4 septembre 2026, 15:52

GREEN CARNATION

"A Dark Poem Part III: The Messiah Complex"

Album : A Dark Poem Part III: The Messiah Complex

Et voilà, c’est officiel : la fin de la trilogie « A Dark Poem » est bien là. C’est avec un brin de nostalgie que cette chronique est rédigée car si « The Messiah Complex » la clôture avec toute la grandeur méritée, il met fin à une grosse année de découverte de nouvelles chansons d’un GREEN CARNATION au sommet de sa forme, toutes aussi majestueuses les unes que les autres et on commençait à s’y habituer ! Il va falloir maintenant attendre quelques temps avec un prochain album. Mais restons positif car vient maintenant le moment des lives et surtout la présentation des quatre nouveaux titres.

« The Shores Of Melancholia » et « Sanguis » sont deux albums d’une richesse rare, telle qu’évoquée plus tôt. Avec « The Messiah Complex », ils prennent une autre dimension encore. Non loin d’être uniquement le dernier volet, il est aussi la clé à notre écoute, tant au niveau musical que des paroles. « The Messiah Complex », c’est la fin de l’histoire mais également son dénouement, une étincelle de génie. Pour celles et ceux d’entre vous qui ont la ref, on est ici autour du mythe d’Ophélie dans le poème d’Arthur Rimbaud. Pour les néophytes, comprenez la complexité de l’album, autour de l’Amour, le romantisme, la folie, la mort tragique. On est au cœur de la mélancolie, on est au paroxysme de la beauté. Dès les premières notes de clavier de "Unconditional Artificial Chemistry", l’atmosphère est ancrée : onirique et émouvante. Le titre est le lien parfait avec "Sanguis", sombre, avec des vocaux expressifs, progressif et au refrain accrocheur. Ses six minutes sont majestueuses de mélodie.

"The Messiah Complex" nous propose la voix suave du crooner Kjetil Nordhus, d’une technicité sans pareille mais surtout d’un feeling qui donne la chair de poule. Tout en douceur, tout en nuances mais non dénué d’une belle énergie, c’est un morceau à vivre, à comprendre, subtil et envoûtant.

"Broken Souls, Common Enemies" est plus heavy, plus brute, plus orchestrale aussi mais elle fait preuve également d’une réelle profondeur, reflétant la synergie dans la dualité. Les deux côtés d’une même médaille, le yin et le yang qui sont la Vie résumés dans la phrase « Who are we without the broken parts ? ». Et l’arrivée de la flûte d’Ingrid Ose, le solo de guitare qui viennent littéralement emporter notre âme, nous élever : comment ne pas être ému, aux larmes presque ? Sans aucun doute, c’est LE morceau de la trilogie.

Mais comme si cela ne suffisait pas, GREEN CARNATION n’en reste pas là. C’est avec une suite orchestrale de seize minutes que le groupe nous montre à quel point ce sont des Artistes. C’est donc avec l’orchestre symphonique de Kristiansand et son chœur que se termine « The Messiah Complex ». Reprenant le thème d’Ophélie et la mélodie GREEN CARNATION, l’ensemble de cette composition monumentale nous présente une fin tragique, sombre mais magnifique. Un tel final ne se décrit pas, en tous cas, j’en serai incapable, il s’écoute, il se vit, il se ressent.

Vous l’aurez compris, « The Messiah Complex » est plus qu’un album de GREEN CARNATION. Il est plus que le troisième volet d’une trilogie. Il en est le lien qui en tisse le sens complexe, lui aussi. Mais il est surtout, avec ses deux prédécesseurs une œuvre majeure dans la discographie du groupe. Il est une œuvre majeure de la scène metal. Il est une œuvre majeure. Point.

Blogger : Aude Paquot
Au sujet de l'auteur
Aude Paquot
Aude Paquot est une fervente adepte du metal depuis le début des années 90, lorsqu'elle était encore... très jeune. Tout a commencé avec BON JOVI, SKID ROW, PEARL JAM ou encore DEF LEPPARD, groupes largement plébiscités par ses amis de l'époque. La découverte s'est rapidement faite passion et ses goûts se sont diversifiés grâce à la presse écrite et déjà HARD FORCE, magazine auquel elle s'abonne afin de ne manquer aucune nouvelle fraîche. SLAYER, METALLICA, GUNS 'N' ROSES, SEPULTURA deviendront alors sa bande son quotidienne, à demeure dans le walkman et imprimés sur le sac d'école. Les concerts s'enchaînent puis les festivals, ses goûts évoluent et c'est sur le metal plus extrême, que se porte son dévolu vers les années 2000 pendant lesquelles elle décide de publier son propre fanzine devenu ensuite The Summoning Webzine. Intégrée à l'équipe d'HARD FORCE en 2017, elle continue donc de soutenir avec plaisir, force et fierté la scène metal en tout genre.
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