
THREE DAYS GRACE est enfin venu en France ! Après plus de 25 ans de carrière (33 si on compte GROUNDSWELL), le groupe culte de rock alternatif et post-grunge a enfin décidé de faire ses premières dates françaises, pour le plus grand bonheur des fans. Et si les Canadiens étaient accompagnés de BADFLOWER le 6 décembre au Trianon, c’est le 15 du même mois au Bataclan, accompagné de notre ASHEN national que THREE DAYS GRACE a interprété les hymnes de toute une génération.
ASHEN bondit donc sur scène avec toute l’énergie qu’on connaît au groupe afin de chauffer le mythique Bataclan, déjà bien rempli de fans de rock alternatif prêts à en découdre. Petite particularité de cette première partie : il n’y a qu’un seul artiste pour ouvrir, ce qui laisse à ASHEN le champ libre pour jouer un set fourni en ayant la place de se mouvoir, chose assez rare pour être soulignée dans le cas d’une première partie.
Dès "Chimera", le chanteur Clément Richard bondit partout et chauffe directement la foule à blanc, avec les screams mélodiques dont il a le secret. Depuis le côté de la scène, on voit les guitaristes Niels Tozer et Antoine Zimmer, puis Nathan Hakoune à la basse, occuper tout l’espace qui leur est alloué pendant que le batteur Tristan Broggia assure derrière les fûts, notamment avec le solo de batterie qui suit "Sacrifice".
Comme à son habitude désormais, le groupe livre une magnifique reprise de "Smells Like Teen Spirit" qui voit Clem rejoindre les premiers rangs de fans de THREE DAYS GRACE pour chanter en chœur avec un Bataclan visiblement séduit. En presque une heure de show, ASHEN a réussi à totalement retourner la salle grâce à son énergie, mais aussi à un set professionnel et travaillé. Le groupe s’est de nouveau imposé comme l’une des formations incontournables de l’Hexagone, séduisant probablement quelques centaines de nouveaux fans au passage.

Vient alors le moment de vérité : que donne THREE DAYS GRACE en live et à quoi ressemble le duo Matt Walst/Adam Gontier, maintenant que le line-up comporte deux chanteurs ? Avec une mise en scène assez sobre, seulement quelques écrans en fond, "Dominate" lance les hostilités avec des riffs heavy et un public hurlant à tue-tête les paroles de ce titre pourtant paru sur le dernier album « Alienation ».
THREE DAYS GRACE est en terrain conquis et l’a probablement déjà réalisé quelques jours plus tôt lors de sa première date française sold-out. On a donc devant nous cinq canadiens souriants, détendus et visiblement en pleine forme ! Les hits ne tardent pas à arriver car le bassiste Brad Walst lance déjà "Animal I Have Become" en deuxième position !
Les planches se souviennent probablement encore des pogos qui se sont rapidement lancés ensuite. Car si le public du concert au Trianon était apparemment assez calme, celui du Bataclan jubile et se donne à fond ! Adam Gontier va même jusqu’à qualifier les concerts français de meilleurs shows de la tournée, précisant que cette fois, c’est vrai !

Sans négliger le moindre hit, THREE DAYS GRACE enchaîne méthodiquement les dix-neuf titres du set, de "So Called Life", le single principal de l’album « Explosions », à "Riot" (« One-X ») sans oublier les belles ballades "Never Too Late" et "Don’t Wanna Go Home Tonight". Adam Gontier chante même une reprise au cœur de ce set hyper concentré : "Creep" de RADIOHEAD.
Autant vous dire que peu de monde avait encore de la voix en sortant du Bataclan, excepté peut-être Adam Gontier et Matt Walst, qui s’équilibrent brillamment, au point qu’on les voit presque à égalité au cours de la prestation, échangeant parfois leurs micros contre des guitares... Le duo marche parfaitement !

Avec un son absolument parfait et un set aussi carré que flamboyant, THREE DAYS GRACE a donc prouvé qu’il a toute sa place en France lors de ces deux dates qui n'étaient que les premières d’une longue série. En effet, le groupe sera présent au Hellfest et au Heavy Week-End dès cet été ! Si on a attendu près de 25 ans pour les voir une première fois, il est certain que nous n’attendrons pas avant de retourner les voir. Merci THREE DAYS GRACE !
Photos © Aurélie Renault
