
Sept ans, c’est le temps qu’il aura fallu attendre entre les deux derniers albums d'AIRBOURNE. Après avoir pris le parti de créer un album plus retro sur « Boneshaker », le groupe australien revient avec « Airbourne », son album éponyme plus puissant que jamais, dans la lignée de ses quatre premiers disques. Dans un contexte plus que favorable, celui d’une tournée des festivals aussi explosive que couronnée de succès, nous avons pu échanger avec Ryan O’Keeffe, batteur historique du groupe, afin d’en savoir un peu plus sur ce nouvel album.
Vous venez de sortir votre album éponyme, « Airbourne », le 4 septembre, sept ans après « Boneshaker ». Pourquoi cela a-t-il pris autant de temps ?
Ryan O’Keeffe : La pandémie était évidemment un des facteurs. Etant donné que nous vivons en Australie, nous avons beaucoup été confinés, malheureusement, plus encore que les autres pays, ce qui était un peu bizarre. Et cet album était quelque chose que nous devions bien faire, donc on a beaucoup dit non, en essayant de le faire. On a vraiment essayé de ne négliger aucun détail. Et en gros, maintenant on se dit qu’on ne pouvait pas faire un meilleur travail sur cet album. C’est probablement pour ça qu’on est plutôt foutrement fiers de lui !
Le premier single, "Gutsy" est paru il y a plus d’un an, et je crois que c’est le cycle de sortie le plus long que vous avez eu jusqu’ici. Est-ce que les retours sur le single ont influencé quoi que ce soit sur l’album ?
Peut-être. Je crois que la plupart de l’album était finie au moment de cette sortie, mais ça nous a peut-être influencés et inspirés. Je sais qu’on était en train de finaliser les voix et quelques trucs, donc c’est très possible.
Quel est l’élément qui vous a lancés dans la conception de cet album ?
Je pense qu’on a eu une carrière intéressante, avec par exemple « Runnin’ Wild » où on a eu plusieurs producteurs, et ce genre de choses. Puis on a fait « Black Dog Barking » avec Brian House, où on est montés d’un cran en termes de production, puis on est retournés avec Bob Marlette pour « Breakin’ Outta Hell » et ensuite pour « Boneshaker » on est revenus à quelque chose de très brut. Cet album est tel qu’il est, mais on voulait revenir à ces p*tains de grosses productions, tu vois ? C’est pour ça qu’on trouve des gens comme Mutt Lange et Bryan Adams qui nous donnent un coup de main sur quelques chansons, qu’on a ramené aussi Brian Howes, et Mike Fraser comme ingénieur du son, qui a évidemment travailler sur pas mal de choses d’AC/DC, et Zakk Cervini au mixage, qui est peut-être le meilleur nouveau producteur de Los Angeles... Il arrive à faire ressortir des sons de nos chansons que je n’imaginais pas exister. Par exemple, sur le refrain de "Alive After Death (Last Plane Out)", la basse devient vraiment très imposante, et je n’avais jamais entendu ça. La chanson gagne vraiment en profondeur, et il a réussi à mettre vraiment beaucoup plus en avant ce truc qu’on n’aurait habituellement pas forcément entendu. Donc on avait une grosse équipe, et on voulait vraiment simplement faire un très grand album.
Et pourtant, vous n’avez rien perdu du son d’AIRBOURNE !
Eh bien, tout le monde fait son boulot. Je pense qu’on a un truc vraiment gravé dans le marbre. On ne veut jamais vraiment changer la manière dont on sonne ou quoi que ce soit. J’imagine qu’on voulait juste que ce soit produit et livré de la meilleure manière possible, en particulier pour cet album, qu’on voulait être de taille à se mesurer aux albums de la fin des années 80 et du début des années 90. Tu sais, tous les trucs de DEF LEPPARD, par exemple… On voulait que notre album puisse se mesurer aux leurs.
On retrouve d’ailleurs une légère influence DEF LEPPARD sur l’album, sur la chanson "Rock 'N' Roll Ya"...
Oui, tu n’es pas le premier à me dire que cette chanson rappelle DEF LEPPARD ! C’est marrant, parce qu’on aurait plutôt dit que le groupe nous avait inspiré pour "Who Put The Rhythm In You?" ou quelque chose comme ça, parce que c’est un riff un peu plus à la DEF LEPPARD. Mais j’imagine que tu parles un peu plus du DEF LEPPARD de « High N’ Dry ».
Ce sont aussi les chœurs qui me font penser à « Hysteria », à vrai dire.
Ah oui, effectivement ! C’est cool !
Ce nouveau disque est votre album éponyme, et il s’agit de quelque chose que la plupart des groupes, en dehors de LED ZEPPELIN, ne font qu’une fois dans leur carrière. Pourquoi avoir choisi que cet album soit intitulé « Airbourne », et incarne donc le son d’AIRBOURNE ?
Je pense que c’est simplement parce que ça représente bien ce que fait ce groupe. Une partie de la musique qu’on y a mis date des années 2000. En 2001, on a commencé à jouer "Sky High", ce riff est là depuis toujours ! Et "Last Man Standing" traînait depuis 2012, voire avant ! Puis il y a eu les nouvelles chansons qui ont été créées plus récemment, donc on a trouvé que c’était le meilleur de toute notre expérience des 20 dernières années en tant que groupe. On pense avoir capturé tout ce qu’on sait faire en un seul album. Tout le meilleur de ce qu’on fait, et le meilleur de ce qu’on aime dans le rock'n'roll. Donc en gros, ça veut dire que si tu ne connais pas ce foutu groupe, tu peux écouter cet album, puis tu pourras aller acheter « Runnin’ Wild » ou ce que tu veux. Mais si tu ne connais pas le groupe et ce qu’il représente, tu peux prendre cet album et l’écouter, c’est l’album "facile" d’AIRBOURNE, et tu auras un bon aperçu de tout si tu l’écoutes. "Gutsy" est un peu cette chanson qu’on a en général qui a ce côté animal, à l’image de "Ready To Rock", "Raise The Flag" ou "Stand Up For Rock N’ Roll". Elle a une super énergie, et c’est un excellent premier morceau de concert. A vrai dire, personnellement, je la mettrais aux côtés de "Runnin’ Wild" comme chanson sœur. Et il y a "Alive After Death (Last Plane Out)" pourrait même se tenir aux côtés de "Breakin’ Outta Hell" ! Encore une fois, c’est vraiment un truc qu’on retrouve chez AIRBOURNE, cette énergie de "Breakin’ Outta Hell", "Runnin’ Wild" et "Alive After Death (Last Plane Out)", et ils viennent tous d’albums différents ! "Ready To Rock" vient de « Black Dog Barking », "Breakin’ Outta Hell" de l’album du même nom… Donc si tu prends cet album, c’est vraiment l’album d’AIRBOURNE. Tu peux le mettre du début à la fin et te dire « OK, c’est comme ça qu’est le groupe. »
Vous aviez aussi pris un chemin plus groovy et à l’ancienne sur « Boneshaker » avant de retrouver le son que vous aviez par exemple sur « Breakin’ Outta Hell ». Mais comment peut-on se réinventer dans un style aussi défini ?
J’imagine que c’est probablement parce que « Boneshaker » était plus "brut". « Boneshaker » ne faisait probablement pas ce qu’on fait vraiment, mais il était un petit peu plus expérimental de cette manière. Là, on s’est vraiment concentrés sur ce qu’AIRBOURNE est vraiment. Généralement, sur « Black Dog Barking », « Runnin’ Wild » et même « Breakin’ Outta Hell », la production est plutôt bonne. A vrai dire, je réfléchissais à « Breakin’ Outta Hell » l’autre jour et je me disais que c’est un album qui sonne plutôt bien, pour être honnête ! Puis, « Black Dog Barking » est évidemment l’un de nos plus gros albums en termes de production, c’est d’ailleurs pour ça qu’on a fait revenir Brian Howes, parce qu’il avait travaillé sur celui-ci. Puis on a pas arrêté de nous améliorer, en tout cas c’est ce que disent beaucoup de gens. On essaie toujours de faire le meilleur album, mais sur celui-ci on a vraiment dépassé ce qu’on espérait. C’est d’ailleurs pour ça qu’il a pris autant de temps, parce qu’on se disait toujours « On n’y est pas encore. » Mais on a fini par y arriver !
Quel a été l’élément qui vous a justement fait dire « OK, on y est. » ?
Eh bien on ne le sait jamais vraiment. J’imagine qu’on continue d’appliquer une pression incroyable sur chaque chanson jusqu’à ce qu’on ait globalement fini. C’est un sentiment très étrange quand on enregistre la dernière partie de chant, parce que tout le monde est vraiment épuisé, puis d’un coup c’est dingue : on assemble ça et c’est envoyé dans le monde entier. Comme ça.

C’était votre premier album avec Brett Tyrell, votre guitariste depuis trois ans. Comment était la collaboration avec lui en studio ?
Il était super ! Il a apporté une telle énergie en rejoignant le groupe, et il nous a vraiment rappelé pourquoi on faisait ça, parce qu’il le vivait pour la première fois dans le monde d’AIRBOURNE. Tout est très excitant pour lui ! On a un peu puisé dans cette mentalité, parce que ça nous a rappelé quand on faisait « Runnin’ Wild ». Ça nous a vraiment inspirés pour vraiment le faire bien. C’était son premier album, donc ça nous a presque fait comme si on enregistrait notre premier album à nouveau ! « Runnin’ Wild » était construit comme un concert, si on n’avait pas d’autres chansons, ce qui était le cas à l’époque, on tournait en jouant l’album entier toute la tournée. Et ça tenait la route ! "Blackjack", "What’s Eatin’ You", "Too Much, Too Young, Too Fast"… Elles tenaient la route aussi ! On commençait le set avec "Stand Up For Rock N’ Roll"… Cet album, c’est un peu la même chose. Si on ne pouvait mettre que dix chansons dans une set-list, ça pourrait n’être que ces dix chansons et ce serait toujours un bon concert ! On aurait toujours tout ce dont on aurait besoin pour le concert, et on ne s’ennuierait probablement jamais. Il y a deux chansons un peu plus lentes, "Sky High" et "Bogota", qui ont un côté plus lent et swing, donc on peut vraiment varier de "Gutsy". Les tempos sont tous différents ! "Rock N’ Roll Ya", "Kid In A Candy Store"… Ouais !
C’est vrai que je retrouve le sentiment que j’avais quand j’ai écouté « Runnin’ Wild » pour la première fois, et j’ai quelques favorites sur cet album. La première étant "Kid In A Candy Store", que tu viens de citer. J’ai remarqué que les breaks de batterie y sont très précis, lisibles et distinct. Quelle est ta recette pour une bonne partie de batterie d’AIRBOURNE ?
Eh bien je suis juste la guitare. C’est mon boulot, je complimente les riffs de guitare, et je ne vais pas à leur encontre ni devant eux sauf si c’est très unique et si la chanson s’y prête. Je pense que de manière générale, il faut complimenter ce que font les guitares.
Sur "Sky High" par exemple, on ressent le groove jusque dans la batterie. Selon toi comment obtient-on cet élément important dans le son d’un batteur et d’un groupe ?
Je crois que j’ai pris les baguettes en 1999 ou en 2000, je joue donc de la batterie depuis 26 ans maintenant. On a le même tour-manager depuis qu’on a commencé à jouer en Australie, et il approche de son millième concert avec nous, ce qui veut dire qu’on a fait plus d’un millier de concerts là-bas. On tournait là bas depuis bien avant de venir en Europe, et je me souviens l’avoir entendu dire un jour « Vous n’êtes pas un groupe avant d’avoir joué mille concerts. » Je me souviens que Joel l’avait entendu aussi. Et quand tu entends ça, tu te dis « Bordel… », mais c’est juste le fait de jouer qui fait progresser. J’espère que nous ne sommes pas en train de perdre ça avec Instagram ou TikTok, ou ce genre de choses. Ces gens-là jouent sur des vidéos, puis ils trouvent parfois un manager, qui leur dit « OK, c’est super, on dirait que les gens t’aiment bien, faisons un concert. », puis ils ne savent pas quoi faire. Ils n’ont même pas de groupe ! Parfois, ils utilisent simplement leur voisin à la guitare… Et c’est le truc, c’est l’art de jouer en live, devant des gens, qui fait que tu deviens un meilleur musicien. Il faut juste jouer tout le temps, en répétant tout le temps. Ce n’est pas facile, mais si tu es prêt à bosser ça vient !

Vous êtes arrivés juste avant que YouTube et les réseaux sociaux ne soient ce truc monumental auquel on n’échappe plus. Aujourd’hui, les groupes deviennent instantanément énormes, et le public a des attentes quasi inatteignables pour eux. Est-ce que tu penses que c’est dangereux pour la musique, d’avoir ce côté instantané ?
Oui, c’est un peu comme les investissements en bourse. Si tu regardes par exemple Visa, investir là-dedans, ça représente une longue histoire. On utilise tous Visa, ou bien Mastercard, et généralement ce genre d’actions bouge assez lentement, et sont difficiles à faire s’effondrer, à moins qu’il y ait un problème majeur. Et si tu regardes d’autres actions, elles atteignent un plafond puis elles redescendent. C’est très similaire à l’industrie de la musique. C’est extrêmement dangereux de devenir connu très rapidement. On a eu la chance et la motivation de travailler pour avoir une croissance lente, mais stable. C’est très fort et ça ne bouge pas. On a joué avec IRON MAIDEN récemment, et beaucoup connaissaient AIRBOURNE et chantaient avec nous. Vraiment beaucoup de monde, en fait, la majorité. Mais ça veut dire qu’il faut avoir joué à cet endroit quelques fois. Mais oui, travailler et grandir doucement, c’était vraiment une chance pour nous. Il faut avoir la volonté de travailler, parce que plus tu vas vite, plus la chute est parfois dure.
C’est peut-être aussi pour ça que vous avez pris votre temps avec cet album, pour ne pas vous écraser…
Non, exactement. Et on ne s’est pas écrasés. C’est probablement parce qu’on a pu prendre un peu plus de temps pour y arriver. On avait de la pression, mais maintenant c’est oublié parce qu’on a réussi à le livrer. On a fait ce qu’on avait dit qu’on ferait. Heureusement, parce que ce serait vraiment nul si on n’avait pas réussi (rire) !
Pour revenir à l’album, j’ai beaucoup aimé le côté "DEF LEPPARD" de "Rock N’ Roll Ya", comme je te le disais plus tôt. Et il y a des moments qui me rappelaient MÖTLEY CRÜE ou VAN HALEN, comme "Bogota" par exemple. Est-ce que vous faites consciemment référence à ces groupes ?
Absolument. Cet album est aussi tout ce qu’on aime dans le rock'n'roll, et il a des éléments de ce qu’on aime dans le rock'n'roll des autres. Ce n’est donc pas surprenant. Sur "Bogota", on avait une guitare de VAN HALEN. Elle était dans le studio, et Joel s’amusait dessus, puis j’ai sauté sur le kit de batterie et on s’est juste éclatés, c’était pour le fun ! Mais c’est ça le rock'n'roll, c’est ce que devrait être le meilleur rock'n'roll : ça devrait être fun ! Il était inspiré par cette guitare, j’ai commencé à jouer avec lui, et quelques jours plus tard, on a enregistré la chanson.
C’est la première fois qu’on entend AIRBOURNE utiliser un vibrato Floyd Rose, je crois !
Oui ! Exactement.
Quelle est l’histoire de cette chanson, et pourquoi l’avoir écrite sur cette ville en particulier ?
Eh bien nous sommes descendus en Colombie, et c’est comme le nouveau Tijuana pour ce qui est des enterrements de vie de garçon. Les gens y deviennent fous, et ça rappelle ce que devait être le Mexique dans les années 80 ou 90. On a l’impression que les gens vont vraiment en Colombie pour faire la fête, et on a écrit cette chanson sur ça, parce qu’on y a passé un super moment (rire) !
Sur "Send Me To Rock 'N' Roll Heaven", vous rendez hommage aux dieux du rock que nous avons perdu ces dernières années, notamment à Ozzy Osbourne. Quel impact a eu Ozzy sur vos vies ?
Eh bien, comme pour tous je pense, l’inspiration du rock'n'roll ! J’écoutais du Ozzy Osbourne en boucle à une époque. Mais comme pour tous, c’est grâce à lui qu’on est là. On a listé les raisons pour lesquelles on est là, et c’est plutôt intéressant. C’est intéressant parce qu’ils font beaucoup ça dans la country ! Ils parlent souvent de Johnny Cash ou de gens comme ça dans leur chanson, en prenant le relai. On ne le fait pas assez dans le rock'n'roll, donc c’est cool de le faire pour une fois !
Vous l’aviez fait sur "All For Rock 'N' Roll" il y a quelques années, d’ailleurs, si je me souviens bien...
Oui, mais je pense qu’il n’y a pas assez de chansons qui parlent d’autres artistes comme ça.

Vous avez joué l’année dernière dans toute la France, et vous avez joué au Zénith de Paris plus récemment. Qu’avez-vous pensé de cette tournée, et comment décrirais-tu le lien entre la France et AIRBOURNE aujourd’hui ?
Oh c’est probablement l’un de nos marchés les plus forts, si ce n’est le plus fort ! C’est toujours mémorable. On l’a un peu fait auparavant, mais je ne suis pas sûr qu’on avait autant vendu de billets que quand on l’a fait sur cette tournée. D’ailleurs le concert du Zénith a fini dans le clip de "Alive After Death (Last Plane Out)" ! Ça a donné un super clip ! On avait des caméramen qui passaient par-dessus les barrières et ce genre de choses… C’est toujours sauvage en France ! On adore jouer en France. On se sent compris ici. La France veut rocker. Je pense que la France est très similaire à AIRBOURNE : il ne faut pas nous faire chier ! Si quelque chose se passe, les autoroutes sont bloquées, les tracteurs prennent les villes d’assaut, les aéroports se mettent en grève… On aime représenter quelque chose, et on ne prend pas "non" comme une réponse.
Dans une précédente interview avec nous, tu as dit que vous ne vous verriez jamais comme ce groupe énorme qui a déjà tout fait, et que tout continuerait à être de mieux en mieux jusqu’à la fin. Aujourd’hui, maintenant que vous remplissez des grandes salles, est-ce que tu as changé d’avis ?
Et on joue le même concert devant presque les mêmes gens depuis 20 ans (rire) ! Mais on est un groupe ouvrier. Il faut l’être à notre époque. Je pense que c’est plutôt ironique, à l’époque où il est si facile de percer sur TikTok et Instagram ! C’est super qu’on puisse faire ça, mais il y a presque un double tranchant : si tu veux réussir par le travail actuellement, il faut vraiment travailler deux fois plus. Parce qu’actuellement, le rock'n'roll est assez niche, si tu ne fais pas partie des groupes établis. Cependant, je le réalise avec cette interview et bien d’autres, il y a un changement. Tout le monde semble parler de la nouvelle génération. Et il y a des jeunes enfants qui viennent à nos concerts avec leurs parents, sur leurs épaules. Il y a toute une nouvelle génération qui arrive, et qui n’aura jamais vu MOTÖRHEAD, ce qui évidemment est dingue ! On a donc le devoir de fournir à cette nouvelle génération la même qualité de musique qu’on a pu apprécier étant jeunes, en tout cas on l’espère. C’est notre responsabilité, et on pense pouvoir le faire. Et on pense montrer qu’on peut le faire avec cet album. C’est la route qu’on veut prendre : rendre justice au rock'n'roll !
