25 octobre 2015, 13:48

THE DEAD DAISIES

Interview John Corabi & Marco Mendoza


THE DEAD DAISIES étaient à Paris. John Corabi et Marco Mendoza, que l’on ne présente plus, profitaient de leur passage dans la capitale pour faire un peu de promotion pour « Revolución », leur nouvel et excellent album de classic hard-rock, et jouaient le soir-même en première partie de KISS au Zénith de Paris. Special-guests de la tournée européenne, le chanteur et le bassiste nous parlent du groupe, de l’album, de la tournée dans une ambiance super décontractée dans leur tour-bus. Viva la Revolución et le rock’n’roll !


Comment allez-vous ?
John : Super bien, merci ! Nous sommes contents de jouer en France.

Qu’avez-vous fait depuis votre arrivée à Paris hier ?
Marco : Nous avons donné au moins 40 interviews hier ! Nous n’avons rien pu faire d’autre mais honnêtement, c’est cool (rires). Le fait qu’il y ait autant de personnes qui veulent échanger avec nous, c’est vraiment super et ça nous fait vraiment plaisir. J’aurais été vraiment contrarié que personne ne vienne nous parler (rires) .

Vous rappelez-vous de votre premier concert à Paris ?
Marco : Oui, je m’en souviens très bien, c’était avec WHITESNAKE en… 1929. Oui, c’est ça en 1929 (rires) !
John : Non, il plaisante, bien sûr !
Marco : Evidemment ! Ça devait être en 1999 ou en 2000. Mais auparavant, j’étais déjà passé plusieurs fois au New Morning avec mon groupe de Latin Jazz. Sinon, en France, j’ai déjà joué au HellFest à Clisson, à Lille et à Marseille avec THIN LIZZY sur la tournée de ZZ TOP.
John : Moi, le concert de ce soir au Zénith en première partie de KISS sera ma toute première fois à Paris. Je suis déjà venu, j’ai fait de la promo pour d’autres projets auparavant (NDJ : entre autres pour « Mötley Crüe » en 1994) mais c’est mon premier concert à Paris. Sinon, je suis venu jouer il y a deux ans à Annecy en acoustique. De toute façon, si tu dois perdre ta virginité, cela doit être fait ici, à Paris (rires) !
Marco : Oui, tu as raison (rires) !
 

THE DEAD DAISIES ont un message pour vous !

The Dead Daisies ont un message pour vous ! Et un tout nouveau clip à vous faire découvrir à la fin de leur délire...https://www.youtube.com/watch?t=21&v=uCaq-cHRWUs

Posté par METAL XS sur vendredi 2 octobre 2015

 

« En 1988, j’ai rencontré Gene Simmons qui appréciait mon groupe de l'époque. Je discute avec lui et il me dit : “Souviens toi de ça, Gene Simmons t’a découvert et tu seras une star ! » – John Corabi


​Comment se passe la tournée avec KISS ?
Marco : Enorme ! Les gars sont vraiment adorables avec nous. Ils font attention à nous et sont vraiment un super soutien. Ils apprécient notre musique.
John : Pour moi, c’est comme la famille. J’étais chanteur dans un groupe du nom d’ESP avec Eric Singer. Je connais Eric depuis vingt ans je pense. En 1988, lorsque j’ai quitté Philadelphie pour Los Angeles, j’ai rencontré Gene Simmons qui appréciait mon groupe de l'époque. Je discute avec lui et il me dit : « Souviens toi de ça, Gene Simmons t’a découvert et tu seras une star ! » (rires). Il avait raison (rires) !

C’est parce que tu es proche d’Eric Singer que vous êtes les invités de KISS ?
John : Honnêtement, ce tour était booké depuis un certain moment.
Marco : Nous avons déjà joué avec KISS aux Etats-Unis l’année dernière, notamment lors de la dernière édition de la KISS Kruise aux Bahamas. C’était énorme. Nous connaissons Paul et Gene depuis un certain temps. Nous échangeons pas mal ensemble. Quand nous avons débuté avec THE DEAD DAISIES, nous avons appelé un certain nombre de personnes en disant : « Ecoutez, nous avons ce nouveau projet, c’est de la bonne musique, nous voulons tourner. » Doc McGhee connaît son business, Gene et Paul savaient que cela allait être un truc spécial, pas seulement grâce à la musique mais aussi au line-up. Ils sont contents, nous aussi ! Nous sommes vraiment heureux d’être là.
John : Tu sais, beaucoup de grands groupes de hard-rock ou de heavy metal, comme JUDAS PRIEST par exemple, ont ouvert pour KISS. Je suis vraiment honoré d’assurer leur première partie avec les DAISIES.

Une question psychanalytique pour vous deux. C’est quoi les DEAD DAISIES en cinq mots ?
Marco : (Hypermotivé en comptant sur ses doigts) Renaissance, espoir, foi, énergie, lumière. Bam (rires) !
John : Créativité, talent, implication, espoir et fun ! Yeah !

Une question pour toi, John, comment et pourquoi as-tu rejoint les DEAD DAISIES ?
John : Les huit autres mecs qu’ils avaient contactés avant moi étaient vraiment trop occupés (rires) ! Non, sérieusement, j’avais déjà jammé avec Dizzy Reed et Brian Tichy auparavant. Et on se connaît depuis longtemps avec Marco. Pour les musiciens, ce groupe est l’histoire parfaite et le management aussi. Tu sais, j’ai mon activité d’artiste solo. Je voyage et tourne beaucoup. Quand on m’a demandé d’intégrer les DEAD DAISIES, j’étais honoré mais ennuyé par mes obligations professionnelles solo. Le manager m’a tout de suite rassuré en me disant que c’était relax, sans problèmes et que je pouvais être impliqué dans les DAISIES sans que ça ait des conséquences sur mon travail solo. Jouer dans les DEAD DAISIES est bénéfique pour ma carrière solo et l’inverse également. Je me pince tous les jours d’ailleurs pour savoir si ce qui m’arrive est vrai ! Je vais prendre un exemple. Quand j’ai commencé à répéter avec eux, ils devaient faire des shows en Amérique du Sud. J’ai dit au manager du groupe que j’étais déjà engagé sur la Monsters Of Rock Cruise et que je voulais faire mes concerts. Il m’a répondu qu’il n’y avait aucun problème, je faisais trois shows avec les DAISIES en Amérique du Sud, je prenais un avion pour faire ceux de la Cruise, on me remplaçait en attendant, puis je revenais faire les dates avec le groupe.



 

« Nous sommes dans une situation artistique de non-stress. » - John Corabi


Et alors, c’est ce qui s’est passé ?
En fait, cela n’a pas eu lieu mais c’est pour t’expliquer l’état d’esprit du truc. Ils m’ont clairement dit qu’ils ne voulaient pas que je refuse les choses sur lesquelles je m’étais antérieurement engagé. C’est simple de bosser avec eux. C’est le scénario parfait d’être avec les DAISIES.
Marco : Oui, le scénario parfait pour nous tous.
John : Marco et moi avons d’autres engagements et nous pouvons les assurer bien que nous soyons impliqués à fond dans ce groupe. Tu vois, Brian Tichy ne pouvait pas nous accompagner en tournée, c’est donc Tommy Clufetos (Rob Zombie, BLACK SABBATH) qui nous accompagne. Il y a des va-et-vient. Nous sommes dans une situation artistique de non-stress.

Pourquoi le choix du titre « Revolución » pour cet album ?
Marco : Nous étions à Cuba pour cet album. Nous avons d’ailleurs filmé un documentaire. J’adore Cuba et tu ne peux pas passer à côté de cette phrase « Viva La  Revolución ! » Nous étions en studio en train de composer et de commencer à enregistrer. On nous a proposé cette idée de titre et nous avons un peu réfléchi. « Hey, nous sommes à Cuba, nous avons invité des artistes cubains sur l’album… » Nous avons commencé à faire des shows avec John, à sortir un peu. Nous sommes tombés amoureux de Cuba. Cette idée, cet esprit de révolution est devenue une réalité. C’était un grand moment d’être là-bas.
John : Nous avons fait deux concerts à Cuba. Les fans sont venus de tout le pays. C’était incroyable ! Quand nous avons répété, quand nous avons joué live, des musiciens cubains nous ont rejoints : un saxophoniste exceptionnel, des percussionnistes, un pianiste, un gars qui jouait de l’harmonica et qui chantait, des choristes… Cela a donné une autre dimension à notre musique. Ils sont montés sur scène avec nous. C’était eux avec nous, nous avec eux ! C’était vraiment une belle expérience.



 

« Nous étions tous ensemble à jouer dans une pièce. Pas de computer ! » - John Corabi et Marco Mendoza


Racontez-nous comment vous avez écrit cet album…
Ça a été simple. Nous sommes allés en Australie. Il y avait déjà certaines chansons composées avec Jon Stevens. Nous étions donc à Sidney dans un local de répétition. Nous avons joué ensemble avec des guitares et une basse acoustiques, des claviers. Au fur et à mesure, les idées des uns et des autres sont nées.

Vous étiez tous ensemble ? Pas chacun chez soi avec un ordinateur ?
John et Marco :
Nous étions tous ensemble à jouer dans une pièce. Pas de computer !
John : 16 ou 17 idées sont nées. Nous sommes allés en studio pour les enregistrer avec un batteur. Jackie Barnes est venu au studio et a mis en place la batterie. Nous avions tous des casques. Nous bossions sur les mélodies. Nous avons changé des trucs en cours de route, tout en développant les choses au fur et à mesure que nous enregistrions. Une fois les batteries et les basses posées, on a enregistré les guitares. J’écoutais les mélodies puis j’allais dans une autre pièce bosser les lyrics avec Marco.

Vous avez écrit des textes ensemble ?
Marco :
Oui, John était ouvert à l’idée d’avoir une aide créatrice sur certains textes. Il était OK pour avoir de l’aide si besoin était. C’était cool. On est un groupe, on a bossé en groupe. On est comme une famille.
John : Pour moi, c’était bizarre parce qu’à un moment je me suis dit : « OK, tu as 17 chansons dont tu dois écrire les textes ! »(rires)
Marco : Oui, pour demain (rires) !
John : Certains textes ont été faciles à écrire, d'autres moins. J’en parlais à Marco en lui disant : « Tu as écrit ce riff pour cette chanson. A quoi pensais-tu ? » Il partait en réfléchissant. Dizzy Reed avait aussi un certain nombre d’idées. Marco est revenu avec deux pages pleines d’idées (rires). « OK, je vais prendre cette partie et la mettre là et celle-là ici. » Cela m’a aidé à écrire et à tout finir. Tout s’est fait sans stress. Avec ce groupe, j’étais vraiment ouvert à toute suggestion pour les textes mais aussi pour les mélodies. C’état pareil pour les idées de basse, de batterie ou de guitares dans le groupe. Aucun conflit d’ego !
Marco : Oui, c’est vrai. Dans ce business, il y a beaucoup de problèmes d’ego. Mais là, avec les DEAD DAISIES, c’est très fun. Et ça, c’est cool.

Qui est Midnight Moses ?
John :
Midnight Moses ?
Marco : Bonne question !
John : “Midnight Moses” est une chanson de SENSATIONAL ALEX HARVEY BAND. Pour moi, c’est un morceau énorme. Ma première rencontre avec ce titre a été son riff.
Marco : Oui, ce riff tue dès le début, mec (il chante le riff).
John : Au début, lorsque nous nous sommes rencontrés, ils m’ont dit qu’ils jouaient “Evil” de HOWLIN' WOLF. Je leur ai dit que j’aimerais bien faire “Midnight Moses”. J’avais essayé avec d’autres groupes mais en vain. J’adore cette chanson et je voulais marcher sur scène et la chanter. Et nous l’avons faite.
 

« Dans ce business, il y a beaucoup de problèmes d’ego. Mais là, avec les DEAD DAISIES, c’est très fun. Et ça, c’est cool. » – Marco Mendoza


Un track by track en un mot ?
“Mexico” ?

Marco :
Tradition

Evil” ?
John :
Blues

“Looking For The One” ?
Drôle (rires). Personne ne sait vraiment ce qu’il y a derrière cette chanson.

Il y a une plaisanterie derrière cette chanson ?
En quelque smots : quand nous étions en train de l’écrire en acoustique, Dizzy jouait le riff. Marco et Richie jouaient dessus. David Lowy et moi étions assis. On chantait. On me disait : « Tu arrives trop tard à chaque fois. » Je leur répondais, je ne l’entends pas. Quand il y a eu les batteries, c’était plus simple pour moi. Je l’entendais (I’m hearing the one). C’est devenu “Looking for the one”.

“Something I Said” ?
Marco :
L’amour.

“Sleep” ?
John : L’amour.

“My Time” ?
Fuck you (rires). Non, c’est vrai, c’est ma vie, je vis comme j’en ai envie.

“Devil Out Of Time” ?
Encore une fois, fuck you (rires) ! Pour résumer, nous avons deux chansons d’amour, deux chansons “Fuck you !” et plein d’émotions positives.



Que faites-vous lorsque vous n’êtes pas en tournée ?
Marco : Je suis un père, un mari et j’adore ça !
John : Ma femme est avec moi sur cette tournée. Elle se repose actuellement. Je fais un break total lorsque je ne suis pas en tournée. Mon fils joue de la batterie dans mon groupe aux USA. Je sors avec lui, avec ma femme. On va voir des matchs de foot américain, on va au restaurant, au cinéma. Des trucs en famille.

Un message pour les fans français ?
Honnêtement, les Français ont toujours soutenu ma carrière. Je les en remercie et je m’excuse d’avoir mis 25 ans à venir jouer en France. Ce n’est pas que je ne le voulais pas. Je suis là maintenant et j’en suis heureux. Vraiment merci pour tout !
Marco : C’est vraiment super d’être là. La France est vraiment un endroit spécial pour nous. Nous vous aimons !
John : (en français) Je t’aime ! Oui (rires).
Marco : (en français) Merci beaucoup.


Retrouvez THE DEAD DAISIES avec KORITNI le 27 novembre 2015 à Paris au Divan du Monde - Un concert Veryshow avec HARD FORCE

Billetterie / Concours HARD FORCE


Blogger : Laurent Karila
Au sujet de l'auteur
Laurent Karila
Psychiatre spécialisé dans les addictions, ayant lui-même une addiction positive au metal depuis 1984. Auteur d'ouvrages spécialisés en médecine des addictions et d'ouvrages grand public ("On ne pense qu'à ça", "Une histoire de poudre", "ACCRO!" aux éditions Flammarion). Auteur des textes des albums de SATAN JOKERS ("AddictionS", "Psychiatric" et "Sex Opera") et d'autres groupes... Organisateur de Metal Diner chez son ami Olivier Andreani ("Le Cosi", Paris 5). Une nouvelle passion liée à l'écriture : chroniquer des albums avec une touche psycho-metalrock - Enjoy it, Children of Metal. Interviewer des artistes est aussi un plaisir (le face à face est mon activité quotidienne).
Ses autres publications

1 commentaire

User : UncleFester
UncleFester
le 26 oct. 2015 à 08:48
Gene Simmons a découvert tellement d'artistes… de Piaf à Corabi en passant par Macias…
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