26 mars 2014, 13:07

FIVE FINGER DEATH PUNCH + UPON A BURNING BODY + POP EVIL @ Paris (Le Bataclan)

Les Boys de Las Vegas are back in town. Après leur concert en première partie d’AVENGED SEVENFOLD, a.k.a A7X, au Zénith parisien fin novembre 2013, les FIVE FINGER DEATH PUNCH, a.k.a 5FDP, jouent en tête d’affiche dans un Bataclan quasi sold-out ! La tournée en support de leurs 2 albums « The Wrong Side Of Heaven And The Righteous Side Of Hell » est un succès. Ils ont conquis l’Amérique du Nord. L’Europe, avec la France, est en train de céder… En fin d’après midi, de nombreux fans attendent patiemment et calmement devant la salle située entre République et Bastille.  Les portes s’ouvrent. Le Bataclan s’emplit de façon exponentielle avec un gradient sujets jeunes – sujets moins jeunes dans une configuration fosse - balcons avec sièges. Ce qui ne remettra en rien en cause l’ambiance sulfureuse de la soirée!

POP EVIL © Rafaël Lobejon - Hard Force

 

20 heures. Ouverture des hostilités avec POP EVIL, un super groupe qui vient du Michigan, mené de main de maitre par Leigh Kakaty, leur chanteur - beau gosse - à la voix puissante. Le groupe dispose de 20 minutes pour convaincre et il le fait haut la main. Le public est en feu, à fond avec le groupe qui distille un excellent cru metal bien heavy. « Deal With The Devil », issu de leur dernier album « Onyx », ouvre le bal métallique. Notre frontman à la barbe finement taillée met l’ambiance et son empathie déclenche des circle pit. Le public est réceptif et bien présent. Les POP EVIL jouent 6 titres dont l’essentiel est tiré de leur dernière production (« Goodbye My Friend », « Sick Sense »). Super show ! Hâte de les voir sur un set plus long. Au merchandising, ils offraient leur album gratuitement pour l’achat d’un tee shirt. Cool attitude…

UPON A BURNING BODY, le second groupe de l’affiche vient de Guadalajara (Mexique) et joue du deathcore. A des milliards d’années lumière de ce que j’écoute habituellement, je suis stupéfait de voir 5 jeunes gars en costume gris et cravate, avec le logo de leur groupe en écusson, cheveux gominés, manches retroussées, arborant de nombreux tatouages. Ils ont tous des têtes sympas alternant avec leur image de gangsters. Leur chanteur hurleur, modulateur vocal au fading bipolaire, est une sorte de Stromae sous PCP… C’est accordé très bas, ça hurle en grave, ça hurle en aigu… Le public est toujours présent. Ca jumpe, ça court de manière déstructurée, ça se heurte. Furie totale. Le moment le plus cool du concert est la longue intro flamenco qui finit par partir en psychose métallique. La suite : du gros metal texan qui tâche.

 

UPON A BURNING BODY © Rafaël Lobejon - Hard Force

 

21:15 - 5FDP est attendu comme le Messie. Une partie de la foule scande « Five Finger » et l’autre répond « Death Punch ». Le public est chauffé à bloc. Red Hot and Heavy.

L’intro du show au style funny circus résonne. Le groupe est acclamé. Les premières mesures d’« Under And Over It » marquent le début d’un show qui va être énorme et aller crescendo en terme de puissance et de communion avec les fans.
Ivan Moody, leur chanteur, sous son allure de bad boy bourru, est un parfait gentleman et a ce côté secure avec ses fans qui commencent à slammer de partout. Il demande à plusieurs reprises aux photographes présents dans le pit de s’écarter du milieu de la scène. Il encourage les gros bras de la sécurité à récupérer les fans qui gravitent au dessus des têtes de cette fosse bien dense.

FIVE FINGER DEATH PUNCH © Rafaël Lobejon - Hard Force

 

« Burn It Down »  et « Hard To See » de l’album « War Is The Answer » font suite. 5FDP et le public ne font qu’un ! « Lift Me Up », outre la qualité et l’efficacité du titre, voit Jason Hook exprimer son talent guitariste sur une Explorer noire avec des effets lumineux verts clignotants. Une sorte d’Ace Frehley des temps modernes.

L’hystérie ambiante se calme un peu avec « Bad Company », Jason dégaine son Explorer double manche. « Burn MotherFucker » démarre à cent à l’heure.  Un circle pit de malades mentaux s’emballe. Break. Ivan fait monter sur scène une ado prénommée Sarah qui vit intensément ce moment magique. Il lui fait chanter les lignes du refrain, que vous pouvez adresser aisément à tous les gens que vous détestez. Puis, tout repart comme sur un circuit de Formule 1 : propre, carré, racé.

FIVE FINGER DEATH PUNCH © Rafaël Lobejon - Hard Force

 

Les lumières s’éteignent puis retentit dans la salle la musique de « The Agony Of Regret ». Assis sur un tabouret, Jason à la guitare acoustique et Ivan nous font une excellente version de « Remember Everything ». Quelle puissance vocale ! Le mot « Everything » repris à l’unisson par le public vous file la chair de poule.  Applaudissements. Puis « Battle Born », issu du dernier album, dédicacé entre autres à leur crew, et « Coming Down » sont envoyés. Le public est encore plus déchainé sur  « Never Enough » et saute partout. Ivan fait encore super attention à la santé traumatique de ses fans suite aux slams. « Here To Die » continue d’achever le public.

Rideau.

FIVE FINGER DEATH PUNCH © Rafaël Lobejon - Hard Force

 

Le public en veut encore plus. Ivan, à cappella, entame les premières mesures de « Far From Home », et fait chanter le public. Congratulations de sa part pour le public et la sécurité. Quelle classe, ce frontman ! Ivan demande ensuite que la salle soit éteinte puis éclairée par les téléphones portables et les briquets des spectateurs afin d’accompagner visuellement le groupe qui joue cette sublime chanson. Grosses émotions. Les 5FDP achèvent leur concert sur « The Bleeding », un pur titre heavy.

Deux titres ont été supprimés de la set list : « No One Gets Left Behind » et « Mama Said Knock You Out ». Ce sera pour la prochaine fois.
Fin de spectacle métallique sur la bande de « House Of The Rising Sun ».

Ivan, Jason, Jeremy, Zoltan et Chris le bassiste au look pirate des caraïbes sont visiblement heureux d’être là et d’avoir performé de la sorte. Ils offrent des tonnes de médiators, saluent leur public. Ivan saute dans la fosse, prendre un bain de foule contrôlée.
5FDP : des mecs adorables, des musiciens talentueux, de grands professionnels, un pur respect de leur public.

Mention spéciale à Olivier Garnier et Roger Wessier (Replica) pour tout ce qu’ils ont fait et font pour ce groupe dans notre pays.
Je suis rentré chez moi imbibé d’euphorie.

Blogger : Laurent Karila
Au sujet de l'auteur
Laurent Karila
Psychiatre spécialisé dans les addictions, ayant lui-même une addiction positive au metal depuis 1984. Auteur d'ouvrages spécialisés en médecine des addictions et d'ouvrages grand public ("On ne pense qu'à ça", "Une histoire de poudre", "ACCRO!" aux éditions Flammarion). Auteur des textes des albums de SATAN JOKERS ("AddictionS", "Psychiatric" et "Sex Opera") et d'autres groupes... Organisateur de Metal Diner chez son ami Olivier Andreani ("Le Cosi", Paris 5). Une nouvelle passion liée à l'écriture : chroniquer des albums avec une touche psycho-metalrock - Enjoy it, Children of Metal. Interviewer des artistes est aussi un plaisir (le face à face est mon activité quotidienne).
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