent gratuites !
Alors que de nouveaux campeurs continuent d’arriver sous ce qui est officiellement un soleil de plomb, nous rejoignons le site situé à une vingtaine de minute de marche. Le temps de prendre le temps, de contempler notre environnement, de nous imprégner de cette ambiance d’ouverture et de passer par le merchandising, nous voici rendu au-delà des portes, juste devant la Marquee Stage pour s’échauffer au son de SNOT, qui nous délivre un punk-hardcore-groovy directement des 90’s. Les gars sont là, contents de jouer et énergiques du mieux qu’ils peuvent. Parce qu’il faut dire que sous cette immense chapiteau noir, l’air ne circule pas, il est lourd, collant, difficile à inspirer. Fort dommageable pour le groupe, le pit est peu rempli et le son n’est vraiment pas super. Nous imaginons ce que les mecs peuvent endurer sur scène avec l’adrénaline et les lights.
Nous ne tiendrons malheureusement pas longtemps dans ces conditions et sortons en quête d’air…
Nous nous promenons à la découverte du site en attendant le prochain concert, rien de vraiment nouveau depuis 2 ans mais les copains dont le dernier Graspop remonte à 2008 y voient une belle évolution! Nous retrouvons les nombreux stands proposant une belle diversité de nourriture (à la qualité relative, mais nous y reviendrons…) et les bars bordant les contours du site, le merchandising, les diverses décorations, la classique grande roue et le stand d’autos tamponneuses.
Puis vient l’heure de notre premier concert sur la South Stage, l’une des deux main stages du festival. Il s’agit de DANKO JONES, qui délivre à son habitude un show sobre mais rock’n’rollement efficace. Nous avons néanmoins l’impression que le groupe est en deçà de ses capacités, et quoi de plus normal quand tu joues face a ce soleil brulant! C’est déjà pas évident en tant que spectateur alors imagine sur scène…
Nous restons pour le prochain concert qui lui se déroule sur la North Stage, la deuxième main stage accolée à la première. Pour se placer devant, il nous faut contourner la régie car ici, les deux scènes sont séparées par des crash barrières, à l’américaine.

Et va débuter le show de… Ah et bien non, ce ne sera pas Tom Morello ! Nous avons appris le matin même que sa venue a été annulée pour raisons familiales. Il a fallu trouver un remplaçant de dernière minute, et le choix de l’organisation est surprenant, quoique relativement logique et un tantinet ironique. Il s’agit de BULLS ON PARADE, un tribute-band Belge de RAGE AGAINST THE MACHINE ! Ils devaient à la base se produire au Classic Rock Café, un bar/salle de concert faisant partie intégrante du site, bien stylé, situé juste à coté du Metal Dome. Ce lieu accueille des groupes de reprise la journée et des DJs la nuit afin de poursuivre les festivités quasiment jusqu’à 4h du matin pour les plus vaillants. Mais nous reviendrons la-dessus plus tard.
En attendant, quelle surprise pour nous de voir un cover band foulant la main stage, et imagine la sensation que eux ont éprouvé à se retrouver catapultés ici, devant des milliers de personnes, à remplacer une de leurs idoles !… A leur place, j’aurais probablement trempé mon froc… Quoiqu’il en soit, leur 20 années d’expérience leur permet de relever le défi. Même si un cover ne sera jamais à la hauteur de l’oeuvre originelle, il faut avouer qu’ils savent y faire! La voix du chanteur comporte une teinte qui s’approche de celle de Zack de la Rocha, et la section instrumentale porte bien la structure, sans vraiment de fausses notes! Seul le toucher variera. Le bémol du show proviendra d’un problème de son qui impacte la basse, lui coupant la chique durant une chanson complète, juste après la présentation du bassiste par le chanteur… La pression que le mec a dû ressentir à ce moment… Au final, le public est heureux et récompense le groupe par une belle ovation !
A partir de là notre équipe se divise. Une partie reste au même endroit pour enchaîner avec ACCEPT, et l’autre retourne sous la Marquee pour GATECREEPER dont le set a déjà débuté, nous commenceront donc par parler de ce dernier. Sous la Marquee, la chaleur n’a fait qu’augmenter depuis le début de la journée et devient étouffante ! La toile noire du chapiteau (certainement choisie pour accentuer la pénombre et favoriser l’ambiance) génère un effet de serre sans circulation d’air, infernal. On croise Satan en personne, il nous dit « Je sors… ». C’est pour dire… La population est clairsemée, et les courageux ne font pas preuve d’une grande ferveur. De plus, tout comme sur SNOT, le son n’est pas d’une qualité exemplaire. Et pourtant, GATECREEPER ne se démonte pas et nous gratifie d’un death metal old-school autant écrasant que l’atmosphère qui nous entoure et qui nous force inconsciemment à bouger la tête. Nous provenant de Phoenix en Arizona, ils sont certainement mieux adaptés à la chaleur que nous, alors ils envoient le pâté, net, efficace. Sur un set de 50 minutes, nous n’en verrons qu’une moitié jusqu’à la fin et honnêtement nous n’aurons pas plus tenir plus sous cette étuve.
Pendant ce temps, sur la South Stage, changement radical d’ambiance avec ACCEPT qui nous apporte en peu de heavy metal bienvenu en ces terres Belges ! On ne peut pas dire que le style soit très représenté cette année… Les Allemands fête aujourd’hui leur 50 ans et nous ont réservé pour l’occasion une playlist bien goûteuse !! Une arrivée sur "Metal Heart" histoire de mettre tout le monde d’accord et c’est partit pour 50 minutes de bon vieux heavy comme on l’aime. Le groupe est en forme malgré la chape de plomb qui couvre le site, Mark Tornillo est plutôt en voix et ce bon vieux Wolf Hoffmann est toujours aussi sourire derrière sa Flying V. Un bon moment bien classique où nous pouvons headbanger en toute tranquillité sans risquer de se perde dans des contre-temps et autres syncopes. Un petit mention spéciale au requin gonflable dans le public sur "Fast as a Shark" !!

Nous n’aurons même pas pris le temps de réunir notre team, car nous restons sur notre lancée, toujours divisée entre les scènes principales et la Marquee. Au Graspop le chevauchement des slots ne semble pas suivre un schéma régulier, ce qui fait que les scènes se retrouvent à jouer de façon plus ou moins erratique. Pour autant cela ne génère pas forcément d’encombrement dans le déplacement des foules. Le site est grand et plutôt bien calibré et à aucun moment nous ne nous sommes sentis contraints par la masse. Mais cela provoquera tout de même certaines complications propres à chacun, sur lesquelles nous reviendrons plus tard…
Quoiqu’il en soit, les shows de WIND ROSE et de WOLVES IN THE THRONE ROOM débutent simultanément.
Sous la Marquee, ce dernier nous balance directement exporté de Olympia dans l’état de Washington, un black metal aux sonorités somme toute européenne. Nous y retrouvons un son scandinave, agrémenté par un décor minimaliste, un simple backdrop doté d’un visuel rappelant des arabesques vikings. Les musiciens quant à eux sortent des sentiers battus et apparaissent sans aucun maquillage ni artifice. Ils sont là pour jouer, sans faire de chichi et envoient un condensé sombre et malsain, dense et intense de blastbeats et d’allers-retours rageurs. Les compostions ne manquent pourtant pas de créativité et possèdent des lignes mélodiques clairement non négligeables! Les 25 ans d’expérience se ressentent. Quand à l’ambiance, elle est similaire à ce que nous avons vécu avec GATECREEPER. D’ailleurs nous avons cherché Satan du regard, étant persuadé qu’il serait là en train de kiffer pépouse avec sa binouse… Et bien il ne s’est pas pointé. Encore trop chaud…

Un peu plus de fraicheur avec WIND ROSE ! Enfin, façon de parler...
Dire que les Italiens sont attendus est un euphémisme! A peine les dernières notes du concert d’ACCEPT terminées que des hordes de pioches gonflables et autres haches ou marteaux se lèvent vers le ciel : les elfes n’ont qu’à bien se tenir car voici venu le temps des nains ! Oui… mais pas pour les oreilles. Le son est particulièrement chaotique ! La voix du chanteur est inaudible ce qui est un comble vu le coffre du bonhomme et les guitares sont noyées dans le brouhaha général. Nous nous déplaçons à la recherche d’une meilleur écoute, sur les côtés, devant, derrière… rien y fait ! On lâche l’affaire au bout de 4 chansons tant le concert est pour nous un carnage sonore, et c’est le coeur gros que nous quittons cette ambiance pourtant super bon enfant et ce groupe que nous avions trouvé tellement énorme l’an dernier au Summerbreeze… Nous creuserons la mine une autre fois.
La fin d’après midi point gentiment son nez et nous nous retrouvons tous pour une pause avant l’arrivée de SEPTICFLESH.
Donc au menu, déjà une bière! Bon d’accord, ce n’est pas la première de la journée, on ne va pas te mentir. Mais il faut avouer que la consommation est en dessous de ce que nous pensions. La populasse a plutôt tendance à faire la queue aux différents points d’eau qu’aux bistrots, se rinçant en dedans comme en dehors. Bien évidemment, pour agrémenter cette petite mousse, nous restons dans le thème et testons les stands de frites et fricadelles! Pas vraiment de surprise… Nous nous attendions à quelque chose d’un peu plus typique pour ce type de mets, mais nous sommes bien loin de la brasserie et de la barque à frites. De la bouffe de festoche… Pour des stands estampillés "véritable frites belges", c’est loupé. Dommage… On déboursera 1.4 skullies soit 5 euros pour ça, c’est raisonnable.

Maintenant, retour à la Marquee pour SEPTICFLESH !
Nous les attendons et sommes impatients de voir ce qu’ils nous réservent! Et bonne surprise, le système d’aération du chapiteau est en fonction! Il apporte l’air chaud de l’extérieur, certes, mais reste toujours plus frais que l’intérieur et permet de brasser un peu.
Le groupe déboule avec son artillerie et une scène à son habitude, prêt à en découdre! La première chanson, le très connu "Portrait Of A Headless Man", annonce la couleur. Pourtant nous sommes d’entrée de jeu confrontés à de nouveaux problèmes de son, assez déséquilibré. Il faudra quelques chansons pour arriver à un résultat acceptable. Le reste est un condensé de tubes et le groupe balayera 5 albums de sa discographie. Au final, une performance qui nous aura ravis!
Alors que le show des athéniens bat son plein, c’est celui de MEGADETH qui commence sur la North Stage. Dave Mustaine et sa troupe sont venus dire au revoir et les fans, émus, venus saluer une carrière et un homme qui ont marqués toute une partie de leur vie… Un show éclectique en balayant 7 opus de sa discographie auquel nous ne jetterons qu’un oeil rapide car nous avons nos préférences, mais nous sommes aussi remplis de respect pour cette icône qui tire sa révérence, et qui marquera l’histoire du metal à n’en point douter.
Après une petit pause bénéfique à nos corps, une partie de la troupe retourne sous la Marquee pour assister à la performance de CULT OF LUNA. C’est à ce moment que nous ressentons la première frustration de festival concernant le running order, et il y en aura malheureusement d’autres pendant le weekend… Nous sommes confrontés à un choix cornélien, car dans le même temps, se produisent WITHIN TEMPTATION, CULT OF LUNA, et PENNYWISE. 3 groupes que nous aimerions voir, il y aura donc un sacrifice à faire. Pour deux d’entre nous, WITHIN TEMPTATION sera une priorité, et pour les trois autres c’est CULT OF LUNA qui sera un choix logique car le show commence 15 minutes avant celui de PENNYWISE. Le plan étant de faire moitié/moitié afin de nous contenter au mieux…
CULT OF LUNA débute avec une ambiance très immersive qui nous emporte sans attendre dans son maelström, le dynamisme des deux batteurs nous hypnotisant à travers le rythme tribal de "Cold Burn". Dès lors nous aurons du mal à décrocher ! La scène est assez minimaliste mais génère un effet remarquable de profondeur. Le décor se résume à 4 formes trapézoïdales en fond de scène dont les contours sont marqués par des lights situées derrière. La projection de fumée constante ajoute à cette ambiance une sensation de grandeur et de mysticisme impressionnante! Si le but était de nous perdre dans des méandres faits de puissance, de spiritualité et de mélancolie, il est atteint sans aucune contrainte ! Dès lors, nous sommes impatients de découvrir le nouvel et 9e album qui devrait voir le jour sous peu, à l’automne 2026.
Au final, que PENNYWISE nous pardonne, mais nous n’aurons pas réussi à quitter la Marquee…

Pendant ce temps, sur la South Stage, WITHIN TEMPTATION gratifie la foule d’une très belle prestation!
Les presque locaux de l’étape nous font le plaisir de poser leurs amplis au GMM cette année. Hormis le fait que nous ne comprenons presque rien des interventions de la belle Sharon qui s’exprime dans une langue qui reste un mystère pour notre amie Withacs (impossible de commander une bière en néerlandais…), ce concert est toute simplement une réussite!
La playlist est bien équilibrée entre nouveaux morceaux et classiques d’anciens albums, et une mention spéciale à "Paradise", enfin chantée entièrement par Sharon avec uniquement les choeurs de Tarja en bande son. Niveau décoration, la structure est similaire à la tournée précédente avec de beaux effets sur écran géant, qui sert simplement mais efficacement au groupe. Le public apprécie, est réactif, tout particulièrement sur les vieux "Mother Earth" et "Ice Queen", qui nous procurent toujours autant de frissons…
Bref, encore un très bon show de nos Néerlandais préférés!

Sans attendre, nous assisterons parallèlement aux concerts de LIMP BIZKIT qui prendra la relève sur la North Stage, et d’ANTHRAX toujours sous la Marquee. Décidément nous n’aurons pas connu les autres scène aujourd’hui !
ANTHRAX présente un show principalement centré sur la première période du groupe avec Joey Belladonna. Sur le papier, il y a de quoi se dénuquer sévère ! Mais au final, c'est agréable mais pas transcendant, voire même plutôt plat. La faute à la qualité médiocre du son? Aux années qui passent et qui marquent ? Une setlist au final guère entrainante ? Impossible de le déterminer mais même Antisocial ne déchaînera pas les foules (ok, on ne se trouve pas en terre Trustienne, mais quand même!)... Scott , Charlie et Frank font le job, clairement, mais il manque un je-ne-sais-quoi pour que ça prenne aux tripes... John Bush peut-être ?
Quant à LIMP BIZKIT, nous ne nous attendons pas à grand chose pour être honnêtes. Depuis quelques années leurs prestations nous déçoivent, manquant cruellement d’un dynamisme en sommeil qui ne rend absolument pas service à la qualité des morceaux. Et pourtant nous ne pouvons nous empêcher d’y retourner, dans l’attente ou l’espoir de quelque chose… Et cette fois-ci, il semblerait que ce "quelque chose" ne soit pas très loin! Nous retrouvons un Fred Durst ayant quitté ses accoutrements ridicules, et ses acolytes faisant preuve de présence même si l’énergie manque un peu ! La malheureuse absence de Sam Rivers nous sautera aux yeux d’entrée de jeux…
Le thème du concert est limpide, ce sera Karaoké ! La scène étant décoré d’enceintes typées disco, et la quasi intégralité des paroles sera diffusé en fond de scène. La set-list est sans vraie surprise, un best-of du groupe. Ca joue propre, carré, avec un bon dynamisme de la section rythmique ! Nous regretterons encore une fois la présence d’un grand nombre d’interludes entre les chansons, beaucoup provenant direct des années 80 avec des samples de "Tainted Love", "Boy", "True" et j’en passe… Alors oui c’est raccord avec le thème, mais nous aurions préféré un LIMP BIZKIT qui enchaine et t’écrase la tronche, à l’ancienne…
Objectivement, c’est mieux ! Mais il faut se rendre à l’évidence, le groupe n’est plus au top depuis un moment déjà. Alors il faudra se contenter de ça.

Le temps passant, il est l’heure de faire place au dernier concert de la journée proposé par la tête d’affiche : THE OFFSPRING.
Il est maintenant minuit, le climat est parfait et nous partons pour 1h30 de set durant lequel le groupe interprètera 14 chansons de 6 albums (dont 8 juste pour « Americana » et « Smash! »), plus 1 medley et 3 reprises avec un hommage à Ozzy Osbourne. Ça commence fort avec "Come Out And Play", et la première partie du set s’enchaine avec entrain et efficacité. Les musiciens sont contents d’être là et partagent un bon moment, cependant il faut reconnaître que ça ne bouge pas trop sur scène contrairement au public électrisé par un effet revival. La voix de Dexter Holland n’est plus vraiment au top et il semble manquer de souffle (depuis longtemps diront certains), mais à 60 piges, nous pouvons l’excuser. Le son est globalement bon, mais les guitares manquent de mordant notamment sur les anciens morceaux qui nécessiteraient leur touche punk d’antan ! Quoiqu’il en soit, il est toujours plaisant de scander ces hymnes rappelant une partie de notre jeunesse !
Tout se déroule pour le mieux quand… Tiens, une goutte! Puis deux, et trois… et en quelques minutes, c’est la flotte ! Bon en s’en cogne, on a crevé de chaud toute la journée, la douche naturelle est accueillie à bras ouvert ! Et puis ça va bien s’arrêter… ou pas !
Durant le set la décoration évolue, laissant apparaitre deux squelettes gonflables illuminés du plus bel effet, mais le rythme perd en intensité. Les discours entre les chansons apparaissent progressivement pour se transformer en blabla à rallonge. Certes, ça génère de l’interaction avec le public, mais il s’agirait de ne pas abuser quand même. Nous finissions trempés vers la fin du show, et ces pauses interminables on raison de deux d’entre nous qui ne finirons pas le concert.

Ici prend fin la première journée du Graspop 2026 !
Soyons francs, le running order du jour ne nous aura pas vraiment vendu du rêve mais nous avons passé de très bons moments ! Et nous savons ce qui nous attend dans quelques heures… Alors pas d’after pour nous. Nous rentrons au camp avec le désir de reprendre des forces et poursuivre ce festival qui s’apparente d’ores et déjà a de sympathiques vacances !
Mais avant de clôturer ce chapitre, nous nous devons de parler de quelque chose.
En début d’après midi, nous avons appris le décès d’un festivalier sur le camping, un compagnon de la Communauté âgé de seulement 47 ans. Paix à son âme. La cause semble avoir été d’origine naturelle, nous ne pouvons que supposer sans certitude que les fortes chaleurs puissent en être le déclencheur. Mais dans le doute, rappelons que la sécurité de chacun reste primordiale, et que nous avons beau jouer les warriors, nous nous devons de nous ménager et prendre soin de nous, pour le bien de nos proches. La bière c’est bon! Mais l’eau et le repos sont essentiels…
Restons vigilants, restons soudés, protégeons nous, and keep going motherf*ckers !
Avec la participation de Withacs, Aurel, Toine et Baron