
Si l’Alcatraz Festival accueille, bien évidemment, des pointures internationales en tête d’affiche (ALESTORM le jeudi 6 août, SLAUGHTER TO PREVAIL le vendredi 7 août, ARCH ENEMY le samedi 8 août et POWERWOLF le dimanche 9 août), il n’oublie jamais de donner sa chance à des formations belges. POSEYDON fait partie de ces groupes flamands qui auront l’occasion de se produire lors de cette grande fête du metal. Rencontre avec Tom "Lenny" Lenaerts, le chanteur de ces fans des années 80...
D’où vient votre fascination pour le dieu Poséidon ?
Tom : Ce n’était pas vraiment une fascination au début. Quand le groupe a commencé, en 1992, nous cherchions juste un nom cool. Quelqu’un a proposé « Poseydon » et nous avons tous trouvé que ça collait. Voilà l’histoire…
Comment votre dernier album « Time Is a River and the Waters Are Red » a-t-il été accueilli par la presse et les fans ?
Plutôt bien, en fait… Quand un album est achevé et prêt à être publié dans le monde entier, il est un peu effrayant de savoir comment il sera perçu. Mike de Coene, notre public relation, a une nouvelle fois accompli un travail fantastique. Il a envoyé notre disque à un grand nombre de personnes dans d’innombrables pays. Nous avons donc reçu des chroniques de partout dans le monde. Avec notre nouvel effort présent sur Spotify et, bien sûr nos concerts, la réaction des fans a été positive. Avec "Through the gates of hatred and aversion ", en 2023, nous nous cherchions encore un peu à cause de changements de line-up. Nous sommes depuis six ans un groupe stable… et ça s’entend. En ajoutant à tout ça le mixage/mastering de Martin Furia, "Time is a river and the waters are red " atteint un niveau supérieur. Avec cet album, nous avons vraiment capturé le passé, le présent et le futur de POSEYDON.

Quelques mots sur la pochette du disque ?
Comme pour "Masterpiece " et "Through the gates of hatred and aversion ", nous avons travaillé avec Jeroen van Heal. Quand il a entendu le nom du nouvel album, il est aussitôt arrivé avec une version crue d’un sablier duquel s’écoulait un flux de sang. L’idée en elle-même était super mais le sablier manquait un peu d’impact. Jeroen a ensuite réalisé une illustration avec le dieu de la mer en personne tenant un sablier brisé. Nous avons tous aimé.
Sur « Time Is a River and the Waters Are Red », les éléments death metal semblent moins présents. Une explication ?
Pas vraiment, non. Nous n’écrivons pas nos chansons avec l’idée d’être plus death metal ou plus thrash metal. Si un morceau sonne plus thrash, nous n’allons pas ajouter des éléments death car nous sommes décrits comme un groupe de thrash/death. Mais il est vrai que sur notre dernier album, les parties death sont rares. Peut-être que le suivant ira dans ce sens ; qui sait ?
Votre musique est très ancrée dans les années 80. Que représente cette décennie pour vous ?
La plupart d’entre nous ont grandi avec cette scène thrash des années 80. Il n’est donc pas surprenant d’entendre des influences de cette époque dans notre musique. De plus 70% des morceaux sont écrits par Alain (guitariste et fondateur du groupe), qui est un vrai des kid années 80 ! Pour moi, les 80’s sont aussi les années qui ont vu naître les plus iconiques albums de thrash ; je suis fier que notre inspiration vienne de cette période.

Tom © Poseydon - DR
Pour quelle raison utilisez-vous parfois des synthés ?
Nous pensons, quand nous utilisons cet instrument, qu’il ajoute un petit quelque chose au morceau. C’est un feeling que nous ressentons quand nous écrivons. Nous ne nous en servons pas souvent mais ils peuvent apporter une vibration différente à la chanson.
A quoi ressemble un concert de POSEYDON ?
Préparez-vous à des vocaux enragés, accompagnés de guitares déchaînées, de batterie et de basse qui font même pâlir le tonnerre en comparaison. A tout ça s’enchaîne de l’énergie et du fun !
Quel est votre meilleur souvenir de concert ?
Au fil des années, nous avons eu de nombreux grands moments… mais notre participation au Wacken en 2024 restera notre plus grand souvenir. Jouer au plus grand festival metal d’Europe et même, je pense, du monde procure une sensation indescriptible.
Que représente le festival Alcatraz pour vous ?
De la reconnaissance, certainement, après tout le travail que nous avons accompli pour le groupe, que ce soit pour nos concerts, le nouvel album et tout le reste. C’est une récompense incroyable d’avoir la chance de se produire dans l’un des meilleurs festivals d’Europe.
Rendez-vous donc sous le chapiteau de la Morgue de l’Alcatraz Fest, le samedi 8 août à 12h05, pour 40 minutes de thrash/death intense.

