22 mai 2026, 18:51

DIMMU BORGIR

"Grand Serpent Rising"

Album : Grand Serpent Rising

Un nouvel album de DIMMU BORGIR est de sortie et à chaque fois c’est la même chose : un mélange d’excitation et une partie d’appréhension quant à la direction prise par le groupe nous envahit. Si on n’est jamais déçu, on peut être parfois décontenancé et à l’écoute du premier single extrait "Ulvgjeld & Blodsosel", quelque chose d’incertain régnait. Oui, le morceau est théâtral, massif et son rythme mid-tempo en impose, mais le côté grandiloquent et hyper symphonique pendant six minutes en devient assommant. Heureusement, avec le deuxième extrait "Ascent", vif, tranchant, rapide avec des growls caverneux et un refrain haletant, on a pu être rassuré par la capacité des Norvégiens à jouer un black metal moderne mais puissant également. De bon soli, des nuances intéressantes et de ce fait des symphonies raisonnées, on pouvait respirer. Alors que donnent les onze autres morceaux de ce « Grand Serpent Rising » ? Car oui, c’est bien plus de 70 minutes de musique que nous propose DIMMU BORGIR cette fois. Analyse.

Grâce à l’intro au violoncelle & violon de "Tridentium", l’ambiance funeste est mise en place avec de plus les vocaux récités de Shargrath qui permettent d’accueillir l’auditeur dans un monde sombre et inquiétant. On ne revient pas sur "Ascent" qui suit mais "As Seen In The Unseen" poursuit dans sa droite lignée, avec des rythmes blastés après une intro très atmosphérique. Féroce, brutal, black metal dans l’âme, grandiose dans sa structure.
"The Qryptfarer", complexe, lourd, intrigant, dissonant, nous immerge dans un monde malsain mais aussi éthéré avec son piano et ses synthés aériens. Ce sont des guitares acoustiques qui entament "Repository Of Divine Transmutation" avant que les rythmes blastés et les riffs cinglants ne reprennent le dessus. Puis un tempo martelé, une mélodie envoûtante et des soli de guitares intenses s’enchaînent et s’entremêlent sur une atmosphère marquée. C’est un des moments marquants de l’album.

Le très heavy "Slik Minnes en Alkymist" prend la suite, grandiose avec son refrain entêtant, ses passages parlés, ses breaks et une espèce de retour aux sources atmosphérique. Intéressant. "Phantom Of The Nemesis", orchestral, hyper symphonique dès l’intro et black indus à la "Puritania" se veut tout de même extrême avec ses guitares dissonantes et son intensité générale, avec une deuxième partie de morceau vraiment en lien avec les deux précédents albums.
"The Exonerated" est un morceau hyper efficace, à la fois puissant et mélodique avec un vrai solo et des synthés omniprésents mais pas redondants alors que "Recognizant" se veut plus black classique. Ses riffs hypnotiques et sa deuxième partie solennelle aux vocaux clairs offrent un moment suspendu.

"At the Precipice Of Convergence" est plus lent, très black aussi avec quelques passages au piano avant "The Shadows Of Perception" et ses chœurs lyriques qui font monter l’intensité cinématique. C’est un morceau fait pour hanter les esprits. Enfin, « Grand Serpent Rising" se termine par un morceau instrumental de toute beauté, "Gjǫll" qui nous laisse planer au-dessus des forêts sombres de Norvège. Magnifique, majestueux, un final qui donne les poils.

Après huit ans d’absence, DIMMU BORGIR revient plus fort que jamais avec un black metal plus proche de ses racines. « Grand Serpent Rising » est moderne et symphonique mais sans l’être à l’extrême et devrait donc rallier à sa cause quelques anciens fans qui s’étaient démobilisés dans les plus récentes années.

Blogger : Aude Paquot
Au sujet de l'auteur
Aude Paquot
Aude Paquot est une fervente adepte du metal depuis le début des années 90, lorsqu'elle était encore... très jeune. Tout a commencé avec BON JOVI, SKID ROW, PEARL JAM ou encore DEF LEPPARD, groupes largement plébiscités par ses amis de l'époque. La découverte s'est rapidement faite passion et ses goûts se sont diversifiés grâce à la presse écrite et déjà HARD FORCE, magazine auquel elle s'abonne afin de ne manquer aucune nouvelle fraîche. SLAYER, METALLICA, GUNS 'N' ROSES, SEPULTURA deviendront alors sa bande son quotidienne, à demeure dans le walkman et imprimés sur le sac d'école. Les concerts s'enchaînent puis les festivals, ses goûts évoluent et c'est sur le metal plus extrême, que se porte son dévolu vers les années 2000 pendant lesquelles elle décide de publier son propre fanzine devenu ensuite The Summoning Webzine. Intégrée à l'équipe d'HARD FORCE en 2017, elle continue donc de soutenir avec plaisir, force et fierté la scène metal en tout genre.
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