6 juin 2026, 11:35

THE 69 EYES

"I Survive"

Album : I Survive

Livraison du jour, tout frais, 4 titres en attendant le prochain album. Voici l’intrigant « I Survive » de THE 69 EYES.

Guitare hurlant sa folie huileuse, basse ronronnante comme un gros matou, batterie décomplexée, nous nous engageons sur une highway californienne en plein soleil couchant, "I Survive" poussé à plein volume afin de savourer ce tube qui porte loin la chaude voix de Jyrki. Invité de luxe, Steve Stevens, de chez Billy Idol, lâche son riff et nous filons pleins gaz comme d’authentiques sons of anarchy, avant un final qui nous pousse dans les bras d’une vampire girl pour un solo à dépoussiérer les eighties.

"Cold Sweat" enclenche la seconde, puis les vitesses suivantes. Le rythme est rapide et les guitares se battent en duel (au soleil). Du pur far-west goth'n'roll comme les Finlandais savent nous servir. C’est rythmé en diable et nous sommes transportés par un solo à la belle Halen.
Chaussé de ses meilleures santiags "In The Misery" saute à pieds joints dans la badass attitude, les riffs brillent telles des étoiles (de shérif) au soleil et le chant nous enveloppe de sa sombritude.

Ed Mundell de MONSTER MAGNET, vient poser sa patte, ou sa guitare plutôt, sur "Devil's Rose". Jyrki chante au prince des ténèbres « étale ta gras-titude ». C’est généreux et enlevé. Comme une dernière danse-rock gothique avant le règne de la nuit, du plaisir à l’état brute.
C’est déjà fini, on attend la prochaine chevauchée. Merci les lost (cow) boys !

Blogger : Christophe Scottez
Au sujet de l'auteur
Christophe Scottez
Chris est ethnologue à ses heures perdues, vétéran des pogo joyeux en maillots de core. Un explorateur curieux, grand amateur de riffs et de chants sauvages. Il a grandi dans les glorieuses années 80, bercé par les morceaux canoniques d’ACCEPT, SCORPIONS, MOTLEY CRUE et autres GUNS N ROSES. Traumatisé par le divorce entre Max Cavalera et son groupe, ainsi que par un album des Mets un peu «chargé» en n’importe quoi, Chris a tourné 10 ans le dos au hard rock. Puis, un jour, il a par hasard découvert qu’une multitude de nouveaux groupes avait envahi la scène … ces nouveaux sauvages offraient des sons intéressants, chargés en énergie. Désireux de partager l’émo-tion de ce style de metal sans la prétention à s’ériger en gardien d’un quelconque dogme, il aime à parler de styles de metal dit classiques, mais aussi de metalcore et de néo-metal. Des styles souvent décriés pour leurs looks de minets, alors que l’importance d’un album est d’abord le plaisir sonore que l’on peut en tirer, la différence est la richesse du goût. Mais surtout, peut-on se moquer de rebelles coquets alors que les pères fondateurs du metal enfilaient des leggins rose bonbon et pouponnaient leurs choucroutes peroxydées ?
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