2 février 2017, 9:44

SHVPES

"Pain. Joy. Ecstasy. Despair"

Album : Pain. Joy. Ecstasy. Despair.

A croire que dans la famille Dickinson, on est chanteur de père en fils. Après Bruce le patriarche, vocaliste d’IRON MAIDEN et Austin, l’un des fils qui utilise son organe vocal au sein d’AS LIONS, je demande Griffin, qui officie derrière le micro pour SHVPES, jeune formation qui vient de sortir son premier album chez Spinefarm Records, « Pain. Joy. Ecstasy. Despair. », et dont je vais vous parler. Jeune groupe ne veut pas dire jeunes brebis et les membres de SHVPES ont déjà fourbi leurs armes au sein de diverses formations et foulé la scène en compagnie de groupes tels que BRING ME THE HORIZON ou BULLET FOR MY VALENTINE et arpenté de grands espaces lors de festivals tels que le Download pour n’en citer qu’un. Le line-up est simple et basique : chant, deux guitares et basse/batterie.

Titres à rallonge et cavalcades épiques, passez votre chemin car ici on va à l’essentiel et les 11 morceaux ne dépassent pas les 39 mn en tout. Qui a dit que plus c’est long, plus c’est bon ? Pas SHVPES a priori. Le catchy "Bone Theory" ouvre les hostilités et place le décor, le son et le style. On accroche direct ou pas. "State Of Mine" est du même acabit et l’on peut déceler une ressemblance dans le style vocal avec celui de Jacoby Shaddix (PAPA ROACH). Avec "Skin & Bones", un phrasé à la Zack De La Rocha (RAGE AGAINST THE MACHINE) déboule sur un break et ça, c’est bon ! Il y a toujours un chant clair, mélodique en arrière-plan et ça tourne bien. Sur la majorité de l’album, on entend du hardcore chez Griffin et il gère donc très bien toutes ses différentes parties vocales. Côté musique, c’est un chouette petit mélange qui aurait pu s’avérer indigeste ou mal remué mais il n’en est rien. OK, on a déjà entendu maintes fois cette sonorité sur les guitares ou ce genre d’arrangements mais le groupe ne prétend pas réinventer la poudre.
Une bonne ligne de basse démarre l’efficace "Two Minutes Of Hate" sur laquelle un chant rap du plus bel effet se pose sur les couplets. Mais s’il y a bien un titre dont le refrain défonce tout (le reste du morceau aussi d’ailleurs), c’est bien "Pain. Joy. Ecstasy. Despair". Planant mais aussi agressif, une belle réussite.

Mis à part une légère déception quant au fait que les compositions soient trop harmonisées (traduire par : "se ressemblent un peu"), le style de chant entre hardcore, rap et voix claire fonctionne parfaitement. Derrière, ça joue bien et ce premier album mérite que l’on y prête attention.

Blogger : Jérôme Sérignac
Au sujet de l'auteur
Jérôme Sérignac
D’IRON MAIDEN (Up The Irons!) à CARCASS, de KING’S X à SLAYER, de LIVING COLOUR à MAYHEM, c’est simple, il n’est pas une chapelle du metal qu'il ne visite, sans compter sur son amour immodéré pour la musique au sens le plus large possible, englobant à 360° la (quasi) totalité des styles existants. Ainsi, il n’est pas rare qu’il pose aussi sur sa platine un disque de THE DOORS, d' ISRAEL VIBRATION, de NTM, de James BROWN, un vieux Jean-Michel JARRE, Elvis PRESLEY, THE EASYBEATS, les SEX PISTOLS, Hubert-Félix THIÉFAINE ou SUPERTRAMP, de WAGNER avec tous les groupes metal susnommés et ce, de la façon la plus aléatoire possible. Il rejoint l’équipe en février 2016, ce qui lui a permis depuis de coucher par écrit ses impressions, son ressenti, bref d’exprimer tout le bien (ou le mal parfois) qu’il éprouve au fil des écoutes d'albums et des concerts qu’il chronique pour HARD FORCE.
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