19 février 2018, 9:23

Fred Leclercq (SINSAENUM, DRAGONFORCE)

• Les albums qui ont changé sa vie


© Christian Ballard - HARD FORCE


Fred Leclercq fait partie du cercle très fermé des musiciens français qui jouent dans un groupe étranger, DRAGONFORCE pour ne pas le nommer. Bassiste des Anglais et également guitariste de SINSAENUM, projet qu’il a formé avec Joey Jordison, ex-batteur de SLIPKNOT, et un casting très “United Colors Of Death Metal”, il a aussi accompagné LOUDBLAST en panne de bassiste. Mais quels sont les albums qui ont fait de lui le musicien qu’il est aujourd’hui ? Réponses….
 

MANOWAR : « Kings Of Metal » (1988)

« J’étais en sixième, je crois, et un pote à moi dont le frère écoutait du hard rock m’avait passé une cassette. D’un côté, il y avait « Kings Of Metal » et de l’autre, « Rage For Order » de QUEENSRŸCHE, me semble-t-il. Mais c’est MANOWAR qui m’a vraiment fait vibrer. J’ai mis la cassette au salon alors que mes parents étaient en train de finir de manger. Ils m’ont regardé avec de grands yeux… Moi, je me suis retrouvé sur une autre planète, c’était tout ce que je recherchais. A la même époque, je commençais vraiment à adorer les films d’horreur et à découvrir le côté obscur de la Force.

Mes parents ont trouvé bizarre que j’écoute ça, moi qui étais premier de la classe… Il a fallu que j’essaie de les convaincre au fur et à mesure que ça n’était pas si horrible que ça en leur faisant écouter les trucs les moins violents possible. Le look des musiciens par contre, il n’y avait pas moyen. Les cheveux longs, c’était hors de question, les T-shirts de metal, il a fallu que je me batte, jusqu’à ce que mon père finisse par m’acheter celui de “Live After Death” de MAIDEN. « Kings Of Metal », c’est l’album qui m’a fait aimer ce genre de musique. C’est épique, il y a du speed, une ballade au piano, des chœurs, des super solos, une voix hyper aiguë… Pour une entrée en matière, c’était plutôt pas mal. ».


IRON MAIDEN : « No Prayer For The Dying » (1990)

« Je devais être en cinquième. C’est le premier album que j’ai acheté tout seul, avec ma mère, qui n’était pas une cassette que l’on me prêtait. Ce n’est pas le meilleur MAIDEN mais pour moi, il a une saveur particulière car c’est le premier que j’ai découvert.
Pas mal de gens l’ont critiqué parce qu’il est beaucoup plus brut que « Seventh Son Of A Seventh Son », qu’il n’y avait plus Adrian Smith et c’est dommage, car c’est mon guitariste préféré, mais il est vraiment cool. J’étais fou avec cet album, je l’écoutais tout le temps.

Comme je l’expliquais à Christian (Lamet, à l’occasion du premier “Passé Composé” sur Heavy1.radio,NDJ), quand j’allais au supermarché avec ma mère, il y avait un rayon disques et j’avais vu les pochettes de MAIDEN sans arriver à lire le logo. Mais le monstre m’avait marqué et j’ai été traumatisé pendant des années sans savoir ce que c’était.
Quand mon pote qui m’avait prêté « Kings Of Metal » m’a passé « The Number Of The Beast », je suis tombé sur le cul parce que c’était ce monstre-là qui m’avait fait peur pendant des années dans mon long couloir noir. J’adorais la musique mais je ne pouvais pas regarder la pochette, je retournais la cassette (sourire)… ».
 

Alice Cooper : « Hey Stoopid » (1991)

« Un album génial avec, parmi les invités, Nikki Sixx, Mick Mars et Steve Vai, que j’ai fini par détruire à force de l’écouter, entre autre dans la bagnole de mes parents quand on est parti en vacances. Il m’a permis de découvrir par la suite tout ce qu’Alice Cooper avait fait au préalable, surtout dans les années 70. C’est grâce à lui que j’ai eu envie d’écouter des vieux disques de groupes comme SCORPIONS ou JUDAS. Même si ça sonnait “vieux”, je trouvais ça vraiment bien. Mon album préféré, c’est certainement « Welcome To My Nightmare » mais « Hey Stoopid », qui est fantastique, a été significatif dans mon évolution musicale.

Quand j’ai regardé Prime Cuts, une de ses vidéos avec plein d’extraits d’anciens concerts, j’ai compris l’impact qu’il avait eu sur les gens à l’époque au niveau de son jeu de scène. Quand il chantait “Dead Babies” en empalant un bébé en celluloïde, c’était super choquant et ça me parlait. J’ai eu la chance de le découvrir avant que Marilyn Manson, que j’ai toujours considéré comme un mauvais Alice Cooper remis au goût du jour, ne perce. La musique est excellente et le personnage est génial, avec son côté théâtral, morbide, son maquillage. Je suis allé le voir en concert en décembre dernier à la Salle Pleyel, il y avait plein de gens avec les cheveux blancs. Maintenant, c’est plus rigolo parce que je connais très bien Nita (Strauss, une des guitaristes du Coop’, NDJ), donc je me fais inviter. Je m’identifiais à Alice pour son rapport à l’alcool, les cheveux noirs, le cuir, les jeans déchirés… Il m’a vraiment influencé au niveau du look mais pas du maquillage (sourire). Sauf au Nouvel An où, quand je me déguisais, c’était toujours en Alice Cooper. ».
 

MÖTLEY CRÜE : « Dr. Feelgood » (1989)

« Encore un album qu’on m’a passé en cassette. C’était au frère d’un autre ami et de l’autre côté, il y avait « Live At The Ritz » de GUNS N’ ROSES. « Dr. Feelgood » a une saveur particulière pour moi parce qu’à cette époque, je me suis fait opérer des yeux pour un strabisme et j’ai passé une journée entière avec des caches sur les yeux à l'écouter.Aujourd’hui encore, c'est un album que je ressens différemment. Il est génial, tous les morceaux sont excellents. J’étais un très grand fan de MÖTLEY CRÜE. J’avais la VHS de « Dr. Feelgood » avec les clips, ils avaient un look terrible. La classe.

J’ai même envoyé une lettre au fan-club aux Etats-Unis. Je m’étais fait chier à faire le logo et à écrire des paroles en bas et elle m’est revenue quelques mois plus tard. Mauvaise adresse... Ça m’a brisé le cœur (sourire). La première fois où j’ai eu le droit d’utiliser le minitel et de me connecter au 3615 HARD ROCK MAGAZINE, j’ai lu : « Vince quitte MÖTLEY ». J’étais très triste. Mais « Exposed » (1993), l’album de Vince Neil en solo, est excellent et ils ont fait un super album avec John Corabi (« Mötley Crüe », 1995), même s’il m’a fallu du temps pour l’apprécier.
Finalement, ça a donné lieu à deux supers albums. Encore une fois, « Dr. Feelgood » n’est peut-être pas mon MÖTLEY préféré – c’est « Shout At The Devil » –, mais c’est avec lui que j’ai découvert le groupe. ».
 

METALLICA : « Ride The Lightning » (1984)

« J’ai eu une époque où je ne jurais que par MAIDEN et après, ça a été MÖTLEY CRÜE et METALLICA en même temps. J’étais déjà éclectique puisqu’apparemment, quand tu aimes l’un, tu ne peux pas aimer l’autre. J’ai découvert METALLICA avec le « Black Album » (1991) et parallèlement, les parrains du collège qui écoutaient du metal m’ont fait découvrir “Fight Fire With Fire” en me disant : « Ça, c’est le vrai METALLICA ! ». J’adorais l’album et ça faisait partie des groupes que je pouvais encore faire écouter à mes parents avec l’intro à la guitare acoustique de “Fight Fire With Fire” ou “Fade To Black”.

A la fin de mes années de collège, j’ai monté un groupe de reprises de METALLICA qui s’appelait MILITIA. Il n’y avait pas de bassiste, le batteur faisait toujours le même rythme, poum-tac poum-tac. Il y avait des titres où ça passait, d’autres comme “For Whom The Bell Tolls”, moins (rires).
Notre petite particularité, c’est qu’on les jouait super rapidement parce que quand tu es jeune, plus tu joues vite et plus tu te dis que tu joues bien (sourire). J’avais une wah-wah, je me prenais pour Kirk Hammett et tout allait bien. Donc, « Ride The Lighning » tout particulièrement, mais les quatre premiers albums sont excellents, et le « Black Album » aussi d’ailleurs. ».
 

PANTERA : « Vulgar Display Of Power » (1992)

« On commence à rentrer dans le côté obscur de la Force. Au bar à côté de mon lycée, une autre bande de potes métalleux un peu plus âgés passait des cassettes.
C’est là que j’ai entendu “Fucking Hostile”, “This Love” et “Rise” bout à bout et je me suis dit : « La vache, mais c’est quoi ça ??! ».
C’était comme du METALLICA mais en plus puissant et en plus violent, avec ce son de guitare caractéristique. Je me suis mis à fond dans PANTERA avec cet album mais aussi avec « Cowboys From Hell » et « Far Beyond Driven » que j’ai couru acheter dès sa sortie, la version avec le T-shirt. Il y a eu aussi « The Great Southern Trendkill » et puis j’ai décroché et je n’ai pas écouté celui d’après, « Reinventing The Steel ».

Leur home video était excellente. Quand on faisait des fêtes avec des potes, on mettait du PANTERA et on faisait un peu comme eux sur les vidéos.
On commençait à boire des bières cul sec, genre des gueuzes… Ça nous a montré que l’on pouvait faire du metal tout en s’amusant et ça collait vraiment à ce que l’on voulait faire avec mes potes. ».
 

MORBID ANGEL : « Altars Of Madness » (1989)

« Quand mes parents allaient à Paris ou à Reims où il y avait une FNAC, je leur faisais toujours une petite liste d’albums à acheter, il y avait plus de choix que chez le disquaire de Charleville-Mézières où j’habitais. Cette fois-là, ma mère m’a rapporté « Altars Of Madness » et « Testimony Of The Ancients » de PESTILENCE, bien joué maman ! J’avais déjà un peu découvert le death via les vidéos de LOUDBLAST à la télé. Au début, je trouvais ça horrible et je les avais montrées à ma mère en disant : « Ça, c’est dégueulasse, c’est pas de la musique. Jamais j’écouterai ça !!! » Je le répète souvent à Stéphane (Buriez) qui est mort de rire. Je détestais “Fatal Attraction” (extrait de « Sensorial Treatment », 1989) pour moi, musicalement, ça ne voulait rien dire.

Deux mois après sortait la compil’ « Masters Of Brutality » (1992) et je trouvais ça génial…  Surtout MORBID ANGEL avec “Abominations”, extrait de « Blessed Are The Sick ». Ambiance satanique, violence, j’adorais ! J’ai mis « Altars Of Madness » et je suis tombé sur le cul. Ça parlait du diable, des grands anciens de Lovecraft… C’était l’époque où je commençais à m’intéresser au satanisme. Ça me transportait. Ce que je fais aujourd’hui avec SINSAENUM, ou du moins notre premier album, « Echoes Of The Tortured » (2016), est très influencé par MORBID ANGEL. Voilà pourquoi je cite « Altars… », même si je préfère « Blessed Are The Sick » qui m’a encore plus influencé. Un de mes groupes favoris si ce n’est mon groupe favori. ».
 

PESTILENCE : « Testimony Of The Ancients » (1991) / « Spheres » (1993)

« En même temps que le MORBID ANGEL, ma mère m’a donc ramené « Testimony Of The Ancients » de PESTILENCE dont le morceau “Land Of Tears” figurait sur « Masters Of Brutality ».
C’était plus mélodique tout en restant violent et sombre. Ça me parlait beaucoup. J’aimais le fait qu’il y ait un interlude entre chaque morceau, ce qui m’a fortement influencé pour « Echoes Of The Tortured ». Je trouvais ça génial, ça racontait vraiment une histoire.

Mais celui qui me plaît le plus, c’est « Spheres », l’album suivant, complètement barré, techno death (techno comme technique, hein !), qui m’a fait découvrir le free jazz, la fusion.
Beaucoup de gens ont vomi sur ce disque à sa sortie parce qu’il était un peu loin du death classique mais je le trouve génial, c’est un de mes albums préférés. Il n’est peut-être pas super bien joué, à la batterie notamment, mais il a une saveur particulière.
Je le recommande à tous ceux qui sont ouverts d’esprit. Il n’a pas pris une ride, son seul défaut, c’est d’être trop court, il doit faire 33 minutes. Pas loin du format de « Reign In Blood » de SLAYER… ».
 

MY DYING BRIDE : « Turn Loose The Swans » (1993)

« Il y a eu une époque où je recherchais ce qui était triste mais pas forcément lent. J’aimais la musique dépressive parce que ça colle bien à l’adolescence.
J’aimais bien me complaire dans la tristesse du garçon qui grandit, seul (sourire).

MY DYING BRIDE, TIAMAT, PARADISE LOST, ANATHEMA, c’était les quatre grands noms de la musique triste et bien foutue.
J’aime beaucoup les albums qu’ils ont faits ensuite, « The Angel And The Dark River » et « Like Gods Of The Sun », ou encore « Trinity », leur recueil de démos.

La musique dépressive me parle encore. Quand ma mère écoutait de la musique classique triste, du Chopin, du Beethoven, je la voyais parfois pleurer parce qu’elle trouvait ça beau.
J’ai toujours un peu associé musique et mélancolie. Et même si je suis quelqu’un d’ouvert et souriant, j’ai une partie de moi qui est plus sombre. ».
 

GEHENNA : « Malice (Our Third Spell) » (1996)

« En 1996, je suis allé voir MARDUK, GEHENNA et MYSTICUM en concert et c’est à partir de là que j’ai vraiment commencé à m’intéresser au black metal. J’aurais pu citer DARK FUNERAL, CRADLE, DIMMU BORGIR, MAYHEM, Burzum, IMMORTAL… mais GEHENNA me parlait parce que ça restait mélodique.

Il y avait une fille aux claviers, Sarcana, qui était la raison pour laquelle après les avoir vus à Reims, on était retourné à Lille (sourire).
C’était mon introduction au black metal, ils ont fait des choses beaucoup plus violentes avant et après, dont « WW » en 2005. ».
 

SYMPHONY X : « The Divine Wings Of Tragedy » (1997)

« C’est un ami à moi, Nico, qui m’a filé l’album en me disant qu’en tant que guitariste, je devrais bien aimer parce que ça faisait un peu Malmsteen. Je me suis aperçu que dans ma recherche de trucs violents, j’avais un peu laissé tomber tout ce côté néo-classique qui m’avait plu quand j’avais découvert Malmsteen, justement, des années auparavant. Deux ans plus tôt, j’avais découvert ANGRA avec « Angels Cry ». « Divine Wings… » avait un peu des riffs à la PANTERA, ce qui s’est encore accentué sur les albums suivants, un guitariste virtuose, la voix de Russell Allen est excellente, il y a des chœurs fantastiques, un côté néo-classique… J’ai pris une baffe et du coup, SYMPHONY X est un de mes groupes préférés de l’époque où je ne jurais que par ça.

Encore une fois, je ne sais pas si « The Divine Wings Of Tragedy » est mon album préféré car « Damnation Game », qui est sorti avant, est vraiment bien, mais ça m’a refait aimer le côté mélodique néo-classique. Mais même si je joue du power metal, je dois dire que je ne suis pas un grand fan de ce style. J’aime bien DRAGONFORCE depuis que je les ai rejoints parce que j’y ai rajouté ma patte. Mais la première fois que je les ai écoutés, ça m’a donné mal au crâne (sourire). A l’époque, j’étais dans HEAVENLY, qui n’était pas ma tasse de thé, et on faisait partie du même label qu’eux, NTS. J’étais pote avec Herman (Li, le guitariste de DRAGONFORCE) et j’étais mort de rire quand j’ai écouté leur album « Valley of The Damned » (2003). Je rigole toujours d’ailleurs quand on joue ces morceaux-là sur scène… ».
 

Allan Holdsworth : « Atavachron » (1986)

« J’ai découvert Allan Holdsworth grâce à PESTILENCE qui le remerciait dans les crédits de « Spheres ». Un ami qui travaillait dans un magasin de musique où j’allais souvent est arrivé un soir avec un de ses albums en me disant que ça me plairait. Je suis tombé sur le cul. C’est ce que j’aimais dans « Spheres », ce côté atonal et ces gammes que je ne connaissais pas du tout.
Evidemment, je n’ai pas découvert l’album à l’époque de sa sortie, je n’avais que 8 ans, mais je suis devenu un fan absolu.

J’étais bien triste quand j’ai appris sa mort en avril dernier. Je crois que c’est la première fois que j’ai les larmes aux yeux quand un artiste nous quitte. Je n’ai jamais eu la chance d’aller le voir en concert.
Je ne sais pas comment il faisait pour jouer aussi bien, on aurait dit qu’il venait d’une autre planète. Je crois qu’il voyait les sons et entendait les couleurs, ça s’appelle la synesthésie.
J’avais une vidéo pédagogique de lui où il est tout gentil mais où il n’explique rien parce qu’il ne savait pas trop mettre des mots sur ce qu'il faisait… ».
 

Et aussi, dans le désordre…
 


SCORPIONS : « In Trance » (1975)
« Un ami m'avait prêté un coffret 3 cassettes de SCORPIONS et je me rappelle très bien du moment où j'ai écouté le morceau “In Trance” pour la première fois : j'étais en voiture avec mon père et le jour se levait (nous étions partis très, très tôt). Cette montée d'orgue, ces guitares claires et le chant de Klaus Meine… Cet album est magnifique, mis à part peut-être “Robot Man” que je passe toujours, mais j'aurais pu citer aussi  « Taken By Force », « Fly To The Rainbow », « Virgin Killer » ou « Tokyo Tapes ». Oui, je suis fan de la période Uli Jon Roth. ».

JUDAS PRIEST : « Sad Wings Of Destiny » (1976)
« Encore un album que j’ai découvert en cassette. Je ne connaissais auparavant que la période 80-90... Je suis tombé sur “Epitaph”, suivi de “Tyrant” et même si la disto est timide, les progressions d'accords et le style m'ont plu. Encore une fois, j'aurais pu également citer « Sin After Sin » ou « Stained Class », qui, pour moi, sont bien supérieurs à ce que JUDAS a pu faire après, même si c'est excellent. ».

INFECTIOUS GROOVES : « The Plague That Makes Your Booty Move… It’s The Infectious Groove » (1991)
« On était en 1992 et la plupart des groupes que j'écoutais existaient déjà avant, c'est-à-dire que je prenais à chaque fois le train en marche. Et là, pour la première fois, j'assistais à la naissance d'un groupe ! Je me souviens très clairement m’être dit que j'allais du coup le suivre et qu'il serait “le mien” (rires). Il y a eu malheureusement un gros vide après « Groove Family Cyco », le troisième album, dont je ne me suis pas remis et j'ai perdu “mon” groupe de vue. Quoi qu'il en soit, « The Plague… » est un excellent album de fusion/crossover/appelez-ca-comme-vous-voulez, plein d'énergie, de slap, de gros riffs. Ça bouge, j'adore ! ».

FAITH NO MORE : « King For A Day… Fool For A Lifetime » (1995)
« J'ai hésité avec « Angel Dust » qui est tout aussi fabuleux, mais je crois que « King For A Day… » m'a encore plus marqué. J'adore notamment le quasi mouvement yoyotique (néologisme) entre morceaux calmes et morceaux énervés – ce n'est pas vraiment le cas sur tout l'album, d'où mon “quasi” (sourire). La voix de Patton est hallucinante, tous les titres sont excellents, rien à jeter ! Pour l'anecdote, le jour où je suis allé l'acheter, j’ai tout de suite couru chez des potes pour l'écouter, avec le T-shirt et le patch fournis avec l'album, et tout en découvrant cet album merveilleux, j'ai pris ma première pipe à eau (c'est mal !). ».

DEF LEPPARD : « High ‘n’ Dry » (1981)
« Pas grand-chose à dire si ce n'est que j'écoute cet album du début jusqu'à la fin et que je n'arrive pas à m'en lasser. Pour moi, c’est le meilleur de DEF LEP ! Tiens, je vais le mettre en fond pour la peine. Et hop, "Let It Go" ! Le son de guitare, de caisse claire, l'énergie… un chef-d'œuvre du hard rock ! ».

MEMENTO MORI : « Rhymes Of Lunacy » (1993)
« Un album acheté par hasard, que je n'ai pas tout de suite aimé, mais qui maintenant fait partie de mes incontournables. Personne ne parle jamais de ce groupe, donc plutôt que de le mettre dans ma liste “en désordre”, je voulais qu’il soit ici, en exergue, en espérant que les gens qui lisent ceci iront (re)jeter une oreille sur cet album magnifique, sombre et mélodique, avec une très belle reprise de M.S.G. d'ailleurs (“Lost Horizons”, NDJ) mais ça, je ne le savais pas quand j'étais plus jeune. ».

EUROPE : « Out Of This World » (1988)
« Un album magique, chaque morceau est bon, même si Tempest en fait des tonnes avec ses « wohou yeaah mmm haan » toutes les 30 secondes. Le jeu de Kee Marcello est magique. Je vais arrêter DEF LEPPARD et mettre celui-ci à la place ! ».

TYPE O NEGATIVE : « Slow Deep And Hard » (1991)
« Tout le monde parle de « Bloody Kisses » et c'est normal car il contient des morceaux énormes et la pochette est magnifique. Mais « Slow Deep And Hard », c'est « Bloody Kisses » en plus crade et plus méchant. Alors pour le “I Know You're Fucking Someone Else” du premier titre (à rallonge), les structures alambiquées, les morceaux à rallonge eux aussi, la tristesse et la haine, je préfère cet album-là. ».

ANGRA : « Angels Cry » (1993)
« J'ai beaucoup de bons souvenirs liés à cet album, L'été, tous mes amis chantant “Wuthering Heights”, la reprise de Kate Bush (imaginez le désastre avec moult bières dans le cornet), et puis moi essayant de reproduire successivement le morceau “Time” à la guitare et, au piano, la superbe intro de “Lasting Child”. Mon album préféré d'ANGRA pour toutes ces choses évoquées, mais aussi et surtout parce que les morceaux sont géniaux. ».

ANNIHILATOR : « Never Neverland » (1990)
« Les trois premiers ANNIHILATOR sont fantastiques, c’est du thrash mélodique et technique. Je retiens particulièrement le deuxième, « Never Neverland », qui est sans doute le meilleur des trois, mais « Set The World On Fire » est aussi bon. Je ne suis définitivement pas bon pour choisir un seul album d'un groupe, désolé ! ».

M.S.G. : « Assault Attack » (1982)
« Au même titre que « High ‘n’ Dry », un album dont il est difficile de se lasser. Il fait partie de notre “playlist de 4 h du mat’” avec Stéphane (Buriez), aux côtés de « High ‘n’ Dry » justement, et de « Blessed Are The Sick ». La boucle étant bouclée, j'arrête de parler de musique et je m'en vais…  en jouer. ».
 


Sans oublier…

IMMORTAL : « Pure Holocaust » ; MAYHEM : « De Mysteriis Dom Sathanas » ; SEPULTURA : « Beneath The Remains » et « Arise » ; SODOM : « Agent Orange » ; CARCASS : « Heartwork » ; KISS : « Revenge », « Creatures Of The Night », « Unmasked » ; CRADLE OF FILTH : « V empire Or Dark Faerytales in Phallustein » et « Cruelty and the Beast » ; DEICIDE : « Once Upon The Cross » ; KREATOR : « Cause for Conflict », « Terrible Certainty » et « Extreme Aggression » ; SKID ROW : « Slave To The Grind » ; EXTOL : « Blueprint Dive », « Synergy » ; DARK FUNERAL : « Secrets Of The Black Heart » ; PARADISE LOST : « Icon » ; Yngwie Malmsteen : « Marching Out » ; NEVERMORE : « Dead Heart In A Dead World » ; GHOST : « Opus Eponymous » ; ANTHRAX : « Among The Living » ; SLAYER : « Reign In Blood » ; MEGADETH : « Peace Sells (But Who’s Buying?) », etc., etc.

Blogger : Laurence Faure
Au sujet de l'auteur
Laurence Faure
Le hard rock, Laurence est tombée dedans il y a déjà pas mal d'années. Mais partant du principe que «Si c'est trop fort, c'est que t'es trop vieux» et qu'elle écoute toujours la musique sur 11, elle pense être la preuve vivante que le metal à haute dose est une véritable fontaine de jouvence. Ou alors elle est sourde, mais laissez-la rêver… Après avoir “religieusement” lu la presse française de la grande époque, Laurence rejoint Hard Rock Magazine en tant que journaliste et secrétaire de rédaction, avant d'en devenir brièvement rédac' chef. Débarquée et résolue à changer de milieu, LF œuvre désormais dans la presse spécialisée (sports mécaniques), mais comme il n'y a vraiment que le metal qui fait battre son petit cœur, quand HARD FORCE lui a proposé de rejoindre le team fin 2013, elle est arrivée “fast as a shark”.
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