12 février 2026, 23:59

MAYHEM + MARDUK + IMMOLATION

@ Toulouse (Le Bikini)

Blogger : Manu Hell
par Manu Hell


Ce 12 février 2026 restera gravé comme une bien sinistre date. En effet, la tempête Nils s'abat sur Toulouse avec des pluies diluviennes ainsi que des vents dévastateurs. Et comme si cela ne suffisait pas, le Bikini accueille trois messagers de l'apocalypse, personnifiés par les célèbres MAYHEM, les belliqueux MARDUK ainsi que les brutes IMMOLATION. L'univers est bien décidé à punir la région toulousaine qui a dû lâcher un "chocolatine" de trop, en envoyant cette horde de musiciens tout droit sortis des limbes.

Les originaires de Yonkers IMMOLATION démarrent leur set à 20h. Pour des vieux briscards du death metal, on peut aisément dire qu'ils sont en canne. C'est épais, rugueux et le growl du frontman, Ross Dolan est caverneux et efficace à souhait. Des titres comme "An Act Of God", issu de leur dernier album en date seront joués. Les compositions s'enchaînent sans trop de discours entre elles, ce qui est appréciable. IMMOLATION aura bien chauffé la salle pendant 40 minutes, ce qui est un peu court, car le public était, globalement, pluôt réceptif au death metal des Américains, sans parler des fans de la première heure.


Changement d'ambiance et de décor avec l'entrée en scène des Suédois les plus énervés du monde. MARDUK prend place et en guise de bienvenue, nous balance un gros "Frontschwein" dans la fife. Les hostilités sont déclenchées, Mortuus et sa bande ont décidé de ne pas faire de quartier. Le seul instant de répit qui nous sera permis d'avoir sera sur le très martial et excellent "Shovel Beats Sceptre", tiré du dernier album, « Memento Mori ». Mortuus sollicitera le public à scander le titre du prochain missile qu'ils nous enverront en plein face : le brûlot "Panzer Division Marduk", dont le nom fait grincer les dents de certains, non coutumiers de la scène black metal et de son goût pour la provocation. Les Suédois termineront sur le presque dansant "The Blond Beast", qui sera la petite touche dancefloor, version true-black, de la soirée.


A peine le temps de faire redescendre le cardio, que les sinistres norvégiens MAYHEM occupent désormais le devant de la scène du Bikini. Un écran géant diffuse des images et différents artwork de toutes les époques de la discographie du groupe. On a du mal à distinguer Hellammer derrière son kit de batterie gigantesque. Attila, le chanteur, fait son entrée, accoutré d'un costume de prêtre pas franchement catholique. Leur dernier album, « Liturgy Of Death », sera représenté par "Realm Of Endless Misery" pour ouvrir le bal, et "Weep For Nothing", plus tard dans la soirée.

Le côté théatral et incantatoire de MAYHEM est plus que jamais d'actualité, avec différents changements de costumes d'Attila et une attitude globale du groupe plutôt stoïque, ce qui crée un contraste malaisant avec les méfaits sonores qu'ils nous délivrent. Necrobutcher, seul membre d'origine, toujours fidèle à son poste de bassiste et à sa présence menaçante et légendaire à la fois.
L'audacieux « Grand Declaration Of War » sera revisité à travers les titres "To Daimonion" et "View From Nihil". Le légendaire "Freezing Moon" sera entamé vers le milieu du set et ce sera le seul titre du cultissime « De Mysteriis Dom Sathanas ».

La prestation prend fin, mais les Norvégiens n'ont pas dit leur dernier mot et nous reviennent avec le premier EP de 1987, « Deathcrush », en guise de rappel pour finir de semer le chaos dans cette salle du Bikini.
Une soirée placée sous le signe du metal extrême grâce à l'association Noiser, en collaboration avec Garmonbozia Inc. qui se démène chaque fois pour nous régaler de dates de qualité. Le public metal est au rendez vous, et la scène extrême perdure depuis des décennies et n'est pas prête de déposer les armes.
 

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