
Les hardcoreux CANCER BATS ne font jamais rien comme tout le monde. Quatre ans après l’album « Psychic Jailbreak », qui a vu le départ du guitariste fondateur Scott Middleton qui souhaitait prioriser sa famille et sa santé, les Canadiens reviennent avec « Give Me Dirt ». Dans la lignée de leur discographie puisant autant dans le sludge que dans le hardcore, le disque voit CANCER BATS trouver son nouveau rythme, avec le guitariste Jackson Landry, recrue du groupe depuis 2023. A l’approche de cet album, nous avons pu rencontrer Liam Cormier, chanteur et fondateur du groupe, qui nous a détaillé la création de cet album, ainsi que tout ce qui le rend unique, en détaillant également la création du nouvel EP de leur side project, BAT SABBATH : « Worship ».
« Give Me Dirt » sort ce 7 août, et il arrive quatre ans après « Psychic Jailbreak ». Comment le comparerais-tu au reste de votre discographie ?
Liam Cormier : J’ai vraiment l’impression que tout ce qu’on a fait a mené à cet album, de bien des manières. Quand on l’a écrit, peut-être à cause de la célébration de nos 20 ans, on a réfléchi à notre carrière. Mais je trouve que de bien des manières, on a vraiment pu nous concentrer sur ce qu’on aimait dans ce groupe, et pousser beaucoup de ces idées à fond. Je pense qu’il s’agit de choses qu’on a commencé à essayer par le passé, mais qui n’étaient peut-être pas aussi accomplies musicalement, en tout cas pour moi. Je ne pouvais en tout cas pas faire beaucoup du chant que je voulais sur les albums passés. Donc j’ai l’impression que nous avons pu boucler la boucle, et finaliser certaines de ces idées sur lesquelles on travaillait au fil des années. Et le fait d’avoir Jackson (Landry, ndlr) impliqué à la guitare… C’était vraiment rafraîchissant d’avoir quelqu’un qui est aussi un fan du groupe pour apporter des idées sur ce qu’il aime dans notre groupe en général, et ce qu’il aime sur nos albums. Donc c’était vraiment très cool de ce côté-là !
Comme tu viens de le mentionner, Jackson a rejoint le groupe en 2023, après le départ de Scott. Est-ce que ça a changé votre manière de travailler ?
Oui, je pense que d’avoir une énergie nouvelle a changé pas mal de choses. Jack n’avait jamais travaillé sur un gros album comme ça. C’était la première fois pour lui. Je pense aussi et surtout que de prendre un an pour écrire un album et travailler dessus constamment, et ensuite d’aller en studio pendant une longue période, en vivant dans le studio, c’était nouveau pour lui. On mangeait, on dormait et on respirait autour de l’album ! C’était vraiment cool de pouvoir aussi partager ça avec quelqu’un, et que ça soit excitant de le faire, plutôt que de se dire « OK, voilà c’est notre 8e album… On l’a fait encore et encore, ça va se passer comme d’habitude… ». Non, tout ça, c’est vraiment cool pour Jackson ! Donc ça rajoutait vraiment quelque chose pour nous, de revivre ça et de vraiment le ressentir.
On sent effectivement que tu pousses plus loin que jamais ta voix, ça semble chaotique dans le bon sens du terme, mais maîtrisé aussi...
Oh, merci, mec ! A vrai dire, je bois du thé actuellement pour restaurer ma voix. Mais c’est le résultat de toutes ces années à apprendre des astuces, et à apprendre en quelques sortes à étendre mon spectre vocal. Je pense que personnellement, j’ai pu chanter à fond cet album, d’une manière que je n’aurais pas réussie à faire par le passé. Ça m’a vraiment fait me sentir bien !
Vous avez travaillé avec Marshall Records sur cet album, un label qui produit assez peu d’artistes, comme NOVA TWINS ou GALLUS entre autres. Comment avez-vous été approchés par la maison de disques, et comment se passe cette collaboration avec eux ?
On connait les gens qui travaillent maintenant chez Marshall Records grâce à de précédents projets. Le nouveau directeur du côté amplis et guitares est Steph de Gallows (Steph Carter, ndlr), et aussi notre ami Nick Street, qui vient originellement de Vans UK. Donc on les connaissait bien, et on savait qu’ils étaient cool. Ce sont eux qui nous ont présentés, et on a rencontré tout le monde chez le label, comme Ellys Ayrey, Steve Tannett, Demi Wu, et toute l’équipe Marshall. On est d’ailleurs au moment où je te parle dans le studio de chez Marshall Records. On vient d’enregistrer un live, et le travail avec tout le monde a été génial ! Pour nous, c’était vraiment adapté de travailler avec eux, parce que c’est une entreprise avec un long héritage, et qui a fait des choses énormes, mais ils ont aussi un lien très fort avec les salles indépendantes et la scène "DIY". Quand tu penses aux amplis, tu penses à jouer dans ta cave et à avoir quelque chose d’assez fort pour ne pas avoir besoin d’une sono. C’est leur état d’esprit, en quelque sorte, dans leur manière de gérer les choses, et dans leur manière de travailler avec les groupes. Donc c’était vraiment cool d’avoir encore ce genre d’énergie à bord !
C’est vrai que quand on pense à Marshall, on imaginerait qu’ils ne travailleraient qu’avec Slash, ou les GUNS N’ ROSES, mais ils travaillent vraiment avec beaucoup de groupes indépendants !
Oui, c’est super cool ! Et je pense que c’est vraiment une preuve de tout ça aussi. Là ils travaillent avec nous, mais ils vont aussi à Los Angeles pour faire un truc avec Billie Joe Armstrong de GREEN DAY pour son nouvel ampli. Là on est dans l’entrée du studio, et il y a tous ces amplis des SEX PISTOLS, et tout ce genre de choses. Il y a vraiment un lien avec tous ces trucs cool, et il y a des portraits de Jimi Hendrix, Lemmy de MOTÖRHEAD et ce genre de choses partout ! Mais comme tu l’as dit, ils travaillent aussi avec THE MOLOTOVS et NOVA TWINS. Et en même temps, le groupe THERAPY? est aussi sur leur label. Donc oui, c’est vraiment adapté pour nous !

Le titre de votre album, « Give Me Dirt » (« Donne-moi du sale » en anglais, ndlr), m’a donné un peu l’impression d’aller à l’opposé de la tendance du hardcore moderne, qui devient de plus en plus propre et chirurgical avec chaque album des autres groupes. Est-ce que vous vouliez rappeler qu’une autre voie est possible dans ce style ?
Oui, à vrai dire c’est une des choses qu’on tente de saisir, parce que CANCER BATS est un groupe vraiment brut, live et sale. Donc pour nous, le fait de travailler avec quelqu’un comme Kurt Ballou de CONVERGE, nous aide à capturer ce côté sale, brut et abîmé pour lequel on est connus. On souhaite vraiment avoir ça sur nos albums. On veut pouvoir avoir la représentation du groupe que tu vas voir dans une petite salle. Et ça s’est même traduit quand on réfléchissait à un titre, je me suis dit « Ouais, « Give Me Dirt », ça correspond bien à l’album en lui-même. »
C’est vrai qu’on ressent ce côté sludge des débuts, un peu à la MELVINS ou EYEHATEGOD, ce genre de choses...
Oui, ce sont carrément des références qu’on a toujours aimées. Le rock des années 90 nous a beaucoup inspirés, comme SOUNDGARDEN et les MELVINS, mais avec aussi un côté hardcore moderne des années 2000 qu’on adore tous.
J’ai beaucoup aimé la chanson "Don’t Trip", qui semble parler de la vie en général, et rappeler que même si on peut avoir des moments durs, ça fait partie du voyage. Qu’est-ce qui te garde debout quand la foudre frappe, pour citer les paroles ?
Eh bien, celle-ci est très littérale. Cette chanson parle de moi pendant un voyage à moto, et des choses de la vie auxquelles on pense. Puis quand on fait face à la mort, on réalise à quel point certaines de ces inquiétudes étaient futiles. Finalement, il faut se concentrer sur la vraie vie. Il faut vraiment ressentir ce qui est devant soi, ce qui est réel, et mettre de côté cette anxiété ce surplus de réflexion. Finalement, il faut réaliser que soit on est en train de vivre, soit on est en train de mourir. Et je pense que cet état d’esprit de vivre la vie en général est très important. "Don’t Trip" est aussi une de mes préférées de l’album, j’ai hâte de la jouer !
"Positive Grid" est aussi une de mes chansons préférées sur l’album. C’est peut-être la plus actuelle avec la phrase « I’d rather be a dreamer than die insane » (« je préfère être un rêveur que de mourir fou »), qui correspond à l’état d’esprit de beaucoup aujourd’hui. Même si l’album est inspiré par le sludge, j’ai l’impression que l’album est orienté positivement : on se sent bien en l’écoutant !
Oui, j’ai toujours voulu trouver cet équilibre, et j’ai toujours essayé de le faire. On a des chansons abrasives et heavy, mais avec un côté positif et motivant, parce que je pense que je suis quelqu’un de très positif. On passe vraiment un bon moment, on adore faire ça ! Donc le fait de ne penser qu’à du négatif… Ce n’est pas vraiment nous ! Ce serait nous trahir que d’écrire un album uniquement comme ça. Je réalise que beaucoup de gens viennent voir CANCER BATS pour cette positivité. Les chansons dont ils parlent sont souvent les plus positives, et les plus joyeuses. Donc quand on écrit la musique, on pense vraiment à la direction qu’on va prendre, pour ne pas avoir un album triste et négatif du début à la fin. Je pense que de bien des manières, le monde est déjà assez dur. C’est comme si on avait besoin de quelque chose pour nous remonter le moral, autant qu’on a besoin de rappels qu’il y a des feux de forêts et ce genre de choses dans le monde. On a aussi besoin de chansons festives comme "Stay Stuck" et "Positive Grid", qui te tirent vers le haut.
C’est vrai que j’ai un très bon souvenir de votre set au Motocultor 2019, en particulier de "Lucifer’s Rocking Chair", sur lequel les gens s’étaient vraiment rapprochés de la scène alors qu’ils étaient assez timides jusque-là…
Je m’étais vraiment amusé aussi ! Je m’en souviens, parce qu’il faisait plutôt moche ce jour-là, et on devinait que les gens venaient de se réveiller, et n’étaient pas encore d’humeur à faire un circle pit. Mais oui, la tente se remplissait, et les gens s’amusaient ! On adorerait revenir au Motocultor Festival ! Laissez-nous revenir (rire) !

La chanson "Long Tooth" est aussi une de mes préférées, sur laquelle on retrouve Brooklyn Doran. Cette chanson me rappelle un peu RED FANG, tout en étant unique à sa manière !
Oui, on est tous très fans de rock stoner, et on aime avoir ces éléments stoner sur nos albums. J’aime bien avoir ce genre de choses pour varier un set en concert, pour changer d’énergie. Et c’était top d’avoir Brooklyn dessus ! Elle était ‘’Hammering On’’ sur l’album précédent, et elle tourne avec nous. Elle vient vendre du merch, puis elle vient jouer "Hammering On". Et on s’est dit qu’on devrait avoir une autre chanson avec elle, pour qu’elle puisse la chanter avec nous en live, puis rester faire "Hammering On". C’est vraiment fun en tournée, et ça crée une partie vraiment différente et cool dans notre set, d’avoir ce changement d’énergie au lieu de ne faire que des mosh et des circle-pits. J’aime vraiment l’avoir sur cette chanson, et qu’elle fasse encore plus partie du groupe ! Brooklyn est vraiment notre cinquième membre, donc c’est génial !
Cette chanson parle aussi de vivre sa vie aussi bien qu’on le peut, malgré les imperfections. Est-ce que tu as cette impression que ce monde est à moitié mort et complètement fou (« Half dead and fully crazy », en référence aux paroles de la chanson), et qu’il faudrait se calmer un peu ?
Complètement. Je pense que parfois, il y a des moments où il faut réparer des choses à propos de soi, et je pense qu’il y a des moments où on ne s’accorde pas assez de crédit pour avoir tenu aussi longtemps en se sentant désorganisé ou dingue, peu importe, pas assez bien en tout cas. Je pense que c’était une réflexion sur moi-même, je me disais « J’ai 46 ans, je suis à moitié mort à ce stade. » Je me demande où aller pour vivre jusqu’à 92 ans, et je me rends compte que les choses vont bien. Bien sûr je vais dépasser les 92 ans, facile (rire) ! Mais c’est l’idée. Les choses marchent bien, donc je peux continuer comme ça, tout va bien ! Je vais toujours être aussi désorganisé, et si ça continue comme ça pour les 46 prochaines années, ça me va carrément.
C’est drôle que tu utilises des mots négatifs comme « half dead and fully crazy » pour délivrer un message positif comme ça...
Ouais, c’était le but de prendre cet angle de vue sur les choses, et de se dire « On fait de notre mieux avec ce qu’on a. »
Il y a beaucoup de featurings sur cet album. On a évoqué Brooklyn Doran bien entendu, mais il y a aussi Nate Newton de CONVERGE, Chris Creswell de THE FLATLINERS et Ephram Schultz de DEATH BY STERERO. Comment se sont passées ces collaborations, et avaient-ils des manières de travailler différentes, qui vous ont peut-être inspirés ?
Oui, complètement. Pour nous, quand il faut avoir un featuring sur un album, on veut que ce soit des amis, des gens qu’on a rencontrés grâce au groupe. En travaillant sur beaucoup des chansons, j’ai l’impression que ces idées me viennent quand je travaille les paroles. Par exemple pour Ephram de DEATH BY STEREO, j’avais l’idée de l’avoir sur le couplet avant-même de finir les paroles du reste de la chanson. Mais je me disais « Ce pont un peu thrash me rappelle vraiment DEATH BY STEREO. », ce style californien qui défonce tout ! J’ai donc écrit ce couplet, ou plutôt ce pont, avec Ephram en tête, et je l’ai laissé se lâcher dessus, et il déchire carrément ! Son chant sonne super bien. C’est ma préférée. Pareil pour Chris Creswell, c’était le refrain le plus mélodique de l’album, donc je me suis dit que ce serait vraiment cool que Chris vienne. On tourne et on joue beaucoup avec THE FLATLINERS, et on voulait vraiment le faire venir sur une chanson. Chris est si prolifique… C’était cool d’avoir quelqu’un avec un spectre vocal différent sur cette chanson. J’adore le fait qu’il chante sur toute la chanson ! Et Nate est un nouvel ami. On enregistrait avec Kurt Ballou, dans le Massachusetts, et on traînait avec Nate en faisant du skate, et on lui a demandé s’il voulait chanter sur cette chanson. On est d’énormes fans de DOOMRIDERS aussi, pas seulement de CONVERGE. Et dans un sentiment assez similaire, on adore tous ENTOMBED ! Cette chanson sonne un peu comme ENTOMBED, donc on a dit, « Mec, viens la chanter avec nous ! » Il chante sur le couplet, et son featuring sonne super bien ! Je suis vraiment super content de comment tous ces potes ont pu participer à cet album !
Quelle chanson de l’album correspondrait le mieux à ton humeur là, tout de suite ?
Oh mec, "Stay Stuck" est la bande son constante dans ma tête ! C’est une chanson tellement gun, pop et qui part dans tous les sens ! Et le fait de ne plus perdre de temps et d’essayer de faire les choses autant que je le peux, c’est une représentation réelle d’où j’en suis au niveau de mon état d’esprit, je pense. Je pense que c’est vraiment une bonne chanson pour CANCER BATS. Quand on l’a écrite, je me suis dit « ça envoie, et c’est où on en est psychologiquement. »

Vous avez aussi sorti « Worship » sous le nom de BAT SABBATH il y a quelques jours. Comment le décès d’Ozzy Osbourne vous a-t-il affecté ?
Eh bien, BAT SABBATH est devenu ces dix dernières années une partie de plus en plus grande du monde de CANCER BATS. Même depuis 14 ans, je dirais, depuis qu’on a commencé à faire des reprises de BLACK SABBATH. On le fait de plus en plus, ça en devient presque une personnalité, voire notre alter ego. C’es presque comme si les concerts de BAT SABBATH étaient aussi grands que ceux de CANCER BATS, ce quie st génial ! On célèbre les chansons du catalogue de BLACK SABBATH comme ça, et je pense que le sentiment derrière ces concerts est un peu différent depuis le décès d’Ozzy. Ça rend l’énergie et l’idée générale de célébrer ce catalogue plus importantes, ainsi que le fait incarner cette énergie, étant donné à quel point BLACK SABBATH a eu une influence sur nous tous. Cependant on n’avait pas vraiment prévu ça, et on n’y avait pas réfléchi. On programme juste des concerts par ci par là, des festivals… Mais on a pu jouer un concert de BAT SABBATH le jour de l’anniversaire de son décès. On a terminé la tournée "Sabbath" hier soir, à Londres, mais on a joué à Tunbridge Wells mercredi, le jour de l’anniversaire. Encore une fois, je pense que c’était très marquant de pouvoir honorer ce groupe qui a été si important pour nous depuis notre enfance. C’est comme ça que Jaye (Schwarzer, ndlr) a appris la guitare : en jouant du BLACK SABBATH ! Je me souviens d’avoir acheté l’album « Paranoid », et qu’il m’avait bluffé ! Tout ça fait partie de notre vie depuis si longtemps… C’est un honneur, je trouve, de pouvoir continuer à le faire.
Quelle chanson de « Paranoid » t’a le plus marqué ?
Oh, "Iron Man", à 1000%. C’était énorme ! Je me souviens de lire des comics quand j’étais petit, et d’écouter "Iron Man" en me disant « Cette chanson est géniale ! »
Et l’EP de BAT SABBATH a-t-il été enregistré en même temps que « Give Me Dirt » ?
A vrai dire, il a été enregistré dans le même studio où on a fait le chant de « Give Me Dirt », mais on l’a enregistré un mois, voire deux mois après, en y retournant. C’était quelques semaines après qu’on ait fini d’enregistrer le chant, on a fait une tournée de BAT SABBATH en Ontario, puis on a eu deux jours de repos, donc on s’est dit qu’on allait retourner en studio et enregistrer un peu plus de chansons de BLACK SABBATH. Donc on a enregistré au studio d’Ian Romano, et on a tout joué en live directement !
Vous avez joué dans pas mal de festivals cet été en France, dont le Hellfest. Est-ce que ça vous a donné envie de revenir plus tôt que jamais ?
On adore jouer en France ! C’est vraiment un superbe endroit où on a la chance de grandir en tant que groupe. Je pense qu’il y a beaucoup d’endroits où les groupes n’ont pas forcément la chance de tournée. Et nous avons la chance de pouvoir jouer en dehors de Paris uniquement. La plupart des groupes jouent uniquement à Paris, mais le fait qu’on puisse voyager dans toute la France, jouer à Montpellier, Lyon ou encore Bordeaux, ça fait qu’on a beaucoup de souvenirs très cools dans beaucoup de villes différentes ! Et on ne joue pas qu’au Hellfest non plus, on a joué au Motocultor, au Temple Fest… On joue vraiment dans beaucoup de ces endroits géniaux, et c’est un honneur de pouvoir faire ça. Et puis, ça me permet de travailler mon français, à chaque fois que je peux (rire) ! Donc on veut vraiment revenir, peut-être avec des groupes français, ou peut-être avec des groupes québécois… Peut-être (rire)… Ce serait sympa de faire une tournée avec nos potes de GET THE SHOT, ou d’essayer de créer une grosse affiche canadienne ! J’aimerais beaucoup faire quelque chose comme ça. Qui sait ? J’espère qu’on trouvera un moyen de le faire, parce qu’on adore la France ! J’aimerais vraiment y passer à nouveau deux semaines non-stop, mais on verra. On espère au moins revenir jouer dans des festivals l’été prochain.
