2 août 2013, 00:00

DIARY OF DESTRUCTION : "Dark Road To Recovery"

Album : Dark Road To Recovery


Ici pas de préambule.
Ce premier album (qui fait suite à une démo sortie en 2009 ainsi qu'à "Outside The Shade", l'EP en 2010), "Dark Road To Recovery" au titre si significatif (le passage d'un délicat Metal gothic symphonique à une bétonneuse Metalcore / Mélodeath laisse entrevoir un chemin parsemé de doute voire douleurs...), ne peut souffrir d'aucun autre adjectif sinon celui ci : MONSTRUEUX!

DIARY OF DESTRUCTION impose explose atomise.
Production dantesque architecturée par les mains expertes de Jim Fogarty au mixage & mastering (qui érigea des monuments tels KILLSWITCH ENGAGE, ALL THAT REMAINS, UNEARTH, THE DEVIL WEARS PRADA), enregistré aux No Way Out Records à Lille, rien ici n'est laissé au hasard, et ce sans en dénaturer la trame intrinsèque, une fraîcheur dans le propos, une azurée mélancolie lovée dans des draps de Metal.
Sous un artwork léché (Mike d'Antonia des KILLSWITCH ENGAGE ayant déjà réalisé les pochettes d'albums de groupes timorés tels que HATEBREED, SHADOWS FALL, ALL THAT REMAINS ainsi que son propre groupe ), on découvre la puissance de feu d'un groupe en pleine possession de son art, ne sacrifiant jamais la violence affichée du style musical sur l'autel de la démesure et s'affranchissant de tous clivages dans une constante recherche über-mélodique, laissant ainsi à chacun des morceaux leur propre identité, ne lassant jamais l'auditeur étonné par tant de dévouement et d'éclectisme .

Composé aujourd'hui d'Audrey Ebrotié au vocaux, Nicolas Sallerin (basse), Max Delassus et Gabriel Misiurny aux guitares et Johan Debacq aux peaux, le groupe lillois frappe fort.
La plus-value absolue de ce premier album demeure l'incroyable spectre vocal d'Audrey, troublante panthère indomptable qui sans coup férir passe de voix abrasives à la Gossow pour aller flirter avec le firmament, telle l'enchanteresse Liv Kristine ("Hope And Despair", "Two Years Again")... Dites-moi comment, alors, ne pas tomber amoureux...?

Ce mix entre Metalcore US franc du collier et l'ambiance mélancolique d'un Death Metal suédois avec quelques fines paillettes "gothic" héritées du passé est assurément le trait de génie de ces musiciens osant tout ce que peut leur permettre leur insatiable faim d'innovation ("Rehab"/"Hit The Road", "I Shine", acoustique moment de toute beauté qui clôt l'oeuvre), et qui sauve de la monotonie cet excellent album qui contrairement à bon nombre de galettes de la même catégorie ne souffre pas d'écoutes consécutives.

On ne peut qu'inciter DIARY OF DESTRUCTION à continuer ainsi sa route, route pavée des plus grands espoirs (on est à deux doigts du morceau bombastique qui les propulsera au devant du plus large public qui -cessons d'être primaires & sectaires, KILLSWITCH ENGAGE & IN FLAMES l'ont fait- mériterait de poser une oreille attentive sur cette oeuvre), et d'aller plus encore vers un mélange (salvateur) des genres, la richesse musicale et l'ouverture d'esprit de ce groupe ne se limitant pas à l'horizon.

Après le dernier DARK TRANQUILLITY, comment aurais-je pu m'imaginer une fois encore succomber...?
Amoureux je vous dis.

Blogger : Mel Delacroix
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