
Deuxième jour au Graspop.
Après une nuit relativement reposante, un étendage du linge trempé de la veille, un petit déjeuner tellement long et conséquent qu’il a embrayé directement sur un apéro, nous nous mettons en marche vers le site pour nous mettre en jambe avec BARK qui se produit à 13h20.
En comparaison de notre fierté nationale, le Hellfest, ici les concerts ne commencent jamais avant 12h, et les slots sont de 40 minutes minimum pour arriver très rapidement à 45 et 50 minutes. Et honnêtement nous trouvons cela préférable, que ce soit pour les groupes d’ouverture qui ont un peu plus de temps pour défendre leur bout de gras et qui peuvent espérer voir un peu plus de monde durant leur show, et pour nous en tant que festivaliers qui nous nous sentons moins contraints par l’obligation de « nous lever tôt ».
Et il nous fallait un bon petit coup de pied aux fesses pour venir sur le site en plein cagnard en ce vendredi après midi ! Alors direction la Marquee Stage et sa tente chaudement cernée de toiles noires épaisses, pour bouffer local! La formation d’Anvers née en 2014 fait preuve d’une belle énergie et de présence, avec un son plutôt correct! BARK nous balance ses titres aux sonorités allant du hardcore au trash avec les tripes, à l’image de la chanson Shaman qui est toujours efficace, comme attendu. Le groupe donne tout, et annonce la couleur de la journée!
Du fait de cette mise en bouche en mode sauna, nous rejoignons rapidement les points d’eau qui sont déjà pris d’assaut! La fournaise est déjà en place, façon grillé à la flamme, et tout nous indique que ce jour ne sera physiquement pas encore facile à vivre pour tout le monde…
Vient ensuite le tour d’ASOMVEL, qui nous avait plutôt bien tenté lors de notre pré-sélection de cette édition du GMM et que nous avons bien envie de découvrir en live. Ils se produisent eux aussi sur la même scène, la foule n’est toujours pas présente à cette heure et finalement la chaleur de ce sauna géant nous semble bien mieux supportable que la veille! En effet, le système de ventilation est déjà en fonction et nous avons largement de la place pour apprécier ce groupe qui nous ramène aux bonnes vieilles heures de Motörhead et ses morceaux énergiques, naviguant entre heavy et speed rock. Un bassiste chanteur en perfecto noir (il doit crever de chaud le pauvre !) et des rythmes bien balancés, le tout laissant de la place aux guitares, malheureusement mal valorisées par le son, nous font passer un bon moment. Ce n’est pas très original, certes, même si durant le festival il n’y aura pas beaucoup de groupes dans ce style, pour ne dire aucun ! C’est plutôt bien réalisé et transpire la sincérité. Le groupe s’est initialement formé dans les années 90 mais n’a pas fait parler beaucoup de lui en-dehors du Royaume Uni. Le décès du bassiste originel en 2010 n’a pas sonné la mort du groupe pour autant, remplacé par son jeune neveu au poste de bassiste chanteur, et dès 2024, le groupe est reparti sur les routes pour défendre son nouvel album. Il ne deviendra pas une énorme machine, mais si vous croisez sa route, amateur de speed rock, arrêtez vous un instant !

L’équipe s’étant dispersée, nous nous retrouvons tous et nous rendons sans attendre sur la North Stage pour accueillir Mr. Wolfgang Van Halen, digne héritier du grand maître Eddy Van Halen, et sa formation MAMMOTH dont le 3eme album, The End, est sortit l’an dernier.
Le groupe se présente à nous avec sobriété et modestie, sans aucune prétention. La scène est très minimaliste: seulement quelques baffles et le backdrop, sans fioriture, en harmonie avec le style. La bande à Wolfgang se désolidarise de l’image du père de ce dernier, et nous envoie un mix de heavy, hard rock, rock alternatif, et un quelque chose qui nous viendrait des 90s. C’est frais, c’est groovy, et ça chante! La voix relativement fluette de Wolfgang ne dénote pas une seconde avec les compositions, et est magnifiée par une section chœur en parfaite adéquation.
Les mélodies sont puissantes et très efficaces, soutenues par une rythmique bien dynamique qui donne en vie de bouger; le tout nous apporte une sensation de vacances qui nous fait grand bien! On ne peut ignorer la maturité dans les compositions qui ne manquent pas de technicité et ici, la virtuosité est tout autre de celle du paternel, mais réellement présente!
Comme quoi, le gland ne tombe jamais très loin du chêne.

Seules 10 petites minutes nous sépare de notre prochain concert, assez attendu, sur la main stage jumelle. La fosse se vidant il devient facile de se rapprocher des scène. Il faut dire que l’immensité du site facilite grandement les déplacements, mais passons.
Deux d’entre nous ont vu ces frangins se produire sur la scène du zénith de Nancy quelques semaines auparavant… vous l’aurez comprit, il s’agit de CAVALERA ! D’autant plus que cette tournée est dédiée au très énorme album Chaos A.D qui est interprété dans sa totalité!
L’intro du show rappelle celle de l’album… La bande débarque sur scène, au son des battements du coeur du fils de Max. Ce dernier se contentera d’hurler deux mots: « Belgium! Chaos! », et le groupe balance Refuse/Resist, direct, puis enchaine avec des morceaux très efficaces de l’opus. Grosse dynamique d’entrée de jeu, les quatre musiciens sont là pour défendre un album iconique et ça se voit. Max headbang et saute, les deux jeunes Igor Amadeus et Travis envoient tout ce qu’ils peuvent, Igor tabasse ces fûts comme un ours. Le show est encore plus qualitatif qu’à Nancy! Un vrai moment de plaisir de voir les deux frangins réunis une fois de plus en cette occasion !
Le concert connaîtra un léger creux en cours de set, de par l’interprétation des morceaux les plus conceptuel et tribaux, pour connaître elle regain ultime lors de la dernière chanson, le monstrueuse Territory, jouée à mach 12!
Nous sommes agréablement surpris que Max tienne la forme, malgré un bon gros coup de vieux. Sa voix n’est plus celle d’antan, mais nous lui pardonnons volontiers, heureux d’avoir vécu un moment que nous pouvons qualifier de remarquable.
En un mot: une tuerie !

Pour rester sur le thème du Heavy Weekend, vient le tour de TRIVIUM, se produisant directement après sur la North stage. En parallèle, l’un d’entre nous préfèrera se rendre sous la Marquee pour assister au show de OLD MAN'S CHILD, dont nous dirons un rapide mot de suite!
Le groupe de black metal symphonique nous provenant d’Oslo, dont le membre fondateur n’est ni plus ni moins que Tom Rune Andersen, ayant officié moult années au sein de Dimmu Borgir, nous proposera une belle prestation entourée d’une atmosphère sombre et malsaine! Après, il est toujours compliqué de pouvoir apprécier ce type metal en plein après-midi, et qui plus est sous cet environnement difficile. Même si le système d’aération de la Marquee fait son œuvre, il peinera à générer une atmosphère supportable. Quoiqu’il en soit, le groupe mérite qu’on s’y intéresse, à voir dans de meilleures conditions.
Retournons 50 minutes en arrière, sur la North Stage pour TRIVIUM ! Nous prenons juste le temps de nous replacer après une pause fraicheur proposée par les stands de glaces, que les Floridiens débarquent pour introduire Pull Harder. Sur un plan technique, rien à reprocher au groupe qui a largement fait ses preuves durant ces deux dernières décennies. Les quatre acolytes sont heureux d’être là, ils ont la pêche et la banane, esquissant de grands sourires tout au long de leur prestation, même si Matt Heafy en fait toujours un peu trop, a son habitude… Cependant nous pressentons qu’avec un tel début, rien de bien innovant ne sera proposé… Et nous aurons raison. Le décor de scène de la tournée anniversaire d’Ascendancy est réutilisé à la moitié du set, tandis que le groupe interprétera 8 morceaux des plus classiques, du ré-entendu maintes fois, en mode best of.
Nous trouvons ça rageant de ne pas les voir défendre leurs deux derniers opus qui sont pourtant de véritables œuvres, et nous ne comprendrons jamais pourquoi… Pour nous, c’est juste du gâchis !
C’était bien, mais frustrant… mais bien !

Pendant ce temps, sur la deuxième mainstage, se préparait les SEX PISTOLS featuring Frank Carter !
Nous ne doutons pas de la prestance de ce dernier ni de sa légitimité dans ce projet, mais nous sommes surtout curieux de ce que donnent les SEX PISTOLS! Le mythique groupe de punk en est aujourd’hui à ses 50 ans d’existence, et les membres du groupe approchent les 70 balais.
Alors, de manière tout à fait logique, le show ne commence pas sur les chapeaux de roue, et ne se poursuivra pas en s’intensifiant. La scène est très minimaliste et c’est tant mieux! Après tout, très peu d’artifices seront tolérés par le style. Seul un écran en fond et les amplis colorés de rose et jaune. Donc nous sommes face à un groupe qui a déjà bien râpé le cuir de ses Doc Martens, nous savons que l’intention y est mais soyons honnêtes, nous avons plutôt l’impression d’être a un concert de rock sans prétention qu’à un autre issu des entrailles même du punk anglais, même si le côté enjoué des compositions est toujours là. Frank Carter, quant à lui, est bien dans le moment présent! Il s’autorisera à son habitude un bain de foule le temps d’interpréter quelques chansons, et il en profitera bien, donnant du peps au show!
Alors oui, l’âge et la chaleur seront certainement la cause du manque de vivacité et d’engouement, peut-être aurait-il mieux fallu les voir dans un environnement clôt, de nuit, histoire de mieux embrumer les esprits et d’appeler une ambiance plus propice à la fête mais quoiqu’il en soit, un mythe précurseur d’une culture underground fondamentale et témoin d’une époque exceptionnelle s’est présenté à nous et nous sommes satisfaits d’avoir vécu ce moment là!

La fin de journée approchant, il est l’heure pour nous de nous accorder une pause car, mine de rien ce sera le seul moment de la journée où nous prendrons le temps de nous poser tous ensemble, tranquillement. Nous faisons le tour de stands de nourriture, mais plutôt du côté ouest du festival, vers la Metal Dome et dans le prolongement de la Jupiler Stage (laquelle nous n’aurons toujours pas visité). C’est ici que se situent les stands spécifiques, où la « malbouffe » est mise de coté. Nous y trouvons des plats un peu plus originaux que des frites ou des pizzas. Certains proposent des plats frais, d’autres plus typés asiatique, du barbecue ou des burgers un peu plus évolués… OK, nous ne sommes pas dans du 5 étoiles, mais le changement de saveur fait plaisir! Pour en revenir aux tarifs, ce n’est clairement pas donné puisque la conversion en euros varie de 15 à 20€ en fonction du plat, et les quantités sont loin d’être gargantuesques. Mais de manière générale, ici ou ailleurs, le budget festival s’apparente de plus en plus à celui de vacances en famille. Le bon marché au sein de machines aussi grosses que le Graspop n’est plus qu’un lointain souvenir…
Nous profitons un moment des zones ombragées artificielles, sous lesquelles nous pouvons étonnamment trouver assez facilement des places assises. Et ce sera le cas durant les quelques jours du festival. En ce lieu, nous trouvons aussi un écran géant qui diffusera les matchs de la coupe du monde de foot et d’ailleurs, sans même y prêter attention, nous aurons vite compris la situation quand les Pays-Bas colleront une déculottée à la Suède…
Après cette brève interlude, nous partons assister à notre premier concert du weekend sous la Metal Dome. Cette scène n’est pas un dôme approprient parlé, nous ignorons l’origine de cette appellation mais nous pouvons imaginer qu’elle se trouve dans son l’environnement, l’ambiance qu’elle génère. Car malgré le fait que ce soit la plus petite des scènes (qui reste quand même énorme!), elle reste la plus impressionnante. Avec ses écrans en fond de scène et aussi sur les murs s’étendant quasiment jusqu’à l’entrée, son plafond de lights dynamiques pilotés interagissant avec celles de la scène, la Metal Dome offre une expérience immersive impressionnante! Ce n’est pas un hasard de voir se produire en ce lieu les groupes générant une ambiance particulière. Certains lui trouverons en terme de programmation, une équivalence à la Valley de notre bon Hellfest.

Et donc, le choix de faire se produire les Berlinois KADAVAR ici transpire d’évidence! Leur style rétro hard rock, que ce soit en leur musique ou dans leur posture scénique, colle tout à fait au cadre, il ne pouvait pas en être autrement. Le groupe délivrera une performance de qualité soutenu par un son bien équilibré. Le show est prenant et l’adhésion de Jascha Kreft, qui a rejoint la formation en tant que claviériste et guitariste en 2023, accroit la dimension et la profondeur de leur musique. Un bon moment qui nous rappelle aux fondamentaux du Metal!
Nous ne verrons qu’une partie du set car certains d’entre nous se rendrons sur les mains stage pour ALTER BRIDGE, et d’autres retournerons sous la Marquee pour DEATH TO ALL, le groupe née des cendres éternellement chaudes et fumante de DEATH, un des groupe de death metal technique les plus influents.
DEATH TO ALL est typiquement un coverband, créé en 2012 avec l’objectif de rendre hommage au regretté Chuck Schuldiner, mais avec la particularité d‘être composé d’anciens membre de DEATH comme Steve DiGiorgio et Bobby Koelble. Donc autant te dire que les musiciens savent de quoi ils parlent, et que ça joue grave!!
Ils nous délivreront jusqu’à maintenant LE concert du jour, une belle leçon pour tous les amateurs de death metal. Précision ultime, son parfait, setlist bien calibrée avec un enchainement des chansons très bien calculées. En bref, rien à redire à part que nous avons assisté à une définition auditive des termes Puissance et Emotion!

Durant de temps, c’est ALTER BRIDGE qui retient l’attention d’une partie de l’équipe sur la South Stage.
La bande à Miles Kennedy est accueillie par une foule ravie de les voir, et le groupe lui rend bien, débarquant tout sourire prêt à envoyer du gros rock, en toute simplicité sans extravagance! Première impression, la voix de Miles est juste sublime, toujours impeccable et chargée d'émotions, de nuances… Comme d’habitude, sa justesse et son timbre touchent les nuages. Soutenu par le talent de ses comparses, les ex-Creed Mark Tremonti, Brian Marshall et Scott Phillips, ça groove et ça joue puissamment! Les riffs sont accrocheurs et les mélodies fraiches et savoureuses. 21 ans après avoir foulé la terre du Graspop pour la première fois, le groupe partage sa musique à un public acquis à leur cause avec un plaisir évident, et le soleil couchant accompagne ces douces mélopées à la perfection. C’est un très bon moment que nous venons de partager, et nous serons certainement au rendez-vous la prochaine fois que nous aurons la chance de les voir sur scène!
Mais faisons une transition en parlant du running order… Car là encore nous connaitrons un moment de frustration où des choix, pour ne pas dire sacrifices, s’imposeront à certains. Entre 21h et 23h, nous verrons les show de DEATH TO ALL, ALTER BRIDGE et LEPROUS se chevaucher, et ça nous a franchement peiné. Durant cette édition 2026, nous vivrons des moments où peu de choses nous emballeront profondément, sans forcément bouder le plaisir d’assister à de bons concerts, soyons d’accord! Et à l’inverse, nous verrons des slots de groupes que nous attendions se chevaucher d’un coup d’un seul. Donc, soit nous devons sacrifier un ou deux groupes, soit nous ne pourrons profiter d’un set complet. Et ça, nous trouvons à en redire, même si bien évidemment ce sentiment est purement intrinsèque à chaque festivalier, question de goûts et de couleurs… Mais de manière purement égocentrique, le running order du Graspop 2026 nous emmerde!
Donc revenons à LEPROUS. Là encore, un très bon choix de scène puisque c’est la Metal Dome qui hébergera les norvégiens pour une durée de 60 minutes, le temps de nous pondre un set très ouvert retraçant 5 albums et 1 cover de A-ah (qui à notre goût pourrait sortir de la playlist…).
Ici, le groupe a tout ce qu’il faut pour nous emmener dans son univers progressif, l’éclairage installé au plafond de la salle étant mises à profit pour nous offrir une ambiance spatiale qui colle au poil avec la qualité des compositions! L’interprétation, quand à elle, est extra! Le jeu est clean, précis, le chant et les chœurs sont en parfaite osmose… Le batteur Baard Kolstad assure un section rythmique d’enfer, en frappant ces fûts comme un épileptique, une vrai machine! En somme, Leprous nous fait don d’un très bon show, à la fois puissant et atmosphérique!
Une chose est sûre, c’est que le groupe aura bien prit de la bouteille en 25 ans d’existence, et est plus que jamais capable de défendre ses compositions avec une belle maturité.

Sortie de la Metal Dome en prenant la direction de la Marquee, le déclin du jour est bien avancé et à l’image de la pénombre montante, les esprits semblent sortir du carcan imposé par la chaleur diurne. Nous sommes alors subitement frappés par la renaissance de l’homo imbibus, comme si toute les bières enquillées dans la journée faisaient surface et mettaient à nu la tendance de l’espèce humaine à se murger la tronche.
Sortez de prison, ne passez pas par la case départ, gagner 2 grammes d’alcool! Peut-être que le problème vient de nous, n’ayant pas pu suivre le rythme… En tous cas, ce choc nous aura bien fait rire!
Revenons à nos moutons. Le prochain concert sera le dernier de la journée pour une partie de l’équipe : et voici venir CRADLE OF FILTH.
Voir CRADLE OF FILTH en festival c'est un peu comme jouer à la loterie : tu espères toujours que ça va être super et la plupart du temps, tu es déçu. Force est de constater que plus les années passent, plus cette théorie bat de l'aile ! Dani Filth a vraiment travaillé sa voix, de plus en plus raccord avec les opus du groupe, son jeu de scène est plus épuré, simple donc juste, et le son est plus que correct, mettant enfin en valeurs les divers arrangements caractéristiques du groupe. La part belle est faite à Screaming of the Valkyries, le dernier né des Anglais, avec les quatre singles.
Clairement, le live leur va bien ! Finalement, si "The Principal Of Evil Made fFesh" fait un bien fou à nos esgourdes et à nos cervicales, elle détonne dans cette setlist classique et harmonieuse. C'est aussi notre première rencontre avec les deux dernières recrues du groupe, Joff Bailey (guitare) et Kelsey Peters (claviers), après le départ tonitruant de Marek "Ashok" Šmerda et Zoe Marie Federoff. Autant Joff prend la place sur scène et apporte le grain de folie qui incombe au guitariste du combo sur scène, autant Kelsey fait office de figurante. Nous nous permettons de mettre cela sur le manque de personnalité artistique, mais un seul concert ne nous permet absolument pas d’établir un jugement solide… In fine, une très belle prestation de CRADLE OF FILTH à la fois dynamique et mélodique! Le sextuor prouve qu’il en a encore sous le pied!

Et pour terminer sur une bonne dose de heavy rockabilly, les plus vaillant d’entre nous resteront jusqu’au bout, terminant la soirée une la South Stage avec Volbeat!
L’heure tardive n’a pas démotivé les fans de nos danois préférés ! VOLBEAT est en tête d’affiche et le mérite amplement. Gros son pour un show excellent, délivrant une playlist plutôt cool et bien équilibrée entre vieilleries et nouveautés. Mickael Poulsen est en forme et en voix, même si quelques limites sont parfois atteintes. Il est vraiment au cœur du show et centralise tous les regards. Pourtant, derrière, ça joue fort et le « nouveau » guitariste, que nous n’avions pas encore vu sur scène, assure vraiment bien, avec un touche moins Metal que son prédécesseur, Rob Caggiano (ex-Anthrax). Plus sobre mais tout aussi efficace. L’avancée de scène permet de belles proximités avec le public. Les morceaux acoustiques donnent également au concert de jolies pauses et un côté Rockabilly qui colle parfaitement à l’esprit Volbeat. Un vrai bon moment avec un groupe qu’on a vu grandir, qui mérite sa place au sommet des festivals, et qui porte bien haut l’esprit Rock’N’Roll qu’on aime tant !
Fin officielle du second jour, qui aura été autant éclectique au niveau du running order qu’émotionnellement. Quelques heures de repos pour tenter de nous revigorer avant l’avènement du weekend !
