
Le 28 février, le groupe de post-rock parisien ECHO SAYS ECHO célèbre la sortie de son deuxième album « Aithaleia » avec une release-party au Backstage by the Mill. Marqué par une stabilité et un équilibre nouveau, l’album renferme des mélodies chatoyantes composées non plus seulement par le bassiste et co-fondateur du groupe, mais par l’ensemble du quartet. C’est avec les quatre membres d’ECHO SAYS ECHO Thomas Baratte (batterie), Alain Delvare (basse), Alberto Franchi (guitare) et William Gaune (guitare) que nous avons discuté de l’album et de son univers.
Le titre fait référence à l’île d’Elbe et à son paysage volcanique. Pourquoi avoir choisi cette île ? Qu’est-ce qui vous a inspiré ?
Thomas Baratte : La vraie raison, c’est qu’on est extrêmement chiants et relous (rire) pour trouver des noms de groupe, d’album et de titre. Après plusieurs mois de débat, Alberto a proposé ce nom dans une conversation WhatsApp et on a tous trouvé que le nom était très cool : il y a la sonorité italienne et la signification puisque le nom grec désigne une terre volcanique, la fumée, la suie, la lave etc. On a bien aimé parce que ça représente notre album et notre musique avec ses envolées, les moments un peu plus violents et ceux qui sont un peu plus calmes et atmosphériques.
Alberto Franchi : Et surtout, on voulait un titre qui soit facile à trouver quand on fait une recherche Google (rire).
William Gaune : On voulait vraiment quelque chose d’original, qui sorte un peu de l’ordinaire et qui nous représente vraiment.
Sur l’album précédent, c’est toi Alain qui a principalement fait la composition mais cette fois, le processus a été beaucoup plus équilibré entre vous quatre. Comment ça s’est passé ?
Alain Delvare : Sur le premier album, certaines de mes compositions étaient déjà bien avancées, notamment quand William nous a rejoints. Il y avait déjà des bases bien établies, même si on a retravaillé certaines choses. Mais c’est vrai que sur ce premier album, il y a beaucoup de moi. Par contre, avec les changements de line-up comme l’arrivée de Thomas, on s’est mis à utiliser un processus beaucoup plus démocratique : chaque personne a la parole, chacun peut amener ses idées, on en discute et chacun peut mettre un veto sur l’idée d’un autre. On considère que si on fait de la musique, chacun doit pouvoir y trouver son compte. Si c’est pour passer trois minutes à jouer une partie que l’un d’entre nous n’aime pas, c’est dommage. C’est ce droit de veto qu’on a intégré dans notre processus. Aujourd’hui, on peut avoir quelqu’un qui arrive en répèt’ avec une idée, on jamme tous autour et on essaie de voir ce que chacun peut amener. C’est exactement comme ça qu’on a fait avec « Aithaleia ». Cet album est vraiment le résultat de ce processus.
Donc avant, c’était beaucoup plus tyrannique (rires) ?
Alain Delvare : Non, je ne dirais pas tyrannique mais c’était plus mono-compositeur. Mais c’est aussi à eux de le dire.
Alberto Franchi : À la base, le groupe est né avec Alain et Aurélien (Chiavaroli, ndlr), l’ancien batteur. C’est normal que les idées viennent plus de lui. Petit à petit, on a évolué et on a trouvé notre identité, c’est un processus naturel.
William Gaune : Quand je suis arrivé, le premier album était déjà bien avancé mais ils m’ont tout de suite laissé mon espace : « Prends les morceaux, mets-les un peu à ta sauce, etc. ». Cette fois, on a composé l’album avec tout le nouveau line-up. Quand Thomas est arrivé, on avait très peu composé. On avait quelques idées, mais pas trop avancées. Ça nous a permis de vraiment créer ensemble, de bosser, de composer et c’est vraiment un album qui nous ressemble à tous les quatre : chacun à pu apporter sa pierre à l’édifice et intégrer ses idées.
Alberto Franchi : Les quelques chroniques qui sont déjà parues soulignent le fait que le son a un peu évolué et qu’on ressent un changement.

Vous avez développé certaines expérimentations sonores qui étaient déjà présentes sur l’album « Pause », notamment les sonorités électroniques. Est-ce que c’est quelque chose que vous aimeriez creuser et développer davantage à l’avenir ?
Alain Delvare : Complètement ! On a un peu envie d’explorer de nouveaux univers. Dans « Pause », on l’a déjà un peu fait, on en a encore rajouté sur cet album et peut-être qu’il y en aura encore plus dans le troisième. On verra mais j’ai bien envie d’explorer.
Thomas Baratte : C’est aussi ce qu’on essaie de faire : toujours se renouveler et faire en sorte qu’il y ait de nouvelles choses qui ressortent de ce qu’on compose. Je n’ai pas l’impression qu’on soit un groupe qui veut jouer tout le temps la même chose, le même style etc. On aime bien tenter des choses. Dans ce nouvel album, il y a des mesures légèrement plus complexes, des signatures rythmiques un peu plus complexes aussi, ce sont vraiment des choses qu’on veut faire évoluer.
William Gaune : Pour moi, c’est une suite logique. Avec les effets, on bidouille le son de la guitare : on lui rajouter du delay, des effets etc. et rien ne nous empêche d’utiliser des sons de synthétiseur par exemple. Comme le thème principal du disque est l’exploration, on avait envie d’ajouter des touches qui ne pourraient pas l’être avec les guitares et qui compléteraient le son, qui permettraient d’aller au bout, peut-être mettre des synthés dans des endroits un peu plus calmes. On s’est dit qu’il y avait de la place pour quelque chose.
Vous avez tous des backgrounds musicaux très différents. Comment ces différents apports ont-ils nourri la composition, vos idées et votre équilibre au sein du groupe ?
William Gaune : C’est une question très intéressante parce qu’on a vraiment tous des influences différentes. Moi qui viens du punk, en arrivant dans ECHO SAYS ECHO, j’ai vraiment trouvé une porte ouverte à une nouvelle manière d’aborder la musique.
Alberto Franchi : C’est là qu’on a mis le droit de veto justement (rire), pour empêcher les riffs punk de William (rire).
William Gaune : C’est sûr que quand on aime un style, il est présent au moment de la composition mais c’est aussi une possibilité d’évolution, de composition de nouveaux riffs, de conception différente de la musique. Je pense qu’on essaie de composer un peu avec toutes ces références et de trouver notre propre son. On n’a pas envie de faire le même que celui d’autres personnes, on a envie de trouver quelque chose qui puisse nous toucher collectivement. Quand on arrive à faire un son qui nous plaît alors qu’on vient tous de styles différents, on se dit qu’on arrive à faire le son d’ECHO SAYS ECHO : c’est le nôtre et c’est celui qu’on a envie de faire.
Thomas Baratte : J’ai l’impression que ça se ressent aussi dans cet album : il y a vraiment des parties qui contrastent les unes avec les autres où chacune de nos influences ressort un peu différemment selon la partie dans laquelle on se trouve. J’aime beaucoup cette fusion de différents styles.
Alain Delvare : J’écoute beaucoup de post-rock, mais ça évolue pas mal.
Alberto Franchi : Pour moi, c’était du death metal / post-hardcore. J’écoutais beaucoup de post-rock mais je n’en jouais pas.
Thomas Baratte : Pour moi, c’était plus du rock alternatif. J’écoute aussi beaucoup de metal. Le mélange est assez improbable mais on arrive à le faire et on n’a pas trop de difficultés.
Alberto Franchi : On écoute un peu de tout et quand on compose, je pense qu’on arrive avec des riffs qu’on a déjà un peu filtrés pour que ça matche avec nos différents styles. C’est sûr qu’un riff punk ou death metal ne marcherait pas forcément très bien avec notre style d’aujourd’hui.
Alain Delvare : On a aussi une petite bibliothèque de riffs avec tout ce que chacun propose au fil du temps et on élimine d’office ceux qui ne plaisent pas à tout le monde pour éviter de perdre du temps. Ça fait aussi qu’on arrive vite à quelque chose qui nous plaît à tous.
William Gaune : On n’hésite pas non plus à laisser décanter : on trouve des riffs, on les joue, on les enregistre, on les met de côté et on voit s’ils continuent de nous plaire. S’ils nous plaisent toujours autant, c’est qu’on tient quelque chose qu’on peut continuer à explorer, allonger, ajouter des guitares, etc. On essaie de voir où ça nous mène. C’est vraiment un terrain de jeu : quand on compose, on joue de la musique, on se fait plaisir et en même temps, on se questionne en se demandant ce qu’on a envie de faire ressentir, dans quel état d’esprit on est, vers quoi on a envie de tendre etc. On n’hésite pas non plus à faire plusieurs versions, du découpage, de l’assemblage. On met les mains dans le cambouis et on fait des expérimentations.
Alberto Franchi : On a beaucoup d’idées rapidement donc les structures des morceaux naissent assez vite. Pour ma part, la partie que j’aime le moins, c’est l’enregistrement en studio parce que ça n’est pas là qu’on s’éclate. On aime bien composer et jouer en live. Pour moi, le studio est un mal nécessaire, c’est peut-être pour ça que ça prend plus de temps. On est très critiques envers ce qu’on fait donc quand on enregistre, ça prend du temps. C’est pour ça qu’on compose vite mais qu’on enregistre lentement.
Alain Delvare : Il y a aussi la phase post-enregistrement où le mixage et le mastering sont finis et il y a une phase de recherche de labels qui peut prendre six mois. Une fois qu’on a trouvé un label, il y a encore un délai pour la sortie de l’album. On aurait dû s’y prendre plus tôt pour pouvoir anticiper. Il se trouve que l’album est prêt depuis…
Thomas Baratte : Ça fait trois ans qu’on a enregistré les pistes et il a été mixé...
Alain Delvare : Le mastering a été fini en août 2024.
Thomas Baratte : Ça fait un an et demi qu’il est prêt.
Alberto Franchi : C’est vrai aussi que quand on a trouvé Voice Of The Unheard, Yannick avait déjà une programmation et on s’est demandé si on sortait l’album avant mais en autoproduction ou si on attendait de sortir l’album avec lui. Quand on a discuté avec lui, la réponse était assez claire : c’est un mec passionné qui a monté son label, il n’a que des sorties incroyables donc on s’est senti au bon endroit et on a préféré attendre un moment pour sortir l’album plutôt que de le sortir en autoproduction parce qu’on avait envie d’aller vite (rire). Ça a rajouté six mois je crois.
William Gaune : Ça nous a aussi laissé le temps de composer d’autres sons…
Alberto Franchi : Et de terminer l’artwork (rire) !
William Gaune : Aussi ! Et de reprendre plaisir à jouer ces sons parce que quand on joue beaucoup les morceaux, on peut se lasser.
Alberto Franchi : On a déjà commencé à composer le prochain album ! On a déjà trois morceaux.
William Gaune : Mais là, c’est le temps d’ « Aithaleia » donc on va vraiment se faire plaisir : le sortir, essayer de le défendre au maximum et ce qui va arriver plus tard arrivera plus tard. Pour l’instant, on se concentre vraiment sur cet album.

En écoutant « Aithaleia », j’ai pensé à CASPIAN et MONO, mais aussi à RUSSIAN CIRCLES pour le travail et le peaufinage des titres. Qu’est-ce que vous avez écouté et qui vous a inspiré pour cet album ?
Alain Delvare : C’est marrant parce que j’ai écouté CASPIAN mais plutôt les premiers albums, notamment « Waking Season » que j’adore. J’aime un peu moins le dernier. On n’écoute pas trop MONO, j’aime bien mais sans plus. Et on aime bien RUSSIAN CIRCLES.
Alberto Franchi : J’aime beaucoup RUSSIAN CIRCLES sur CD mais pas du tout en live. Je trouve qu’ils sont froids et qu’ils sont trop metal.
Thomas Baratte : Je crois que j’ai découvert RUSSIAN CIRCLES après qu’on a fini de composer l’album et je les ai vus l’année dernière à l’Olympia où j’ai pris une grosse claque. En tant que batteur, je trouve que la batterie de RUSSIAN CIRCLES est incroyable.
Alain Delvare : IF THESE TREES COULD TALK aussi, c’est un groupe des États-Unis et JAKOB, un groupe néo-zélandais pour le côté apaisant qu’on adore aussi.
Alberto Franchi : Dans la façon de composer, je pense qu’il y a un peu de TOOL pour les riffs un peu complexes et bizarres mais on ne cherche pas spécialement à le faire ressortir.
William Gaune : De mon côté, il y a quelque chose d’assez drôle : je n’écoute vraiment pas beaucoup de post-rock pour ne pas être influencé. Je n’ai pas envie de me diriger inconsciemment vers quelque chose en copiant les autres. J’ai écouté assez tard NOVEMBER MIGHT BE FINE qu’Alain m’a fait découvrir et FALL OF MESSIAH qui va sortir son prochain album sur Voice Of The Unheard. C’est vrai que parfois, je prends de la distance vis-à-vis du post-rock pour ne pas être influencé et pour pouvoir composer les morceaux comme je le sens.
Alain Delvare : Je comprends la démarche, je fais un peu la même chose par moments. Quand on compose un titre et que je n’ai pas envie d’être influencé, je coupe toute musique ou alors j’écoute un style radicalement différent.

L’artwork de l’album a été fait par Ariane Patenaude. Il ressemble à deux montagnes qui se rejoignent et qui sont reliées par des touches de couleur, c’est très beau. Pourriez-vous nous en parler ?
Thomas Baratte : On connaît bien Ariane puisque c’est la compagne d’Alberto. Elle est artiste, elle a fait les Beaux-arts. On a mis du temps à se décider sur le concept de la pochette mais on l’avait déjà avant de la contacter. Ça représente un volcan à l’envers avec la fumée qui s’en échappe.
Alberto Franchi : C’est un motif à l’envers pour rester dans le côté bizarre.
Thomas Baratte : L’idée, c’est que le volcan est dans une sorte de sablier, c’est pour ça que les deux parties sont similaires. C’est un sablier suggéré plus que montré. Ariane utilise une technique qu’elle utilise aussi dans plusieurs de ses œuvres : elle découpe le dessin et elle le tisse avec des bandes de couleurs pour créer un quadrillage un peu particulier. Elle nous avait proposé un croquis basé sur ce concept et on a trouvé qu’il marchait très bien.
Donc l’artwork a une existence physique ?
Thomas Baratte : Oui, c’est un dessin d’un mètre de haut sur un mètre de large...
Alberto Franchi : Qui est chez moi en ce moment (rire).
William Gaune : On se demandait si on allait retoucher ou retirer quelque chose, mais on a choisi de tout laisser pour que, quand on ouvre le CD, on ait vraiment l’impression que c’est une création plastique.
Alberto Franchi : Si on regarde de près les pochettes des vinyles, il y a encore les marques de découpe, ça n’est pas un problème d’impression (rire). Je crois que c’est aussi l’aspect analogique qui nous a plu : ça n’est pas une image numérique, c’est un dessin fait à la main, découpé et tissé de façon manuelle, analogique si on fait la comparaison avec la musique.
Tu as vu la fabrication de près ?
Alberto Franchi : On l’a tous vue parce qu’on est passés à l’atelier. William essaie de ne pas écouter de post-rock et moi, j’essaie de ne pas regarder l’artwork pour ne pas créer de soucis à la maison (rire). J’ai poussé pour que ça aille vite mais je ne l’ai pas vu plus que les autres membres du groupe. On l’a vu ensemble à l’atelier, le visionnage était vraiment collectif.
William Gaune : C’était vraiment génial. Ariane est vraiment à l’écoute tout en ayant son espace et elle a essayé de faire en sorte qu’on soit contents.
Alberto Franchi : Comme nos enregistrements, ça a pris du temps. C’était la dernière chose qui manquait avant d’envoyer l’album en presse.
Ça a pris combien de temps ?
Alberto Franchi : On l’a lancé un peu tard, je crois qu’on a commencé en janvier et il était prêt en octobre. On a eu des croquis et des discussions mais, du début du concept à la finalisation, ça a pris du temps. Elle travaillait aussi sur d’autres projets personnels en parallèle.
William Gaune : Et il faut s’imaginer le travail que ça représente : on a l’album, mais l’artwork est dix fois plus grand parce qu’on voulait énormément de détails. La fabrication d’un dessin d’un mètre de haut sur un mètre de large a demandé beaucoup de travail.
Il y a six titres sur l’album mais le nom de l’un d’entre eux est plus compliqué à saisir que les autres. Que signifie "HHID" ?
Alain Delvare : Il arrive qu’on ait du mal à se mettre d’accord sur le titre des morceaux et c’était le cas pour celui-ci. On avait un titre de travail et on n’arrivait pas à en trouver un vrai. On a donc mis les initiales du titre qu’on avait et on a décidé de laisser les gens s’imaginer ce que ça veut dire. Donc vous ne saurez pas ce que ça veut dire mais votre imagination peut partir sur quelque chose.
Alberto Franchi : Je crois qu’on l’a déjà dit.
Alain Delvare : On s’est dit qu’on allait laisser à l’auditeur le loisir de se faire sa propre idée une fois mais on ne le refera pas.
Alberto Franchi : On avait commencé à composer quand il y avait encore Aurélien et il aimait beaucoup ce style. Je crois que c’était pour l’emmerder qu’on avait balancé cette phrase.
Alain Delvare : Non, je crois que c’est lui qui avait proposé ça.
William Gaune : Et ça fait un titre un peu à la APHEX TWIN avec des enchaînements de lettres.
Alain Delvare : Ce sont des initiales, une phrase anglaise.
Alberto Franchi : Les deux premières lettres désignent un style de musique.
William Gaune : C’est un espace game (rire).
Comment vous sentez-vous avant la release-party ? Et qu’en attendez-vous ?
William Gaune : On est super heureux ! Faire de la musique, c’est surtout la partager avec les gens. C’est ça qu’on aime. On prend beaucoup de plaisir à créer la musique et la faire ensemble, mais c’est aussi génial de la partager et d’être en contact avec les gens qui viennent nous voir. Quand on compose de la musique, on expose un peu sa sensibilité : on se dévoile, on montre ce qui nous plaît et ce qui nous touche. Quand il y a des gens sensibles à ce qu’on veut dire et à ce qu’on fait, c’est un moment incroyable ! Quand on est sur scène et qu’on a cette connexion, c’est génial ! Même pour nous sur scène : on se regarde, on aime bien et on passe un vrai moment ensemble.
Alberto Franchi : On s’amuse, on le fait vraiment pour nous.
Alain Delvare : On le fait pour nous et c’est profondément égoïste (rire).
Thomas Baratte : Pour moi, c’est le plus important : aimer ce qu’on fait. Les gens vont voir qu’on est heureux d’être là et qu’on aime ce qu’on fait. J’ai envie de passer une bonne soirée à jouer la musique que j’aime. Si les gens aiment bien, c’est le bonus.
Alberto Franchi : Mais j’avoue que même si on a pas mal joué avec ECHO SAYS ECHO et que j’ai joué avec mon autre groupe en Italie, je sens un peu de tension ce soir. C’est un peu particulier parce que c’est l’attente après la composition, l’enregistrement, la sortie. C’est la concrétisation. On a essayé de vraiment tout bien faire : on a un attaché de presse de ouf, Clément a super bien travaillé, notre manageuse Lylis nous a beaucoup aidés, on est dans une super salle. Il y a beaucoup d’enjeux et je le ressens particulièrement donc j’espère ne pas faire de la merde sur scène (rire).
Alain Delvare : Je le ressens aussi (rire).
William Gaune : Focus ! Concentré !
Thomas Baratte : Tout va bien se passer.
Alain Delvare : J’attends surtout que ça se passe bien. Quand ça sera fini, je pense que je serai content quand même.
