Des « décisions incompréhensibles, des comportements pas toujours faciles à suivre », un « chaos permanent »... Non, nous ne parlons pas ici de Donald Trump, mais voici quelques-uns des termes que nous évoquions l’an dernier à propos de LYNCH MOB, à l’heure de critiquer son dernier album studio en date, le plutôt bon « Dancing With The Devil ».
Bon, l’ami George Lynch ne s’est pas vraiment calmé depuis, puisqu’après avoir juré de tout arrêter (et tout aussi formellement promis de ne plus utiliser le nom LYNCH MOB), il a non seulement continué à donner des concerts, mais vient en plus d’avouer en interview qu’il travaille sur son prochain disque...
En attendant, voici un live qui tombe à point nommé. La version digitale à laquelle j’ai eu accès ne donne aucune information sur les dates et lieux d’enregistrement, ni même s’il s’agit d’un concert dans sa continuité ou d’extraits de différentes prestations. Mais sa set-list comporte deux titres issus de l’album « Babylon », ce qui laisse supposer que tout ou partie de ce live date de 2023 ou 2024.
La set-list, justement, parlons-en ! 5 morceaux sur 12 proviennent du « Wicked Sensation » de 1990, ce qui rassurera les fans. Lynch a par contre mis la pédale douce sur sa période DOKKEN, avec seulement trois reprises. Si vous savez compter, vous en déduisez qu’il ne reste que les 4 plages restantes pour s’intéresser au reste de la carrière de LYNCH MOB... Qui a dit « c’est pas grave ? »
« The Final Ride - Live » débute donc avec une version assez fumante de "Lightning Strikes Again" où le groupe fait feu de tout bois, et surtout son chanteur, le controversé Gabriel Colon (à priori, depuis remplacé). Il entame ici un long passage en force qui peut déplaire à beaucoup, alors que lorsqu’il pose davantage sa voix, le bougre démontre un talent certain.
LYNCH MOB fait ensuite correctement le job ("River Of Love", "No Good", "Caught Up", "Hell Child", on est d’accord, pas des classiques, mais ça envoie bien), avant que les musiciens n’atteignent leur vitesse de croisière, et un vrai moment de grâce.
"Let The Music Be Your Master", plus de 8 minutes au compteur, mérite bien son titre, tant ce morceau plus prog et bluesy que la moyenne délivre une atmosphère vraiment particulière, qui inspire à Lynch un joli et long solo de guitare. Du coup, on reste sous le charme avec "Time After Time" qui suit, avant de s’en reprendre une bonne dans la figure avec la reprise atomique de "Paris Is Burning" (DOKKEN), précédée d’un autre solo de George.
"Rain" calme le jeu, "Street Fighting Man" n’a toujours rien à voir avec le titre des ROLLING STONES, mais LYNCH MOB finit chaud patate avec deux titres sans doute un peu trop étirés - "It’s Not Love" et "Wicked Sensation", mais que tout amateur normalement constitué de DOKKEN et LYNCH MOB a envie d’entendre !
Loin de marquer la fin de la route pour George Lynch, ce « The Final Ride - Live » tient donc son rang. Et nous permet de patienter avant le prochain coup d’éclat du guitariste... qui ne saurait tarder.