28 février 2026, 20:23

GHOST

Tobias Forge prend des vacances


​Après quinze ans de cycle album-tournée-album quasi ininterrompu, Tobias Forge a décidé de remiser pour un temps ses tenues, masques et autres corpse paint. Et de rendre leur liberté à ses Nameless Ghouls. Le 23 février, Inglewood, en Californie, marquait en effet la fin du "Skeletour" qui avait débuté 22 mois plus tôt en Europe. La tête pensante et unique membre permanent de GHOST a en effet avoué, à l'occasion d'un entretien avec Full Metal Jackie, avoir besoin de prendre du repos en même temps que du recul afin de pouvoir envisager sereinement la suite de l'aventure. Car si la plupart des groupes se "contentent" de composer, le Suédois se doit d'alimenter le lore de sa créature.

En mars 2025, il reconnaissait d'ailleurs, au détour d'une interview avec NME : « Je pense que cette histoire pourrait bientôt prendre fin, car ce feuilleton interminable n'est pas productif. Si les fans ont besoin de cette mythologie pour apprécier le groupe, alors cet élément disparaîtra probablement très bientôt. » Le chanteur n'a toutefois pas précisé s'il faisait référence aux chapitres vidéos qui permettent de suivre en parallèle les aventures de Copia ou à l'image de la formation... Blasphemy, heresy, stupeur et tremblements...

L'homme derrière le masque, qui fêtera ses 45 ans le 3 mars, dit avoir besoin de faire un break pour recharger ses batteries et profiter de son épouse et de leurs jumeaux, âgés de 17 ans. Ce qui ne signifie absolument pas qu'il va se muer en père au foyer, car si GHOST est en dormance, Tobias travaille sur deux projets de film. On peut supposer que l'un d'entre eux sera un live (non scénarisé ?) filmé à l'occasion des deux concerts du groupe à Mexico fin septembre 2025. Trois étaient prévus mais le premier a été annulé, le maître de cérémonie, malade, ne pouvant pas monter sur scène et assurer le show. Et, avant la sortie de « Skeletà » en avril 2025, il a enregistré un album sur lequel on n'a pour l'instant pas l'ombre d'un détail. Quoi qu'il en soit, n'attendez pas d'EP de reprises de GHOST cette fois, il n'y en aura pas.

En 2025, Forge confiait à Metal Hammer UK avoir envie de s'essayer à la plongée sous-marine pour tenter de vaincre les accès de claustrophobie dont il souffre parfois en concert derrière son masque. Même si l'apparence de Papa V Perpetua (qui n'a pas succombé – une fois n'est pas coutume – à la fin du cyle pour laisser la place à son successeur, d'où sans doute son nom) lui a largement facilité la vie. « J’ai toujours rêvé de faire de la plongée sous-marine. Avant, je n’avais pas d’argent et je ne pouvais pas me le permettre. Ensuite, j'ai manqué de temps. Maintenant, je me dis : "Il faut absolument que je me lance". Je dois absolument surmonter ma claustrophobie. J’ai toujours été très attiré par le monde maritime. Dans une autre vie, je suis plongeur sur épaves ! ».

Comme on le voit, ses "vacances" s'annoncent pour le moins studieuses…

Alors que le chapitre « Skeletà » se referme, petit coup d'œil dans le rétro avec une brève vidéo postée en septembre dernier par la société événementielle PRG qui dévoile les dessous du "Skeletour", son plateau d'environ 62 tonnes et ses plus de 800 projecteurs asservis, qui formaient une version automatisée du Grucifix, le logo du groupe, associés à 400 dalles LED scintillant comme des vitraux. Soit la production la plus élaborée du groupe à ce jour. A retrouver ici ou ci-dessous.

Blogger : Laurence Faure
Au sujet de l'auteur
Laurence Faure
Le hard rock, Laurence est tombée dedans il y a déjà pas mal d'années. Mais partant du principe que «Si c'est trop fort, c'est que t'es trop vieux» et qu'elle écoute toujours la musique sur 11, elle pense être la preuve vivante que le metal à haute dose est une véritable fontaine de jouvence. Ou alors elle est sourde, mais laissez-la rêver… Après avoir “religieusement” lu la presse française de la grande époque, Laurence rejoint Hard Rock Magazine en tant que journaliste et secrétaire de rédaction, avant d'en devenir brièvement rédac' chef. Débarquée et résolue à changer de milieu, LF œuvre désormais dans la presse spécialisée (sports mécaniques), mais comme il n'y a vraiment que le metal qui fait battre son petit cœur, quand HARD FORCE lui a proposé de rejoindre le team fin 2013, elle est arrivée “fast as a shark”.
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